Chaykhaboulaliyah's Blog


La prière

Publié dans Uncategorized par chaykhaboulaliyah le mars 10, 2014

بِسْمِ اللهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ

Je commence par le nom de Allah Ar-Rahman Ar-Rahim

 

Premier chapitre

Les conditions de la prière

 

Une condition de validité : c’est quelque chose qui est nécessaire à la validité d’un acte mais qui n’en fait pas partie. Ainsi, la prière n’est pas valable pour quelqu’un qui a délaissé l’une des conditions de validité de la prière, comme le woudou par exemple. Le woudou ne fait pas partie de la prière mais sans lui la prière n’est pas valable.

 

Les conditions d’obligation de la prière sont au nombre de quatre :

1/   L’Islam : pour le mécréant d’origine, la prière ne constitue pas un devoir que l’on exige de lui dans le bas monde. Mais elle est pour lui un devoir dont l’abandon sera une cause de châtiment dans l’au-delà. Tout comme il sera châtié pour avoir délaissé le jeûne, fait la fornication ou bu de l’alcool. En effet les mécréants seront interrogés sur les différents points de la Loi de l’Islam.

2/   La puberté : la prière n’est pas un devoir pour le jeune garçon ou la jeune fille qui n’a pas atteint la puberté. Mais c’est un devoir pour le tuteur d’un garçon ou d’une fille moumayyiz –qui a atteint l’âge de distinction– de leur ordonner d’accomplir la prière à partir de l’âge de sept ans lunaires et de les corriger s’ils la délaissent alors qu’ils ont atteint l’âge de dix ans lunaires. Il s’agit ici de l’année lunaire et non de l’année solaire. Toutefois, ce n’est pas un devoir pour les enfants de rattraper ce qu’ils ont manqué comme prières lorsqu’ils deviennent pubères.

3/   La raison : la prière n’est donc pas un devoir pour le fou et ce n’est pas un devoir pour lui de la rattraper.

4/   La pureté des menstrues et des lochies : la prière n’est pas un devoir pour les femmes qui ont leurs menstrues et les femmes qui ont leurs lochies. Elles n’ont pas le devoir de les rattraper.

 

Les conditions de validité de la prière sont :

1/   L’Islam : la prière n’est donc pas valable de la part d’un mécréant d’origine. De même, la prière n’est pas valable non plus de la part d’un apostat qui est sorti de l’Islam en chutant dans la mécréance, qu’il ait insulté Allah, le Prophète ou le Qour’an ou qu’il ait fait autre chose encore, la prière ne sera valable de sa part qu’après son retour à l’Islam par la prononciation des deux témoignages.

2/   La raison : la prière n’est pas valable de la part d’un fou. Le fou n’est pas responsable.

3/   La distinction : la prière n’est pas valable de la part d’un enfant qui n’a pas atteint l’âge de distinction. Donc, on ne dit pas à un enfant qui n’a pas atteint l’âge de distinction : « accomplis la prière » mais on lui dit : « regarde comment on fait la prière ». L’enfant a atteint l’âge de distinction lorsqu’il comprend quand on lui parle et sait répondre.

4/   Faire face à la qiblah : à savoir faire face à la Ka^bah, c’est-à-dire à son volume ou au prolongement de son volume jusqu’au septième ciel ou jusqu’à la septième terre. De sorte que si on oriente une partie de son corps face à la Ka^bah et qu’une autre partie ne lui fait pas face, cela ne suffit pas. Ce qui est visé par « la Ka^bah », c’est l’édifice qui existe actuellement et qui existait à l’époque du Messager r. Il a dit lorsqu’il a prié face à elle :

(( هذه القبلة ))

ce qui signifie : « Voici la qiblah » [rapporté par accord de tous]. Ce qui est visé par « faire face », c’est d’orienter son buste lors des positions debout et assise et l’ensemble de son corps lors de l’inclination et de la prosternation.

5/   Le commencement du temps de la prière : s’assurer du commencement du temps de la prière fait partie des conditions de validité de la prière. On acquiert cette certitude en observant par exemple le début de la redescente du soleil après le zénith : on peut observer l’augmentation de la longueur d’une ombre par rapport à ce qu’elle était lorsque le soleil était au milieu du ciel ou observer le changement d‘orientation de l’ombre vers l’est après que le soleil a été au milieu du ciel. On peut aussi obtenir cette intime conviction en évaluant la durée d’un acte répétitif et régulier dans le temps (wird). Il n’est donc pas suffisant de se lever pour la prière et de l’entamer sur la base d’une simple impression. Bien plus, cette prière n’est pas valable même si elle a coïncidé avec le temps de cette prière. Combien de gens accomplissent la prière en pareille situation ! Pourtant ils ne l’ont pas accomplie, selon la Loi de Allah ta^ala. Il convient donc de prêter attention au temps des prières et de s’en soucier. At-Tabaraniyy a rapporté avec une chaîne de transmission sûre et ininterrompue que le Messager de Allah r a dit :

(( إنّ خيار عباد الله الّذين يراعون الشّمس والقمر والأظلّة لذكر الله ))

ce qui signifie : « Certes, les meilleurs des esclaves de Allah sont ceux qui tiennent compte du soleil, de la lune et des ombres pour l’accomplissement de la prière » [rapporté par At-Tabaraniyy]. Dans ce hadith,il y a une preuve que la lune intervient dans la détermination du temps des prières. En effet, il a été confirmé dans le hadith rapporté par At-Tirmidhiyyque le Prophète r avait accompli la prière de al-^icha lorsque le croissant de la troisième nuit du mois lunaire avait disparu.

6/   La connaissance du caractère obligatoire de cette prière : c’est-à-dire de croire que la prière qu’on est en train d’accomplir est une obligation. Si quelqu’un hésite ou croit que c’est un acte surérogatoire qui n’est pas obligatoire, sa prière n’est pas réalisée jusqu’à ce qu’il sache qu’elle est une obligation, c’est alors qu’elle sera valide de sa part.

7/   Ne pas croire qu’une de ses obligations est simplement recommandée, c’est-à-dire qu’il est une condition de validité de la prière de ne pas croire qu’un des actes obligatoires de la prière est simplement recommandé et n’est donc pas un devoir, comme l’inclination, la prosternation, la récitation de la Fatihah ou un autre acte qui fait partie des actes obligatoires unanimement reconnus comme tels. Ceci vaut dans l’école de jurisprudence des chafi^iyy. Si quelqu’un croit que la récitation de la Fatihah n’est pas un devoir, sa prière n’est pas valable selon eux. Toutefois, si on croit que tous les gestes et toutes les paroles de la prière sont obligatoires, la prière est valable. Celui qui croit que certains de ses gestes sont obligatoires et d’autres recommandés sans viser qu’une obligation particulière est simplement recommandée, sa prière est valable, qu’il fasse partie du commun des musulmans ou non.

8/   Couvrir la zone de pudeur : même si on est dans l’obscurité et seul, par respect envers Allah ta^ala. La couverture de la zone de pudeur est réalisée avec ce qui cache la couleur de la peau, des poils et des cheveux. Ce qui ne cache pas la couleur n’est pas suffisant. C’est une condition que la zone de pudeur soit couverte par en haut et par les côtés mais ce n’est pas une condition qu’elle le soit par en bas. Par conséquent, si quelqu’un accomplit la prière sur un endroit surélevé et que sa zone de pudeur est visible – sa cuisse par exemple – pour quelqu’un qui la regarderait d’en bas, sans qu’elle soit visible d’en haut ni de côté, sa prière reste valable.

* dans la prière comme en-dehors de la prière, la zone de pudeur de la femme libre concerne tout son corps sauf le visage et les mains. Ainsi, le visage de la femme ne fait pas partie de sa zone de pudeur. Il en est de même pour ses deux mains, selon l’Unanimité des imams moujtahid. Il n’est donc pas un devoir pour la femme libre de se couvrir le visage à l’extérieur, ni lorsqu’elle est en présence d’hommes ‘ajnabiyy –qui ne font pas partie de ses mahram–.

* la zone de pudeur de l’homme est la zone comprise entre le nombril et les genoux. Le nombril et les genoux eux-mêmes ne font pas partie de la zone de pudeur, c’est ce qui est compris entre eux qui constitue la zone de pudeur. Ceci est le jugement dans l’école de jurisprudence de Ach-Chafi^iyy, que Allah l’agrée. Ainsi, selon lui, la cuisse fait partie de la zone de pudeur et il est un devoir de la couvrir ; c’est ce qui fait le plus preuve de précaution.

9/   La purification du hadath : c’est-à-dire du grand et du petit hadath.

* le petit hadathrend obligatoire le woudou seulement. C’est par exemple le contact peau contre peau avec une femme ‘ajnabiyyah ou l’émission d’urine ou de selles. Celui qui a eu un petit hadath devra faire le woudou pour pouvoir accomplir la prière, porter le Mous-haf ou ce qui est semblable à cela.

* le grand hadathrend obligatoire le ghousl. C’est par exemple l’accouchement ou l’émission de maniyy. Il est donc un devoir pour la femme de faire le ghousl après l’accouchement pour pouvoir accomplir la prière. Il en est de même pour celui qui a émis du maniyy.

10/ La purification de toute najaçah –de toute substance impure selon la Loi de l’Islam– non tolérable :

* sur le corps, même à l’intérieur de la bouche et du nez.

* sur les vêtements : si une najaçah non tolérable, comme l’urine, atteint le vêtement, la prière n’est donc pas valable en sa présence.

* sur l’endroit qui est en contact avec le corps : c’est-à-dire ce qui est touché par le corps. Ainsi, la simple proximité d’une najaçah, sans contact, n’est pas préjudiciable, même si la poitrine est à proximité d’une najaçah. On a appris ainsi que si quelqu’un accomplit la prière quelque part et qu’une najaçah se trouve à proximité de lui mais ne touche ni son vêtement, ni son corps, ni une chose qu’il porte sur lui comme une cape, sa prière est valable.

Il est aussi une condition qu’on ne porte pas sur soi de najaçah, comme par exemple une bouteille contenant une najaçah dans sa poche.

 

Deuxième chapitre

Les choses qui annulent la prière

Sache qu’il est un devoir pour la personne responsable d’apprendre les choses qui annulent la prière et qui la rompent afin de les éviter. Il n’est donc pas suffisant de faire l’apparence des actes comme c’est le cas de nos jours si l’on considère la situation d’un bon nombre de gens qui ne tiennent compte en effet que de l’apparence des actes. Ainsi, il arrive que l’un d’eux aille au pèlerinage sans avoir appris les lois du pèlerinage et se satisfasse de suivre les autres dans leurs actes, ou encore qu’il fasse l’apparence de la prière sans en avoir appris les piliers. Ceux-là sont concernés par le hadithdu Messager de Allah r :

(( ربّ قائم ليس له من قيامه إلاّ السّهر، وربّ صائم ليس له من صيامه إلاّ الجوع والعطش ))

qui signifie : « Combien de gens croient faire des prières de nuit et ne recueillent rien d’autre que la veille et combien de gens croient faire un jeûne et ne recueillent rien d’autre que la faim et la soif » [rapporté par Ibnou Hibban].

La prière est annulée par les choses suivantes :

1/   La parole, à savoir ce qui fait partie du langage des gens, si elle est dite sciemment –tout en se rappelant que l’on est en train d’accomplir la prière– et sans que cela soit hors de sa volonté –c’est-à-dire sans que l’on soit capable de ne pas la prononcer–, et ceci même si ce qui est prononcé est constitué de deux lettres qui n’ont pas de sens. Ainsi, si l’on dit (‘Ah), la prière est annulée, comme cela a été mentionné par les savants spécialistes de la jurisprudence qu’ils soient chafi^iyy ou autres. Leur jugement est une preuve que (‘Ah) n’est pas un nom de Allah. De même, la prière est annulée par une lettre prolongée, comme si l’on dit : (A) ou (I) ou (Ou). Elle devient en effet deux lettres à cause de cette prolongation. Dans l’école chafi^iyy, il y a pourtant un avis disant que la simple lettre n’annule pas la prière si elle est prolongée, comme par exemple en disant (A). De même, la prière est annulée en prononçant une lettre ayant une signification, comme en disant قِ(qi) ou ع(^i) ou ف(fi), car ces trois lettres en arabe ont chacune un sens compréhensible. (Qi) signifie « protège ! » à l’impératif (^i) signifie « prends conscience ! » à l’impératif et (fi) signifie « sois loyal ! » à l’impératif. Ces choses-là et les choses similaires annulent la prière si elles sont dites sciemment en se rappelant que l’on est en train d’accomplir la prière et en sachant que cela est illicite. Quant à celui qui ignorait l’interdiction de la parole pendant la prière parce qu’il fait partie des gens récemment entrés en Islam ou qu’il est né dans un pays éloigné de ceux qui connaissent les jugements de la Loi de l’Islam, sa prière n’est pas annulée.

Quant à celui qui a oublié qu’il était en train d’accomplir la prière, s’il a peu parlé, c’est-à-dire six phrases selon l’usage courant ou moins, sa prière n’est pas annulée par sa parole. C’est le cas par exemple, si l’on a dit : va au marché, achète-moi du pain, ramène-le-moi puis mets-le à tel endroit.

Pour le raclement de gorge, le rire, le pleur, le gémissement et le souffle, il y a deux cas :

      a) S’il y apparaît deux lettres ou plus, la prière est annulée.

      b) S’il n’y apparaît pas du tout de lettres, la prière n’est pas annulée.

Il y a cependant un avis selon lequel le raclement de gorge n’annule pas la prière, même s’il y apparaît deux lettres.

Par la précision « ce qui fait partie du langage des gens », on exclut l’évocation de Allah ta^ala (adh-dhikr) qui n’annule donc pas la prière. C’est par exemple le cas lorsqu’on dit, si on voit le chaytan faire une attaque : (‘a^oudhou bi l-Lahi minka). Ainsi, Iblis est venu au Messager r avec une torche en flamme à la main en voulant la jeter sur lui. Le Prophète r a dit :

(( أعوذ بالله منك ))

ce qui signifie : « Je recherche par Allah la protection contre toi ». Allah l’a donc aidé et lui a accordé de le vaincre au point qu’il s’apprêtait à l’attacher à un pilier de la mosquée pour que les gens le voient au matin, mais il s’est rappelé l’invocation de Soulayman le fils de Dawoud, ^alayhima s-salam :

] وهب لي ملكا لا ينبغي لأحد من بعدي [

ce qui signifie : « Accorde-moi une souveraineté que Tu n'accorderas à personne d’autre après moi » [sourat Sad / 36], il a donc abandonné ce qu’il allait faire.

2/   Faire trois mouvements successifs, que ce soit avec trois membres, en faisant par exemple un mouvement avec les deux mains et la tête, successivement ou en même temps, ou bien trois pas, ceci valant selon certains chafi^iyy. D’autres ont dit : les mouvements qui annulent la prière concernent ce qui dure le temps d’accomplir une rak^ah –une séquence rituelle–. Il est permis d’agir conformément à cet avis-là. Il est en effet plus en accord avec les hadithdans lesquels il a été rapporté une information qui laisse penser que le Prophète r a fait dans sa prière plus de trois mouvements, comme par exemple le hadithdans lequel il a ouvert r à ^A‘ichah, que Allah l’agrée, une porte close se trouvant vers la qiblah et poursuivi ensuite sa prière. Ce hadithest sahih ; il a été rapporté par l’imam ‘Ahmad dans son Mousnad d’après ^A‘ichah. Ce qui apparaît de son geste r, c’est qu’il a fait plus de trois mouvements successifs et il est très peu probable qu’il n’ait fait que deux mouvements.

3/   Le mouvement excessif : par exemple un grand saut. La prière est également annulée par un seul mouvement, même s’il n’est pas excessif, s’il est fait pour jouer. La prière n’est pas annulée par le mouvement des doigts, la paume restant au repos, même si ce sont de nombreux mouvements. De même, les mouvements de paupière, de langue ou d’oreille, l’ouverture ou la fermeture d’un bouton, même s’ils sont nombreux n’annulent pas la prière, tant que la paume reste au repos, si ce n’est pas fait pour jouer.

4/   L’ajout d’un pilier gestuel : par exemple dans le cas où l’on ajoute une inclination ou une prosternation délibérément.

5/   Le fait de manger ou de boire sauf si on a oublié. En effet, dans ce cas si on mange ou si on boit peu, cela n’annule pas la prière.

6/   L’intention d’interrompre la prière : si on fait l’intention dans le cœur d’interrompre la prière immédiatement, elle est annulée. De même, si on a l’intention de l’interrompre après l’écoulement d’une rak^ah par exemple, la prière est annulée.

* Elle est aussi annulée si on fait dépendre l’interruption de la prière de quelque chose, comme par exemple en se disant : « si telle chose arrive, j’interromps ma prière », elle est immédiatement annulée.

* De même, la prière est annulée par l’hésitation à l’interrompre, comme par exemple en se disant : « je l’interromps ou je la poursuis ? » ; elle est alors annulée.

7/   Par le dépassement d’un pilier en ayant le doute au sujet de l’intention de l’entrée en rituel (at-taharroum) ou bien si la période de doute s’est prolongée. C’est-à-dire que la prière est annulée si quelqu’un doute au sujet de l’intention de la prière –est-ce qu’il a fait l’intention lors de l’entrée en rituel ou pas, ou bien est-ce qu’il a fait l’intention pour le dhouhr ou pour le ^asr–. Cela veut dire que la prière est annulée si ce doute se prolonge et dure jusqu’à ce qu’un pilier se termine alors qu’on est encore dans le doute. C’est le cas par exemple si on a récité la Fatihah et qu’on est resté dans le doute, la prière est annulée ; ou si on a douté à ce sujet et qu’on a fait l’inclination en étant toujours dans le doute, ici aussi la prière est annulée. De même, elle est annulée si la période du doute se prolonge, même si on n’a pas atteint la fin d’un pilier. Quant à celui à qui le souvenir revient avant d’avoir atteint la fin d’un pilier et que la période du doute ne s’est pas prolongée, sa prière n’est pas annulée. Cela arrive quand on a douté puis que le doute a été dissipé rapidement.

 

Troisième chapitre

Les conditions d’agrément de la prière

 

On a cité dans le premier chapitre les conditions pour que la prière soit une obligation et ses conditions de validité –les conditions sans lesquelles la prière n’est pas valable–. Les conditions qu’on va citer dans ce chapitre sont les conditions pour obtenir la récompense. Si elles ne sont pas remplies, la prière reste valable mais elle est sans récompense. Ce sont les conditions suivantes :

1/   La sincérité pour Allah ta^ala (al-’ikhlas) : c’est-à-dire que l’esclave de Allah doit viser par sa prière l’obéissance à l’ordre de Allah et non l’éloge et l’estime des gens. De sorte que si quelqu’un a pour objectif que les gens fassent son éloge ou s’il a pour objectif, outre la recherche des récompenses, que les gens pensent du bien de lui, il n’aura pas de récompense et il se sera chargé d’un péché car il aura accompli la prière avec l’insincérité (ar-riya), c’est-à-dire pour que les gens fassent son éloge.

2/   Que sa nourriture, ses vêtements soient licites (halal) : si sa nourriture ou ses vêtements proviennent d’une source illicite, il n’aura pas de récompense dans sa prière : cependant elle reste valable, c’est-à-dire suffisante pour l’en décharger. De sorte que si quelqu’un consomme une nourriture ou une boisson illicite puis accomplit la prière immédiatement après, avant que ce qu’il a consommé soit digéré, dans ce cas, il n’a pas de récompense dans sa prière qui reste tout de même valable.

3/   Que son lieu de prière soit licite (halal) : celui qui accomplit la prière dans un endroit usurpé à son propriétaire n’aura pas de récompense dans sa prière. Il en est de même s’il entre dans la maison de quelqu’un sans son accord et y accomplit la prière.

4/   Qu’il ressente dans son cœur le khouchou^ envers Allah, ne serait-ce qu’un instant : ainsi, celui qui n’a pas ressenti dans son cœur l’humilité envers Allah, ne serait-ce qu’un instant dans sa prière en ressortira sans récompense. Allah ta^ala dit :

] قد أفلح المؤمنون الذين هم في صلاتـهم خاشعون [

ce qui signifie : « Les croyants ont certes gagné, ceux qui sont dans leurs prières dans un état de khouchou^ » [sourat Al-Mou'minoun / 2-3].

 

Quatrième chapitre

Les piliers de la prière

Les piliers de la prière sont au nombre de dix-sept :

1/   L’intention : c’est un acte du cœur. Ce n’est pas un devoir de la prononcer par la langue. Ainsi, si l’on n’a pas dit par sa langue : « j’ai l’intention d’accomplir adh-dhouhr » ou « al-^asr » par exemple, mais qu’on a fait face à la qiblah, on a fait le takbir –on a dit (Allahou ‘akbar)– et on a eu lors du takbir cette intention, comme par exemple : « j’ai l’intention d’accomplir l’obligation de adh-dhouhr », la prière est alors valable. Cependant si l’intention est présente dans le cœur avant de faire le takbir mais n’est plus présente lors du takbir, la prière n’est pas valable selon l’Imam Ach-Chafi^iyy car selon lui, l’intention doit avoir lieu en même temps que le takbir. De même, la prière n’est pas valable si on dit par la langue : « j’ai l’intention d’accomplir l’obligation de adh-dhouhr » et qu’on n’a pas cette intention dans le cœur lors du takbir.

Ce qui est nécessaire pour l’intention :

*  c’est d’avoir la volonté d’accomplir la prière ;

* de préciser la prière qui a une cause particulière, comme la prière de la Fête (al-^id) ou celle de l’éclipse lunaire, ou bien la prière qui a un temps particulier comme la prière de ad-douha ;

* de faire l’intention d’accomplir une obligation le cas échéant, c’est-à-dire que l’on fait l’intention avec le cœur d’accomplir la prière de adh-dhouhr qui est obligatoire par exemple. Ainsi, si on fait simplement l’intention d’accomplir la prière de adh-dhouhr, sans avoir présent dans le cœur son caractère obligatoire, la prière n’est pas valable chez certains chafi^iyy. D’autres ont dit que la prière est valable sans elle. Il est un devoir d’avoir tout cela présent dans le cœur lors du takbir.

La simultanéité de l’intention avec le takbir n’est pas obligatoire chez l’Imam Malik, que Allah l’agrée. Par conséquent, si on fait l’intention pour cette prière peu avant le takbir, la prière est valable selon lui, c’est-à-dire que si on fait l’intention avec son cœur, puis que l’on prononce la formule du takbir de l’entrée en rituel, la prière est valable.

2/   La formule du takbir de l’entrée en rituel : c’est dire de façon à pouvoir s’entendre soi-même obligatoirement pour l’ensemble de ses lettres : (Allahou ‘akbar). De même pour les autres piliers oraux, il est une condition de les prononcer de manière à pouvoir s’entendre soi-même.

Les piliers oraux sont au nombre de cinq :

a)   la formule du takbir de l’entrée en rituel –dire (Allahou ‘akbar)– lors de l’ouverture de la prière.

b)   la récitation de la Fatihah.

c)   le dernier tachahhoud.

d)   l’invocation en faveur du Prophète r lors de la dernière position assise.

e)   le salam qui est le dernier pilier de la prière et consiste à dire (as-salamou ^alaykoum).

 

Remarques relatives à la formulation du takbir de l’entrée en rituel qu’il convient de connaître :

1)   il est une condition de ne pas prolonger la syllabe (ba’) du mot (‘akbar) de manière à ce que le terme devienne (‘akbar). Ceci annule la prière, c’est-à-dire que la prière n’est pas engagée par ce mot-là. Ceci est par ailleurs interdit car (‘akbar) dans la langue arabe est le pluriel du mot (kabar) qui signifie « grand tambour ». Si celui qui l’a dit ignorait la signification de ce mot, la prière n’est pas valable. S’il en connaissait la signification et l’a dit délibérément, il est devenu mécréant, que Allah nous en préserve. Alors, que l’on y prenne garde lors de l’appel à la prière (al-’adhan) également. Certains chafi^iyy et malikiyy ont cité que c’est de la mécréance dans le cas où il y a connaissance de la signification et prononciation délibérée.

2)   il est une condition de ne pas prolonger la première lettre (a) du mot (Allah). Par conséquent, si quelqu’un dit : (‘allahou ‘akbar), sa prière n’est pas engagée et c’est interdit car cela signifie l’interrogation. C’est comme s’il avait dit : « est-ce que Allah est plus puissant et sait plus que tout autre ou pas ? »

3)   il est une condition de ne pas ajouter de (wa) avant le mot (Allah). De sorte que si l’on dit : (wallahou ‘akbar), la prière n’est pas valable. De même, si on ajoute un (wa) entre le mot (Allah) et le mot (‘akbar), en disant (Allahou wa ‘akbar), la prière n’est pas valable non plus. De même, si on change le (‘a) de (‘akbar) par un (wa), la prière n’est pas valable, comme en disant : (Allahou wakbar).

Information Utile : si le ma’moum –celui qui prie dirigé– a été sujet au waswas à propos de la formulation du takbir de l’entrée en rituel au point qu’il cause une gêne pour les autres ma’moum, c’est interdit. Il en est de même pour celui qui s’assoit à discuter près de quelqu’un qui accomplit la prière. De même, il lui est interdit de réciter à haute voix de sorte qu’il gêne celui qui accomplit la prière à ses côtés.

3/   La position debout dans les prières obligatoires, pour celui qui le peut : c’est-à-dire que le fait de prier debout, dans la prière obligatoire, fait partie des piliers de la prière, même si c’est une prière que l’on fait à la suite d’un vœu (nadhr) ou si c’est une prière funéraire. Il est donc une condition pour sa validité, aussi bien pour le jeune enfant que pour l’adulte, de la faire debout. Il en est de même pour la prière répétée et c’est celle qui est répétée après avoir été accomplie correctement, à cause d’une deuxième assemblée. D’autre part, la condition de la position debout est réalisée en prenant appui sur ses deux pieds et en tenant sa colonne vertébrale verticale. Il n’est pas un devoir de tenir le cou vertical ; il est plutôt recommandé de pencher légèrement la tête en avant. Celui qui ne peut se tenir debout qu’à l’aide d’un bâton doit en utiliser un.

Si l’on est incapable de se tenir debout par soi-même ou en se faisant aider, c’est-à-dire que cela entraîne une grande difficulté, insupportable habituellement, la prière est valable assis. Si l’on est incapable de se tenir assis, il est un devoir d’accomplir la prière obligatoire allongé sur le côté, le droit ou le gauche. Toutefois, il est préférable de se mettre prioritairement sur le côté droit. Mais, si l’on en est incapable, on se met sur le côté gauche. Si l’on n’a pas pu faire la prière sur un côté, il est un devoir de la faire couché sur le dos et de relever la tête, de façon obligatoire, même un peu, pour orienter sa tête vers la qiblah. Si l’on ne peut pas relever la tête, on se limite à orienter la plante des pieds vers la qiblah. Si l’on est incapable de faire tout cela, par exemple si l’on ne peut que se tenir couché face au sol, on fait la prière dans cette position et on lève la tête si on le peut. Sinon, on fait la prière avec ses paupières, c’est-à-dire qu’on bouge ses paupières avec l’intention de faire l’inclination, puis on les bouge avec l’intention de faire la prosternation en les abaissant de façon plus marquée pour la prosternation. Si l’on est incapable de tout cela, on fait les piliers gestuels par le cœur. Quant aux piliers oraux, on les récite avec la langue. Si sa langue est immobilisée aussi, on les fait avec le cœur.

Celui qui accomplit la prière assis fait son inclination de manière à avancer sa tête au niveau de ce qui est en avant de ses genoux. La meilleure façon est de l’avancer au niveau de l’endroit de sa prosternation. Il est recommandé, après l’entrée en rituel (taharroum), c’est-à-dire après la formulation du takbir de l’entrée en rituel, de mettre les mains sous la poitrine et au-dessus du nombril.

4/   La récitation de la Fatihah : selon sa parole r :

(( لا صلاة لمن لم يقرأ بفاتحة الكتاب ))

qui signifie : « Il n’y a pas de prière pour celui qui n’a pas récité la Fatihah ». Elle est de sept ayah –sept versets– et la basmalah –[ بِسْمِ اللّهِ الرَّحمنِ الرَّحِيم ] (bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim)– en fait partie. La récitation de la Fatihah n’est donc pas valable sans la basmalah. Il est aussi un devoir de réciter ses quatorze lettres doublées. Si l’on délaisse ne serait-ce que l’une d’elles, la récitation de la Fatihah n’est pas valable, comme par exemple si l’on dit : [إيّاك  ] (‘iyyaka) [sourat Al-Fatihah / 5] sans doubler le (ya). Il est un devoir de réciter les ayah sans interruption. Si on délaisse cette condition, en faisant par exemple un long silence durant la récitation, il est alors un devoir de revenir au début de la Fatihah. L’interruption n’est pas préjudiciable si l’on est gagné par l’éternuement, la toux, le bâillement ou ce qui est semblable, même si cela se prolonge. De même, il n’est pas nuisible que le ma’moum dise (amin) après la récitation de son imam ; la récitation de la Fatihah n’est pas interrompue par cette parole. Il est aussi un devoir d’articuler les lettres sur leurs points de prononciation. Celui qui délaisse cette condition par manquement, comme s’il change le (dhal) en (zay) ou le (sad) en (sin) ou le (ta) en (ta), sa récitation n’est pas valable.

5/   L’inclination (ar-roukou^) : elle a lieu en se courbant jusqu’à ce que les paumes des mains puissent atteindre les genoux. Les paumes constituent le plat des mains, doigts non compris. Il est une condition que l’inclination soit réalisée sans flexion des genoux. La meilleure manière de réaliser la position de l’inclination, c’est de se tenir le dos et le cou tendus, comme une planche, en tendant les jambes et les cuisses et en prenant les genoux avec les deux paumes, en écartant les genoux et les pieds d’un empan et en écartant moyennement les doigts. Ceci concerne l’homme. Quant à la femme, il lui est recommandé de rapprocher les pieds. De plus, pour que la manière d’accomplir l’inclination soit complète, on dit : (soubhana Rabbiya l-^Adhim) ce qui signifie : « Mon Seigneur Qui est vénéré est exempt de toute imperfection » trois fois.

6/   La quiétude (at-touma’ninah) dans ce pilier le temps de pouvoir dire (soubhana l-Lah) : il s’agit de l’immobilisation simultanée de tous les os à leurs places en une seule fois, c’est-à-dire immobiliser les membres  simultanément.

7/   Le redressement (al-i^tidal) qui consiste à se relever en position droite après l’inclination : c’est le retour de celui qui était en inclination à la position antérieure à l’inclination, qu’il prie debout ou autrement. Ceci est réalisé en se relevant en position debout si l’on faisait la prière debout et en se remettant assis si l’on faisait la prière assis.

8/   La quiétude dans ce pilier.

9/   La prosternation (as-soujoud) par deux fois : en posant le front découvert, tout entier ou en partie sur l’emplacement de sa prière, en posant aussi une partie des genoux, une partie du plat des mains et du dessous des orteils et ceci, conformément à sa parole r :

(( أُمرتُ أن أَسجُدَ عَلَى سَبْعَةِ أعظُمٍ : الجَبْهَةُ واليَدَيْنِ والرُّكبَتَيْن وأَطْرافِ القَدَمَيْنِ ))

qui signifie : « J’ai reçu l’ordre de me prosterner sur sept os : le front, les deux mains, les deux genoux et les extrémités des pieds ».

Parmi ses conditions :

a)   appuyer le front de sorte qu’une cotonnade serait tassée si l’on se prosternait dessus et que les traces du tassement apparaîtraient sur la main.

b)   abaisser la tête de sorte que la partie inférieure du corps soit plus élevée que la partie supérieure.

10/ La quiétude dans la prosternation.

11/ La position assise entre les deux prosternations.

12/ La quiétude dans la position assise entre les deux prosternations.

13/ La dernière position assise : pour le dernier tachahhoud et ce qui vient après le tachahhoud c’est-à-dire l’invocation en faveur du Prophète r (as-salatou ^ala n-Nabiyy) puis le salam –le salut rituel–.

14/ Le dernier tachahhoud : et il y a un minimum et une forme complète. Le minimum du tachah­houd, sans lequel la prière n’est pas valable est le suivant :

التَّحِيَّاتُ لِلّهِ سَلاَمٌ عَلَيْكَ أَيُّهَا النَّبِيُّ وَرَحْمَةُ اللهِ وَبَرَكَاتُهُ
سَلاَمٌ عَلَيْنَا وَعَلَى عِبَادِ اللهِ الصَّالِحِينَ
أَشْهَدُ أَن لاَ إِلهَ إِلاَّ اللهُ وَأَنَّ مُحَمَّداً رَسُولُ الله
(at-tahiyyatou lil-Lah, salamoun ^alayka ‘ayyouha n-Nabiyyou wa rahmatou l-Lahi wa barakatouh, salamoun ^alayna wa ^ala ^ibadi l-Lahi s-salihin, ‘ach-hadou ‘an la ‘ilaha ‘il-la l-Lah wa ‘anna Mouhammadan-raçoulou l-Lah).

Quant au tachahhoud complet, c’est :

التَّحِيَّاتُ المُبَارَكَاتُ الصَّلَوَاتُ الطَّيِّبَاتُ لِلّه
السَّلاَمُ عَلَيْكَ أَيُّهَا النَّبِيُّ وَرَحْمَةُ اللهِ وَبَرَكَاتُهُ
السَّلاَمُ عَلَيْنَا وَعَلَى عِبَادِ اللهِ الصَّالِحِينَ
أَشْهَدُ أَن لاَ إِلهَ إِلاَّ اللهُ وَأَشْهَدُ أَنَّ مُحَمَّداً رَسُولُ الله
(at-tahiyyatou l-moubarakatou s-salawatou t-tayyibatou lil-Lah, as-salamou ^alayka ‘ayyouha n-Nabiyyou wa rahmatou l-Lahi wa barakatouh, as-salamou ^alayna wa ^ala ^ibadi l-Lahi s-salihin, ‘ach-hadou ‘an la ‘ilaha ‘il-la l-Lah wa ‘ach-hadou ‘anna Mouhammadan-raçoulou l-Lah) ce qui signifie : « Les salutations, les œuvres qui prospèrent dans le bien, les prières et les œuvres méritoires appartiennent à Allah, que le salut de tout mal te soit accordé, ô Prophète, ainsi que la miséricorde de Allah et Ses bénédictions, que le salut nous soit accordé, ainsi qu’aux esclaves de Allah vertueux, je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah et je témoigne que Mouhammad est le messager de Allah ».

Avertissement : Il s’est propagé chez certaines personnes que lorsque le Prophète r est arrivé au cours de son ascension à l’endroit où il a entendu la parole de Allah tabaraka wa ta^ala, il aurait dit : (at-tahiyyatou lil-Lah) et Allah aurait dit : (as-salamou ^alayka ‘ayyouha n-Nabiyyou wa rahmatou l-Lah). Cela n’est pas vrai car cette forme du tachahhoud n’a pas été rendue obligatoire cette nuit-là. Toutefois, certains menteurs rapportent cette histoire qui a connu une grande propagation, bien qu’elle soit attribuée mensongèrement à Allah et à Son Messager. Il est donc un devoir de l’expliquer aux gens.

15/ L’invocation en faveur du Prophète r (as-salatou ^ala n-Nabiyy) dont le minimum est :

اللَّهُمَّ صَلِّ عَلَى مُحَمَّد             (Allahoumma salli ^ala Mouhammad)

ce qui signifie : « ô Allah, honore et élève davantage en degré Mouhammad r ».

16/ Le salam dont le minimum est de dire :

السَّلاَمُ عَلَيْكُم                (as-salamou ^alaykoum)

Parmi ses conditions, on prononce l’article défini "ال" (as-), ainsi, il ne suffit pas de dire (salamoun ^alaykoum).

Quant au salam complet, il est réalisé en ajoutant wa rahmatou l-Lah. D’autres ont choisi d’ajouter wa barakatouh. Cela a été rapporté dans les Sounan de Abou Dawoud dans le premier salam.

17/ L’ordre : c’est-à-dire effectuer les piliers dans l’ordre, comme ils viennent d’être cités. Si on fait exprès d’abandonner l’ordre, comme par exemple si on se prosterne avant de faire l’inclination, la prière est annulée selon l’Unanimité en raison du manque de sérieux. Cela concerne celui qui abandonne l’ordre sciemment. Si on le fait par distraction, alors qu’on revienne au pilier omis pour l’accomplir, sauf si on se trouve dans le pilier correspondant de la rak^ah suivante ou plus avancé encore, la rak^ah du pilier omis est complétée par ce pilier et on ne prend pas en compte ce qui a été fait par distraction après le pilier omis jusqu’au pilier correspondant de la rak^ah suivante. Si quelqu’un a abandonné l’ordre par distraction puis s’est rappelé de ce qu’il a omis :

1/   soit il s’en rappelle avant d’avoir atteint le pilier correspondant de la rak^ah suivante ;

2/   soit il s’en rappelle alors qu’il a atteint le pilier correspondant de la rak^ah suivante ;

3/   soit il s’en rappelle alors qu’il a dépassé le pilier correspondant de la rak^ah suivante.

Le détail à propos de ces jugements est le suivant :

1/   Si on s’en rappelle avant d’avoir atteint le pilier correspondant au pilier omis, ce qu’on aura fait après le pilier omis ne sera pas pris en compte parce que cela n’a pas été fait à sa place. De sorte qu’on doit revenir immédiatement au pilier omis pour conserver l’ordre. Par exemple dans le cas où on était dans la première rak^ah, on a oublié l’inclination et on s’est prosterné directement après avoir fini la récitation de la Fatihah, puis on s’est rappelé dans la prosterna­tion qu’on a délaissé l’inclination, on se relève alors immédiatement et obligatoirement en position debout. Il n’est pas suffisant de se relever en position d’inclination. Puis, on accom­plit l’inclination et on poursuit la prière.

2/   Si on s’en rappelle alors qu’on a déjà atteint le pilier correspondant au pilier omis dans la rak^ah suivante, ce qu’on est en train de faire complète la rak^ah et on ne prend pas en compte ce qui a été fait entre le pilier omis et ce qu’on est en train de faire. Par exemple, dans le cas où on a oublié l’inclination de la première rak^ah, puis on s’en est rappelé dans l’inclination de la deuxième rak^ah, on reste dans cette inclination en considérant que c’est la première rak^ah et on poursuit la prière.

3/   Si on s’en rappelle alors qu’on a dépassé le pilier correspondant au pilier omis, la rak^ah a été complétée par ce qu’on vient de faire et on ne prend pas en compte ce qui a été fait entre les deux. Par exemple, dans le cas où on a oublié l’inclination de la première rak^ah, puis on s’est rappelé dans la prosternation de la troisième rak^ah qu’on avait oublié l’inclination de la première rak^ah, on reste dans cette prosternation et on poursuit la prière, en considérant que cette rak^ah est la deuxième, car ce qui a été fait après le pilier omis jusqu’au pilier correspondant suivant n’est pas pris en compte. Par conséquent, ce qui a été fait entre l’inclination omise de la première rak^ah et l’inclination de la deuxième rak^ah n’est pas pris en compte.

Ce jugement concerne celui qui n’est pas ma’moum ; le ma’moum accomplit une rak^ah après le salam de son imam.

Remarque importante : le fait de douter dans cette question est considéré comme le fait de se rappeler. De sorte que si on s’incline puis on doute d’avoir récité la Fatihah ou pas, ou bien si on se prosterne puis on doute de s’être incliné et remis debout ou pas, on doit immédiatement se relever en position debout et il n’est pas suffisant de se relever en position d’inclination. Quant à celui qui est encore debout et doute d’avoir récité la Fatihah ou non dans cette même rak^ah, il ne lui est pas un devoir de la réciter immédiatement car il n’a pas encore quitté la position propre à cette récitation.

 

 

 

 

Remarque pour l’explication des termes de la prière :

(Allahou ‘akbar) : signifie Allah est plus puissant et sait plus que tout autre et non pas qu’Il est plus grand par les dimensions car Allah est exempt des dimensions. Il est valable de l’expliquer par l’expression (kabir) car la parole (Allahou ‘akbar) est synonyme de (Allahou kabir).

(soubhana l-Lah) : signifie que Allah est exempt de toute imperfection et de tout défaut, tels que l’incapacité, la faiblesse, l’ignorance, la peur, le changement, la position assise, l’établissement et ce qui est de cet ordre des caractéristiques des humains.

(soubhana Rabbiya l-’A^la) : c’est-à-dire Mon Seigneur Qui domine par Sa toute puissance toute la création et Qui est exempt de toute imperfection ; cette expression ne veut pas dire qu’Il est plus élevé en terme de localisation, d’endroit ou d’élévation par la distance.

 

Les actes et paroles recommandées de la prière

Les choses recommandées de la prière avant de l’entamer sont au nombres de deux : L’appel à la prière (Al-‘adhan) et l’annonce de la prière (Al-‘iqamah). Quant à celles après avoir entamé la prière, pour certaines on accomplit les prosternations d’oubli (soujoudou s-sahw) et elles sont au nombres de deux : le premier tachahhoud et al-qounout dans la prière du Soubh et dans la prière du Witr dans la deuxième quinzaine du mois de Ramadan.

Quant aux choses recommandées pour lesquelles on n’accomplit pas de prosternations d’oubli si on les délaisse, elles sont nombreuses. Parmi cela, il y a :

 

    Lever les mains lors de la formulation du takbir de l’entrée en rituel ainsi que pour l’inclination et pour le redressement de l’inclination.

    poser la main droite sur la main gauche, sous la poitrine et au-dessus du nombril

    Ecarter entre les pieds d’un empan.

    L’invocation du tawajjouh : (wajjahtou wajhiya lil-ladhi fatara s-samawati wa l-’arda hanifan mousliman wa ma ‘ana mina l-mouchrikin ; ‘inna salati wa nouçouki wa mahyaya wa mamati lil-Lahi rabbi l-^alamin ; la charika lahou wa bidhalika ‘oumirtou wa ‘ana mina l-mouslimin) ce qui signifie : « Je recherche l’agrément de Celui Qui a créé les cieux et la terre, éloigné de toute religion autre que l’Islam, musulman, je ne suis pas au nombre des associateurs. Certes, ma prière, mes actes d’adoration, ma vie et ma mort appartiennent à Allah le Seigneur des mondes. Il n’a pas d’associé. J’ai eu l’ordre d’agir de la sorte et je suis au nombre des musulmans ».

    Faire at-ta^awwoudh (rechercher la protection de Allah contre le chaytan maudit) et c’est recommandé dans chaque rak^ah.

    Dire (amin) à la suite de la récitation de la Fatihah.

    La récitation à voix basse dans son contexte et la récitation à voix haute dans son contexte. Quant à la femme, elle baisse la voix en présence d’hommes ‘ajnabiyy et ce comme acte recommandé.

    La récitation d’une sourah après la Fatihah. La base de la sounnah est réalisée avec la récitation d’une ayah. Il est préférable de réciter une sourah complète. Cette récitation n’est pas recommandée dans la troisième rak^ah du maghrib ou autre, ni dans la quatrième de la prière à quatre rak^ah.

    Dire (Allahou ‘akbar) lors du relèvement et lors de la descente.

    Dire avec le commencement du redressement de l’inclination : (sami^a l-Lahou liman hamidah) ce qui signifie : « Allah exauce celui qui Lui fait les louanges » et la parole: (Rabbana laka l-hamd) ce qui signifie : « Notre Seigneur, à Toi la louange » lorsqu’on s’est redressé.

    Le tasbih dans l’inclination et dans la prosternation.

    Que l’homme décolle ses coudes de ses côtes et éloigne son ventre de ses cuisses. Quant à la femme, elle regroupe son corps.

    Faire une petite pause en position assise après la deuxième prosternation dans chaque rak^ah suite à laquelle on se relève de sorte qu’elle ne soit pas suivie d’un tachahhoud.

    Al-iftirach dans toutes les positions assises. C’est le fait de s’asseoir sur la cheville du pied droit en posant les extrémités du dessous des orteils du pied gauche en contact du sol.  

    At-tawarrouk dans la dernière position assise: c’est semblable à l’iftirach dans sa forme sauf qu’on fait dépasser le pied gauche du côté droit et qu’on pose au sol la hanche gauche.

    Poser les mains sur les cuisses dans la position assise en dépliant la main gauche et en repliant la main droite sauf l’index : on le relève lorsqu’on dit : (‘il-la l-Lah) dans le tachahhoud pour indiquer la croyance en l’unicité de Allah.

    De se tourner vers la droite pour le premier salam et vers la gauche pour le deuxième.

    Le deuxième salam.

 

 

La prière en assemblée (al-jama^ah)

La prière en assemblée pour les cinq prières est une obligation communautaire (fardou kifayah) pour :

1/   les personnes de sexe masculin et libres ; elle n’est donc pas un devoir pour les femmes car ce qui est requis d’elles, c’est le surcroît de discrétion..

2/   pubères ; elle n’est pas un devoir pour le jeune enfant, mais il est du devoir de son tuteur d’ordonner à l’enfant qui a atteint l’âge de distinction de faire la prière du vendredi et la prière en assemblée.

3/   sains d’esprits ; elle n’est donc pas un devoir pour le fou.

4/   résidents ; elle n’est donc pas un devoir pour le voyageur. Le voyageur est celui qui a eu l’intention de résider dans la ville moins que quatre jours complets, sans compter ses jours d’arrivée et de départ.

5/   qui n’ont pas d’excuse valable pour s’en abstenir ; elle n’est donc pas un devoir pour ceux qui ont une excuse faisant que la prière en assemblée n’est plus obligatoire pour eux. Ces excuses sont nombreuses.

L’obligation est réalisée en accomplissant la prière en assemblée de façon que l’accomplissement du rite ait un signe manifeste. Ainsi, elle est faite dans la petite ville en un lieu unique et dans la grande ville en plusieurs lieux de sorte que celui qui compte y aller puisse l’atteindre sans difficulté apparente. La prière pour laquelle l’assemblée est la plus requise, c’est celle de as-soubh, puis celle de al-^icha, puis celle de al-^asr.

Le ma’moum doit avoir fait l’intention d’être dirigé par l’imam, contrairement à l’imam dont la prière est valable même s’il ne fait pas l’intention d’être imam. Exception faite toutefois pour la prière du vendredi, la prière répétée (al-mou^adah) et la prière rassemblée à cause de la pluie, prières pour lesquelles il doit faire l’intention d’être imam.

Il est un devoir pour toute personne qui prie dirigé par un imam :

1/   de ne pas devancer son imam dans l’emplacement et ce, en considérant ses talons lorsqu’il est debout et son postérieur lorsqu’il est assis. S’il le devance, sa prière est annulée.

2/   de ne pas devancer son imam dans la formulation de la takbirah de l’entrée en rituel. Bien plus, la simultanéité dans l’entrée en rituel invalide la prière. Il est donc un devoir pour le ma’moum de reporter toute la formulation du takbir après la formulation du takbir de l’entrée en rituel de l’imam, en raison de sa parole r :

(( إنّما جعل الإمام ليؤتمّ به فإذا كبّر فكبّروا ))

qui signifie : « Certes, l’imam a été placé pour qu’on le suive. Lorsqu’il a formulé le takbir, alors formulez-le à votre tour » [rapporté par Al-Boukhariyy et Abou Dawoud]. Ce qui est recommandé dans les autres actes que l’entrée en rituel, c’est que le ma’moum débute ses actes après l’imam. La manière la plus complète, c’est que le ma’moum retarde le commencement de son acte après l’acte de l’imam tout entier. Ainsi, il n’entame son mouvement qu’après que l’imam soit arrivé à la position en question. Ceci vaut dans le cas où il sait que s’il accomplit le geste, il rejoindra l’imam dans la position visée par le déplacement. Quant à la formulation de la parole (amin), ce qui est préférable, c’est la simultanéité avec l’imam.

3/   de ne pas devancer l’imam d’un pilier gestuel, tel que l’inclination ou la prosternation. Cette anticipation est interdite : par exemple faire l’inclination alors que l’imam est debout, puis relever la tête de l’inclination alors que l’imam est encore debout. Mais si le ma’moum précède l’imam d’une partie d’un pilier et non par tout un pilier, par exemple s’il fait l’inclination alors que l’imam est encore debout et s’il l’attend en position d’inclination jusqu’à ce que l’imam fasse l’inclination, ceci est déconseillé.

4/   de ne pas devancer l’imam de deux piliers gestuels. Ceci a lieu si le ma’moum fait l’inclination puis se relève en position debout et entame la descente pour la prosternation alors que l’imam est encore debout, ceci annule la prière.

5/   de ne pas prendre du retard par rapport à l’imam de deux piliers gestuels sans excuse, comme dans le cas où l’imam fait l’inclination et se relève en position debout, puis entame la descente pour la prosternation alors que le ma’moum est encore debout, ceci annule la prière également. De même, s’il prend du retard de plus de trois piliers longs même avec excuse, ceci a lieu par exemple quand l’imam fait l’inclination, se relève en position debout puis fait la première et la deuxième prosternation et commence le tachahhoud ou se relève pour une autre rak^ah alors que le ma’moum est encore debout, ceci aussi annule la prière. Parmi les excuses pour le ma’moum, il y a la lenteur de sa récitation de la Fatihah. Par conséquent, s’il achève cette récitation avant que l’imam se relève de la deuxième prosternation, il fait l’inclination et rattrape l’imam au fur et à mesure.

      Toutefois, il n’est pas interdit de précéder l’imam d’un pilier oral et ceci n’annule pas la prière. Exception faite pour le takbir d’entrée en rituel pour lequel précéder l’imam annule la prière ainsi que pour le salam sauf si le ma’moum fait l’intention de la séparation ; dans ce cas, s’il dit le salam avant lui, sa prière n’est pas annulée.

6/   d’être au courant des mouvements de son imam. Ceci a lieu soit en voyant l’imam ou en voyant qui le voit, ou en entendant sa voix ou la voix de celui qui transmet.

7/   il est aussi une condition que la distance entre l’imam et le ma’moum ne dépasse pas trois cents coudées sauf s’ils sont réunis dans une mosquée et que le ma’moum est au courant du déroulement de la prière de l’imam.

8/   qu’il n’y ait pas entre l’imam et le ma’moum d’obstacle empêchant le passage pour parvenir auprès de l’imam ou empêchant de le voir ou de voir ceux qui prient derrière lui, comme par exemple un mur ou une porte fermée ou rabattue.

9/   que le déroulement de la prière de l’imam et celle du ma’moum s’accordent de manière à ce qu’ils soient en concordance pour les actes apparents, même si le nombre de leurs rak^ah ou leurs intentions diffèrent, comme par exemple adh-dhouhr avec al-^asr ou al-maghrib avec al-^icha, dans ce cas, la prière du ma’moum est valable. Mais si le déroulement de leurs prières est différent, comme la prière de al-^icha avec la prière funéraire (salatou l-jinazah), la prière du ma’moum n’est pas valable.

10/ que le ma’moum ne se distingue pas de l’imam dans un acte recommandé (sounnah) quand la différence de pratique est trop grande, comme dans le cas où l’imam délaisse le premier tachahhoud et que le ma’moum s’assoit pour l’effectuer. La prière du ma’moum est annulée dans ce cas s’il connaissait le jugement et l’a fait délibérément, même s’il a rattrapé l’imam de près et ce, pour avoir délaissé le fait de suivre l’imam, qui est obligatoire sur lui. En revanche si l’imam effectue le premier tachahhoud et que le ma’moum le délaisse délibérément, sa prière n’est pas annulée car il est passé d’une obligation à une autre obligation.

    Il n’est pas valable qu’une personne de sexe masculin, même un garçon, ait pour imam une personne de sexe féminin. De même, il n’est pas valable qu’une personne récitant correctement la Fatihah ait pour imam une personne qui ne la récite pas correctement. Ici, il s’agit de celui qui ne prononce pas correctement certaines lettres de la Fatihah, il prononce par exemple le (sin) : (tha) ou le (ra) : (lam). Celui qui récite correctement la Fatihah, c’est quelqu’un qui en prononce correctement les lettres.

    Il est permis à la personne pubère d’avoir pour imam celui qui est proche de la puberté, bien qu’en priorité, c’est la personne pubère qui est imam. Celui qui est prioritaire pour être imam, c’est celui qui récite le mieux tout en réunissant les conditions de validité de la prière et la piété.

 

La prière du voyageur

Il est autorisé au voyageur de raccourcir les prières de quatre rak^ah, à savoir adh-dhouhr, al-^asr et al-^icha, en faisant deux rak^ah sous certaines conditions, parmi lesquelles :

1/   que le voyage soit long, c’est-à-dire que l’aller dépasse une distance de seize farçakh. Le farçakh est égal à trois mil. Le mil est égal à six mille coudées, selon un avis, trois mille cinq cents coudées selon un deuxième avis et deux mille selon un troisième avis. Si l’on considère que la coudée vaut 46.5 cm, la distance serait d’après le premier avis de 133.92 Km, de 78.12 Km selon le second et de 44.64 Km selon le troisième. Quant au voyage court, il n’est pas permis de raccourcir la prière pour un voyage court ;

2/   que le voyageur ne commette pas de désobéissance par son voyage. Ainsi, le voyage qui est permis est par exemple le voyage pour faire le commerce ou se promener. Mais quelqu’un qui commet une désobéissance par son voyage comme l’épouse qui s’est enfuie de chez son mari, celui qui voyage pour faire le commerce d’alcool ou pour commettre la fornication avec une femme, il ne lui est pas permis de raccourcir ;

3/   cela concerne la prière de quatre rak^ah qu’il accomplit pendant son voyage. Ainsi, on ne raccourcit pas la prière de al-maghrib, ni celle de as-soubh. D’autre part, on ne raccourcit pas la prière manquée avant le voyage pour la rattraper raccourcie pendant le voyage.

      Il est permis de raccourcir celle qu’on a manquée pendant le voyage, pour l’effectuer au cours du voyage. Ceci a lieu dans le cas où on a manqué la prière de adh-dhouhr à cause du sommeil en étant voyageur, si on la rattrape pendant le voyage, on la rattrape raccourcie si l’on veut ;

4/   qu’il fasse l’intention de raccourcir lors de l’entrée en rituel, en disant dans son cœur par exemple, lors de la formulation du takbir : « je fais la prière obligatoire de adh-dhouhr, en deux rak^ah » ou « je fais la prière obligatoire de al-^asr en deux rak^ah », ou « je fais la prière obligatoire de al-^icha raccourcie » ;

5/   qu’il ne prenne pas pour imam quelqu’un qui est résident. Ainsi, il n’est pas valable pour le voyageur qui veut raccourcir d’avoir pour imam quelqu’un qui ne raccourcit pas, c’est-à-dire qui fait la prière de quatre rak^ah sans la raccourcir.

 

Remarques utiles :

* Dans le cas où la destination du voyageur a deux chemins, l’un est long et l’autre court, s’il prend le chemin le plus long pour se rendre permis le raccourcissement de la prière et seulement dans cet objectif, il ne raccourcit pas. Mais s’il avait un autre objectif en empruntant ce chemin, même accompagné de l’objectif de se rendre permis le fait de raccourcir, par exemple la sûreté du chemin, sa facilité, une visite ou la visite d’un malade ou même si l’objectif était seulement de se promener, il peut raccourcir.

* le début du voyage a lieu en franchissant les remparts de la ville si elle en a et les limites de l’agglomération si elle n’en a pas.

* si le voyageur est dans un endroit qu’il pense quitter jour après jour si son affaire se réalise, il peut raccourcir durant dix-huit jours, en dehors de ses jours d’arrivée et de départ, tant qu’il demeure dans cette situation.

* si le voyageur entre dans un lieu et fait l’intention d’y résider quatre jours complets, c’est-à-dire quatre jours complets en dehors de ses jours d’arrivée et de départ, il ne peut y raccourcir la prière.

Il est permis à celui qui fait un long voyage de regrouper adh-dhouhr avec al-^asr dans le temps de l’un des deux, c’est-à-dire en anticipant ou en reculant et al-maghrib avec al-^icha en anticipant ou en reculant.

 

Si l’on regroupe pendant le temps de la première, il y a trois conditions :

1) accomplir la première avant la seconde. Ainsi, on accomplit par exemple adh-dhouhr en premier puis al-^asr, ou al-maghrib puis al-^icha.

2) faire l’intention par son cœur de regrouper et ce, pendant qu’on est dans la première.

3) les faire immédiatement l’une après l’autre. Il n’est pas valable de regrouper en faisant une pause très longue, par rapport à l’usage. Toutefois, une petite pause n’est pas préjudiciable, comme par exemple le temps de faire l’iqamah –l’annonce de la prière– pour la seconde prière ou le temps de faire le tayammoum pour elle.

 

Il est une condition pour le regroupement, lorsqu’on recule la première prière : de faire l’intention, dans le temps de la première prière, de la reculer jusque dans le temps de la seconde, et ce, de manière à ce qu’il reste de son temps ce qui suffit à la faire ou plus. Il n’est pas une condition de respecter l’ordre des deux prières, ni de les faire l’une immédiatement après l’autre, ni de faire l’intention de regrouper pendant la première prière.

Remarque : Il est permis de regrouper pour celui qui est résident et malade d’une maladie comportant une difficulté manifeste, que ce soit en anticipant ou en reculant, selon ce qui lui est le plus facile. Si le plus facile pour lui, c’est d’anticiper, cela lui est permis et si le plus facile pour lui, c’est de reculer, cela lui est permis.

 

La prière du vendredi

La prière du vendredi (al-joumou^ah) est constituée de deux rak^ah. C’est une obligation d’ordre personnel (fardou ^ayn) pour tout musulman pubère, sain d’esprit, libre, de sexe masculin, résident, non dispensé par une excuse qui autorise son délaissement, s’il y a quarante résidents établis à vie (moustawtin). Ainsi, la prière du vendredi n’est pas obligatoire pour le mécréant d’origine, d’un devoir requis de lui dans le bas monde. De même, elle n’est pas obligatoire pour le jeune enfant, ni pour le fou, ni pour l’esclave, ni pour la personne de sexe féminin, ni pour le voyageur même si son voyage est d’une distance inférieure à la distance qui permet de raccourcir la prière, ni pour celui qui a une excuse qui permet son délaissement, comme le malade d’une maladie à cause de laquelle il lui est éprouvant de se rendre à l’endroit où a lieu la prière du vendredi.

Elle est également obligatoire pour celui qui a eu l’intention de résider dans la ville où a lieu la prière du vendredi au moins quatre jours complets, c’est-à-dire en dehors de ses jours d’arrivée et de départ ; en effet, il n’a plus dans ce cas le jugement de voyageur.

 

Conditions de la prière du vendredi :

1/  qu’elle ait lieu dans un endroit faisant partie de la ville, même si c’est dans une construction en bois, en roseaux ou en branches de palmiers. Ainsi, elle est valable dans la limite de la ville : dans une mosquée, dans une maison ou bien à l’extérieur dans l’espace qui s’y trouve. Mais elle n’est pas valable en-dehors des limites de la ville ;

2/  qu’elle soit précédée par deux discours (khoutbah) qui soient entendus par les quarante hommes établis à vie. Il est une condition que chacun d’eux soit musulman, pubère, sain d’esprit, libre, de sexe masculin et résident établi à vie ;

3/  qu’elle soit effectuée en assemblée avec eux, c’est-à-dire avec les quarante résidents établis à vie ;

4/  qu’elle ait lieu dans le temps de adh-dhouhr, de sorte qu’elle n’est valable ni avant ni après ce temps ;

5/  qu’une autre prière du vendredi ne soit pas simultanée avec elle dans la même ville, même si la ville est grande ; c’est-à-dire, si le rassemblement des gens de la ville en un lieu unique ne présente pas une réelle difficulté. Le cas échéant, celle qui a précédé l’autre est valable et pas la suivante. Si l’on ne sait pas laquelle des deux a précédé l’autre, aucune des deux n’est valable. Certains compagnons de Ach-Chafi^iyy ont dit : il n’est pas valable qu’il y ait plus qu’une prière de vendredi, quelle qu’en soit la raison.

 

Les piliers des deux discours (khoutbah) sont :

1/  la louange à Allah en disant : (al-hamdou li l-Lah) ou (lil-Lahi l-hamd) ou (hamdan lil-Lah) ou ce qui est semblable ;

2/  l’invocation en faveur du Prophète r (as-salatou ^ala n-Nabiyy), en disant par exemple : (Allahoumma salli ^ala Mouhammad). Il est suffisant de dire : (salla l-Lahou ^ala Mouhammad) ;

3/  la recommandation de la piété (at-taqwa) en incitant à l’obéissance et en réprimant la désobéissance ou l’un des deux. Il n’est pas une condition de prononcer le mot (taqwa) (piété) mais il suffit de dire (‘ati^ou l-Lah) ce qui signifie : « obéissez à Allah ».

     Il est une condition de faire ces trois piliers dans chacun des deux discours ;

4/  une ayah –un verset– ayant un sens complet dans l’un des deux discours. La meilleure façon, c’est que cela ait lieu dans le premier discours à la fin du discours ;

5/  l’invocation en faveur des croyants dans le deuxième discours, incluant les croyantes. Il est recommandé de citer les croyantes et il n’est pas une condition de généraliser : si l’on cite en particulier ceux qui sont présents ou quarante d’entre eux, cela suffit.

 

 

Les conditions de validité des deux discours sont :

1/   la purification des deux hadath, petit et grand, et l’élimination des najaçah non tolérables sur le corps, sur l’emplacement des discours et sur ce que l’on porte sur soi, comme un vêtement ou autre ;

2/   couvrir la zone de pudeur, c’est-à-dire la zone comprise entre le nombril et les genoux ;

3/   la position debout pour celui qui le peut. Si on est incapable de se tenir debout, on donne le discours assis ;

4/   la position assise entre les deux discours au minimum le temps de la quiétude. Mais la façon la plus complète, c’est le temps équivalent à celui de la récitation de sourat Al-’Ikhlas et il est ici recommandé de la réciter à voix basse ;

5/   faire successivement leurs piliers et faire suivre par la prière à la fin des deux discours ;

6/   que les piliers des deux discours soient en arabe ;

7/   qu’ils aient lieu après que le soleil a quitté sa position du zénith ;

8/   que les quarante hommes établis à vie entendent les piliers des discours ;

9/   faire précéder la prière par les deux discours.

 

Ce qui est recommandé :

1/   le ghousl pour la prière du vendredi. Le temps de ce ghousl commence avec l’aube. Il est déconseillé de délaisser ce ghousl ;

2/   mettre des habits blancs ;

3/   se parfumer ;

4/   se couper les ongles ;

5/   se rendre tôt à la prière, à pied, dès l’aube ;

6/   être attentif à celui qui donne le discours. La signification de « être attentif » est de se taire tout en l’écoutant. Si on délaisse cela, c’est déconseillé.

Celui qui entre alors que l’imam est en train de donner le discours accomplit deux rak^ah légères puis s’assoit.

 

La prosternation de la récitation

Il est recommandé pour celui qui récite le Qour’an, pour celui qui l’entend ou celui qui l’écoute de faire la prosternation de la récitation après avoir récité ou entendu une des ayah de prosternation (sajdah) et ce, tant que le temps qui sépare l’instant où il l’entend et celui où il se prosterne ne s’est pas prolongé selon l’usage. Si cet instant s’est prolongé, on ne fait pas la prosternation et on ne la rattrape pas. Si celui qui récite ou qui entend avait eu un petit hadath et fait le woudou rapidement, il peut faire la prosternation, sinon il ne la fait pas.

La prosternation de la récitation requiert les conditions de validité de la prière telles que la purification, couvrir la zone de pudeur, faire face à la qiblah, délaisser la prononciation de la parole qui est de l’ordre du langage des gens ainsi que le commencement de son temps qui coïncide avec l’achèvement de la récitation ou de l’audition de la ayah de prosternation complète.

Si celui qui se prosterne n’était pas en train d’accomplir la prière, il lui est un devoir de formuler le takbir de l’entrée en rituel en faisant l’intention d’accomplir la prosternation. Il est recommandé qu’il lève les mains lors de la formulation du takbir, comme pour l’entrée en rituel de la prière. Il n’est pas recommandé pour celui qui récite assis de se lever pour se prosterner depuis la position debout. Ensuite, il s’abaisse pour la prosternation en formulant un takbir, puis il relève la tête en formulant un takbir, s’assoit, et c’est une condition qu’il passe le salam. Il n’est pas une condition de réciter le tachahhoud. S’il était en train de faire une prière, il est recommandé de faire un takbir pour l’abaissement et pour le relèvement de la prosternation.

Il est recommandé que l’imam la retarde dans la prière à voix basse jusqu’après la fin de la prière, pour ne pas perturber ceux qu’il dirige dans la prière, si le temps qui sépare l’instant où il récite la ayah et celui où il se prosterne est court.

 

La prosternation du remerciement

La prosternation du remerciement est recommandée lors de l’avènement d’un bien tel que l’arrivée d’un enfant, d’une somme d’argent, le retour d’un absent ou la victoire sur un ennemi et aussi lors de la fin d’une épreuve comme le sauvetage de la noyade ou de l’incendie. Elle n’est pas recommandée pour la poursuite d’un bien ou la poursuite de la délivrance d’une épreuve. Elle a lieu comme la prosternation de la récitation du Qour’an faite en-dehors de la prière, avec les mêmes conditions et de la même manière.

Remarque : Il n’est pas permis de faire une prosternation sans raison aucune, dans l’intention de rechercher l’agrément de Allah ta^ala. De même, il n’est pas permis de se prosterner pour un musulman ou toute autre personne, même si la prosternation est faite dans l’intention de le saluer.

 

La prière de la Fête de la fin du jeûne (^idou l-fitr) et de la Fête du sacrifice (^idou l-’ad-ha)

La prière de la Fête (al-^id) est très recommandée. Elle est constituée de deux rak^ah. Son temps dure depuis le lever du soleil, jusqu’à ce qu’il quitte sa position du zénith. Mais le mieux, c’est de la reculer jusqu’à ce que le soleil atteigne la hauteur d’une lance, c’est-à-dire par rapport au niveau du regard.

Il est recommandé de l’accomplir en assemblée. Elle est valable même si la personne l’accomplit seule, en faisant deux rak^ah, telles que les deux rak^ah de la prière recommandée qui accompagne as-soubh. Il est recommandé de formuler sept takbir au début de la première rak^ah, après le takbir de l’entrée en rituel et dans la deuxième rak^ah cinq takbir après la formulation du takbir pour le relèvement en position debout. On dit entre un takbir et un autre : (soubhana l-Lahi wa l-hamdou li l-Lahi wa la ‘ilaha ‘il-la l-Lahou wa l-Lahou ‘akbar).

Il est recommandé de faire deux discours après la prière, en formulant dans le premier neuf takbir et dans le deuxième sept takbir.

Il est recommandé de sortir tôt pour la prière de la Fête, après la prière de as-soubh, sauf pour celui qui donne les discours, qui recule son arrivée jusqu’au temps de la prière. Il est préférable d’aller à pied plutôt que d’y aller sur une monture. Il n’y a pas de mal que celui qui a une excuse s’y rende sur une monture. Il est recommandé de faire le ghousl. Le temps de ce ghousl commence à la moitié de la nuit. Il est recommandé de s’embellir par l’habillement et autres et de se parfumer. Ceci vaut pour les hommes : quant aux femmes, il leur est déconseillé de sortir parfumées et embellies.

Il est recommandé de faire des takbir la veille des deux Fêtes jusqu’à l’entrée en rituel de leur prière de même qu’après les prières obligatoires, depuis le soubh du neuvième jour de Dhou l-Hijjah –le jour de ^Arafah– jusqu’au ^asr du treizième jour de ce mois –le dernier des trois jours de at-tachriq.

 

Remarque : La prière surérogatoire est de deux sortes : une catégorie qu’il est recommandé de faire en assemblée, par exemple pour les deux Fêtes, l’éclipse lunaire, l’éclipse solaire, la demande de la pluie ou les tarawih, les plus méritoires étant celles des deux Fêtes. Et il y a une catégorie qu’il n’est pas recommandé d’accomplir en assemblée : ce sont par exemple les prières surérogatoires des cinq prières obligatoires (rawatib) et la prière de ad-douha. Les meilleures prières de cette catégorie sont le witr, puis les deux rak^ah du fajr. La prière du witr est réalisée par un nombre impair de rak^ah pouvant aller jusqu’à onze et au minimum une rak^ah. Le minimum pour accomplir la manière complète, c’est d’effectuer trois rak^ah. Par conséquent, si on accomplit pour le witr trois rak^ah continues ou davantage, et qu’on fait le tachahhoud dans les deux dernières ou seulement dans la dernière rak^ah, cela est suffisant. Il est préférable de la faire en continu avec un seul tachahhoud plutôt que de la faire en  continu avec deux tachahhoud. La séparation entre la dernière rak^ah et les précédentes est préférable à la continuité. Son temps commence après avoir accompli al-^icha jusqu’à la deuxième aube.

Le witr lui-même comptera pour un tahajjoud –une prière de nuit accomplie après avoir dormi ou une prière accomplie la nuit si la personne veille toute la nuit– si on le fait après un sommeil. Si on le fait avant, c’est un witr et non un tahajjoud. Il n’est pas recommandé de le faire en assemblée, sauf à la suite des prières de tarawih.

Le minimum de la prière de ad-douha est de deux rak^ah. Le minimum de la manière complète est d’accomplir quatre rak^ah et le maximum est de huit. Il est recommandé de faire le salam après chaque deux rak^ah. Son temps dure à partir du moment où le soleil est élevé à la hauteur d’une lance, jusqu’au zénith.

 

La prière funéraire (al-jinazah)

Il convient de se rappeler souvent la mort et de s’y préparer en faisant le repentir et en réparant les injustices qu’on a faites envers ceux qui ont été lésés. Ceci est encore plus requis de la part des malades. Tout comme il fait preuve de patience envers la maladie et abandonne les gémissements autant qu’il le peut. Il lui est recommandé de se faire soigner et pour les autres, de lui rendre visite. Il convient à celui qui lui rend visite de lui remonter le moral et de ne pas rester trop longtemps.

C’est une obligation communautaire (fardou kifayah) de préparer le mort : en le lavant, en l’enveloppant dans un linceul, en faisant la prière funéraire pour lui et en l’enterrant.

Ce qui est un devoir pour le lavage, c’est de répandre de l’eau purificatrice une fois sur tout le corps, peau, cheveux et poils, même s’ils sont épais. Le minimum du linceul, c’est ce qui couvre l’ensemble du corps. Mais on fait exception de la tête de celui qui est mort en rituel de pèlerinage ou de ^oumrah, s’il est mort avant le désengagement rituel (tahalloul). Dans ce cas, on ne lui couvre pas la tête mais elle est laissée découverte : il sera ressuscité au jour dernier dans l’état sur lequel il est mort, en état de rituel, en faisant la talbiyah c’est-à-dire en disant : (labbayka l-Lahoumma labbayk). De même, pour la femme morte en état de rituel, on ne lui couvre pas le visage.

La couverture du corps du mort se fait par un tissu qui lui était licite durant sa vie et qui était digne de lui. Ainsi l’homme n’est pas enveloppé dans de la soie. Il est plutôt enveloppé d’un tissu en coton, en lin ou ce qui est semblable. Quant à la femme et à l’enfant, il est permis de leur donner pour linceul un tissu en soie car il leur était permis d’en porter pendant leur vie. Il n’est pas permis d’envelopper un défunt musulman d’un linceul fait d’un tissu qui n’est pas digne de lui, c’est-à-dire qui serait rabaissant pour lui et ferait ressentir du mépris à son égard. Il n’est pas un devoir de lui donner pour linceul un tissu neuf, mais aussi bien ce qui a déjà été porté que ce qui est neuf suffit.

Il est recommandé que le linceul soit constitué pour l’homme de trois tissus et pour la femme d’une chemise, d’un voile, d’un ‘izar –un pagne long– autour des jambes et des pieds et de deux tissus. La chemise, c’est ce qui cache la plus grande partie du corps, l’izar, ce qui est porté pour la partie inférieure du corps et le voile, ce que la femme utilise pour se couvrir la tête. Les deux tissus enfin sont en plus des trois choses que l’on vient de citer.

La meilleure chose pour le linceul est qu’il soit blanc et en coton. L’enveloppement dans trois tissus est un devoir envers celui qui est enveloppé à partir de son bien et qui n’a pas de dette qui dépasse ses biens, comme par exemple s’il laisse un héritage qui dépasse le montant de ses dettes ou s’il n’a pas de dette du tout, même s’il n’a pas d’autre bien que ces trois tissus.

Le minimum de la prière funéraire par lequel l’obligation est accomplie est le suivant : on fait l’intention de faire la prière pour le mort lors du takbir ; c’est-à-dire que l’on dit : (Allahou ‘akbar) et on fait l’intention dans le cœur en disant : « j’accomplis la prière funéraire pour ce mort », s’il est présent. Il est une condition de désigner dans le cœur l’intention de la prière funéraire, ceci est une obligation. Il ne suffit pas de faire l’intention de faire une prière dans l’absolu, sans préciser que c’est une prière funéraire. Ensuite, on récite la Fatihah, puis on dit : (Allahou ‘akbar, Allahoumma salli ^ala Mouhammad) ce qui signifie : « Allah est plus puissant et sait plus que tout autre ; ô Allah élève davantage le degré de Mouhammad », puis on dit : (Allahou ‘akbar, Allahoumma ghfir lahou wa rhamhou), puis on dit : (Allahou ‘akbar) et on fait le salam.

Mais il est recommandé après le deuxième takbir de réciter as-salatou l-’ibrahimiyyah en entier : (Allahoumma salli ^ala Mouhammad wa ^alaali Mouhammad kama sallayta ^ala ‘Ibrahim, wa ^alaali ‘Ibrahim, ‘innaka Hamidoun Majid. Allahoumma barik ^ala Mouhammad wa ^alaali Mouhammad kama barakta ^ala ‘Ibrahim, wa ^alaali ‘Ibrahim, ‘innaka Hamidoun Majid). Il est recommandé après le troisième takbir de dire cette invocation : (Allahoumma hadha ^abdouka wa bnou ^abdayka, kharaja min rawhi d-dounya wa sa^atiha wa mahboubouhou wa ‘ahibba‘ouhou fiha ‘ila dhoulmati l-qabri wa ma houwa laqih. Kana yach-hadou ‘an la ‘ilaha ‘il-la ‘anta wahdaka la charika lak, wa ‘anna Mouhammadan ^abdouka wa raçoulouk, wa ‘anta ‘a^lamou bihi minna. Allahoumma ‘innahou nazala bika wa ‘anta khayrou manzoulin bih, wa ‘asbaha faqiran ‘ila rahmatika wa ‘anta ghaniyyoun ^an ^adhabih, wa qad ji’naka raghibina ‘ilayka choufa^a‘a lah, Allahoumma ‘in kana mouhsinan fazid fi ‘ihçanihi wa ‘in kana mouçi‘an fatajawaz ^anhou, wa laqqihi birahmatika ridak, wa qihi fitnata l-qabri wa ^adhabihi wa fsah lahou fi qabrihi wa jafi l-’arda ^an janbayh, wa laqqihi bi rahmatika l-’amna min ^adhabika hatta tab^athahou ‘aminan ‘ila jannatika bi rahmatika ya ‘arhama r-rahimin) ce qui signifie : « Ô Allah c’est là Ton esclave et le fils de Tes deux esclaves. Il a quitté le repos de cette vie et son bien-être, alors que ce qu’il a aimé et ceux qu’il a aimé y sont encore, pour rejoindre l’obscurité de la tombe et ce qui l’attend. Il témoignait qu’il n’est de dieu que Toi, Toi seul Tu n’as pas d’associé et que Mouhammad est Ton esclave et Ton messager et Tu sais ce qu’il en est de lui mieux que nous. Ô Allah il est devenu Ton hôte et Tu es le meilleur de qui on est l’hôte. Il s’est retrouvé dans le besoin de Ta miséricorde et Tu n’as pas besoin de son châtiment. Nous sommes venus T’implorer, en Te suppliant, en intercédant en sa faveur. Ô Allah, s’il était bienfaiteur, accorde-lui encore plus de bienfait et s’il était malfaisant, accorde-lui Ta clémence et accorde-lui par Ta miséricorde Ton agrément, préserve-le des troubles de la tombe et de son supplice, élargis pour lui l’espace de sa tombe, écarte la terre de ses côtés et accorde-lui par Ta miséricorde le salut de Ton châtiment jusqu’à ce que Tu le ressuscites en paix pour Ton paradis, par Ta miséricorde, ô Toi Qui est Le plus miséricordieux des miséricordieux ».

Le minimum de l’enterrement, c’est un fosse qui cache son odeur, de sorte qu’elle n’apparaisse plus après l’avoir enseveli et qui le protège des animaux sauvages, de sorte qu’ils ne le déterrent pas et ne le dévorent pas. S’il n’y a pas d’autre moyen de le garder de ces choses que d’avoir recours à la construction ou au cercueil, ceci devient alors un devoir.

La façon la plus complète d’effectuer l’enterrement est la suivante : que la fosse soit suffisamment large pour celui qui y descend le mort ainsi que son aide et qu’il soit de la profondeur de quelqu’un de taille moyenne levant le bras, c’est-à-dire de quatre coudées et demi de profondeur, même si le mort est un enfant. Il est recommandé de mettre le défunt dans une niche latérale si la terre est compacte et de creuser une tranchée au fond de la tombe si la terre est meuble. Il est interdit d’enterrer dans des caveaux.

 

Avertissement : Parmi les positions rabaissantes pour le mort et qui ne sont pas permises, c’est de le renverser sur sa face lors du lavage. Ceci est interdit. De même, il y a le fait de le porter sur les épaules, sans civière ou autre. Mais il est permis de porter le petit enfant à la main pour aller l’enterrer.

 

 

Wa soubhana l-Lahi

wa l-hamdou li l-Lahi Rabbi l-^alamin.

Allah est exempt de toute imperfection
la louange est à Allah le Seigneur
des mondes

Contredire les passions de son âme

Publié dans cours général par chaykhaboulaliyah le janvier 13, 2014

La louange est à Allah le Seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance. Nous demandons à Allah de nous préserver de l’état des gens de l’enfer, nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

Nous allons commencer par parler du fait de contredire les passions de son âme.

 

Allah ta^ala dit :

إِنَّ الْمُتَّقِينَ فِي جَنَّاتٍ وَعُيُونٍ

ءاخِذِينَ مَا ءاتَاهُمْ رَبُّهُمْ إِنَّهُمْ كَانُوا قَبْلَ ذَلِكَ مُحْسِنِينَ

(‘inna l-mouttaqin fi jannatin wa ^ouyounin ‘akhidhina ma ‘atahoum rabbouhoum ‘innahoum kanou qabla dhalika mouhsinin)

 

Ce qui signifie : « Ceux qui sont pieux sont dans des jardins et ils font ce que leur Seigneur leur a ordonné, ils étaient bienfaiteurs » dans [sourat Adh-Dhariyat/15-16]

 

Ce que Allah ta^ala a révélé à Son esclave Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam est vrai, il n’y a pas de doute à ce sujet. Et ce que Allah tabaraka wa ta^ala a promis aura lieu immanquablement. Ainsi l’esclave vertueux, celui qui est pieux c’est le bien aimé de Allah. Sa rétribution selon le jugement de Allah ce sont des jardins du paradis.

 

Allah ta^ala dit :

 

وَأُزْلِفَتِ الْجَنَّةُ لِلْمُتَّقِينَ غَيْرَ بَعِيدٍ

هَذَا مَا تُوعَدُونَ لِكُلِّ أَوَّابٍ حَفِيظٍ

مَنْ خَشِيَ الرَّحْمَن بِالْغَيْبِ وَجَاء بِقَلْبٍ مُّنِيبٍ

ادْخُلُوهَا بِسَلامٍ ذَلِكَ يَوْمُ الْخُلُودِ

لَهُم مَّا يَشَاؤُونَ فِيهَا وَلَدَيْنَا مَزِيدٌ

(wa ‘ouzfati l-jannatou lil mouttaqin ghayra ba^idin hadha matou^adouna li koulli ‘awwabin hafidhin man khachiya r-rahman bil ghayba wa ja’a bi qalbin mounibin ‘adkhoulouha bi salamin dhalika yawmou l-khouloudi lahoum ma yachaouna fiha waladayna mazid)

Ainsi Allah rétribue les pieux largement. [sourat Qaf/31-35]

 

La félicité du paradis est meilleure que la félicité du bas monde. Et la félicité du paradis dure plus longtemps que la félicité du bas monde. La félicité du bas monde est comme rien du tout par rapport à la félicité du paradis. Alors œuvre pour être au nombre des pieux selon les jugements de Allah et sache que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam nous a appris dans son hadith honoré :

 

أَلاَ وَ إِنَّ فِي الجَسَدِ مُضْغَة إذا صَلَحَت صَلَحَ الجَسَدُ كُلُّهُ وَ إِذَا فَسَدَت فَسَدَ الجَسَدُ كُلُّهُ أَلَا وَ هِيَ القَلْب

( ‘ala wa ‘inna fi ljasadi moudgha ‘idha  salahat salaha ljasadou koul-louhou wa ‘idha fasadat fasada ljasadou koul-louhou ‘ala wa hiya lqalb)

 

Ce qui signifie : « Il y a certes dans le corps un bout de chair si ce bout de chair est bon alors tout le corps est bon et si ce bout de chair est corrompu alors tout le corps est corrompus. Et il s’agit du cœur. » Alors méfies toi et préserve toi des maladies du cœur, garde toi de l’insincérité, gardes toi de l’infatuation. Gardes toi de l’orgueil, gardes toi de l’envie, gardes toi de l’animosité.

 

Le Prophète ^alayhi s-salatou wa salam a dit :

 

لاَ تَبَاغَضُوا وَ لاَ تَحَاسَدُوا وَ لا تدابَروا وكُونُوا عِبَاد الله إخْوَانا

(la tabaghadou wa la tahasadou wa la tadabarou wa kounou ^ibada L-lahi ikhwana)

 

Ce qui signifie : « Ne vous haïssez pas les uns les autres, ne vous enviez pas les uns les autres [ne soyez pas envieux, ne soyez pas jaloux], ne vous détournez pas les uns des autres [quand vous le rencontrez ne faites pas comme si vous ne l’avez pas vu] et soyez des frères, vous, esclaves de Allah, soyez des frères ».

 

Parmi les maladies du cœur il y a justement l’envie, la jalousie. Parmi les maladies du cœur il y a la haine, le fait de se haïr, de se détester les uns les autres et les conséquences de ces deux maladies du cœur sont très graves. Ce sont des choses contraires à ce que la loi a ordonné.

C’est le contraire de l’entraide pour la bienfaisance et la piété. En effet si les musulmans se jalousent s’envient les uns les autres. Si les musulmans se haïssent les uns les autres, ils vont reculer et ne vont pas ordonner, ils ne vont pas faire le bien, ils ne vont pas s’entraider pour la bienfaisance.

 

L’envie, la jalousie qui est interdite qu’est ce que c’est ? L’envie interdite c’est souhaiter que le bienfait de ton frère lui soit enlevé tout en œuvrant pour cela, c’est-à-dire en faisant quelque chose pour que le bienfait de ce musulman lui soit enlevé. En œuvrant soit par la parole soit avec le corps. Donc il dit quelque chose ou il fait quelque chose pour que le bienfait de son frère musulman lui soit enlevé.

Ce qui aide pour se débarrasser de la haine, du fait de se détester les uns des autres, ce qui aide pour se débarrasser de la jalousie les uns des autres, ce qui aide pour se débarrasser du fait de se détourner les uns des autres c’est de contredire les passions de ton âme. Ce que ton âme suggère comme mal, tu le contredis, tu ne suis pas ce que ton âme te suggère comme mal. Contredire les passions de son âme aide à gagner l’agrément de Allah tabaraka wa ta^ala.

 

Un des savants connaisseurs de Allah a dit :

 

خَالِف هَواك طَرْقًا لِلمَعالِي

( khalif hawaka tarqan lilma^ali )

 

C’est-à-dire « contredis tes passions, tu aspireras vers les haut degrés et tu verras les conséquences du degré complet. Celui qui suit ses passions va à sa perte puis il verra les graves conséquences de ce qu’il a fait. »

Les saints, les waliyy ne sont devenus des waliyy que en contredisant les passions de leurs âme. Beaucoup de gens ne contredisent pas les passions de leurs âmes et ne se contredisent pas. C’est pour cela qu’ils sont amenés à faire ce que Allah a interdit.

Tu vois certains ils se détournent de leur frères musulmans, ils lui tournent le dos. Certains tournent le dos à leur propre frère de même père et de même mère en raison de quelque chose du bas monde. Ce sont les gens, quand ils agissent ainsi qui ne s’en remettent pas à la loi de Allah et ne contredise pas les passions de leurs âmes. Au contraire ils suivent ce que son chaytan lui suggère, que Dieu nous en préserve.

Il arrive que son frère en Islam vienne vers lui et lui il lui tourne le dos pour lui faire sentir qu’il le déteste, ou il tourne son visage vers une autre direction. Et il y a en cela une nuisance pour le musulman. Il a été dit que l’envie al-hasad a été le premier péché qui a été commis, ça été la première désobéissance à Allah et c’est ‘iblis que Dieu le maudisse qui avait envié le Prophète ‘Adam et cela s’est produit au paradis. ‘iblis était musulman, il était au paradis et notre maitre ‘Adam ^alayhi s-salam était au paradis et le premier péché qui a été commis, la première désobéissance à Allah qui a eut lieu c’est le péché de ‘iblis qui a envier notre maitre ‘Adam ^alayhi s-salam et c’est le premier péché qui a été commis au paradis. Et l’envie a été également le premier péché à être commis sur terre. Puisque Qabil, un des fils de ‘Adam a envié son frère Habil. Puis il l’a tué.

 

Notre Messager salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam nous incite à nous empresser pour faire le bien, il nous incite à régler les affaires des gens, à nous entraider les uns les autres. Il nous incite à accomplir les actes d’obéissance. Au lieu de la haine, au lieu de l’envie, au lieu de se détourner les uns des autres, il convient plutôt de délivrer les gens qui sont éprouvés de leurs épreuves.

Il convient plutôt de faciliter pour ceux qui sont dans la difficulté et de régler les affaires de ceux qui sont nécessiteux. Le Prophète ^alayhi s-salatou wa salam a dit :

 

لاَ تَحْقِرَنَّ مِنَ المَعْروفِ شَيْئًا

(la tahqiran-na mina lma^roufi chay’an )

 

Ce qui signifie : « Ne néglige aucun bien que tu peux faire, ne fusse qu’en rencontrant ton frère avec un visage souriant » [Rapporté par Mouslim]

 

Quand le Messager a dit « ton frère » c’est-à-dire ton frère en Islam et à plus forte raison ton frère de même père ou de même mère ou bien ton épouse ou bien ton enfant. De plus c’est quelque chose qui est très facile que de sourire face à ton frère en Islam, ce n’est pas quelque chose qui va te demander beaucoup d’effort et tu introduits ainsi la joie dans son cœur.

Egalement d’aller rendre visite à ton frère qui est malade. Il se peut que par ta visite tu le soulage d’une partie de ses douleurs.

Egalement si ton frère est éprouvé tu demandes après lui. Cela peut lui délivrer d’une partie de ses tourments et ses chagrins. Et tu peux aider ton frère qui est nécessiteux. Quand tu aides ton frère qui est nécessiteux, tu lui introduis la joie et le sourire dans son cœur.

Les invocations

Publié dans cours général par chaykhaboulaliyah le janvier 13, 2014

Lever les mains quand on fait des invocations est quelque chose de recommandé selon l’unanimité (al-‘ijma^). Parce que le ciel c’est la qiblah, c’est la direction pour les invocations. Et le ciel c’est la source de descente des miséricordes et des bénédictions.

 

Passer la main sur le visage après avoir fait des dou^a fait l’objet de divergence. Certains ont dit que c’est recommandé et d’autres ont dit que ce n’est pas recommandé. Mais ça ne veut pas dire que c’est interdit.

 

Le ciel c’est la source de descente des miséricordes et des bénédictions parce que le ciel est rempli d’anges. Et les anges ne désobéissent pas à Allah. Donc le ciel est un endroit dans lequel il n’y a pas de péchés. Il est parvenu dans un hadith :

 

مَا فِي السَماءِ مَوْضِعُ أَرْبَع أصَابع وَإلاّ وَ فِيها مَلكٌ قَائمٌ أو راكعٌ أَو سَاجِد

(ma fi s-sama‘i mawdi^ou ‘arba^ou ‘asabi^ wa ‘il-la wa fiha malakoun qa’imoun ‘aw raki^oun ‘aw sajid)

 

Ce qui signifie : « Il n’y a pas dans le ciel un emplacement de quatre doigts sans qu’il y ait un ange qui soit debout ou en inclination ni en prosternation entrain d’adorer Allah, entrain de faire la prière pour Allah. »

Le ciel est donc chargé d’anges qui font les cinq prières obligatoires dans leur temps et le reste du temps, ils font des prières surérogatoires. C’est pour cela que certains se trouvent en position debout, d’autres en prosternation, d’autres en inclination. Le ciel n’est pas endroit dans lequel Allah habite comme l’ont crus certains parce que Allah existe sans endroit. En effet, celui qui se trouve dans un endroit ou dans tous les endroits est un corps et le corps est crée. Et Allah est le Créateur. Allah est Celui Qui crée, Allah n’est pas crée. Allah tabaraka wa ta^ala a crée le trône, al-^arch, par manifestation de Sa puissance et non pour s’assoir dessus tout comme l’ont crus certains. C’est cette croyance qui est la croyance de tout musulman que Allah n’a pas de ressemblance avec Ses créatures et Qu’Il n’a pas les attributs de Ses créatures et Qu’Il existe sans endroit.

 

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Pour expliquer dou^a’ al-qounout, c’est le dou^a’ qu’on fait à la 2ème rak^ah de as-soubh.

 

(Allahoumma hdini fiman hadayt) c’est-à-dire : « Ô Allah fait que je persévère sur la foi, sur l’islam, parmi ceux pour qui Tu as voulu cela »

 

(wa ^afini fiman ^afayt) c’est-à-dire : « Préserve moi des maladies au nombre de ceux que Tu as préservés des maladies, protège moi des maladies fais que je sois parmi ceux pour qui Tu as accordé cette protection des maladies. »

 

(wa tawallani fiman tawallayt) c’est-à-dire : « Aide moi fais que je sois au nombre de ceux que Tu aides. »

 

(wa barik li fima ‘a^tayt) c’est-à-dire : « Fais que j’ai de la barakah, des bénédictions, dans tout ce que Tu m’as donné »

 

(wa srif ^anni charra ma qadayt) C’est-à-dire : « les choses qui sont du mal dont Tu as prédestiné l’existence, préserve moi de ces choses-là ». [Cela ne veut pas dire des choses prédestinées qui m’arrivent, protège moi de cela. Non. Parce que si quelque chose est prédestiné, elle aura lieu. On ne demande pas à Allah de changer la prédestination parce que c’est impossible, Allah ne change pas. Celui qui change à un début et Allah est exempt du début, donc Il ne change pas. Mais les choses dont Allah a voulu l’existence qui sont du mal, nous demandons à Allah qu’Il nous en préserve, c’est cela le sens].

 

(fa ‘innaka taqdi wa la youqda ^alayk) c’est-à-dire : « Ô Allah Tu es Celui qui prédestine les choses pour Ses créatures et Toi Tu n’es pas sujet à la prédestination, puisque Tu es de toute éternité et Tu ne changes pas ».

 

(wa ‘innahou la yadhil-lou man walayt) c’est-à-dire : « Ô Allah celui pour qui Tu as voulu l’honneur, celui là ne sera jamais humilié même si certains lui nuisent. [Même si certains l’humilient mais selon le jugement de Allah il reste honorable] ». Il y a parmi les Prophètes beaucoup qui ont été tué par des mécréants, parmi les Prophètes certains ont subis des nuisances sans que ça soit au point d’être assassiné et malgré cela selon le jugement de Allah ils sont honorables. Car cette nuisance qui leur arrive est en réalité une gloire que Dieu leur accorde, c’est un honneur de la part de Allah, c’est une élévation en degré.

 

(tabarakta Rabbana wa ta^alayt) c’est-à-dire : « Ô Allah fais que Tes grâces et Tes bienfaits nous atteigne dures, fais qu’on obtienne toujours de Ta part des grâces et des bienfaits et Tu es Mouta^al»  « Mouta^al » c’est-à-dire Tu es exempt de toute ressemblance avec les créatures. Tu n’as pas pour attribut l’endroit, la direction, la position assise, la forme, l’aspect, l’image, les membres, l’ignorance, l’impuissance, le mouvement, l’immobilité et le changement d’humeur. Tout cela Allah en est exempt. Allah est exempt de tout cela.

 

Voilà quelques informations concernant dou^a al-qounout c’est une invocation que nous disons et c’est utile d’en comprendre la signification parce que sa signification c’est du tawhid.

La langue

Publié dans cours général par chaykhaboulaliyah le janvier 13, 2014

« Attachez vous à diminuer vos paroles, ne pas trop parler sauf pour dire du bien et diminuer le confort et diminuer la colère. Délaisser la colère est quelque chose de très important, la colère mène à la perte. Et de plus délaisser les péchés, éduquer votre âme pour délaisser les péchés et faites en sorte que vos intention soient sincères dans les œuvres comme la prière, le jeune, la zakat, le hajj, le dhikr dans tout cela soyez sincère. Préparez vos provisions pour l’au-delà, en multipliant les paroles de dhikr, en faisant beaucoup de d’évocation de Dieu, que ce soit la parole « La ‘ilaha ‘il-la l-Lah » ou « soubhana l-Lah » ou « al-hamdouli l-Lah » ou bien « Allahou ‘Akbar »

Quelqu’un a interrogé le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam et le Messager lui a dit :

لاَ يزَالُ لسَانُك رَطْبًا مِن ذِكر الله

(la yazalou lisanouka ratban min thikri L-lah)

 

 

Ce qui signifie : « Ta langue restera douce tant que tu évoques Allah » en disant « Soubhana l-Lah » « Al-hamdouli l-Lah » « Allahou ‘Akbar » « La ‘ilaha ‘il-la l-Lah » « La hawla wa la qouwwata il-la bi l-Lah ». Tout cela c’est du dhikr, c’est des évocations de Allah. Celui dont la langue continuellement évoque Allah, il retrouvera un bien immense. S’il dit « soubhana l-Lahi wa bihamdih » il lui sera planté un arbre au paradis dont le tronc est en or. Il dit cette phrase. Les arbres qui sont au paradis ne meurent pas, ce sont des arbres qui resteront éternellement. L’arbre lui donne un fruit dont la couleur n’est pas altérée. Chaque fois qu’il dit « soubhana l-Lahi wa bihamdih » ou « Soubhana l-Lah » il lui sera planté un tel arbre. Et il y a certainement un grand profit pour l’au-delà. Mais s’il dit « Soubhana l-Lah » sans « wa bihamdih », il lui sera planté un arbre mais ce ne sera pas un arbre dont le tronc est en or. Il lui sera planté un arbre mais pas de la première catégorie des arbres, dont le tronc n’est pas en or. Si on prend un fouet [avec lequel on frappe] et qu’on le pose sur le sol du paradis, ce que ce fouet recouvre du sol du paradis vaut mieux que ce bas monde et ce qu’il contient. C’est quelque chose de très petit par rapport à l’immensité du paradis. Qu’est ce qu’il prend ce fouet dans le sol du paradis ? Pas grand-chose. Généralement ils sont fins les fouets, et pourtant l’espace que recouvre ce fouet du sol du paradis vaut mieux que le bas monde et ce qu’il contient.

Que Allah nous accorde le paradis sans châtiment.

L’eau de Zamzam

Publié dans cours général par chaykhaboulaliyah le janvier 13, 2014

La louange est à Allah le seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance. Nous demandons à Allah de nous préserver de l’état des gens de l’enfer, nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

Ce qui a été dit au sujet de l’eau de zamzam c’est qu’il n’y a pas eut de divergence entre les spécialistes de l’histoire et les historiens que le premier qui a fait que l’eau de zamzam jaillisse sur terre fut Jibril ^alayhi s-salam lorsque le Prophète de Allah Isma^il qui était encore enfant avait eut soif, Allah a envoyé Jibril a fait jaillir de terre la source de zamzam. Et quand cette source a jaillit la mère de Isma^il, Hajar, s’est mise à entourer l’endroit où sortait, l’eau avec de la terre de sorte que l’eau ne s’échappe dans tous les sens. Donc elle a contribué à diminuer le débit de cette eau. Si elle l’avait laissé cela aurait été une source d’eau plus abondante qu’elle ne l’est aujourd’hui (parce que aujourd’hui elle est abondante) comme nous l’a annoncé le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam. Et les gens profitaient de cette eau depuis l’époque de Hajar, de Isma^il, jusqu’à ce que vienne une tribu, qui s’appelle la tribu de Jourhoum, quand cette tribu a pris de force la Mecque, ils ont comblé l’eau de cette source, l’eau ne sortait plus. Des années se sont passées jusqu’à ce que soit arrivé le grand père du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam, ^Abdou l-Mouttalib, le grand père paternel du Prophète. Il a vu dans le rêve des signes pour qu’il aille creuser dans un endroit pour qu’il voit et fasse à nouveau apparaitre l’eau de zamzam, et il a fait cela et à cette époque là ^Abdou l-Mouttalib n’avait pas encore d’autre fils que Al-Harith. ^Abdou l-Mouttalib avait eut plusieurs fils, le grand père du Prophète, mais quand il avait vu ce rêve pour retrouver l’eau de zamzam il n’avait pour fils que Al-Harith. Tout comme cela a été rapporté par l’auteur de chifa l-gharam.

 

Il y a un historien qui a dit autre chose. Al-‘Azrouqiyy a dit que cette source a en fait été à nouveau creusé après la naissance du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam. Donc certains ont dit que c’était à l’époque du grand père et d’autres ont dit que c’était après la naissance du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam. Et à cette époque là l’eau de zamzam, la source était devenu très très faible, au point qu’un homme, qui était habitant de at-tarif, qui s’appelle Mouhammad ibnou Mousayyar et il travaillait dans cette source. Il a dit : « J’ai pu faire la prière au fond de l’endroit où cette eau sortait » pour dire que l’eau de la source était presque tarie. Al-‘ Azrouqiyy a dit : « Cette source a 60 coudées de profondeur » l’endroit d’où elle sort jusqu’à la surface il y a 60 coudées et au fond d’où sorte cette source, qui a trois sources différentes étaient près de la pierre noir, une près de la pierre noire, une près de la montagne d’Abou Qoubays et  une près du mont de as-safa et une troisième près de al marwa. Donc il a décrit un peu les différentes distances, où elles se trouvent exactement, il a montré dans son livre où se situait la source de zamzam, comment cette source se déversait dans un puits duquel les gens faisaient le woudou. Tout cela était avant que les saoudiens ne modifient l’architecture aujourd’hui. Si vous regardez les photos d’avant, de la mosquée Al-Haram, où il y avait la ka^bah, il trouvait toujours un emplacement, les escaliers pour descendre pour aller jusqu’à zamzam. Maintenant il n’y a plus accès à la source, ils ont mis une canalisation qui permet de faire monter l’eau plus loin. Le prétexte était pour que les gens qui font le tawwaf, parce qu’il y a des escaliers qui font descendre jusqu’à la source de zamzam se trouvent vers l’emplacement des gens qui faisaient le tawwaf. Avant les gens évitaient juste ces escaliers, maintenant il y a un peu plus de monde, donc ils ont totalement comblés ces escaliers là, qu’on a plus accès et l’eau est par les canalisations de tout le monde. La porte de ses escaliers là est du côté de la montagne de as-safat.

En l’an 933 de l’Hégire, il y a eut à travers des différents rois et gouverneurs, il y avait des extensions des gens qui s’occupaient de sortir l’eau de zamzam, chaque souverain laissait une trace. Les noms de zamzam, d’après Al-Fakihi, il rapporte d’après des savants des gens de la Mecque, les noms de l’eau de zamzam sont Hazmat Jibril ou encore Souqya l-Lahou ‘Isma^il, sayyidah, barakah et nafa^, madnounah, ^Awanah, Bouchra, Safiyyah, mourrah, ^Ismah, Salimah, Maymounah, Moubarakah, Kafiyah, ^afiyah, Moughadiyyah, Tahirah, Moufdat, Haramiyyah, Mourwiyyah, Mounisah, Ta^amou tou^m, chifa’ou saqam, tout cela ce sont des noms de cette eau de zamzam. Il a été dit qu’elle s’appelle également Taybah, Taktham, Chaba^atou l-^iyyal, charabou l-‘abrar, Qaryatou n-naml, Nouqratou l-ghourab, HazmatouIsma^il, Noufaylat l-^abbas, ces noms qui ont été cités par un savant qui s’appelle Yaqout Al-Hamoul.

Pourquoi elle a été appelée « hamzatou Jibril », le coup donné par Jibril ? Il a dit « Parce que c’est Jibril qui a donné un coup de talon à cet endroit là pour que l’eau sorte ».

Pourquoi est ce qu’il a été appelé zamzam, Ibnou Hicham a dit :

« Az-zamzama chez les arabes, ils utilisent ce mot là pour dire que c’est quelque chose en quantité et beaucoup qui se réuni ». Ils utilisent ce mot pour dire que c’est beaucoup qui se réunit.

Et il a été dit que cette source a été appelée zamzam parce qu’elle a été zoummat c’est-à-dire calée avec de la terre pour ne pas que l’eau se disperse dans tous les sens. Parce que l’eau quand elle jaillissait, Hajar mettait de la terre pour diriger le flux pour ne pas que l’eau aille dans tous les sens, donc ce verbe là de caler la sortie ca s’appelle zamma.

 

Les mérites de l’eau de zamzam

 

Al-Façiyy dans son livre chifa’ou l-lgharam a dit : Il nous a été rapporté dans le mou^jam de At-Tabaraniyy avec une chaine de transmission d’hommes digne de confiance dans le sahih de Ibnou Hibban, d’après le hadith de Ibnou ^Abbas que Allah l’agrée lui et son père, d’après le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam il a dit :

خَيْرُ مَاءٍ عَلَى وَجْهِ الأَرْضِ مَاءُ زَمْزَمْ

 (Khayrou ma’in ^ala wajhou l-‘ardi ma’ou zamzam)

 

Ce qui signifie : « La meilleure eau sur terre c’est l’eau de zamzam »

 

Et le même sens a été rapporté par ^Aliyy ibni Abi Talib que Allah l’agrée dans Tarikhou l-‘azrouqiyy.

 

Al-hafidh Al-^Iraqiyy a dit que la sagesse de laver la poitrine du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam avec l’eau de zamzam est que pour que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam est la force de voir les choses surprenantes sur terre et dans les cieux ainsi que le paradis et l’enfer, parce que parmi les particularités de l’eau de zamzam c’est qu’elle renforce le cœur et elle apaise les craintes. Donc cela est une autre particularité de cette eau.

 

Il a été rapporté également dans Tarikhou l-‘azrouqiyy d’après Ibnou l-^Abbas il a dit :

 

» اشْرَبُوا مِنْ شَرَابِ الأَبْرَارْ«

(‘Ichrabou min charabi l-‘abrar)

Ce qui signifie : « Buvez de l’eau des pieux »

 

Il a été rapporté d’après Wahb Ibnou Mounabbah la même chose.

Il a été rapporté dans le mou^jam l-kabir de At-Tabaraniyy le hadith de Ibnou ^Abbas, d’après le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam que le fait de boire beaucoup d’eau de zamzam, de se remplir le ventre d’eau de zamzam est un signe qui nous distingue des hypocrites.

Ca veut dire que le musulman aime boire beaucoup d’eau de zamzam contrairement à l’hypocrite.

 

Et le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam quand il voulait réjouir le cœur de quelqu’un, il lui donnait à boire de l’eau de zamzam.

 

D’après Ibnou ^Abbas il a dit : le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

 

"مَاءُ زَمْزَمْ لِمَا شُرِبَ لَهُ إِنْ شَرَبْتَهُ تَسْتَشْفِي بِهِ شَفَاكَ اللَهُ وَ إِنْ شَرِبْتَهُ لِشَبَعِكَ أَشْبَعَكَ اللَهُ بِهِ"

 

Ce qui signifie : « L’eau de zamzam est une eau qui te permet d’obtenir ce que tu recherche en la buvant. Si tu veux la boire pour la guérison, Allah te donne la guérison. Si tu veux la boire pour que tu n’aies plus faim, Allah fait que tu sois rassasié. Si tu veux la boire pour couper la soif, Allah fait que tu n’as plus soif », donc celui qui boit de l’eau de zamzam pour un objectif qu’il recherche Allah le lui accorde.

L’imam Ach-Chafi^iyy que Allah agrée a bu de l’eau de zamzam pour avoir la science et il a eut ce qu’il recherchait. Et il buvait aussi l’eau de zamzam pour être adroit au tir, quand il tirait, il atteignait sa cible. Et il visait sur dix coups il atteignait dix ou parfois neuf. Voyez comment il était adroit.

 

Alors parmi ce qui a été rapporté à ce sujet, c’est ce qu’à rapporté Al-Fakihi d’après quelqu’un, un habitant de la Mecque, il a vu dans la Mosquée de Al-Haram, près de la porte de as-safa, un homme et autour de lui des gens qui était assemblés. Il s’est rapproché de lui. Ils ont trouvés que c’était un homme qui avait visiblement une blessure, il avait un problème et il avait un morceau de bois dans la bouche. On lui a dit : « Il a bu quelque chose et dans ce récipient il y avait une aiguille, et l’aiguille s’est planté dans sa gorge et elle est restée de travers et il ne pouvait plus fermer sa bouche. Il était près de mourir » Cet homme a dit : « Je suis parti, et quelques jours plus tard je l’ai revu et il n’avait plus aucun mal. Je lui ai dis : « Qu’est ce qui t’est arrivé ? » Il a dit « J’ai bu de l’eau de zamzam et je suis resté sur l’état que j’avais, j’étais toujours souffrant, je me suis adossé à un des piliers de la Mosquée et je me suis assoupis. Et je me suis réveillé, je n’avais plus aucune douleur» donc voilà un exemple parmi tant d’autres.

 

Il y a également ce qu’a rapporté Al-hafidh Al-^Iraqiyy [c’est une référence dans la science du hadith] qui avait bu de l’eau de zamzam pour différents objectifs, parmi lesquels la guérison d’une maladie qu’il avait au ventre. Et il en a guérit sans prendre de médicament.

 

Et il y a aussi un homme qui était au service de la Mosquée, il s’appelle Ahmad Ibnou ^Abdi l-Lah ach-Charifiyy et il avait dit parce qu’il avait été atteint de cécité et il a été guérit de cette cécité.

 

Alors comment boit- on l’eau de zamzam ? Quelles sont les règles de comportement à avoir ?

Il est recommandé quand on veut boire de l’eau de zamzam de se diriger vers la qiblah, de citer le nom de Allah, de remercier Allah et de dire l’invocation que Ibnou ^Abbas disait quand il buvait de l’eau de zamzam. Dans le Al-Moustadrak de Al-Hakim, Ibnou ^Abbas lorsqu’il buvait de l’eau de zamzam disait :

 

"اللَّهُمَّ إِنِّي أَسْأَلُكَ عِلْمًا نَافِعًا وَ رِزْقًا وَاسِعًا وَشِفَاءً مِنْ كُلِّ دَاءٍ"

(Allahoumma ‘inni ‘as’alouka ^ilman nafi^a, wa rizqan wasi^a, wa chifa’an min koulli da’)

 

Ce qui signifie : « Ô Allah je te demande une science utile, une subsistance large et une guérison de toute maladie » mais la personne ne se limite pas à ses invocations, elle peut dire toutes les invocations qu’elle souhaite, des sujets de l’au delà et il évite de faire des invocations qui entraine une nuisance.

 

La sagesse de purification avec de l’eau de zamzam

 

Se purifier avec de l’eau de zamzam est quelque chose de valable et de correcte selon l’unanimité tout comme l’a mentionné Al-Mawadiyy dans Al-Hawiyy ainsi que An-Nawawiyy dans « charhou l-Mouhadh-dhab » et dans l’école de l’imam Ach-Chafi^iyy, il est recommandé de faire le woudou et le ghousl avec l’eau de zamzam. Al-Fakihi a rapporté que les gens de la Mecque lavaient leurs morts avec l’eau de zamzam, c’était en espérant la barakah par cette eau.

 

Et il a été mentionné que ‘Asma’ bintou Abou Bakr As-Siddiq a lavé son fils ^Abdou l-Lah Ibnou Zoubayr avec l’eau de zamzam.

 

Concernant le transport de cette eau dans de différents pays, cela est permis par accord des différentes quatre écoles. C’est permis d’emmener de l’eau de zamzam dans les différents pays.

 

Chez les malikites c’est recommandé tout comme chez les chafi^ites. La différence c’est les chafi^ites entre l’eau de zamzam et la pierre de al-haram des pierres, chez les chafi^ites ont n’emmène pas les pierres c’est que l’eau de zamzam ce n’est pas quelque chose qui une fois enlevée, elle n’est pas remplacée, contrairement aux pierres. Si chacun emmenait les pierres, cela va vider l’endroit alors que l’eau si elle est prise elle peut être remplacée par une autre eau.

 

Ach-Chafi^iyy a donné cette différence, d’après ce qu’à rapporté Al-Bayhaqiyy. L’origine du caractère permis du transport de l’eau de zamzam c’est ce qu’a rapporté At-Tirmidhiyy dans son jami^, d’après ^A’ichah, elle a pris de l’eau de zamzam dans des récipients et elle a dit : Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam a transporté cette eau avec lui et il en versait sur les malades et il leur en donnait à boire.

 

Voilà un petit rappel concernant cette eau qui est une eau pleine de Barakah.

 

Que Allah nous accorde de la boire à sa source.

L’âme

Publié dans cours général,islam par chaykhaboulaliyah le novembre 9, 2013

L’âme (en arabe ar-rouuh_), est un corps impalpable. Le corps palpable est ce qui peut être perçu au toucher,  comme cette table, l’être humain, comme la pierre, l’arbre, qui sont des corps palpables. On peut les attraper à la main, contrairement aux corps impalpables. Des exemples de corps impalpables : la lumière. La lumière est un corps. Pourquoi dit-on  que la lumière est un corps ? C’est parce qu’elle occupe un espace. Elle a une longueur, une largeur et une profondeur. La preuve, si vous prenez une bougie dans une nuit où tout est sombre, vous voyez bien que cette lumière occupe un espace et qu’au-delà de cet espace là, il n’y a plus de lumière, seulement l’obscurité. Cela correspond donc à l’espace qu’occupe ce corps qui est la lumière, un corps impalpable. On ne la perçoit pas au toucher. L’âme, également est un corps impalpable. Donc, dans ce monde il y a des corps palpables et des corps impalpables. L’âme fait partie des corps qui sont impalpables. Et seul Allah en connait la réalité. C’est à dire que notre connaissance de l’âme est très réduite. Les créatures de Allah qui font partie des êtres vivants comme les êtres humains, les anges, les animaux possèdent des âmes. Mais les arbres n’ont pas d’âmes. Les objets n’ont plus. C’est pour cela que l’on dit que ce sont des objets inanimés. La maison aussi n’a pas d’âme, la voiture n’a pas d’âme. Tant qu’on est en vie, c’est que notre âme est dans notre corps. La mort justement c’est lorsque l’âme est retirée du corps. Et l’ange de la mort s’appelle ^Azraa’iil. Il est chargé de retirer les âmes des corps. Donc, les corps sont soit palpables comme l’arbre, la pierre, l’homme, soit impalpables. En résumé, il existe deux catégories de  corps, palpables, ou impalpables. Impalpables comme l’air, les jinns, les anges, ou  les âmes.

Les anges ainsi peuvent entrer dans le corps de l’être humain sans que celui-ci  ne ressente quoi que ce soit. En effet, lorsque la femme est enceinte, au bout du 120ème  jour, il y a deux anges qui écrivent dans le foetus qui est dans l’utérus de sa mère, quelle sera sa vie et s’il fera partie de ceux qui seront heureux pour l’éternité ou malheureux pour l’éternité, c’est à dire s’il fait partie de ceux qui iront au paradis ou de ceux qui iront en enfer. Donc, cela aussi est écrit dans le foetus qui est dans l’utérus de sa mère. Ainsi, les anges rentrent sans que la mère ne ressente quoique ce soit.

Les jinns également peuvent entrer dans le corps des humains, mais pas dans le corps des prophètes, sans que l’humain ne ressente quoique ce soit. Parmi les exemples de corps impalpables, il y a le jinn mécréant qui est avec chacun d’entre nous. Il  s’appelle le  qariin (celui qui accompagne). Avec chacun d’entre nous, il y a un jinn mécréant. Il peut rentrer dans le corps et c’est lui qui suggère à l’homme les mauvaises choses. Il entre dans la poitrine sans que la personne ne le ressente. A l’inverse d’une épine qui serait rentrée dans son corps, il n’en ressent rien. Mais, c’est lui qui commence à suggérer des  mauvaises choses. Il lui dit par exemple « Ne fais pas la prière», ou «ne va pas assister aux cours de science de religion», ou «fais ce péché», ou «ne fais pas ce devoir». Donc, c’est justement ce qariin qui entre sans que l’on s’en aperçoive. Mais bien sûr le chaytan, quel qu’il soit, même le qariin, ne rentre pas dans le corps des prophètes. Et celui qui croit le contraire, il sort de l’Islam. Le chaytan peut suggérer de l’extérieur au prophète mais il n’a pas d’emprises, de pouvoirs sur le prophète.  Et même sur les saints, le chaytan n’a pas d’emprises.

Allaah ta^ ala dit «Inna ^ ibaadii layça laka ^ alayhim soulTaan, illaa mani t taba^ aka mina l ghaawiin  (souurat al hijr / 42).

Dans ce verset, Allah nous apprend que le chaytan n’a pas d’emprises sur les prophètes et les saints. C’est pour cela que ceux qui se font appeler les médiums, ou ceux qui prétendent ramener l’âme d’un mort ou dialoguer avec ce mort, ce sont des mensonges. C’est possible que ce soit le qariin de celui qui est mort qui vit généralement plus que le mort, qui connait les détails de la vie de cet humain et il commence à dialoguer soit disant avec le chaytan qui travaille avec ce prétendu médium. Et le jinn peut prendre une apparence, mais on ne les voit pas sous leur véritable apparence. Les ignorants sont perplexes face à ces choses là et parle souvent de mystère. Alors qu’il se peut que ce soit le qariin d’une femme qui a été enterrée ou qui est apparue sur une photo par exemple. Donc, le jinn peut prendre l’apparence d’un être humain mais pas parfaite. Il y a quelque chose qui fait que ce n’est pas une apparence parfaite.

 

Pour en revenir à notre sujet, l’âme, la vie se poursuit dans les corps des anges, des humains, des jinns, des animaux tant que ces corps impalpables y sont présents. Tant que l’âme de l’homme est dans le corps de l’homme, l’homme est vivant. Tant que l’âme du mouton  est dans le mouton, le mouton est vivant. Donc tant que l’âme est dans le corps de cet être vivant, cet être vivant est en vie. Allah a fait que d’ordinaire c’est ainsi que cela ce passe. Et de même, la vie s’en sépare lorsque ces corps s’en séparent. Lorsque les âmes impalpables quittent le corps qui lui est palpable, alors l’être vivant meurt. Donc, la mort est la sortie de l’âme du corps.

Par ailleurs, les âmes ont un début. Les âmes sont des créatures. Toutes les créatures ont un début, c’est à dire un commencement. Et c’est Allah qui a donné leur commencement. C’est Allah Qui les a créées. Et celui qui prétend que les âmes sont éternelles, c’est à dire, qu’elles n’ont pas de commencement, il sort de l’Islam. Il n’est plus musulman. Parce qu’il a prétendu qu’il y a une chose autre que Dieu qui est exempte de début. Une chose dont Allah n’en serait pas le Créateur. Or nous savons que Allah est le créateur de toute chose. Lui seul est exempt de début et tout autre que lui a un début. C’est Lui qui donne le début à tout autre que lui. Donc, les âmes ont un début. Elles ont un commencement. Mais elles ont une particularité, c’est qu’elles ne sont pas anéanties comme le paradis et l’enfer. Le paradis et l’enfer ont un début mais n’auront pas de fin. Les âmes aussi. Elles ont un début mais pas de fin. Les âmes ne seront pas anéanties comme le paradis et l’enfer ne seront pas anéantis. Donc, celui qui dit que l’âme n’a pas de début, il sort de l’Islam. Donc, les âmes sont entrées en existence, elles ont un début mais elles sont éternelles, elles n’ont pas de fin. Allah a fait qu’elles n’ont pas de fin tout comme Il a fait que le paradis et l’enfer n’ont pas de fin. Allah a accordé un début aux âmes et a accordé aux âmes qu’elles n’aient pas de fin.

Notre Maître Adam, ^alayhi s-salaam, est le premier de toute l’humanité et il est le père de tous les prophètes. Après la création de Adam, Allah a fait sortir toute la descendance de Adam, toutes les âmes de sa descendance. Allah les a fait sortir du dos de Adam. Toute sa descendance, nous qui sommes vivants maintenant, ceux qui ont vécu avant nous, ceux qui vont venir après nous, tous les humains, Allah a fait sortir leur âmes du dos de Adam et Allah les a fait parler. Il a fait parler ces âmes et toutes les âmes ont reconnu la divinité de Dieu. Toutes les âmes ont dit qu’il n’est de dieu que Dieu. Toutes sans exception. Parce que les âmes, Allah les a créées. Donc, Allah les a fait sortir du dos de Adam, mais lorsque comme on a vu, le foetus est dans le corps de sa mère, Allah envoie deux anges qui vont insuffler l’âme de cet enfant et les deux anges vont écrire pour cet enfant s’il sera des gens du paradis ou des gens de l’enfer. Quelle sera sa subsistance, quelle sera sa vie. Tout cela est prédestiné. Donc, cela sera écrit lorsque l’âme est insufflée dans son corps. Cela est déjà écrit sur la table préservée mais eux ils vont écrire lorsqu’ils vont introduire l’âme dans le foetus. Quand l’âme entre dans le corps et que les enfants sortent de l’utérus de leur mère, ils n’ont rien fait encore qui contredise la reconnaissance de la divinité de Dieu puisqu’on a vu que Allah a fait sortir toutes les âmes du dos de Adam. Et toutes les âmes ont reconnus qu’il n’est de dieu que Dieu. Donc, même quand elles sont introduites dans l’utérus de leur mère et qu’ils sortent et sont encore bébé, ils n’ont rien fait qui a contredit cette reconnaissance. Ils sont toujours sur cette reconnaissance qu’il n’est de dieu que Dieu. Cependant, ils ont oublié cet aveu ou cette reconnaissance qu’ils ont fait. Ensuite, certains ont appris la foi, l’Islam, ont grandi sur cela. Et puis il y a ceux qui ont grandi sur la mécréance.  Et certains sont devenus des esclaves croyants et d’autres sont devenus des non croyants. Donc, le jour où Allah a fait sortir les âmes du dos de Adam, on l’appelle le jour de ‘alastou. Dans la ‘ayah «Alastou bi Rabbikoum» qui signifie «Ne suis-je pas votre Dieu». Et les âmes ont toutes répondu «balaa» qui signifie «Oui». Cependant, comme on a vu, après ce jour-là, elles ont toutes oublié quand elles sont sorties du corps de leur mère, elles ont toutes oublié.

 

Les animaux également ont des âmes. Lorsque nous égorgeons un mouton, vous voyez qu’il se débat puis s’arrête. Donc, les animaux ont des âmes. Et celui qui prétend que les animaux n’ont pas d’âmes, il sort de l’Islam. Il y a un homme qui a écrit un livre, un égyptien, qui s’appelle ach cha^ raawiyy, dans lequel il a prétendu le contraire. Il a prétendu que les animaux n’auraient pas d’âmes. Alors que dans le Qour’an, Allah ta^ala dit « Wa idha l wouh_ouuchou h_ouchirat» qui signifie « Et lorsque les animaux seront rassemblés» c’est à dire que après leur mort, tout comme les êtres humains, Allah les ressuscite et à nouveau l’âme rentre dans le corps. Pour les humains et les jinns, cette résurrection puis ce rassemblement sera pour le jugement dernier, et les animaux ne sont pas responsables, ils n’ont pas de comptes à rendre, il n’y a pas de paradis et d’enfer pour les animaux. Cependant, Allah les ressuscite et les rassemble par manifestation de Son équité, de Sa justice. Tout comme l’a dit notre Prophète, salla l laahou ^alayhi wa sallam, dans le hadith, le mouton qui a donné un coup de corne à l’autre mouton dans cette vie, celui qui a reçu un coup de corne va le lui rendre au jour dernier. Par manifestation de Sa justice, Allah fait que cela aura lieu ainsi. Ensuite, que vont devenir les animaux? Ils vont se transformer en poussière. C’est pour cela que le mécréant, lorsqu’il subira le châtiment au jour dernier, il souhaitera être comme les animaux. Il souhaitera devenir poussière. Mais il n’y a plus de mort pour lui après la résurrection. Donc, cette ‘ayah, numéro 5 dans sourat at takwiir, indique que les animaux ont une âme. Et celui qui dit que les animaux n’ont pas d’âme aura contredit le Qour’an, et celui qui contredit le Qour’an  il n’est pas musulman. Le hadith du Prophète concernant le mouton qui rend le coup de corne à l’autre mouton, c’est sa parole, salla l laahou ^alayhi wa sallam, «la tou’addanna l houqouuqou ilaa ‘ahlihaa yawma l qiyaamah» qui signifie « Des droits que certains ont sur les autres seront certes réparés au jour du jugement. C’est à dire que celui dont le droit a été usurpé dans cette vie, il le lui sera rendu au jour du jugement. Donc, ça c’est le début du hadith. La suite : le Prophète a dit «hattaa youqaada lichchaati l jalh_aa’i mina chchaati l qarnaa’», qui signifie «même le mouton qui a reçu un coup de corne prendra sa revanche sur celui qui lui a donné». Même un mouton qui a reçu un coup de corne va le rendre à celui qui le lui a donné. Donc, Allah, par manifestation de Sa justice, fait que même le mouton qui a reçu un coup de corne il va le lui rendre. C’est un hadith rapporté par Mouslim. Donc, la signification de ce hadith, c’est que Allah ta^aalaa rétablit les droits. Donc, le mouton qui n’avait pas de corne et qui a reçu un coup de corne d’un autre mouton qui lui avait des cornes, va rendre à celui qui l’a cogné. Mais cela ne veut pas dire que le mouton qui a donné un coup de corne ira en enfer. Il n’y a pas de paradis et d’enfer pour les animaux du bas-monde. Et ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’animaux au paradis et en enfer. Il y a des animaux au paradis et il y a des animaux en enfer. En enfer, pour le châtiment du mécréant, il y a des scorpions de la taille d’une mule. Et au paradis, il y a des animaux. Celui qui est au paradis, il voit un oiseau qui vole, il souhaite le manger, et il le retrouve sur sa main prêt à être consommé. Et dès qu’il termine de le consommer, Allah ressuscite cet oiseau, il reprend son envol et continue son vol. Car au paradis il n’y a pas d’interruption pour le bien. Et ce que la personne consomme au paradis ne sort pas sous forme de déchets du corps, il n’y a pas de matière fécale ou d’urine. Ce que la personne consomme sort sous forme de transpiration à l’odeur de musc. Si quelqu’un frappe un autre humain injustement, il mérite l’enfer dans l’au delà. Mais il n’en est pas de même pour les animaux. Mais, l’animal qui a été frappé va rendre le coup à celui qui a été frappé et tous deux deviendront poussière. Ils ne rentreront pas au paradis et en enfer.

Dans le bas monde, Allah fait  miséricorde aux croyants tout comme aux mécréants. Mais dans l’au-delà, sa miséricorde sera réservée aux croyants. Allah ne fait pas miséricorde aux mécréants dans l’au-delà. La preuve est la ayah 156  de sourat al a^raaf. Allah ta^ala dit « Wa rahmatii wasi^at koulla chay’ fasa’aktoubouha li l ladhiina yattaqouun» qui signifie «ma miséricorde concerne toute chose dans le bas-monde».  Allah fait miséricorde aux croyants et aux mécréants dans le bas-monde. «Je la destine dans l’au-delà à ceux qui se gardent de la mécréance». Dans l’au-delà, Allah réserve sa miséricorde aux musulmans. Croyants et musulmans, c’est la même chose. Il n’y a pas de croyant qui n’est pas musulman et il n’y a pas de musulman qui n’est pas croyant. Donc, la miséricorde de Allah, Allah la réserve à ceux qui se seront protégés de la mécréance, qui sont morts musulmans. Mais celui qui est mort sur autre que l’Islam, celui-là, Allah ne lui fait pas miséricorde. C’est à dire, que la miséricorde de Allah concerne dans le bas monde aussi bien le musulman que le mécréant. Et dans l’au-delà, Allah l’accorde exclusivement à ceux qui se gardent de l’association et des autres sortes de mécréances. Donc, la miséricorde de Allah, Allah la réserve exclusivement aux musulmans dans l’au-delà. Mais dans le bas monde, il fait miséricorde aux croyants et aux mécréants. Comment fait-il miséricorde aux croyants et aux mécréants dans le bas monde? N’est-ce pas qu’il leur accorde la bonne santé? Il leur accorde leur subsistance. Il leur accorde l’air qu’ils respirent, et l’eau fraîche qu’ils boivent, et ce qui est de cet ordre. Tout cela ce sont des manifestations de la miséricorde de Allah. L’air qu’ils respirent, l’eau qu’ils boivent, la bonne santé, la subsistance. Allah n’est pas obligé d’accorder tout cela. Eh bien, il l’accorde par sa miséricorde. Ce n’est pas un devoir pour Allah que d’accorder cela aux gens. Allah n’est pas soumis à l’ordre ou à l’interdiction de quiconque. C’est pour cela que la personne n’a pas à dire «ça c’est injuste» au sujet de quelque chose que Allah lui accorde ou ce dont Allah l’a prive. Il se peut qu’il y ait injustice entre les humains entre eux, mais Allah il fait ce qu’il veut de ce qui lui appartient. Il n’a pas de compte à rendre. S’il prive quelqu’un et accorde du bien à quelqu’un d’autre il n’aura pas agit dans quelque chose qui ne lui appartient pas. Il aura agit dans ce qui lui appartient. Et l’injustice n’est pas concevable pour quelqu’un qui agit dans ce qui lui appartient. On parle d’injustice dés lors que quelqu’un agit dans quelque chose qui ne lui appartient pas. Mais, tant que la personne agit dans ce qui lui appartient, on ne parle pas d’injustice. C’est pour cela, même nous, les bienfaits que nous avons, notre corps, nos organes, tout cela appartient à Allah. C’est pour cela que si l’un d’entre nous fait quelque chose que Allah a interdite de ses bienfaits, on dit que celui qui a agit ainsi aura été injuste envers lui-même. Puisqu’il aura agit dans quelque chose qui ne lui appartient pas en réalité, car elle appartient à Allah, mais d’une manière qui n’est pas conforme à l’ordre ou à l’interdiction de Allah. C’est pour cela qu’on parle d’injustice. Le péché est une injustice. La désobéissance est une injustice, de la part de la personne. La personne est injuste en agissant de la sorte, mais Allah allah il accorde ce qu’il veut à qui il veut et il prive ce qu’il veut de ce qu’il veut et il n‘a pas de compte à rendre. C’est pour cela que celui qui a trouvé du bien qu’il remercie Dieu. Et qu’il agisse en bien avec les bienfaits que Dieu lui a accordé. Quand au mécréant, lui, il a commis la plus grave des injustices. Puisque, soit il a manqué de respect à Dieu ou à un des prophètes, ou il a renié l’existence de Dieu, ou il a renié un autre attribut de Dieu, ou il aura assimilé Dieu à ses créatures. Tout cela ce sont des injustices et la mécréance est la plus grave des injustices. Pourquoi est-elle la plus grave ? Allah nous l’a appris dans le Qour’an . Car c’est le péché que Allah ne pardonne pas. La mécréance est le péché que Allah ne pardonne pas pour celui qui en meurt chargé. Mais si quelqu’un commet la mécréance, comment peut-il faire pour s’en débarrasser?  En rentrant en Islam. En prononçant les deux témoignages. En disant Il n’est de dieu que Dieu, Mouhammad est le Messager de Dieu». Et en abandonnant ce qui a provoqué la mécréance. C’est ainsi que la personne peut se racheter, tant qu’elle est vivante. Mais si elle arrive à un état où elle perd tout espoir de vie, le repentir n’est plus accepté. Donc, Allah fait miséricorde aux croyants et aux mécréants dans le bas-monde, et uniquement aux croyants dans l’au-delà.

Allah ta^ala dit «   wa naadaa asHaabou n naari asHaaba l jannah ‘an afiiDou ^alaynaa mina l maa’i aw mimmaa razaqakoumou l laah . Qaalouu inna l laaha Harramahoumaa ^alaa l kaafiriin». Sourat al a^raaf /50. Que signifie cette ‘ayah? Les gens de l’enfer, quand ils seront en enfer, les mécréants vont appeler les gens du paradis. Soit ils les voient, bien que la distance soit vraiment très éloignée entre l’enfer et le paradis, à un certain moment donné, si Dieu veut il fait qu’ils pourront les voir, soit ils vont simplement entendre leur voix et ils vont leur parler. Et tellement ils sont en train d’endurer le châtiment lorsqu’ils seront en enfer, ils demanderont aux gens du paradis de leur déverser un peu d’eau ou autre subsistance que Allah leur a accordé. Mais les gens du paradis vont leur répondre «Allah a privé les gens de l’enfer de tout cela». Allah a privé les mécréants de cela. C’est à dire, qu’ils n’auront pas droit à cela. Et c’est alors qu’ils vont se taire. Allah a envoyé les prophètes dans cette vie. Celui qui est doté d’un minimum de raison, et qui utilise correctement sa raison, il dira «ce monde existe, il y a bien qui lui a donné l’existence». Et celui qui lui a donné l’existence n’a pas de ressemblance avec toutes ses créatures. Mais Allah guide qui Il veut et Il égare qui il veut. Il y a des gens dont le coeur est fermé. D’autres, Allah fait que leur coeur accepte la vérité. Donc, quand ils seront en enfer, ils vont demander à avoir un peu de ce que les gens du paradis ont reçu, mais ils sauront qu’ils ne pourront pas prétendre à cela. C’est à dire, qu’en enfer, ils n’auront pas de subsistance utile, et d’eau fraiche qui va assouvir la soif mise à part cette eau qui est bouillante et qui déchire leurs intestins quand ils vont en boire. Pourquoi auront-ils cela? Pourquoi seront-ils dans cet état ? Et c’est un état qu’ils auront pour l’éternité sans interruption. Parce qu’ils ont délaissé le droit le plus éminent de Allah. Ils ont négligé le droit le plus important que Dieu a sur nous, le droit que rien ne remplace et qui est de croire en Dieu et en son Messager. Parce qu’ils ont délaissé cet important devoir, ceci les attendra. C’est un devoir que rien ne remplace. Donc, en enfer, les mécréants n’auront aucune part de bien, parce qu’ils ont négligé justement ce devoir irremplaçable qui est de croire en Dieu et en son Prophète. Donc, si quelqu’un pose la question «pourquoi seront-ils châtiés de ce châtiment terrible et douloureux et qui n’a pas de fin? La réponse est parce qu’ils n’ont pas accompli le plus éminent des droits que Dieu a sur eux. C’est pour cela que la rétribution de ce manquement à ce devoir, c’est qu’ils auront un châtiment éternel qui ne sera pas interrompu. Eux, leur volonté c’était de rester sur leur mécréance. Et leur rétribution, c’est que ce sera un châtiment qui ne sera pas interrompu. Leur objectif c’était de rester tout le temps sur leur mécréance. C’est pour cela que leur rétribution, c’est que ce sera un châtiment sans interruption. Et Allah a rendu l’entré en Islam qui est la plus éminente des grâces de Allah, soit facile. Il est facile d’entrer en Islam, ce n’est pas une épreuve difficile. Ce n’est pas une épreuve physique ou intellectuelle, c’est facile. La personne apprend que Dieu existe, qu’il a envoyé un prophète, le premier est Adam et le dernier est Mouhammad. Et elle adhère par son coeur, et elle le reconnait par sa langue. L’entré en Islam est facile, c’est de reconnaitre par sa langue, ce à quoi la personne à adhéré par son coeur, chose dont la raison témoigne de la véracité. La raison témoigne de la véracité de cette croyance. La raison ne rejette pas cette croyance. Il n’y pas dans notre croyance quelque chose que la raison rejette. Ce n’est pas comme certains  qui disent au sujet de leur mauvaises croyances «oui mais c’est le mystère de la foi». Non! Notre croyance est claire, la raison est là pour la confirmer. Notre croyance est basée sur ce que le Prophète nous a transmis. Et la raison témoigne de la véracité et de la validité de ce que le Prophète a transmis. Donc, l’entré en Islam, Allah a fait qu’elle est facile. C’est en prononçant les deux témoignages après avoir connu Allah et son Messager. D’autre part, Allah a rendu la mécréance également facile. Tout comme l’entrée en Islam est facile, la sortie de l’Islam aussi elle est facile. Une seule parole, qui signifie une moquerie, ou une dépréciation à l’égard de Allah, ou à l’égard de la loi de l’Islam, fait sortir celui qui l’a dite, de la foi, et le fait tomber dans la mécréance qui est la pire des situations. L’entrée en Islam, est facile. C’est par les deux témoignages après avoir connu Allah et connu son Messager. La sortie de l’Islam est facile. Une seule parole qui indique une moquerie, ou une dépréciation, c’est à dire, un rabaissement, de Allah ou de la loi de l’Islam, ou d’un des Prophètes, une seule parole qui indique une dépréciation, fait sortir celui qui l’a dite, de la foi et le fait tomber dans la mécréance. Comme quelqu’un qui dit «oui dans l’Islam, la femme n’a pas de droits» ou «l’Islam est injuste envers la femme». C’est une parole dépréciative qui fait sortir celui qui l’a dite de l’Islam. «ou encore celui qui dit que l’homme est l’équivalent de la femme». Cela est contraire à l’Islam, ce n’est pas vrai. Ou celui qui dit «la prière, ce n’est pas la peine de la faire». Ou le jeune dans notre époque, ce n’est pas un devoir de le faire. Donc, ce sont des paroles qui indiquent une dépréciation de la religion. Notre Prophète nous a bien dit que sa Loi est applicable jusqu’au jour du jugement. Ou celui qui dit que l’homme descend du singe. Cela est une parole qui est contraire à la croyance correcte. Parce que nous avons su et par la raison que ce monde a un créateur puisque ce monde change d’un état à un autre. Donc, forcément, ce qui change a un début, il a besoin de qui lui a donné le début. Et celui qui lui a donné le début, il ne change pas, et il est exempt du début. C’est celui que nous appelons en arabe Allah, en français Dieu. C’est un être qui est de toute éternité, qui a des attributs de perfection qui sont dignes de lui. Cet être, c’est à dire qui existe, il a envoyé des prophètes, et pour les soutenir dans ce qu’ils disent, il leur a accordé des miracles qui sont une preuve de leur véracité. Parmi les miracles de notre Prophète, c’est que l’arbre a gémit. Un arbre qui n’est pas un être vivant, il n‘a pas d’âme. Le Prophète s’appuyait dessus quand il donnait ses discours. Ses compagnons lui ont proposé de lui faire une chair, sur laquelle il pourrait monter pour donner son discours. La foi d’après quand il est monté sur la chair, pour donner son discours, la mosquée était pleine. Les gens ont entendu cet arbre qui se mettait à gémir (pleurer comme un enfant), il se languissait du Prophète. Et il ne sait pas calmé avant que le Prophète redescende et aille le prendre pour qu’il se soit calmé. Ceci est une chose qui n’est pas ordinaire. Habituellement un arbre ne se met pas à gémir. Egalement, parmi les miracles du Prophète, c’est qu’une fois ils étaient mille cinq cent, et étaient à court d’eau. Et le Prophète a demandé à avoir un petit récipient dans lequel il y avait un tout petit peu d’eau, il a mis sa main honorée dedans, et l’eau s’est mise à jaillir d’entre ses doigts, comme des fontaines. Et les gens ont pu en boire et faire leurs ablutions. Il est clair que ce ne sont pas des illusions. Ils avaient soif et après ils n’ont plus soif. Ils n’avaient pas le woudou et après ils ont le woudou. C’est bien quelque chose de réel. Et ils n’étaient pas une ou deux ou trois personnes. Ils étaient mille cinq cent. Et les miracles du Prophète sont très nombreux. Il n’y a pas que notre Prophète qui a eu des miracles, d’autres aussi ont eu des miracles. Tous les prophètes ont eu des miracles. Comment nous qui n’avions pas été présents lorsque ces miracles s’étaient produis, croyons nous en ces miracles? C’est par la transmission de l’information d’une manière qu’on appelle at tawaatour. C’est à dire que la première couche qui ont vu ces miracles était nombreuse. De plus la connaissance du miracle était par une perception sensorielle, ce n’est pas une imagination ou une théorie que deux ou cinq ou six personnes ont monté et qu’ils ont relayé par la suite. Au départ, c’était une perception sensorielle, c’est par leur sens qu’ils ont pris connaissance. Ils ont bu, ils ont touché, ils ont vu. Donc, ce grand nombre de personne, plus que vingt, à leur tour,  a transmis à un grand nombre. Et ce grand nombre qui a reçu l’information à son tour, à transmis à un grand nombre, et ainsi de suite à chaque couche l’information a été relayée par un grand nombre de personne jusqu’à ce qu’elle nous soit parvenue. Ce mode de transmission entraine une connaissance certaine. Cela se nomme at tawaatour en arabe. Et lorsque cette information nous parvient, c’est comme si nous même avions vu cette chose qui nous a été rapportée. C’est pour cela à certains incrédules, on lui dit pourquoi tu crois qu’il y a un homme qui s’appelle Lénine et un autre qui s’appelle Karl Marx et un souverain qui s’appelle Napoléon, et tu ne crois pas aux miracles du Prophète Mouhammad ? Et pourtant le mode de transmission est le même. Napoléon, c’est beaucoup de personne qui l’ont rencontré, et qui ont dit qu’il a existé, qu’il a fait telle et telle chose, ensuite un grand nombre a rapporté à un grand nombre et ainsi de suite jusqu’à ce que cela nous parvienne. Un homme qui s’appelle Lénine aussi, un grand nombre de personne l’a rencontré et a vu qu’elles étaient ses théories, et ils l’ont rapporté à un grand nombre et ainsi de suite jusqu’à ce que cela nous parvienne. Donc, nous on a la certitude qu’il y a eu un homme qui a existé qui s’appelle Lénine, ou un homme qui a existé qui s’appelle Napoléon, qui a dit telle et telle chose. C’est par ce même mode de transmission que nous savons qu’il y a un pays qui s’appelle la Chine. Ou un roi qui a existé par le passé et qui porte tel nom. Egalement, c’est par ce mode de transmission, que nous savons que le Prophète Mouhammad  a eu de l’eau qui a jaillit d’entre ses doigts, à partir de laquelle 1500  personnes ont pu boire et ont pu faire leur ablution.  Donc, on leur dit «Pourquoi tu crois en telle chose et pas en telle chose ?» On lui dit que tu agis arbitrairement. Tu n’es pas quelqu’un qui utilise correctement sa raison. C’est un agissement arbitraire, c’est  à dire, un agissement qui n’est pas justifié, qui n’a pas d’arguments. Donc, le Prophète a été envoyé et tout ce qu’il nous a transmis est vrai puisque le créateur le confirme dans ce qu’il dit par des miracles. Et donc, sa loi aussi, c’est celle que Dieu a ordonné. Donc, le fait que l’homme a tel droit et tel devoir, le fait que la femme a tel droit et tel devoir, c’est quelque chose qui est certainement accompagnée d’une sagesse. Puisque Dieu ne crée pas des choses absurdement. Et celui qui prétend que telle Loi ou telle autre loi est obsolète, ou n’est pas applicable, c’est comme s’il attribue à Allah l’absurdité. Et Allah est exempt de tout défaut. Donc, la personne, il convient qu’elle apprenne. De nos jours, beaucoup de gens suivent n’importe quoi, et sont en train de délaisser ce qui est précieux et ce qui est correct. Celui qui est intelligent, c’est celui qui suit ce que notre Prophète nous a dit. Le Prophète nous a dit ce qui signifie ‘celui pour qui Allah veut le bien, il fait qu’il apprend la science de la religion. Mais bien sûr, cet apprentissage n’est pas en lisant à droite et à gauche ou en regardant n’importe quelle chaine de télé, mais en apprenant par transmission orale.  Auprès de ceux, qui ont eux mêmes appris par transmission orale, et ainsi de suite jusqu’aux compagnons du Prophète et jusqu’au Prophète ^alayhi  s salaatou  wa s salaam. Malheureusement de nos jours, il y a beaucoup de gens, qui parlent au nom de la religion, mais qui n’ont pas de chaines de transmission ou qui parlent de leur tête. La personne veille auprès de qui elle apprend sa religion.  Ce n’est pas n’importe quelle personne qui parle au nom de la religion dont les paroles sont forcément correctes. La personne demande quelle est la chaine de transmission et elle s’assure que c’est une chaine de transmission correcte.

Donc, le fait que le mécréant subisse un châtiment sans fin en enfer, c’est à cause de son manquement au plus important des devoirs qui est la croyance en Dieu et en son Prophète. Et celui qui était musulman et qui fait quelque chose qui le fait sortir de l’islam, il devient mécréant. Comme le mécréant d’origine. C’est à dire, que lui aussi, s’il meurt dans  cet état, et qu’il ne rentre pas en Islam, il restera éternellement en enfer, que Dieu nous préserve. Et celui qui se retrouve ainsi dans l’apostasie selon le jugement de Allah il est plus méprisable que les insectes et les bêtes sauvages. Qu’il ait prononcé cette parole, de mécréance en étant sérieux, ou en étant en colère, même si la personne était en colère. Même si elle plaisantait. Si elle dit une parole, qui revient à contredire la religion, ou qui revient à  déprécier Allah ou la loi de l’Islam, cette parole l’a fait sortir de l’Islam. Que la personne fasse attention. La colère n’est pas une excuse. La plaisanterie non plus n’est pas une excuse. Certains te disent «oui mais moi je faisais que discuter». Allah dit dans sourat at tawbah ayah 65 et 66 ce qui signifie « Si tu leur avais posé la question, ils auraient répondu «mais nous ne faisions que discuter et plaisanter» Dis : Est-ce que vous plaisantez de Allah, des signes de la religion, de ses messager, c’est de cela que vous vous moquiez? Ne vous excusez pas, vous êtes devenus mécréants après avoir été croyants». Donc, cette ayah, elle est explicite. Ils sont devenus mécréants alors qu’auparavant, ils étaient croyants. Pourquoi ? Parce qu’ils se moquaient de Allah, ou de ses messagers, ou du paradis ou de l’enfer, et ainsi de suite. Donc, la personne, qu’elle fasse attention. Qu’elle ne dise pas des choses au sujet de la religion sans science. Certains, ils disent ça c’est licite, ça c’est interdit sans avoir appris. Et il se peut qu’ainsi il tombe dans la mécréance. C’est pour cela, la personne ne donne pas d’avis dans la religion sans avoir appris. Et le fait que la colère ou la plaisanterie ne soient pas des excuses, cela a été bien expliqué les livres de jurisprudence des écoles reconnues (madhhab). Ils ont jugé, celui qui profère telle ou telle parole de mécréance, mécréant. Il y a donc des savants qui ont même composé des livres pour dire telle parole fait sortir de l’Islam, telle parole fait sortir de l’Islam, telle parole fait sortir de l’Islam, ils ont écrit des livres pour donner des exemples de paroles qui font sortir de l’Islam. Allah ta^ala dit « Inna charra d dawaabbi ^inda llaahi l ladhiina kafarouu fahoum laa you’minouun. Sourat al ‘anfaal » / 55 ce qui signifie « certes les pires êtres se déplaçant sur terre selon le jugement de Allah, allah sont ceux qui sont mécréants». Ils n’ont certes pas la foi. Ils sont les pires êtres qui se déplacent sur terre. Ce sont ceux qui ne sont pas musulmans.

Dans le hadith de ‘abouu mouuça l ach^ariyy le Prophète  a dit que le paradis est plus proche de l’un d’entre vous que la lanière  de ses sandales. Et l’enfer également. C’est à dire, que la personne, qu’elle se retrouve au paradis ou qu’elle se retrouve en enfer, c’est quelque chose qui est très facile. Le fait qu’elle meurt sur l’Islam ou qu’elle meurt sur la mécréance, c’est quelque chose qui est très facile. C’est pour cela que la personne, puisqu’elle ne sait pas à quel moment elle va mourir, que ce qui compte, c’est l’état de sa personne quand elle meurt. Chacun d’entre nous ne garantit pas la seconde qui vient. Quelle que soit sa santé, sa puissance physique, sa soit disant intelligence, son pouvoir, est-ce qu’elle garantit la seconde qui suit ?! Personne d’entre nous ne la garantit. Personne ! Celui qui est intelligent, c’est celui qui dit : « il se peut que dans une seconde, je vais mourir», à moi d’oeuvrer pour que lorsque viendra ma mort, je ne sois pas dans une situation qui va me pénaliser pour la suite. Parce que la suite n’a plus de fin. Maintenant, il y a une fin, mais après il n‘y aura plus de fin. Donc, la personne peut gagner le paradis en faisant quelque bonne action. N’est ce pas que le prophète a dit «préservez vous du feu de l’enfer même en donnant en aumône la moitié d’une datte». Qu’est ce que c’est une moitié de datte? Pas grand chose. Il se peut qu’en donnant en aumône la moitié d’une datte, ça sera la bonne action qui va te faire entrer au paradis. Nous on ne sait pas. Donc, c’est pour cela que la personne ne néglige pas le peu de bien qu’elle peut faire, même en rencontrant son frère ou sa soeur en Islam, avec le sourire. On parle des hommes en eux et des femmes entre elles. Même ça, peut réjouir le coeur du musulman. Et de même, la personne peut se retrouver en enfer, à cause de quelques mauvaises actions. Donc si quelqu’un a vécu durant des années durant, sur la mécréance, puis avant de mourir , il entre en Islam, avant de voir les anges du châtiment , il entre en Islam, avant de perdre tout espoir de vie, il entre en Islam, avant de rencontrer l’ange de la mort, avant de voir ^azraaiil , ou avant de se retrouver noyé, il entre en Islam, et il a pour conviction qu’il n’est de dieu que Dieu, et que Mouhammad est le Messager de Dieu, celui-là il ira au paradis, même s’il a vécu cent ans sur la mécréance. Parce qu’avant de mourir il est entré en Islam, il ira au paradis. Même s’il n’a pas fait une seule prière de toute sa vie. Et il n’aura pas de compte à rendre sur ce qu’il n’a pas fait parce qu’il était sur la mécréance. Parce que celui qui est mécréant d’origine, quand il entre en Islam, son Islam lui efface tous ses péchés antérieurs. Ce n’est pas comme celui qui était musulman puis qui est sorti de l’Islam, puis il est revenu à nouveau dans l’Islam. S’il revient à nouveau à l’Islam, il a toujours les anciens péchés qu’il avait commis, et il a perdu ses bonnes actions. Mais il est à nouveau musulman. Et ce qui compte c’est l’état de la personne lorsqu’elle meurt, est-ce qu’elle est musulmane, ou est-ce qu’elle n’est pas musulmane. Et en contrepartie, si quelqu’un avait vécu sur l’Islam, puis il est tombé malade par exemple, et que sa maladie est devenue extrêmement éprouvante, très douloureuse.  Et il n’a pas pu supporter, et il s’est rebellé contre Dieu, il a dit «o Dieu, pourquoi tu es injuste avec moi en me donnant cette douleur que je ne peux pas supporter ?» , il est sorti de l’Islam attribuant l’injustice à Dieu. S’il meurt, celui-là n’entrera pas au paradis. Le paradis lui est interdit. Car il a mécru à cause de son objection à Allah. Le Messager de Allah a dit «innama l a^maalou bi khawaatiinihaa» ce qui signifie « Ce qui compte c’est l’état de la personne lors de sa mort». Donc, tout ce qui se déplace sur terre, que ce soit les animaux, les insectes, les êtres humains, le pire de tous ceux là, c’est celui qui n’est pas musulman.

Les mécréants qui sont morts avant la mission de notre Prophète Mouhammad, ceux qui n’ont pas entendu l’appel à l’Islam, d’un prophète, ils ne sont pas responsables. Ils ne vont pas en enfer. Ces gens là iront au paradis. Dans un hadith, le Prophète a dit qu’il y a un animal qui s’appelle al jou^al (le bousier), cet animal se nourrit des saletés, c’est un petit insecte noir, qui consomme les matières fécales et qui en fabrique des petites boules qu’il consomme par la suite, et il a dit que ces boules que fabrique cet insecte sont meilleures que ceux qui sont sur la mécréance en raison de leur mécréance justement. Car ils n’ont pas accompli le plus grand droit que Dieu a sur les créatures, les êtres humains, qui est de croire en Dieu, et en son Prophète. Parce que ce mécréant dans le hadith, même s’il dépensait comme la montagne de ‘ouhoud en or, dans un acte que Dieu agrée, mais s’il est sur sa mécréance, cet acte ne lui donnera aucune récompense. Parce qu’il n’a pas accompli le plus important des devoirs, qui est de croire en Dieu et en son Prophète. Et de plus quel que soit l’acte qu’il fait, s’il n’est pas musulman, cet acte ne donne pas de récompenses. Donc, le mécréant, quelques soient les services qu’il va offrir aux gens, quelque soit la tendresse ou la compassion ou la solidarité, qu’il va voir avec les démunis, ou les pauvres, ou les malades, tout cela, ne leur sera d’aucune récompense dans l’au-delà. Ils seront nourris pour leurs actes dans ce bas-monde. Ils auront la nourriture, la santé, la richesse, ce qu’ils veulent, mais dans l’au-delà ils n’auront rien du tout. C’est pour cela que mêmes s’ils ont l’apparence d’êtres humains, mais en réalité, ce sont des gens qui ont commis le plus grave des péchés, qui est la mécréance. C’est pour cela que la personne dit rester sur l’Islam et apprendre ce qui fait sortir de l’Islam et apprendre quels sont les devoirs et quels sont les choses interdites pour s’améliorer, pour appliquer, en espérant mourir sur l’Islam. Et celui qui rêve du Prophète, on espère qu’il mourra musulman. C’est pour cela que la personne invoque Dieu pour rêver du Prophète, pour voir le Prophète dans le rêve. Et ça c’est quelque chose qui est un très grand bien, que Allah accorde pas forcément à celui qui a un haut degré, peut être des gens qui ont un haut degré et qui n’ont pas rêvé du Prophète, alors que un mécréant peut rêver du Prophète. Si le mécréant rêve du Prophète, c’est signe qu’il va entrer en Islam, et qu’il va mourir musulman.

Le clonage, un mythe de notre époque !

Bismi lLahi rRahmani rRahim

Al hamdou li lLahi Rabbi l^alamin

Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad

Et qu’Il préserve sa communauté de ce que le Prophète craint pour elle.

 

Le mensonge du clonage – La définition de la réalité scientifique et la définition de la théorie.

 

 

 Au début il est très important de comprendre ce que beaucoup de personnes négligent de nos jours. A savoir que les sciences qui sont enseignées dans les écoles et dans les universités et dans les autres instituts se divisent en deux catégories :

1°) Des réalités scientifiques

2°) Des théories

 

Pour ce qui est des réalités scientifiques comme leurs noms l’indiquent il s’agit de réalité dont on s’est assuré, et qui ne sont pas de simples hypothèses ou des présomptions.

Un exemple quelqu’un qui voit un singe qui marche sur leurs jambes, sur deux pieds,  cela est une réalité scientifique.C’est quelque chose qu’il s’est imaginé en imaginant une réalité. Parce qu’il n’a pas vu dans sa vie un seul singe se transformer en être humain. Sa parole serait donc une hypothèse, une supposition de sa part sans plus et ce n’est pas une réalité scientifique.

Pour plus de détails, pour distinguer entre la réalité scientifique et la théorie,  nous disons que la définition qui est usitée de la théorie c’est que la théorie est un ensemble d’hypothèses alors que les hypothèses sont des expressions non sures, non confirmées. Elles sont des tentatives d’établissement en attente de confirmation. 

Quand à la théorie c’est quelque chose dont n’est pas sûr. Un exemple si quelqu’un dit que comme le singe marche sur deux pieds, l’origine de l’homme est un singe, quand il dit cela ce n’est pas une réalité. La base même de la théorie c’est un ensemble d’hypothèses, de supposition non sures, et non confirmées. Mais ce qui est étonnant c’est que beaucoup de personnes disent que ces théories sont des choses que la science a confirmée. Alors que ce qu’ils appellent la science reconnaît que ce ne sont que des théories non confirmées. Et voici les aveux de certains des auteurs contemporains qui sont considérés comme étant des références chez la plupart de ceux qui croinent en ces théories, et qui confirment ce que nous avons précédemment cité notamment le livre appelé microbiologie. Les auteurs disent : «  C’est important de noter que les hypothèses de la théorie ne sont jamais absolument prouvées. » Deuxième édition 1992 p12.

Et voici à toi cher lecteur, la reconnaissance, cet aveu de la part de quelqu’un qui est considéré par ceux qui utilisent les théories comme étant le plus intelligent des savants en physique après Einstein à savoir le professeur Stephen Hawking, le professeur de mathématique de l’université de Cambridge.  Dans son livre qu’il a appelé « les trous noirs et autres produits de l’univers - essais et observations», en page 36, il dit que de très belles théories ont été refusées car elles n’ont pas été conformes aux observations scientifiques, sauf que je ne connais pas une seule théorie qui soit réputée, qui a été évaluée, conformément à des expériences scientifiques. Ensuite il dit au sujet de la voie qu’il convient de suivre pour amender les théories. Il dit : «  La théorie est toujours au début dans l’objectif de parvenir une forme, une image mathématique élégante. Ensuite viennent des suppositions que la théorie engendre. Dont on ne peut s’assurer que par l’observation scientifique et si les observations sont conformes avec les prévisions théoriques, cela ne confirme pas la théorie.  Mais la théorie reste en phase d’observation conformément à ce modèle. Mais si les observations n’ont pas été conformes avec les prévisions de la théorie alors il convient de délaisser, d’abandonner totalement cette théorie.

Ensuite il commence à parler de ce que font les chercheurs comme cerrtains physiciens, et ceux de cet ordre qui disent, il dit : « C’est ce qui est requis, c’est à dire ce que nous avons cité plus haut, mais les gens n’abandonnent pas la théorie dans laquelle ils ont investi beaucoup de temps et d’efforts. C’est pour cela que si ils constatent une contradiction entre l’expérience et la théorie, ils se mettent à douter quand à la rigueur de leur observation et de leur expérience au lieu d’abandonner la théorie. Et s’ils ne réussissent pas alors ils essaient de modifier la théorie de manière étrange au point que cela devient une théorie étrange. » fin de citation

Ceci est un texte clair de sa part, la plupart de ce qui est publié entre les gens comme étant une théorie scientifique n’est pas complètement confirmé. Au contraire la plupart du temps ce n’est pas du tout confirmé, mais c’est le fruit de l’imagination du théoricien, dont la théorie a répondu à son désir, et il commence à manipuler les observatins scientifiques pour se convaincre lui-même et autrui, que ses observations sont conformes avec sa théorie. Et ces manipulations des réalités, est observé chez la plupart de ceux qui veulent confirmer la théorie de ce qu’ils appellent l’évolution et la sélection. Nous avons cité précédemment ce que font ces gens en composant des squelettes osseux différents pour fabriquer des squelettes voulant par cela confirmer leurs mauvaise croyance. Ce qui est étonnant c’est que nous voyons que ces théories sont enseignées dans diverses écoles et universités comme étant des réalités scientifiques reconnues et lorsque l’un de ces enseignants parlent de l’une de ces théories, c’est rare qu’il cite que ce n’est qu’une théorie qui n’est pas confirmée. Au contraire la plupart du temps ils citent comme étant une réalité scientifique et beaucoup d ‘élèves grandissent sur l’inconscience, sans distinction entre la réalité et l’imagination,  et nous voyons que beaucoup d’entre eux défendent cette théorie corrompue comme s’ils défendaient des réalités alors que les personnes qui ont présentées cette théorie ne l’ont pas présentée comme étant une réalité. Donc les deux références :

1)      Microbiology – 2ème édition Prescott, Harley and Klane 1996 p12

2)      Black holes and baby universes, essais – Stephen Hawking 1993 p36

 

 

Allah ta ^ala dit ce qui signifie dans Sourat Al Hajj / ‘ayah 73 : « Ô vous les gens il vous est donné un exemple écoutez le. Ceux que vous invoquez d’autres que Allah ne pourront pas créer des mouches même s’ils se réunissent pour le faire »

Allah ta ^ala dit ce qui signifie dans Sourat Az-Zoumar / ‘ayah 63 : «  Allah est le créateur de toute chose »

Il y a un sujet que certains appellent le clonage humain et animal qui a entraîné un grand remue-ménage médiatique. Et ce sujet a occupé les esprits de nombreuses personnes.

Les avis se sont multipliés tout comme les paroles et les théories. Et qui ont trouvé une grande vague de reniement de la part des croyants et des Faqih de l’Islam même au sein des chercheurs de recherche scientifique. En réalité il ne s’agit que de mensonges et de calomnies qui sont un démenti clair du Qour’an honoré et de la religion de droiture de l’Islam et des préceptes du message honoré.

Allah ta ^ala dit ce qui signifie dans Sourat At-Tour / ayah 35-36 : « Ou croient-ils qu’ils ont été créés à partir de rien du tout ? Ou qu’ils seraient eux les créateurs ? Ou qu’ils auraient créé les cieux et la terre ? Ils ne sont pas certains. »

 

Que disent ceux qui suivent ces avis mensongers ? Quel est ce groupe surnommé les Raéliens, un groupe singulier qui est l’auteur de cette grande calomnie, qu’ils ont surnommé le clonage ?

  Qui est leur fondateur et qui sont ces adeptes? Quels sont leurs objectifs, leur description et leurs croyances  ?

Le résumé de ce qui s’appelle la théorie mensongère du clonage.

Ceux qui prétendent le clonage ils disent que c’est une opération qui commence par enlever une cellule d’un corps qui n’est pas un spermatozoide, qui n’est pas du sperme à partir du corps qu’ils prétendent vouloir cloner, l’homme ou l’animal,  que ce soit mâle ou femmelle puis de prendre un ovule d’une femelle qui serait vidé de son noyau et cela se passe à l’extérieur de l’utérus dans un laboratoire ensuite d’envoyer des charges électriques dans cet ovule dont le noyau a été enlevé avec la cellule qui a été extraite de l’être humain ou de l’animal.

Ainsi selon leur fausse prétention ce serait une cellule dont le noyau provient de l’homme,  dont l’enveloppe alimentaire le cytoplasme serait d’une autre personne. Après que cette cellule se divise plusieurs fois à l’extérieur de l’utérus, de prendre les cellules resultantes de cette division et de les piquer dans l’utérus d’une femelle afin qu’elles continuent leur croissance.

Et ainsi ce serait un foetus parfait selon leur prétention qui serait une copie de l’homme ou de l’animal dont a été prélevé la cellule, ayant les mêmes caractéristiques hériditaires. 

Allah ta ^ala dit dans Sourat Al Kahf / ‘ayah 5 ce qui signifie : « C’est un gros mensonge que ce qu’ils profèrent de leur bouche ils ne disent que des mensonges. »

Le contenu de cette prétention mensongère de ce qu’ils appellent le clonage, c’est que l’enfant selon eux pourrait naître sans prendre le sperme d’un corps humain homme ou femme, qu’ils appellent cellule. Ensuite ils le déposent dans l’utérus d’une femme qui  serait enceinte d’un enfant qui ressemble à cet homme dont a été prélevé la cellule.

Ceci est un mensonge composé d’un autre mensonge et des mythes qui comportent un démenti clair du Qour’an honoré, un démenti de ce que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a annoncé par révélation de la part de Allah ^azza wa jall.

Allah ta ^ala dit dans Sourat An-Najm / ‘ayah 3-4  ce qui signifie : «  Il ne parle pas sous l’effet des passions mails il parle par révélation. »

 

Allah soubhanahou wa ta^ala nous a indiqué dans le Qour’an honoré que l’homme est créé d’un maniyy-sperme de l’homme et d’un maniyy-sperme de la femme. Allah ta ^ala dit dans Sourat Al-Insan / ‘ayah 2 ce qui signifie : « nous avons créé l’être humain » et la parole qui signifie « du maniyy de l’homme et du maniyy de la femme »   et la parole qui signifie  « un mélange ».

An-Naçafiyy dans son tafsir a dit : « il s’agit d’un mélange des deux eaux, du père et de la mère » et c’est cela la description de al louhsa qui est un mélange du maniyy de l’homme et du maniyy de la femme. Cette ‘ayah est explicite et claire. Allah ^azza wa jall nous y a indiqué que l’eau qui sort de l’homme et l’eau qui sort de la femme, c’est à dire leur maniyy, leurs spermes se mélangent dans l’utérus. Et Allah ta ^ala créé à partir de ce mélange l’être humain.

 

 Allah tabaraka wa ta ^ala nous indique dans d’autres ayah explicites de quoi est créé l’être humain. Allah ta ^ala dit dans Sourat At-Tariq / ‘ayah 5-6-7 ce qui signifie : « que l’homme considère de quoi il a été créé. Il a été créé d’une eau qui sort avec effusion qui glisse de as-soulb et de at-tara’ib.  Ainsi l’homme est créé à partir de l’eau de l’homme et de l’eau de la femme, qui sont le maniyy. Le maniyy de l’homme vient de son soulb c’est à dire de son dos. Et le maniyy de la femme vient de at-tara’ib c’est à dire des os de sa poitrine.

Allah ta ^ala a confirmé l’existence de deux eaux. C’est à dire le maniyy de l’homme et le maniyy de la femme. Et que l’être humain est créé à partir de ces deux eaux et ceci est une réalité scientifique, mentionnées dans le Qour’an honoré que seul un entêté refusant la vérité, dont Allah a aveuglé le coeur, (qui la) renie et  il n’a pas observé la bonne guidée. Le Messager élu salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a indiqué comment l’enfant ressemble à s amère ou à son père. Le Messager  salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « Si c’est l’eau de l’homme qui prend le dessus sur l’eau de la femme, il ressemble au père et si c’est l’eau de la femme qui prend le dessus sur l’eau de l’homme alors il ressemble à sa mère. » et il a dit également  salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ce qui signifie : « Si l’eau de l’homme précède l’eau de la femme ils ont un garçon par la volonté de Allah et si c’est l’eau de la femme qui précède l’eau de l’homme ils auront une fille par la volonté de Allah. » Et conformément à la voie honorée et à la guidée du Messager  salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ce que certains appellent le clonage humain n’est que des racontars, des mensonges, qu’il n’est pas permis de croire, ni de suivre. Il est un devoir plutôt de s’en détourner, d’en mettre engarde, d’interdire aux gens d’y coire et ainsi nous aurons  la voie du Qour’an honoré, la guidée de notre Messager, du Prophète Mouhammad  salla l-Lahou ^alayhi wa sallamAllah soubhanahou wa ta^ala dit dans Sourat  Al-’Isra / ‘ayah 9 ce qui signifie : « ce Qour’an guide par ce qui est droit et il annonce la bonne nouvelle aux croyants qui auront accompli des actes de bien, qu’ils auront une grande récompense. »

 

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Chapitre suivant- Qui est le groupe Raelien ? Qui est leur chef ? Quelles sont leur description, leur conduite et leur croyance ?

 

Le groupe qui s’est appelé les Raeliens, c’est relativement à leur chef français qui a porté le nom Rael. C’est un groupe religieux singulier, qui est apparu au tout début en 1973 en France et qui s’est propagé à partir de là vers d’autres pays. Parmi ses paroles corrompues les plus connues c’est qu’il dit que Dieu nous en préserve que les créatures de l’espace ont créé les humain, et qu’ils oeuvrent selon leur prétention à réaliser une vie éternelle pour les humains, c’est à dire pour ne pas mourir. A partir de ce qu’ils ont prétendu être le clonage. Et ce groupe a essayé en diffusant ce qu’ils appellent l’opération de clonage d’influencer certaines personnes naïves, et de rassembler de grandes quantités d’argent, à partir d’internet et des moyens de communication pour diffuser leur mauvaise croyance, leurs principes corrompus, pour qu’ils soient diffuser entre les gens.  Le fondateur et le chef de ce mouvement singulier est un chanteur et un journaliste français singulier qui a lancé son mouvement depuis 1973, il est connu pour ses dérapages sexuels, pour ses idées et ses croyances déviées, et il a prétendu qu’il était le dernier des prophètes, qu’il était un frère qui n’était pas de même mère de notre maître ^Iça ibnou Maryam, ^alayhi s-salam, tout comme il a prétendu avoir vu en 1993, un vaisseau spatial et une créature de couleur verte qui avait des cheveux noirs longs et qui l’aurait emmené avec lui sur leur planète et que depuis ce jour il s’est mis à diffuser cette existence de créature spatiales et il dit, selon sa prétention, que ces créatures ont créé le premier des humain, et l’a envoyé sur terre depuis des milliers d’année,  et il s’est mis à organiser des centres sous le nom de la ville des vaisseaux spatiaux, ou des vaisseaux volants.

 

Ce qui est à dire c’est que ce groupe connu pour leur détournement et leurs déviations sexuels quand aux relations de leurs individus entre eux,  et eux ils cherchent à partir de la diffusion à large échelle de leur mensonge appelé le clonage, d’avoir encore plus de réputation et d’appeler encore à leur mauvaise croyance, et leurs idées corrompues à rassembler beaucoup d’argent, et à se moquer des gens; à emmener ceux qui sont naïfs pour les suivre et pour aller avec eux.

Et ce groupe satanique n’est qu’un maillon d’une chaîne satanique qui nuit aux esprits des gens, qui diffusent la corruption entre les gens, pour les amener à leur perdition, à la grande catastrophe, comme ces groupes singuliers qui se suicident en groupe dans des jours particuliers, ils pensent que c’est la fin du monde, et comme le groupe qui s’est fait appelé l’adorateur du chaytan. Que Allah ta^ala fasse que nous persévérons sur la vérité, sur la croyance de droiture et qu’IL nous préserve du mal des mauvais et des égarés.

 

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Le mensonge du clonage et la singularité de ceux qui l’ont suivi.

 

Après que des gens aient contré cette théorie du clonage par-ci et par là, il n’y a pas eu autant de bruit autour de cette théorie. C’est alors que ceux qui suivent ce sujet ont été étonné par la mort de la brebis Dolly. Parce qu’elle était atteinte par une maldie des poumons, connue, et certains ont prétendu mensongèrement qu’elle a été cloné le 5 Juillet 1996, et que cela n’a été annoncé que le 23 de ?Chbat? De 1997,  alors qu’en l’an 2003 elle s’est mise à se plaindre d’une inflammation dans la cuisse, et dans le genou et qu’elle a eu des signes de la vieillesse à partir de 2003. Il y a eu l’annonce qu’elle était atteinte d’une grave maladie, et le 14 ?Chba? 2003 la mort a été annoncé à l’âge de 6 ans et demi.Tout en sachant que les chêvres vivent habituellement douze ans. En australie la premiere chêvre selon eux cloné alors qu’elle était en bon état, et il y a eu les traces de brûlure de la chèvre Mathilde après sa mort, en contradiction avec la théorie corrompue, qui se sont plaints de ne pas avoir trouver le moyen de s’assurer de ce qui s’est produit. Donc selon eux elle a été brûlé sans qu’ils aient pu vérifié ce qui lui était arrivé.

 

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Chapitre suivant – La prétendue eva.

 

 

Sauf que les cas de Dolly et de Mathilde n’ont pas définitivement fermé le dossier de cette théorie. Puisque les gens parlaient encore de ce sujet des Etats-unis d’Amérique et il est arrivé jusqu’à l’état sioniste tout en  sachant que Brigitte Boisselier la présidente de la société cloneaid, qui est rattaché au groupe de ce qu’ils appellent les raeliens, a prétendu la naissance de la fille Eva, elle a prétendu qu’elle était le clone de sa mère qui était marié à un homme stérile, suite à une césarienne, et qu’elle pèse trois kilos cent et qu’elle est une copie conforme de sa mère, avec trente et un ans de différence qui est l’age de la mère, en plus de quatre autres enfants dans certains endroits dans le monde. Sauf que un des avocats de la ville de Miami, en Amérique a déposé une plainte, en demandant de mettre cette fille prétendue, sous tutelle juridique. C’est alors que Boisselier a annoncé devant le tribunal, en Floride aux Etats-unis que la fille Eva est dans l’état sioniste et qu’elle était née là-bas en niant que ce soit aux Etats-unis. Chose qui a poussé le juge a classer le dossier et à dire que le siége de cloneaid est établi dans la ville de Las-Vegas, et que Boisselier a deux mille personnes qui attendent ce qu’ils appellent le clonage de leur bien-aimé en plus d’une liste de personnes ou chacun serait prêt à donner trente mille dollars en contre partie de ce qu’ils appellent son clonage.

 

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Chapitre suivant – Mensonge et mensonge.

 

La branche de ce mouvement qui s’appelle les raeliens, a continué le feuilleton des mensonges, il a assuré l’existence de la fille Eva, dans cette entité sans annoncer l’endroit précis où elle se trouvait. Celui qui parle au nom de ce mouvement a dit que le médecin qui s’occupe de cette fille et de son suivi, connaît son endroit et elle ne sera pas exposé devant les médias, et ne subira aucun examen. Le ministèrede la santé israeliens a nié avoir des informatins sur le sujet, et a assuré que cette théorie est interdite dans le pays. En réplique à Boisselier le docteur Zafos, le directeur de l’un des centres médicaux dans l’état du Kentucky,  aux états-unis a dit qu’elle n’était pas médecin mais qu’elle était spécialiste en chimie et qu’elle possédait une société commerciale qui n’a rien à voir avec la médecine, et les médecins en niant l’existence d’un quelconque enfant, fille ou garçon suite à cette théorie. Zafos a demandé de dévoiler cette prétendue fille, il a dit que Boisselier peut dire n’importe quoi, elle demande  un quart de million de dollar pour chaque opération, que bien sûr elle n’obiendra pas, parce qu’il n’y a eu aucune opération de clonage. 

 

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Chapitre suivant – Des déviations ou des délires

Parmi les informations au sujet du groupe qui s’appelle les raelien, qui est présidé par Claude Forélone, qui était un chanteur et un journaliste sportif, c’est que sa théorie corrompue a commencé  après sa station près du volcan proche de son bureau,  le 13 Kanoun Awwal de l’année 1973,  c’est là qu’il a prétendu avoir vu une lumière rouge qui sort d’un vaisseau spatial qui a ouvert sa porte, pour montrer une créature de couleur verte qui a une longueur de quatre pieds, qui a de longs cheveux, et après être monté dans ce vaisseau il a vu selon sa prétention des créatures spatiales, dont il a dit qu’elles étaient clonées, et il a dit que c’étaient elles qui avaient créé les humains sur terre, que Dieu nous en préserve, par le clonage. Et celui qui s’appelle rael a prétendu qu’il était le dernier des prophètes, et qu’il était un frère de mère différente de notre maître ^Iça ^alayhi s-salam. Cette personne a été suivi par d’autres personnes,  on dit qu’ils sont au nombre de cinquante-cinq milles, dispersés dans quatre-vingt quatre pays, la plupart vivent en France et en Suisse alors que d’autres qui suivent le dossier, prétendent que leur nombre est beaucoup plus faible que ce nombre prétendu.

Ce groupe a été connu pour ces déviations sexuelles puisque le journal « News of the world » dans un reportage a rapporté autour de ce groupe les pratiques permissives et singulières, des pratiques sexuelles décadentes, et qu’ils comettent des relations interdites.

 

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Chapitre suivant – Son épouse le dévoile.

 

Sauf que les déviations de ce groupe, le dévoilement de l’égarement de ce groupe n’a pas été l’oeuvre de ceux qui contredisent cette théorie mensongère. La plus proche des personnes au prétendu rael, l’a dévoilé et a indiqué les déviations de son groupe. Ainsi son épouse qui s’appele Christine a dit qu’elle vivait une situation difficile, elle a dit que « notre maison était devenu un endroit où quiconque pouvait y venir à n’importe quel moment. » et qu’elle s’est retrouvé être une servante des visiteurs. Et qu’il avait une personnalité particulière qui a attiré un grand nombre de ses disciples, et qu’il se cachait puis il laissait la maison, de manière continue et cyclique en prétendant qu’il allait en rendez-vous avec des créatures spatiales, qu’ils l’emmènent sur leur planète. Christine a assuré que son mari écrivait ou faisait un reportage de ces prétendues rencontres, et qu’il les a imprimé dans un livre pour ses disciples, qui sont autour de lui et surtout dans son cercle le plus proche.  Dans lequel il a annoncé la liberté sexuelle, y compris de comettre des actes singuliers avec les enfants, elle a décrit son mari comme étant un homme qui aime l’indécence, et qu’il est entouré de petites jeunes filles.

comment calculer sa zakaat sur l’argent ?

Publié dans Uncategorized par chaykhaboulaliyah le octobre 20, 2013

 

Règle de calcul de la zakat sur l’argent

 

 

Rappel

Dans le Qour’an la zakat est uniquement sur l’or et l’argent métal, frappé en pièce ou pas.

  • Selon les écoles de l’iman Malik, Ach Chafi^iyy et Ahmad Ibnou Hanbal :

La zakat est à verser sur l’or et l’argent métal purs uniquement.

 

  • Selon Abou Hanifah :

La monnaie fiduciaire qui a libre cours est sujette à la zakat. Si la personne a un compte bancaire (licite selon Abou Hanifah), elle doit suivre son avis pour la zakat.

 

 

Pour la zakat sur l’or et l’argent métal

 

 

OR

ARGENT

Seuil à partir duquel la zakat est due

20 dinars

200 dirhams

Equivalent en poids

84,875 g

594,125 g

La quantité à verser est :   x  =  = 2,5 %

 

Pour la zakat sur l’argent, monnaie fiduciaire (selon Abou Hanifah)

Il y a deux dimensions à prendre en considération :

1-     le seuil : al nisab c’est-à-dire le montant à partir duquel on doit payer la zakat

2-     le temps : al hawl ou une année lunaire qui est-à-dire la durée à partir de laquelle on doit verser la zakat

 

Information importante : les données chiffrées qui vont suivre sont des approximations ou hypothèses par besoin de simplification. Charge à la personne qui doit calculer la zakat de prendre les cours réels de l’or et de l’argent à la période souhaitée.

Si on prend l’hypothèse que :

  • 1 Kg d’or vaut 35 000 euros
  • 1 Kg d’argent vaut 2 000 euros

 

 

OR

 

ARGENT

 

Nisab

 

Environs 3 000 euros

(35 000 x 0,084875)

 

Environs 1 200 euros

(2 000 x 0,594125)

 

 

Hawl

 

 

Une année lunaire complète à partir du moment où l’on atteint le seuil

 

Qimah (la quantité à verser)

 

 

2,5 %

 

2,5 %

Lequel des seuils faut-il utiliser ?

ð  Celui qui est le plus profitable pour les pauvres.

Le plus bas des deux seuils ici est celui de l’argent, donc c’est celui que l’on prend en considération car c’est celui qui arrange le plus ceux qui sont censés recevoir la zakat.

 

Selon Abou Hanifah il y a une règle de calcul :

Paramètres :

M : montant sujet à la zakat

Seuil : seuil de l’argent métal

M’ : montant qui dépasse le seuil

Z1 : zakat qui est due sur le montant du seuil

Z2 : zakat qui est due sur ce qui dépasse le seuil

E (x) : partie entière

M > seuil

M = seuil + M’

 

Application

On prend pour hypothèse que le montant sur lequel la personne souhaite calculer la zakat à verser est 2 140 euros.

2 140 > 1 200

2 140 = 1 200 + 940

Z1 :      Zakat (seuil) = 2,5% x seuil

Z2 :      Zakat (M’) = 2,5% x (

Zakat M = Z1 + Z2

Zakat (1 200) = 2,5% x 1 200 = 30 euros

ð  Sur 1 200 euros on verse 30 euros

    du seuil = 1 200 x   = 240

On cherche à savoir pour le montant qui dépasse le seuil, à combien de cinquième du seuil il correspond ?

On obtient   = 3 et il reste 220

Donc 940 = 3 x 240 + 220  littéralement on a  nombre entier x  + reste

Abou Hanifah dit que sur ce qui dépasse le seuil (M’) la personne paie la zakat sur ce qui est un multiple du cinquième (ici 3 x 240 soit sur 720 euros), et sur ce qui est au-dessus (220 euros) il n’y a rien à verser.

 

 

 

Ainsi dans notre exemple, la zakat à payer est :

 

1 200 x 2,5% + 720 x 2,5%

= 1 920  x 2,5% = 48 euros

 

Si la personne veut verser la zakat sur la totalité du montant, elle multiplie le tout par 2,5% (2 140 x 2,5% =  53,5 euros), elle met l’intention de payer la zakat et elle met l’intention de donner ce qui dépasse en aumône.

Quelques secrets pour une vie conjugale heureuse

Publié dans Uncategorized par chaykhaboulaliyah le juillet 30, 2013

 

La résidence du bonheur

 

La louange est à Allah le Seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance. Nous demandons à Allah de nous préserver de l’état des gens de l’enfer, nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

Al-Boukhariyy a rapporté dans son sahih d’après ^Abdou l-Lah fils de ^Amr Ibnou ^As qu’il a dit le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam m’a dit :

 

Ce qui signifie : « Ô Abdou l-Lah, on m’a dit que tu jeunais tous les jours et que tu veillais toutes les nuits en prières surérogatoires. » Je lui ai répondu « oui, ô Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam » il a alors dit :

 

 « Ne fais pas cela. Jeûne certains jours et d’autres jours ne jeûne pas. Veille certaines nuits et d’autres nuits ne veille pas car ton corps a des droits sur toi, tes yeux ont des droits sur toi, ton épouse a des droits sur toi ». Tout comme le mari a des droits sur son épouse, l’épouse a des droits sur son mari. Et les deux époux ne seront heureux et la vie conjugale ne sera emplie de bonheur entre eux que si chacun s’acquitte du droit de l’autre. La vie conjugale sera ainsi stable, les deux époux seront heureux, chacun des deux connait ce qu’il a comme droits et ce qu’il a comme devoirs. Et chacun va s’acquitter du droit de son partenaire sur lui. Il agit en bien avec lui. Il y a des règles de comportement et des caractères que la Loi de l’islam a incités d’avoir concernant l’épouse envers son époux afin que la vie conjugale soit heureuse. Pour que cette vie soit pleine de miséricorde et de sérénité et qu’il n’y ait pas de déstabilisation ou de destruction de cette vie conjugale. Parmi ces règles de caractère, il y a que l’épouse agisse en bien avec son mari. Elle s’acquitte de ses droits. Et que le mari agisse en bien avec son épouse. Que l’épouse obéisse à son mari dans tout ce qui fait gagner l’agrément de Allah et l’agrément de son Messager.

 

Le prophète éminent salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

أَعْظَمُ النَّاسِ حَقّاً عَلَى المَرْأََةِ زَوْجُها

 

(‘A^dhamou n-nasi haqqan ^ala l-mar ‘ati zawjouha)

 

Ce qui signifie : « La personne qui a le plus grand droit sur la femme c’est son mari » et le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam dit également :

 

الجَنَّة دَخَلَتِ رَادُ عَنْها وَزَوجُها ماتَت امْرَئَةٍ يأَ

 

(‘ayyou mra’atin matat wa jawjouha ^anha radin dakhalati l-jannah)

 

 [Rapporté par At-Tirmidhiyy qu’il a jugé hacan]

 

 Ce qui signifie : « Toute femme qui meurt et qui laisse son mari satisfait d’elle, entrera au paradis ». L’épouse raisonnable et sensée est celle qui s’acquitte des droits de son mari.

 

 Allah tabaraka wa ta^ala dit :

 

الرِّجَالُ قَوَّامُونَ عَلَى النِّسَاء بِمَا فَضَّلَ اللهُ بَعْضَهُمْ عَلَى بَعْضٍ وَبِمَا أَنفَقُواْ مِنْ أَمْوَالِهِمْ

 

(Ar-rijalou qawwamouna ^ala n-niça’i bima faddala l-Lahou ba^dahoum ^ala ba^din wa bima ‘anfaqou min ‘amwalihim)

 

[sourat An-Niça/ayah 34] Allah a fait que les hommes ont une responsabilité sur les femmes. D’ailleurs il a fait que le divorce soit prononcé par le mari. C’est le mari qui le prononce. Pourquoi donc ? Parce que la part de raison que Dieu a accordé à Ses esclaves hommes dépasse la part de raison qu’Il a accordé aux femmes. La part de raison de tous les hommes dépasse la part de raison de toutes les femmes. Il en est de même pour la force physique.

 

La force physique que Allah a accordée dans les hommes dépasse la force physique que Allah a créée dans toutes les femmes. Quelqu’un de sensé ne renie pas cela. C’est quelque chose de perceptible que l’on peut constater. Dans leur généralité, en globalité, les hommes sont plus forts que les femmes par la raison et par la force physique.

Ceux qui gouvernent le monde et dirigent les affaires des gens sont en général des hommes. Pour l’explication du hadith :

النِّساءُ ناقِصاةٌ عَقْلاً وَدِينًا

(‘an-niça’ou naqisatou ^aqlan wa dinan)

 

En général, en globalité le sens de ce hadith est que les femmes ont moins que les hommes du point de vue de la raison et de la religion. Ça c’est en général. Mais tu peux trouver des individus femmes qui sont fortes par la raison que beaucoup d’hommes. Mais si on fait la somme de toute la part de raison que Dieu a accordé aux hommes elle dépasse la somme de la part de raison que Dieu a accordé aux femmes. Et ce qui compte c’est la majorité.

 

La parole du prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam :

ناقِصاةٌ َدِينًا

(naqisatou dinan)

 

C’est-à-dire  « elles ont moins que les hommes par la religion » ce n’est pas un rabaissement pour la femme mais la signification est que la femme n’obtient pas la récompense de la prière pendant toute sa vie tout comme l’homme, puisqu’elle a des périodes de menstrues. Elle s’arrête de faire la prière pendant les menstrues et pendant les lochies. Pour le jeûne également à cause des menstrues et des lochies, elle s’abstient de jeûner pendant un certain temps.

 

Allah ta^ala dit :

 

وَلِرِّجَالِ عَلَيْهِنَّ دَرَجَةٌ

 

(Wa li r-rijali ^alayhinna darajah)

 

 [sourat Al-Baqarah/228] ce qui signifie « Les hommes ont un degré supérieur sur les femmes ». Pourquoi ? Parce que c’est l’homme qui est chargé de subvenir à la charge de sa femme. Pourquoi est ce que l’homme est chargé de subvenir à la femme ? Parce qu’il possède une autorité sur elle. Pour cela, Allah ta^ala a fait que la charge obligatoire soit assurée par les hommes et donc les femmes par conséquent doivent s’attacher à l’autorisation du mari.

 

Quant à ceux qui veulent outrepasser ce que Allah nous a annoncé dans Sa Loi, il aura été injuste envers lui-même et il aura été injuste envers autrui. Ibnou Jawziyy a dit : « Il convient à la femme qui est raisonnable quand elle trouve un mari vertueux qu’il lui convient, de s’appliquer à gagner sa satisfaction et à éviter tout ce qui peut lui nuire car si jamais elle nuit à ce mari vertueux ou qu’elle fait quelque chose qui lui fait mal, il va se lasser d’elle et cela restera dans son cœur et peut-être à la première occasion, il va l’abandonner ou préférer une autre. Il se peut que lui, il trouve et il se peut que elle ne trouve pas un autre mari. »

 

Dans le sahih de Mouslim, un fils est mort à Abou Talhah. Abou Talhah avait une épouse qui s’appelle ‘Oummou Soulaym. Il avait un fils d’elle qui était nourrisson et il était mort. Elle a dit à sa famille c’est-à-dire à ses proches parents qui étaient chez elle et qui ont appris que leur fils était mort : « Ne le dites pas à Abou Talhah quand il va rentrer le soir pour qu’il ne soit pas affligé alors qu’il est en train de jeûner, cela va lui couper son appétit. Laissez-moi d’abord lui annoncer cette nouvelle ». Quand Abou Talhah est rentré elle lui a présenté son diner, il a mangé et il a bu. Puis elle s’est faite belle pour lui en mettant de beaux vêtements, en s’ornant de bijoux, de parure et de ce qui est de cet ordre de la meilleure manière et cela est une preuve de sa profonde certitude et de sa totale confiance en Dieu et de sa grande patience. Il eut un rapport avec elle. Quand elle a vit qu’il avait atteint son besoin, elle lui dit pour lui attirer l’attention, qu’il ne convient pas de se chagriner pour la mort de son fils quand il allait le savoir, car l’enfant est comme un bien qui nous est confié et qui va être repris. Elle lui dit : « Abou Talhah, dis moi si des gens ont prêté quelque chose à une famille et que par la suite, ils demandaient à cette famille qu’il la leur rende, c’est à dire cet objet qu’ils leur ont confié. Est ce que cette famille peut conserver ce qui leur a été confié et priver le propriétaire de ce qui leur a été confié ? » Il lui a répondu : « Non [c'est-à-dire  ils n’ont pas à les priver, s’ils veulent récupérer leur bien ils n’ont pas à les empêcher » elle lui dit alors : « Recherche la récompense de la part de Dieu en faisant preuve de patience pour la mort de ton fils et n’ait pas un comportement qui te prive de cette récompense. Parce que notre fils est comme un bien qui nous a été confié et Celui à Qui il appartient, l’a repris. »

 

C’est alors que Abou Talhah fut en colère. [Ici quand il dit à propos de ce compagnon qui était en colère c'est-à-dire qu’il n’était pas content, cela ne veut pas dire qu’il s’est mit à taper sur les portes ou tout ce qui est devant lui. La colère, ce n’est pas quelque chose comme certains ignorants aujourd’hui, quand il n’y a pas lieu d’être en colère, ils ont des comportements qui sont indécents. Ça veut dire qu’il n’était pas content, c’est ça le sens de la colère ici.] Il a dit à ‘Oummou Soulaym : « Pourquoi tu me laisses jusqu’à avoir un rapport avec toi puis tu m’annonces le décès de ton fils ? »

 

Il partit de suite raconter ce qui lui était arrivé au Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, comment ‘Oummou Soulaym avait agit avec lui alors que son comportement à elle indiquait sa totale confiance en Dieu et sa grande patience. Chose que de nombreux hommes sont incapables de faire.

Après avoir entendu le récit, le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam leur fit des invocations à tous deux et leur dit :

 

 بارَكَ اللَّهُ لَكُمَ في لَيْلَتِكُما

 (baraka l-Lahou lakouma fi laylatikouma)

 

C’est-à-dire « Que Allah vous accorde des bénédictions dans ce que vous avez fait ensemble dans cette nuit » c’est-à-dire que ça soit une cause pour avoir un autre enfant et qu’il soit un enfant de bien.

Et ‘Anas qui rapporte le hadith a dit que ‘Oummou Soulaym tomba enceinte effectivement et c’était un exaucement de l’invocation du prophète de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

 

Oummou Soulaym, cette femme dont le cœur est éclairé par la bonne guidée du Prophète élu s’est embellie de patience quand elle a perdu son fils qu’elle a eut avec Abou Talhah.

 

Comment ‘Oummou Soulaym a atteint ce haut degré de patience si elle n’avait eut sa grande certitude au jour dernier et en la récompense de la part de Allah ta^ala si les enseignements du maître  des Messagers salla l-Lahou ^alayhi wa sallam était gravé dans son cœur. Ce n’est pas surprenant que tu trouves parmi les compagnons ceux qui étaient ainsi car leur Prophète est le maitre des gens. La meilleure des créatures. Celui parmi les gens qui se fient le plus à Allah. Et il a semé dans leur cœur cette soumission et cette glorification comme la parole du Seigneur des mondes

 

وَمَا كَانَ لِمُؤْمِنٍ وَلا مُؤْمِنَةٍ إِذَا قَضَى اللهُ وَرَسُولُهُ أَمْرًا أَن يَكُونَ لَهُمُ الْخِيَرَةُ مِنْ أَمْرِهِمْ

 

(Wa ma kana li mou’minin wa la mou’minatin ‘idha qada l-Lahou wa raçoulouhou ‘amran ‘an yakouna lahoum l-khiyaratou min ‘amrihim)

 

 

[sourat Al-‘Ahzab/36]. De cette ayah nous comprenons que si Allah nous a prédestiné quelque chose, nous n’avons pas à nous objecter et à nous rebeller. Il en est de même pour toutes les bonnes œuvres que l’esclave musulman accomplit.

Les récompenses sont différentes en fonction de la force de la certitude, de la véracité de l’intention et de sa qualité. Et tout cela, cette récompense n’est confirmée par quelqu’un que si la personne est sur l’islam. C’est-à-dire elle évite les mécréances par la parole, par les actes et par les croyances. Celui qui persévère sur l’Islam qui a eut son intention sincère, pour l’agrément de Allah ta^ala, qui a agit de manière conforme à la Loi de Allah, cette Loi qui nous a amenée Son Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam il aura cette récompense.

Allah tabaraka wa ta^ala n’a besoin de rien et rien ne Le rend impuissant et Il est Celui qui donne avec profusion.

 

Le plus important c’est d’être en conformité avec la Loi de Allah tabaraka wa ta^ala et de persévérer sur cela c’est-à-dire de préserver ses organes, de préserver sa langue, de préserver son corps et de préserver son cœur. Celui qui ne préserve pas ses organes c’est-à-dire sa langue, son corps, son cœur de ce qui annule les actes, il est comme celui qui construit et qui détruit. Il construit puis il détruit. Il construit puis il détruit. Certains, quand ils se mettent en colère avec quelqu’un d’autre, quand ils se disputent avec quelqu’un d’autre, ils se mettent en colère et ils tombent dans une mécréance, ils insultent le Créateur ou ils insultent un prophète ou ils changent leurs croyances de l’islam, de la foi pour avoir une croyance qui contredit, il sera ainsi sorti de l’islam et ils devront alors prononcer les deux témoignages « La ‘ilaha ‘il-la l-Lah, Mouhammadoun raçoulou l-Lah » immédiatement pour revenir à l’islam.

 

Les dix conseils qu’une mère a donnés à sa fille le jour de son mariage

 

Parmi les conseils qu’une mère a donnés à sa fille le jour de son mariage, il y a dix conseils :

Elle lui a dit : sois pour ton mari comme une femme esclave, il sera pour toi comme un esclave et retiens dix conseils que j’ai mis en pratique et j’ai été heureuse avec ton père en les appliquant :

- Le premier, sois de celles qui se suffisent de peu « Al-qana^ah ».

- Le deuxième, écoute ses paroles et obéis lui.

- le troisième et le quatrième : Vérifie ce qu’il voit de toi et ce qu’il sent de toi. Fais en sorte qu’il ne puisse jamais voir quelque chose de laid chez toi et qu’il ne sente de toi que le meilleur des parfums.

- Le cinquième et le sixième : Fais bien attention au moment de son repas et de son sommeil. Parce que la faim brûle de l’intérieur et le manque de sommeil incite à la colère.

- Le septième et le huitième : veille sur ses biens, sur sa famille et sur ses enfants. Concernant les biens, le secret réside dans la bonne gestion. Concernant les enfants c’est de bien les élever.

- Le neuvième et le dixième : surtout ne sois pas heureuse quand il est chagriné, ne montre pas de joie en sa présence quand ton mari est chagriné. Et gare à toi de te montrer chagriné en sa présence si lui est heureux.

Et sache enfin que tu n’obtiendras de lui ce que tu veux que lorsque tu feras preuve d’altruisme c’est-à-dire que tu préfères son opinion à lui au dépens de ton opinion à toi et sans sa satisfaction à lui au dépens de la tienne.

 

Où trouve-t-on pareille mère dans cette époque, sauf celle à qui Allah a fait miséricorde. Et où sont les femmes qui appliquent dans cette époque ces recommandations ? Sauf celles à qui Allah a fait miséricorde.

 

La femme vertueuse, c’est celle qui est pieuse, qui accomplit les devoirs et qui évite les péchés, qui respecte le droit de Allah tabaraka wa ta^ala, qui respecte le droit de son mari. Elle ne manque pas aux droits. Et cette catégorie de femme est très peu nombreuse de nos jours.

 

Le prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

لا تُؤَدِّي المَرْأََةُ حَقَّ اللَّهِ حَتَّى تُؤَدِّي حَقَّ زَوْج

(la tou’addi l-mar’atou haqqa l-Lahi hatta tou’addiya haqqa zaouj)

 

[Rapporté par Ibnou Majah et Ibnou Hibban dans son sahih] ce qui signifie : « L’acquittement du droit de son mari sur elle est une condition pour la piété pour la femme »

 

Parmi les signes des femmes vertueuses c’est l’obéissance à leur mari dans tout ce qui ne comporte pas de désobéissance. Si le mari fait preuve de peu de patience alors la femme peut être plus forte avec la patience dont elle peut faire preuve.

Ceci vaut mieux pour elle si elle veut augmenter en degré selon le jugement de Allah.

Mouslim a rapporté dans son sahih d’après ^Abdou l-Lah ibnou ^Amr que le Messager de Allah a dit :

 الدُّنْيا مَتاع وَخَيْرِ مَتاعِ الدُّنْيا المَرْأََةُ صالِحًا

(Ad-dounya’ou mata^ wa khayri mata^i d-dounya’i l-mar’atou saliha)

 

Ce qui signifie : « dans ce bas monde il y a des biens et le meilleur des biens c’est la femme vertueuse ».

 

La femme vertueuse aide son mari pour l’au delà. Dans le mariage, il y a une protection contre le chaytan. La femme vertueuse qui s’occupe de sa maison est une aide pour la religion par cette voie. Dans le mariage, il y a un combat contre les passions de l’âme. Il y a un exercice pour l’âme pour assumer des responsabilités, pour assumer la charge obligatoire de la femme, pour patienter avec les caractères de la femme, pour supporter la nuisance de sa part. La femme vertueuse réjouit son mari lorsqu’il la voit. Elle lui obéit quand il lui ordonne, quand il lui donne des ordres. Et elle ne le contredit pas et elle n’est pas  al-‘annanah, ni mannanah, ni hannanah, ni haddaqah, ni barraqah, ni chaddaqah.

 

Al-‘annanah, c’est celle qui se plaint tout le temps, qui gémit tout le temps, qui se plaint.

Al-mannanah, c’est celle qui rappelle ses bienfaits à son mari, elle lui dit « j’ai fais telle chose pour toi.

Al-hannanah, c’est celle qui se languit d’un ancien mari. Elle a été mariée par le passé et elle se rappelle toujours le premier en présence du deuxième.

Al-haddaqah, c’est celle qui chaque fois qu’elle voit quelque chose, elle voudrait l’avoir et elle demande à son mari de les lui acheter.

Al-barraqah, c’est celle qui passe sa journée à se faire belle, à embellir son visage pour que son visage soit brillant.

Ach-chaddaqah, c’est celle qui parle beaucoup et dit des paroles qui ne comportent pas de biens.

 

Voilà les différentes catégories et de caractères qu’il convient à la femme vertueuse d’éviter.

 

 

Les droits du mari sur son épouse

 

 

Les droits du mari sur son épouse. Bonheur à celui qui a appris la science de la religion agrée par Allah et qu’il l’a appliqué et qui a enseigné à ses parents, à son épouse à ses enfants,  à ses bien aimés, à ses voisins, à tous ceux qui entendent la bonne parole et le conseil.

 

Khadijah que Allah l’agrée avait une grande place dans le cœur du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, chaque fois qu’il l’a citait, il disait du bien d’elle et il louait sa bonne compagnie. ^A’ichah que Allah l’agrée disait : « Lorsque le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam mentionnait Khadijah, il ne se lassait pas de faire ses éloges et demandait le pardon en sa faveur. Il a retenu son amitié et sa fidélité. Il honorait ainsi les amis de Khadijah après son décès. »

 

^A’ichah que Allah l’agrée disait : « Lorsque le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam égorgeait un mouton, il disait « Envoyez ce mouton aux amis de Khadijah [les femmes qui étaient les amies de Khadijah] » après la mort de Khadijah.

 

Elle était agréée et Allah l’a agréée, les anges l’ont aimée, et le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam l’a aimée  . Il disait ^alayhi s-salatou wa s-salam :

 

إنِّي رُزِقْتُ حُبَّها

(‘Inni rou’ziqtou houbbaha)

 

[Rapporté par Al-Boukhariyy] ce qui signifie : « Allah m’a accordé de l’aimer » et nul ignore combien elle a aidé le Prophète, comment elle s’est tenue aux côtés du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, pour le soutenir, pour l’aider à supporter les difficultés et les différentes sortes de nuisance. En effet, elle était une bonne femme vertueuse pour lui et que Allah l’agrée, elle était un modèle éminent de l’épouse croyante et pieuse. Que Allah honore et élève davantage en degré notre maitre Mouhammad et agrée la mère des croyants Khadijah.

 

Parmi les droits du mari sur son épouse et qu’il est demandé à l’épouse dans la loi de l’islam d’assurer, c’est de ne pas l’empêcher de son droit de jouir d’elle sauf dans ce que la loi a interdit comme durant les menstrues ou les lochies, comme cela est connu dans la Loi.

 

Il est rapporté à la fin du troisième siècle de l’hégire qu’il y avait un imam qui était ascète, qui était adorateur, qui était un grand saint et cet imam avait beaucoup de prodiges. C’est un grand saint qui avait des prodiges. Dans son assemblée, dans son cours, il citait des choses qui correspondaient à ce que les gens dans l’assistance avaient dans leur cœur. Et il glissait dans ses cours ce qui leur permettait de résoudre leurs problèmes que ce soit concernant les sujets du bas monde ou l’au-delà. Les gens allaient assister à ses assemblées en raison de cette réputation qu’il avait.

Justement, il est arrivé qu’un homme qui était blanc a eut un enfant qui était noir, qui était différent de sa couleur à lui et la couleur de sa mère. Alors l’homme a douté de son épouse, il a pensé du mal d’elle. Il a pensé qu’elle était fornicatrice et il avait entendu parler de ce chaykh, que c’était un grand savant à qui Allah dévoile certaines choses c’est-à-dire Il donne le kachf, Il peut lui dévoiler certaines choses cachées. Quand il est rentré dans l’assemblée de ce savant, le chaykh l’a tout de suite dévoilé. Dans son cours il s’est mit à parler d’un sujet, il a dit : « Allah a interdit d’avoir un rapport lorsque la femme a ses menstrues, pour une sagesse. Celui qui fait cela et qui a un enfant de couleur brune, qui est différente de la couleur du père ou de la mère alors qu’il ne se blâme que lui-même. Si la couleur change, c’est parce qu’il y a eut un rapport durant les menstrues ».

 

Cet homme a pris peur et il a abandonné les mauvaises pensées qu’il avait eut au sujet de sa femme.

 

Le saint pour un intérêt religieux il se peut qu’il montre ses prodiges.

 

Il n’est pas permis à l’épouse d’empêcher son mari de jouir d’elle ou de se refuser à lui. Si elle ne répond pas au désir de son mari sans excuse valable alors elle commet un grand péché et les anges la maudissent. Le Prophète éminent salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

 

إِذَا دَعَا الرَّجُلُ امْرَأَتَهُ إِلَى فِرَاشِهِ فَأَبَتْ فَباتَ غَضْبان عَلَيْها لَعَنَتْها الْمَلَائِكَةُ حَتَّى تُصْبِحَ

(‘Idha da^a r-rajoulou imra’atahou ila firachihi fa’abat fabata ghadban ^alayha la^anat’ha l-lmala’ikatou hatta tousbiha)

 

[Rapporté par Al-Boukhariyy] ce qui signifie : « Lorsque l’homme demande son épouse et qu’elle se refuse à lui sans raison valable et qu’il passe la nuit en colère contre elle, les anges la maudisse jusqu’au matin »

 

Le droit du mari de jouir de son épouse dans les limites de la loi de l’islam fait partie des plus importants des droits sur son épouse. Car le fait que la femme s’occupe du besoin de son mari à elle, dans ce sens est une grande cause pour le bonheur des deux époux. Et si elle néglige ce grand droit, cela entraine des différents et des disputes entre les époux. Souvent cela entraine à la destruction de la vie conjugale et par conséquent au divorce et à la perte. Il est à observer que de nombreuses épouses de nos jours négligent le droit du mari de jouir d’elle dans un moment où le mari en a un besoin et alors cette femme va quitter le lit de son mari sans excuse valable alors que le mari a besoin d’elle et elle ne prête pas attention à cela comme si ce n’était pas son mari. Elle aura ainsi été la cause d’une tristesse, d’un chagrin chez le mari, ce qui entraine des conséquences négatives sur la vie conjugale.

 

Un autre droit du mari c’est que la femme ne jeûne pas un jeûne surérogatoire, c’est-à-dire un jeûne autre que le jeûne obligatoire sans son autorisation. Pour ce qui est du jeûne obligatoire, comme le jeûne du mois de ramadan elle n’attend pas son autorisation. S’il ne lui autorise pas à le jeûner, elle ne lui obéit pas. C’est-à-dire qu’elle applique la règle :

 

لا طاعَةَ لِمَخْلُوقٍ في مَعْصِيَّةِ الخالِق

(la ta^ata li makhlouqin fi ma^siyyati l-khaliq)

 

Ce qui signifie : « On n’obéit pas à une créature dans quelque chose qui est une désobéissance au Créateur » rapporté par l’imam Ahmad.

Le jeûne empêche de jouir, si elle jeûne un jeûne surérogatoire, sans l’autorisation de son mari alors le mari ne pourra pas avoir un rapport avec elle. Or avoir un rapport avec elle c’est son droit à lui. C’est pour cela que le Prophète éminent salla l-Lahou ^alayhi wa sallam tout comme l’a rapporté Al-Boukhariyy a dit :

 

لا يَحِلُّ لامْرَأَةٍ أَنْ تَصُومَ وَزَوْجُها شاهِدٌ – أَي حاضر- إلاَّ بِإِذْنِه 

(la yahillou li’imra’atin ‘an tasoumou wazaoujouha chahidoun – ’ay hadiroun – illa bi’idhnihi)

 

C’est-à-dire « Il n’est pas permis à la femme de jeûner un jeûne surérogatoire alors que son mari est présent, c’est-à-dire il n’est pas en voyage, sans son autorisation. » donc il s’agit bien du jeûne autre que le jeûne obligatoire. Il est arrivé à l’époque du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam que l’épouse de Safwan Ibnou l-Mou^attil s’est plainte à lui au Messager de Allah. Elle a dit : « Mon époux m’oblige à rompre le jeûne alors que je jeûne, il ne fait pas la prière de l’aube sauf après le lever du soleil » c’est alors que le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a demandé pour avoir plus d’éclaircissement à Safwan. Il lui a répondu : « Ô Messager de Allah quand elle dit que je ne me lève pas pour la prière de l’aube, sauf après le lever de soleil, nous sommes dans une famille et nous nous réveillons qu’après le lever du soleil. [Donc ça ne veut pas dire qu’il s’est levé dans le temps de l’aube et il n’a pas fait la prière]. » Et quand elle dit que je l’oblige à rompre le jeûne alors qu’elle jeûne. En fait, elle fait le jeûne surérogatoire et moi je suis un homme qui est jeune ».

Alors le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ne l’a pas blâmé, il n’a pas remis en cause ce que ce compagnon faisait. [Rapporté par Abou Dawoud]

 

Les faqih ont déduits à partir de ce hadith que si quelqu’un dort avant l’entrée du temps de la prière de l’aube, al-fajr, et qu’il s’est réveillé après le lever du soleil, il ne commet pas de péché s’il ne fait pas la prière de as-soubh dans son temps.

Et qu’il est permis à l’homme d’obliger sa femme à rompre son jeûne, si son jeûne était surérogatoire et qu’il avait voulu avoir un rapport avec elle. Et qu’il n’est pas permis à la femme de faire un jeûne surérogatoire si son mari ne lui autorise pas

 

Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a indiqué combien du droit du mari est éminent sur son épouse en disant :

 

لَوْ كُنْتُ آمِرًا أَحَدًا أَنْ يَسْجُدَ لِأَحَدٍ لِأَمَرْتُ المَرْأَةَ أَنْ تَسْجُدَ لِزَوْجِها

(laou kountou amira ‘ahada ’an yasjouda li’ahadin li’amartou l-lmar’ata ‘an tasjouda lizaoujiha)

 

 

Ce qui signifie : «Si je devais ordonner à quelqu’un de se prosterner pour quelqu’un d’autre [c'est-à-dire une prosternation de salutation] alors j’aurais ordonné à la femme de se prosterner pour son mari. » [Rapporté par Ibnou Hibban, Ibnou Majah et d’autres].

Dans ce hadith il y a l’indication qu’il n’est pas permis de se prosterner pour autre que Allah ^azza wa jall. Il y a également dans ce hadith l’indication du droit éminent du mari. Le mari a un droit sur son épouse et l’épouse a un droit sur son mari.

 

Parmi les droits du mari sur son épouse c’est qu’elle ne fasse entrer personne chez lui sans son autorisation. La loi de l’islam interdit quelque chose que pour une sagesse mais de nombreuses personnes ignorent ces sagesses.

Il y a un évènement qui s’est produit dans l’Abyssinie, Al-Habachah. Il y avait un homme qui était un commerçant, il partait de chez lui et il laissait son neveu, le fils de son frère avec son épouse. Et ce jeune homme qui était son neveu, le fils de son frère, il les laissait dans une khalwah interdite c’est-à-dire, ils se retrouvaient deux personnes étrangères l’une et l’autre sans qu’une tierce personne ne les voit. Un jour, il est entré et il a vu que sa femme était avec son neveu dans une situation très mauvaise. Il a perdu sa lucidité et il a coupé l’oreille de son neveu.

Alors le fils de son frère avait un signe visible sur lui, qui était un signe de honte toute sa vie. Les gens le voient et ils disent « celui là, son oreille a été coupée pour cette raison là »

Cet homme, ce commerçant-là avait négligé d’appliquer la loi de Allah. S’il avait dit : « Maintenant, tu pars avec moi parce qu’il n’y a dans la maison que mon épouse » alors il l’aura préservé de tomber dans le péché.

C’est lui-même qui a provoqué le fait que cet homme se retrouve seul avec sa femme. Et cette khalwah, le fait que son neveu se retrouve seul avec son épouse, l’a entrainé à faire un acte qui est laid. Et cela a fait que toute la réputation de son neveu et de son épouse était devenue mauvaise. Tout cela parce qu’il a négligé d’appliquer la loi de Allah. C’est pour une sagesse que Allah tabaraka wa ta^ala a interdit qu’un homme se retrouve seul en présence d’une femme ajnabiyyah, qui n’est pas mahram.

 

Le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a interdit qu’un homme se retrouve seul avec une femme ajnabiyyah c’est-à-dire qui n’est pas mahram pour lui c’est-à-dire qu’il peut épouser un jour et il nous a indiqué que ce péché est un grand moyen pour le chaytan de semer la corruption et la désobéissance entre un homme et une femme. Cette khalwah qu’un homme se retrouve seul avec une femme qu’il peut épouser un jour sans qu’une tierce personne ne les voit devant laquelle ils pourraient éprouver de la pudeur. Cette khalwah aide le chaytan a les entrainer aux péchés, soit à la fornication, soit à ce qui est moins que la fornication. Le Messager n’interdit une chose qu’avec une sagesse. Cependant certaines personnes peuvent connaitre la sagesse et d’autre peuvent ne pas la connaitre.

 

Parmi les droits du mari sur son épouse c’est qu’elle ne quitte pas le domicile conjugal ou qu’elle ne voyage pas avec quelqu’un de ses mahram sauf avec l’autorisation de son mari. Il n’y a pas en cela une diminution du rôle de la femme mais au contraire, c’est une préservation et une protection pour elle.

Parmi les choses utiles à ce sujet c’est de mentionner ce que les savants ont dit. Le fait que la femme et surtout l’épouse reste chez elle et de ne pas sortir de chez elle sans nécessité, cela vaut mieux pour elle. Ceci est pour l’intérêt de la femme car c’est un surcroît de chasteté et de protection pour elle. Et comme les spécialistes de la jurisprudence ont cités, ils ont dit que pour la femme, il convient qu’elle fasse preuve d’un surcroît de couverture de sa zone de pudeur. Et il y a en cela un grand intérêt pour la femme.

 

Le Prophète éminent salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

 

أَقْرَبُ ما تَكُونُ المَرْأَةُ إِلى وَجْهِ الله (أَيْ إِلى طاعَةِ اللهِ) إِذا كَانَت في قَعْرِ بَيْتِها

(‘aqrabou ma takounou l-lmar’atou ila wajhi l-Lahi – ‘ay ila ta^ati l-Lahi – ’idha kanat fi qa^ri baytiha)

 

 

Ce qui signifie : « L’endroit dans lequel la femme est le plus proche de l’obéissance à Allah c’est lorsqu’elle est au sein de sa maison. [Rapporté par At-Tabaraniyy]

 

Parmi les droits de son mari sur son épouse c’est que la femme priorise le droit de son mari sur le droit de ses proches parents. Car le droit de son mari sur elle est éminent selon le jugement de Allah ta^ala. Si la famille de la femme lui ont ordonné quelque chose et que son mari lui a ordonné autre chose, une chose qui ne comporte pas de désobéissance, alors elle obéit à son mari et pas à sa famille. C’est cela le sens de la parole du Prophète ^alayhi s-salatou wa s-salam :

 

وَحَقُّ النَّاسِ بِالمَرْأَةِ زَوْجُهَا

(wa haqqou n-nasi bi l-lmar’ati zaoujouha)

 

 Ce qui signifie : « La personne qui a le plus grand droit sur la femme c’est son mari. »

Il a été rapporté de la dame honorée ^A’ichah que Allah l’agrée qu’elle, avait dit « J’ai demandé au Messager de Allah qu’elle est la personne qui a le plus grand droit sur l’homme ». Il a répondu :

أُمُّهُ

(‘oummou)

 

Ce qui signifie : « c’est sa propre mère ». Je lui ai dit : « et qu’elle est personne qui a le plus grand droit sur la femme ? ».  Il a dit :

زَوْجُها

(zawjouha )

Ce qui signifie : « son époux » 

Ce hadith a été rapporté par Ahmad et il a été jugé sahih par Al-Hakim et Al-Bazzar avec une bonne chaine de transmission.

 

Parmi les droits du mari sur son épouse, c’est qu’elle ne fait pas preuve d’exaspération avec lui et elle ne se plaint pas de la difficulté matérielle ou d’un mauvais état. Et qu’elle ne multiplie pas les paroles de critiques et de blâmes de sorte à lui nuire par ses paroles ou qu’elle lui brise le cœur. Au contraire, selon la loi, il est requis de la femme qu’elle montre sa satisfaction, sa suffisance du peu de subsistance et qu’elle respecte la fatigue de son mari pour assurer la subsistance et qu’elle ne lui demande pas plus que le besoin de crainte qu’il ne tombe dans la recherche de subsistance d’une voie interdite.

 

La femme vertueuse et sensée, c’est celle qui recherche l’agrément de son Créateur et qui recherche le paradis et qui s’éloigne totalement de tout ce qui est interdit et qui se satisfait du peu de la subsistance halal et qui met en garde son époux de suivre les voies interdites, les chemins interdits.

Que Allah ta^ala fasse miséricorde aux épouses du salaf, puisque l’épouse vertueuse quand son mari sortait de sa maison pour aller chercher la subsistance, elle lui disait : « Méfie-toi d’obtenir la subsistance d’une voie interdite ».

 

Nous pouvons patienter pour endurer la faim et la difficulté mais nous ne pouvons pas patienter pour endurer le feu de l’enfer.

 

Il a été rapporté qu’une femme des fils de ‘Israil c’est-à-dire des communautés musulmanes qui ont précédés la communauté de notre maître Mouhammad. cette femme était musulmane et elle était adoratrice, elle était vertueuse, elle était la fille d’un roi. Un homme fils de roi l’a demandé en mariage. Alors elle a refusé de l’épouser. Puis elle a dit a une femme esclave à elle : « va et cherche moi un mari qui soit ascète, qui soit pieux, qui soit adorateur, et qui soit surtout pauvre »

Sa servante est partie, elle a trouvé un pauvre, adorateur et pieux. Elle l’a ramené à sa maitresse. Cette fille de roi lui a dit : « Si tu veux m’épouser, je viens avec toi à qui nous fait le contrat de mariage » Et c’est ce qu’il fit.

Ils ont fait le contrat de mariage, puis elle lui a dit : « Emmène-moi chez ta famille. » Alors il lui a dit : « Par Allah, je ne possède rien d’autre que cette cape qui est sur mon dos, que j’utilise pour me couvrir avec la nuit et un vêtement pour moi le jour ». Alors elle lui a dit : « Je t’ai accepté ainsi ».

 

Une fille de roi qui dit à un pauvre et qui est ascète « Je t’ai accepté ainsi » et c’était un homme qui gagnait sa subsistance au jour le jour et lui ramenait la nuit ce qui lui permettait de manger. Cette femme ne mangeait pas la journée, elle faisait le jeûne par recherche de l’agrément de Dieu. Lorsqu’il lui ramenait quelque chose, elle rompait le jeûne et elle louait Allah ta^ala dans tous les cas. Elle lui a dit « Maintenant j’ai pu me consacrer à l’adoration de Dieu ».

Un jour, il n’a rien pu amener. Alors, il prit peur et cela fut fortement éprouvant pour lui. Il se dit : « Mon épouse est assise chez elle à la maison, elle fait le jeûne, elle attend quelque chose que je lui ramène pour rompre le jeûne » alors il s’est levé,  il a fait le woudou’, il a fait une prière et il a invoqué Son Seigneur tabaraka wa ta^ala et il a dit : « Ô Allah, Tu sais que je ne T’ai pas demandé quelque chose pour cette vie d’ici bas, mais je Te demande pour faire plaisir à mon épouse qui est vertueuse. Ô Allah, donne moi une subsistance de Ta part. Certes, Tu es Celui Qui accorde avec profusion. C’est alors qu’une grosse perle tomba du ciel. Il l’a prit et l’emmena chez son épouse. Quand elle vit cette grosse perle, elle fut étonnée. Elle lui a dit « D’où as-tu donc amené cette perle ? Je n’ai jamais vu une telle perle chez moi. »

Alors, il lui a dit : « J’ai cherché ma subsistance comme c’est de mon habitude aujourd’hui mais je n’ai rien pu gagner, j’ai alors invoqué mon Seigneur soubhanahou wa ta^ala  et Il m’a accordé cette perle qui est tombée du ciel. »

Cette femme lui dit alors : « Retourne à cette endroit, dans lequel tu as invoqué Allah et supplie Allah et demande lui et tu dis : « Ô Allah, ô Allah ô mon Seigneur. Si c’est quelque chose que Tu nous accordes dans cette vie ici bas alors fait que ce soit plein de bénédictions mais si c’est quelque chose que Tu nous réserves pour l’au-delà alors fait qu’elle remonte au ciel. »

L’homme fit ce que son épouse lui demanda, c’est alors que la perle remonta au ciel. Il revint chez elle et il lui a appris cela. Elle lui dit : « La louange est à Dieu Qui nous a montré ce qu’Il nous réserve dans l’au-delà ».

Puis elle lui a dit : « Ca ne m’est égal maintenant si je n’ai aucune richesse dans cette vie ici bas qui va à sa fin. » et elle a remercié Allah pour cela.

 

Parmi les droits du mari sur son épouse c’est la bonne vie conjugale. C’est le fait qu’elle agisse correctement avec lui. Et ceci est une base fondamentale dans le bonheur conjugal.

 

Parmi les droits du mari sur son épouse, c’est qu’elle soit respectueuse avec lui quand elle parle avec lui. Qu’elle essaie de lui donner du plaisir, c’est-à-dire par exemple, elle se parfume pour lui, elle se fait belle pour lui, tout comme lui il le souhaite. Elle ne va pas faire preuve d’arrogance avec sa beauté. Elle ne va pas rabaisser son mari s’il n’est pas beau, s’il est laid. Elle ne va pas faire preuve de vanité avec son argent, ou avec son origine, si elle était riche ou d’une grande famille. Au contraire la femme sensée c’est celle qui recherche l’agrément de son Créateur. Elle obéit à son mari dans ce qui fait gagner l’agrément de Allah ^azza wa jall, elle ne lui nuit pas dans ses paroles et ses actes. Elle ne va pas divulguer le secret qu’il lui a confié, même à sa famille à elle. Et elle fait preuve de tendresse envers ses enfants. Elle veille sur eux en leur assurant une éducation islamique que Allah ta^ala agrée et que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam aime. Elle protège sa langue pour ne pas dire des paroles qui blessent son mari et qui font mériter le châtiment de son Créateur. Elle ne crie pas devant lui. Elle ne lui dit pas par exemple : « Tu es lourd, tu ne comprends pas » ou ce qui est de cet ordre comme paroles qui nuisent au mari et qui lui brisent le cœur.

 

Si chacun des deux époux applique cela ils auront fermé la porte du mal et ils auront ouvert la porte de l’amour, de l’amitié, de la sérénité et ils auront tous deux une grande récompense.

 

Il convient à l’homme qu’il agisse envers son épouse avec beaucoup de sagesse mais pas au point qu’elle ne soit plus respectueuse envers lui. Il convient qu’il assure les dépenses avec modération de sorte qu’il ne la fasse pas vivre dans la difficulté mais qu’il ne gaspille pas son argent et qu’il enseigne ce dont elle a besoin comme science de la religion. Il l’exhorte et lui rappelle le châtiment de Allah si elle cherche la facilité dans la religion. Il est tendre et doux avec elle quand elle accouche. Il lui tient compagnie et il ne lui montre pas qu’il est chagriné si elle a eut une fille. Il ne divulgue pas son secret, il ne pense pas du mal d’elle, il ne la divorce pas quand elle est en menstrues ou dans une période intermenstruelle durant laquelle il a eut un rapport avec elle car sinon il sera tombé dans le péché mais le divorce reste effectif. Allah a ordonné des choses pour la femme qu’Il n’a pas ordonnée à l’homme et également Allah a ordonné des choses à l’homme qu’Il n’a pas ordonné à la femme. Chacun des deux doit patienter pour accomplir ce que Allah a ordonné en étant sincère pour rechercher l’agrément de Allah. Que chacun cherche l’exemple et trouve le modèle dans la conduite des Prophètes et des vertueux qui l’ont précédés.

 

Il convient à la femme d’avoir une bonne vie conjugale avec son mari, en se faisant belle pour lui, en se parfumant, en étant douce quand elle parle avec lui. Elle ne parle pas si son mari est en colère. Elle ne le charge pas de ce qu’il ne peut pas supporter. Elle se suffit du peu, elle ne demande pas quelque chose pendant le rapport, et elle essaie de peu parler. Elle ne va pas trop souvent chez ses voisines. Elle ne demande pas à son mari des choses qui sont lourdes pour lui pour les assurer et elle ne multiplie pas les plaintes.

Il convient aussi qu’elle soit une bonne gestionnaire de sa maison. Qu’elle aime accomplir la prière et à l’adoration de son Seigneur. Qu’elle priorise le droit de son mari sur son avis à elle et celui de ses proches parents. Elle fait preuve de tendresse avec ses enfants. Elle ne va pas insulter souvent les enfants. Elle ne va pas remettre en cause la parole de son mari. Elle ne va pas tirer fierté de sa beauté ou de son argent, elle ne divulgue pas son secret. Si son mari meurt, elle s’endeuille pour lui, elle ne se fait pas belle, elle ne se parfume pas pendant la période d’attente post maritale.

 

Allah ta^ala dit :

 

وَعَاشِرُوهُنَّ بِالْمَعْرُوفِ

(wa ^achirouhounna bi l-lma^rouf)

[sourat An-Niça’/19] Ce qui signifie : « Assurez à vos femmes une vie conjugale sans nuisances, sans manquement dans leurs droits. »

 

Celui qui agit d’une bonne manière avec son épouse fait partie des meilleurs des croyants. C’est-à-dire celui qui fait preuve de tendresse, de miséricorde et de bienfaisance. Les meilleurs des hommes, ce sont ceux qui agissent avec bienfaisance avec leurs femmes de sorte qu’il fait preuve de modestie avec son épouse. Il agit en bien avec elle. Il lui pardonne ses mauvais actes. Il ne répond pas au mal par le mal, il agit avec sagesse et intelligence avec elle. Bien agir avec son épouse est quelque chose de requis de la part du mari. Il est requis qu’il agisse en bien avec elle et elle aussi il convient qu’elle agisse bien avec lui. Il convient que le mari ne fasse pas preuve d’orgueil avec son épouse, il ne va pas faire preuve de tyrannie mais il agit avec elle avec miséricorde.

 

Certains ignorants musulmans agissent mal avec leurs épouses, ces gens là ne connaissent pas la loi de l’islam, ni les règles de comportement de l’islam. C’est à partir de là que apparait l’importance de ce qui nous est parvenu du Messager puisqu’il a incité sa communauté que lorsque quelqu’un qui est attaché à la religion et qui a un bon comportement qui vient demander la main de leur fille de ne pas tarder à la marier. C’est-à-dire qu’il ne regarde pas s’il est pauvre ou si la dot est faible, la dot qu’il peut assurer. Mais qu’ils prennent plutôt en considération son attachement à la religion agréée par Allah et à son excellent comportement. C’est ce qui convient de prendre en considération chez le musulman pour lui donner en mariage sa fille. S’il a vu que cet homme avait un bon comportement et qu’il était attaché à la religion, qu’il ne tarde pas, qu’il s’empresse de lui marier sa fille. Qu’il lui facilite, qu’il ne lui rende pas la tâche difficile.

 

Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

 

إِذَا جَاءَكُم مَنْ تَرْضَوْنَ دِينَهُ وَخُلُقَهُ فَزَوِّجُوهُ وَإِلَّا تَكُنْ فِتْنَةٌ  فِي الأَرْضِ وَفَسَادٍ عَرِيض

(idha ja’akoum man tardaouna dinahou wa khoulouqahou fazawwijouhou wa ‘illa takoun fitnatoun fi l-l’ardi wa fasadin ^arid)

 

 [Rapporté par Al-Bayhaqiyy] ce qui signifie : « Si un homme vient vous demander la main de votre fille et qu’il a un bon attachement à la religion et un bon comportement alors mariez-le. Sinon il y aura une grande corruption sur terre et beaucoup de mal » Celui qui n’agit pas ainsi mais qui au contraire tarde ou refuse le marier à quelqu’un qui a ces caractères parce qu’il recherche plus d’argent ou il recherche plus de pouvoir ou une meilleur réputation cela va les exposer à la discorde et à la corruption sur terre, à la corruption des caractères des filles et des garçons.

 

 

 

L’auteur que Allah lui fasse miséricorde a dit : Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam n’a pas cessé de montrer son amour pour ses épouses. Il a même recommandé à ses compagnons cela. Il est parvenu dans le hadith, que le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

 

إذَا أَحَبَّ أَحَدُكُم أَخَاهُ فَلْيُعْلِمْهُ

(‘idha ‘ahabba ‘ahadoukoum ‘akhahou falyou^limhou)

 

[Rapporté par Abou Dawoud] ce qui signifie : « lorsque l’un d’entre vous aime son frère, qu’il le lui dise c’est-à-dire qu’il lui dise « ‘inni ‘ouhibouka fi l-Lah » c’est-à-dire « je t’aime pour l’amour de Dieu ». Ou il lui dit « ‘ana ‘ouhiboukoum fi l-Lah », « je vous aime pour l’agrément de Allah. »

 

Que dire alors pour les épouses, pour l’épouse qui est son associée dans ses joies, dans ses chagrins et celle qui est son partenaire à la maison. Il a même été rapporté de ^A’ichah que Allah l’agrée qu’elle a dit : « J’ai demandé au Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qui, parmi tes épouses seront au paradis ? » il a répondu :

 

أَنتِ مِنهُن

(‘anti minhounna)

 

Ce qui signifie : « Tu en fais partie » Tout comme l’a rapporté Al-Boukhariyy dans le sahih.

Et il a été authentifié d’après ^Ammar Ibni Yaçir qu’il a dit :

 

إِنَّهَا زَوْجَتُهُ فِي الدُّنْيَا وَالآخِرَة

(‘innaha zawjatouhou fi d-dounia wa l’akhirah)

 

Ce qui signifie : « Elle est son épouse, dans le bas monde et dans l’au-delà »

En plus de tout cela, rien n’empêche le Prophète de manifester son amour pour son épouse devant les plus proches des gens à lui. Ce qui renforce l’amour encore plus.

Il a été rapporté de ^A’ichah qu’elle a dit : les épouses du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ont envoyés Fatimah la fille du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam pour parler à son père. Elle a demandé l’autorisation au Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, qui était en compagnie de ^A’ichah quand elle était malade et il a autorisé à sa fille de rentrer. Elle est rentrée et elle a dit : « Ô Messager de Allah, tes autres épouses m’ont envoyé à toi pour te demander la même part que la fille de Abi Tahafa, c’est-à-dire la fille de Abou Bakr As-Siddiq. » C’est alors que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

 

أَيْ بُنَيَّةُ أَلَيْسَ تُحِبِّيْنَ مَا أُحِبُّ

(‘ay bounayyatou ‘alaysa touhibbina ma ‘ouhibbou)

 

Ce qui signifie : « Ô ma fille n’est ce pas que tu aimes ce que j’aime ? » Elle a répondu « Bien sûr que si, ô Messager de Allah » Alors il lui a répondu :

 

فَأَحِبِّي هَذِهِ لِعَائِشَة

(fa’ahibbi hadhihi li^A‘ichah)

 

Ce qui signifie : « Alors aime cela pour ^A’ichah »

 

Et dans le sahih de Al-Boukhariyy le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a envoyé ^Amr Ibnou l-^As à la tête d’une armée qui s’appelle zatou s-salaçil, il a dit : « Je suis parti le voir et je lui ai dit : quel personne tu aimes le plus ? » il a répondu :

 

« ^A’ichah »

 

Je lui ai dit : « parmi les hommes ? » il a répondu :

 

أَبوُهَا، أبو بَكْر

(‘abouha, ‘Abou Bakr)

 

ce qui signifie : « son père » c’est-à-dire Abou Bakr .

Je lui ai dit : « Ensuite qui donc ? » Il a répondu :

 

« ^Oumar »

 

 Et il a énuméré certains hommes.

 

^Oumar Ibnou l-^As a dit « Je me suis tu de crainte qu’il ne me cite à la fin » jusqu’à la fin du hadith.

 

Donc l’amour du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam pour la mère des croyants ^A’ichah était manifeste, et ceci est moutawatir c’est-à-dire que ça été rapporté d’un grand nombre à un grand nombre de personnes auprès des compagnons du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam au point que lorsque l’un d’entre eux voulait offrir un cadeau au Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, ils faisaient en sorte que cela coïncide le jour où le Messager était chez ^A’ichah.

Comment n’en serait il pas ainsi alors que les compagnons surnommaient ^A’ichah « habibatou raçouli l-Lah » c’est-à-dire la bien-aimée du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Elle est la bien-aimée, elle est chère au cœur du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Elle est celle qui a dépassé les épouses du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam par de nombreux mérites. Parmi lesquels le fait que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a passé les derniers jours qui ont précédés sa mort, lors de la maladie de sa mort chez ^A’ichah et quand il est mort il avait sa tête entre la poitrine de ^A’ichah et le cou de ^A’ichah et c’était le jour qu’il passait chez ^A’ichah. Et il a été enterré dans la maison de ^A’ichah. Regardez ce grand mérite, cette grande faveur qui a été accordé à notre dame ^A’ichah que Allah l’agrée et lui donne satisfaction.

Al-Boukhariyy et Mouslim ont rapporté que lorsque le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam endurait beaucoup les douleurs de la maladie qui précèdent sa mort, il a dit :

 

أَيْنَ أَنَا غَدًا

(‘ayna ‘ana ghadan)

 

 C’est-à-dire « Demain je serais chez qui parmi mes femmes ? » Ils lui ont dit : « chez une telle ». Il a dit :

 

أَيْنَ أَنَا بَعْدَ غَدًا

 (‘ayna ‘ana ba^da ghadan)

 

Ce qui signifie : « Chez qui après demain ? » Ils lui ont dit : « Chez une telle » c’est alors que ses épouses ont compris que par la question qu’il posait, il cherchait chaque jour, il voulait arriver au tour de ^A’ichah que Allah l’agrée. C’est alors que les épouses du Prophète lui ont dit : « Ô Messager de Allah, nous faisons dons de nos jours à notre sœur ^A’ichah. » hadith sahih et il y a accord dans son caractère de sahih.

 

Ce fut elle qui a veillé sur lui pendant la maladie qui a précédé sa mort et quand le moment du départ était arrivé la tête du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam était posée sur ^A’ichah. ^A’ichah a décrit cette situation, elle a dit : « Parmi les grâces que Allah m’a accordé c’est que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam décéda chez moi, lorsque c’était mon tour avec sa tête entre ma poitrine et mon cou. Et Allah a réuni entre sa salive et ma salive le jour de sa mort, puisque ^Abdou r-Rahman était rentré et ^Abdou r-Rahman portait à sa main un siwak et moi j’appuyais le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam sur moi et j’ai vu son regard se diriger vers le siwak de ^Abdou r-Rahman et j’ai compris qu’il voulait le siwak. Je lui ai dit « veux tu que je le prenne ? » et il m’a fait oui de la tête. Je le pris et quand la douleur fut terrible pour lui, je lui ai dit : « veux tu que j’adoucisse le siwak pour toi ? » et il hocha à nouveau la tête. C’est alors que je l’ai adouci dans ma bouche puis je le lui ai donné. » Jusqu’à la fin du hadith. Et le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam fut enterré là où il mourut dans la chambre de ^A’ichah. Lorsque le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam décéda, elle n’avait que 18 ans et elle était parmi les femmes qui avaient le plus de science de jurisprudence et de science. ^A’ichah après le Prophète enseignait aux hommes et aux femmes jusqu’à ce qu’elle décéda, quand elle avait 66 ans la nuit du mardi, sept nuits passées de ramadan de l’an 57 de l’Hégire. Que Allah te fasse miséricorde, ô toi ^A’ichah la mère des croyants, une large miséricorde et qu’Il nous réunisse avec toi dans Al-Firdaws al-a^la, certes Il est sur ce qu’Il veut tout puissant et Il sait tout de Ses esclaves.

 

Le Messager est donc mort dans la maison de son épouse ^A’ichah car Allah ta^ala a prédestiné pour ^A’ichah ce grand honneur. Quand il était mort, il avait neuf épouses. Allah ta^ala n’a pas fait que le décès du Prophète est lieu dans la maison de Hafsah la fille de ^Oumar, ni la maison de ^amlah, ni ‘Oummou Habibah ni d’autres mais bien chez ^A’ichah. Allah l’a honorée et lui a accordée un mérite de faire d’elle la femme qui a le plus de science de jurisprudence dans l’absolu. Allah n’a pas créé de femmes qui aient plus de science de jurisprudence que ^A’ichah. Pourquoi donc toute cette faveur, tout cet honneur ? Car elle était aimée d’un amour véritable. Elle était pure dans son amour pour le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Elle a aimé le Messager pour l’agrément de Dieu.

 

Dans le sahih de Ibnou Hibban, le Prophète a dit :

 

 تَصافَوِ الحُبَّ فِي اللَّهِ

(tasafawi-lhoubba fil-Lahi)

 

C’est-à-dire « Aimez-vous les uns les autres pour l’agrément de Allah, d’un amour qui est pur. » Et la signification de l’amour pour l’agrément de Allah, c’est que le musulman aime pour son frère musulman ce qu’il aime pour lui-même comme bien. Il ne le trompe pas, ni dans la pratique, ni dans les actes, ni par la parole et il est sincère dans son amour, un amour pur pour son frère. Dans ce sens que, s’il voit son frère profiter d’un bien, il se réjouit pour lui, il est heureux pour le bien que son frère reçoit. Et s’il le voit dans un autre état, il déteste cela pour lui et il essaie de l’en libérer.

En résumé, il ne le trompe pas, il ne lui embellit pas le faux, il lui porte le conseil, pour qu’il corrige ce qu’il a comme mauvaises choses. S’il voit que son frère par exemple ne fait pas la prière, il le dirige pour qu’il l’accomplisse. Il le met en garde contre les dangers de l’abandonner. Et s’il voit que son frère ignore les sujets de la religion, il lui indique, il le guide, il le dirige vers quelqu’un qui lui enseigne la science correcte. C’est cela le sens de s’aimer pour l’agrément de Dieu.

 

Celui qui suit ce chemin, il aura une grande réussite. Mais le simple fait de se réunir, de se rassembler, de se rencontrer tout en se trompant, cela aura de graves conséquences dans ce bas monde et dans l’au delà. Car il se peut que l’aimant, celui qui t’aime devienne quelqu’un qui te déteste par la suite. C’est pour cela que les maris devront avoir ce caractère éminent pour être de ceux qui ont ces hauts degrés. Il suffit comme importance de ce caractère, de s’aimer les uns les autres pour l’agrément de Dieu, c’est que ceux qui s’aiment pour l’agrément de Dieu de cette manière qui a été décrite, au jour du jugement lorsque les gens endureront des situations très difficiles, eux ils seront épargnés de la torpeur, de la chaleur du soleil. Ils seront à l’ombre du Trône et cette situation est un préliminaire de la grande félicité ininterrompue qui les attend par la suite. Ce sont ceux là qui s’aiment pour l’agrément de Allah. Ils se réunissent pour la bienfaisance et la piété. Ils ne se réunissent pas pour le péché, ni pour le mal. Ce qui les réunit, c’est l’obéissance à Allah. Loin des objectifs du bas monde, ils ne se trompent pas les uns les autres. Ils ne se dupent pas les uns des autres. Ils ne s’indiquent pas les uns aux autre le mal, l’égarement, ni l’injustice. Au contraire, ils s’aiment d’un amour pour l’agrément de Allah ta^ala, alors veille toi mon frère et veille toi ma sœur à être de ceux qui s’aiment les uns les autres pour l’agrément de Allah. Que Allah fasse que nous soyons au nombre de ces gens-là. Ô Allah Toi le plus miséricordieux de ceux qui font miséricorde, Fais que nous soyons de ceux qui s’aiment les uns les autres pour Ton agrément.

 

 Il est parvenu dans le hadith qoudsiyy que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit : c’est-à-dire : Allah dit :

المُتَحابُونَ بِجَلَالِي لَهُم مَنَابِرٌ مِن نُورٍ يَوْمَ القِيَامَةِ

 (‘al-moutahabbouna bijalali lahoum manabiroun min-nourin yawma lqiyamah)

 

 Ce qui signifie : «ceux qui s’aiment les uns les autres par recherche de Mon agrément aura des chairs de lumière au jour du jugement. » la chair, al-minbar c’est ce sur quoi on s’assoit. Et ceci aura lieu avant leur entrée au paradis. Allah ta^ala les fait assoir à l’ombre du Trône sur des minbars, des chairs, comme des fauteuils de lumière de sorte que les gens seront heureux pour eux. Les Prophètes et les martyrs également seront heureux pour eux et agréablement surpris de leur situation. Bien que les Prophètes aient un degré supérieur, mais lorsqu’ils verront cela pour des gens qui ont un degré inférieur aux leurs, ils seront agréablement surpris, ils seront heureux, ils se réjouiront pour eux.

L’amour véritable c’est l’amour dans lequel il n’y a pas de tromperie, il n’y a pas d’hypocrisie, dans ce sens que s’il voit que son ami est dans une mauvaise situation, il ne lui embellit pas ce mal. Il ne se tait pas tant qu’il est capable de l’en délivrer et s’il voit que son ami est dans un bon état, il le renforce et il le soutient. C’est cela le sens de s’aimer par recherche de l’agrément de Allah. Et parmi les signes de l’amour pour l’agrément de Allah, c’est qu’il n’y a pas de tromperie entre eux, il n’y a pas de duperie, il n’y a pas d’hypocrisie mais ils s’entraident pour l’obéissance pour donner le conseil. Pour cela, les compagnons du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam lorsqu’ils se rencontraient, ils se rappelaient l’un et l’autre la parole de Allah ta^ala:  

 

وَالْعَصْرِ

إِنَّ الإِنسَانَ لَفِي خُسْرٍ

إِلاَّ الَّذِينَ ءامَنُوا وَعَمِلُوا الصَّالِحَاتِ وَتَوَاصَوْا بِالْحَقِّ وَتَوَاصَوْا بِالصَّبْرِ

(wa l^asri ‘inna l’insana la fi khousr ‘illa lladhina ‘amanou wa ^amilou s-salihati wa tawasaw bilhaqqi wa tawasaw bis-sabri)

 

C’est-à-dire « Allah jure par al-^Asr que la plupart des gens, vont à leur perte, sauf ceux qui sont croyants et qui ont agis en bien et qui se sont recommandés les uns aux autres la patience et la bonne croyance et l’obéissance à Allah et la patience pour accomplir les actes d’obéissance. »

 

Le fait de s’aimer les uns autres sera une cause pour que le croyant se retrouve à l’ombre du Trône au jour du jugement. Et le fait de s’aimer les uns les autres pour l’agrément de Allah est une cause qui fait gagner l’agrément de Allah. Allah ta^ala dit dans le hadith qoudsiyy :

 

حَقَّت مَحَبَّتِي لِلمُتَحَابِيْنَ فيَّ

(haqqat mahabbati li l-moutahabina fiyya)

 

C’est-à-dire « Mon agrément est mérité par ceux qui s’aiment les uns les autres pour Mon agrément »

 

Bien sûr si ce que nous avons dit concerne le fait qu’un musulman aime son frère musulman, à plus forte raison cet amour pour l’agrément de Dieu au sein du couple entre le mari et son épouse. La femme vertueuse fait partie des quatre choses qui comptent au nombre du bonheur dans le bas monde. Tout comme cela est parvenu dans le hadith rapporté par le hafidh Diya’ou d-din Al-Maqdiciyy C’est-à-dire « le bonheur du bas monde – c’est-à-dire le bonheur dans cette vie ici bas – c’est par exemple une grande maison, une voiture ou une monture paisible, une épouse vertueuse et un bon voisin » ce sont les quatre choses qui comptent au nombre du bonheur dans le bas monde. C’est-à-dire que celui qui a ces quatre choses il vivra heureux, et il se peut que ces quatre choses aident pour accomplir les sujets de la religion et donc cela lui profitera pour son au-delà. Mais cela ne veut pas dire que celui qui aujourd’hui a une grande maison ou une monture paisible ou un voisin qui est bon ou une épouse vertueuse alors que cela implique forcément que dans l’au-delà il sera heureux. Non !

 

La base de l’Islam c’est de croire en Allah et en Son Messager. Celui qui obtient cela, il aura obtenu la meilleure des œuvres. Et celui qui n’obtient pas cela, alors il a perdu tout bien car il aura perdu la félicité de l’au-delà et c’est la félicité de l’au-delà qui est perpétuelle  et qui n’aura pas de fin.

 

Pour ce qui est de la femme vertueuse, elle aide son mari pour sa religion, en l’aidant dans les sujets de la subsistance, en s’occupant de la maison, ce qui l’aide à se libérer pour la science de la religion et pour les œuvres. La base c’est donc la religion. Si elle n’est pas attachée à la religion, il se peut qu’elle corrompe l’attachement à la religion de son mari à cause de son mauvais comportement. Ce qui va lui empoisonner la vie. Il en est de même si la femme a un mauvais comportement, sa nuisance sera beaucoup plus grande que son profit. Pour cela, le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam a incité que nous épousions la femme qui est attachée à la religion, qui craint Allah ta^ala qui agit avec bienfaisance envers son mari, qui lui obéit dans ce qui fait gagner l’agrément de Allah ta^ala.

 

Le Prophète ^alayhi s-salatou wa s-salam a dit :

 

تُنْكَحُ المَرْأَةُ لِأَرْبَعٍ لِمَالِهَا وَلِجَمَالِهَا وَلِحَسَبِهَا وَلِدِينِهَا فَاظْفَر بِذاتِ الدِّينِ تَرِبَت يَدَاك

(tounkahou l-mar’atou li ‘arba^ li maliha wa li jamaliha wa lihasabiha wa lidiniha fadhfar bidhati d-dini taribat yadak)

 

Ce qui signifie : « la femme est généralement recherchée en mariage pour quatre critères. Certains cherchent son bien, d’autres la beauté, d’autres sa famille, son ascendance, sa lignée et d’autres son attachement à la religion. Alors recherche la femme pour son attachement à la religion, tu gagneras. »

Cette expression que le Prophète a utilisé « talibat yadak » indique son insistance et une incitation de sa part salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam à épouser la femme qui est attachée à la religion, qui craint Allah ta^ala , qui œuvre, qui agit avec son mari avec bienfaisance envers lui, en lui obéissant dans ce qui permet de gagner l’agrément de Allah.

 

Il y a dans le hadith un encouragement de la part du Messager de Allah aux femmes pour apprendre les sujets de la religion. At-Tirmidhiyy a rapporté que le Messager de Allah a dit :

 

خَيرُكُم خَيْرُكُم لأَِهْلِهِ وَأَنَا خَيرُكُم لِأَهْلِي

(khayroukoum khayroukoum li’ahlihi wa ‘ana khayroukoum li ‘ahli)

 

C’est-à-dire « Les meilleurs d’entre vous sont ceux qui sont les meilleurs avec leurs femmes et je suis le meilleur d’entre vous avec ses femmes » c’est-à-dire « Je suis celui qui agit le plus en bien avec l’épouse. Moi, j’agis mieux que vous avec mes épouses. Mon comportement avec mes épouses est meilleur que les vôtres avec vos épouses. Et ceux d’entre vous qui agissent le mieux avec leurs épouses sont meilleurs que les autres (meilleurs musulmans) »

 

Le Messager ^alayhi s-salatou wa s-salam parmi son excellent comportement, quand il passait la nuit chez une de ses épouses, au matin, quand il sortait il passait voir chacune d’entre elles. L’une après l’autre. Il se tenait devant la porte de chacune de ses épouses et il disait : as-salamou ^alaykoum wa rahmatou l-Lahi wa barakatouh ahla l-bayt. Il va devant la porte de l’une d’entre elles et il lui passait le salam, puis il passait devant la porte d’une autre et il passait le salam. Il n’attendait pas que son épouse vienne lui passer le salam, alors qu’il est le meilleur de toutes les créatures de Dieu. Il est celui que Allah agrée le plus salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Regardez ce comportement, quelle joie il introduit dans le cœur de ses épouses avec ce salam. Celui qui veut prendre exemple sur le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, il se comporte avec bienfaisance envers son épouse. Ce n’est pas en faisant preuve d’orgueil et d’oppression mais il agit avec son épouse avec miséricorde, avec compassion, avec patience, avec sagesse, non pas en étant dur avec elle et en agissant mal avec elle. N’est ce pas que nous entendons souvent que des maris qui frappent leurs épouses qui les humilient si elles n’ont pas cuisiné comme ils le souhaitent ? Celui qui frappe son épouse parce qu’elle ne cuisine pas comme il le souhaite aura commis un grand péché. Il est injuste, son péché est grand dans l’au-delà. Allah ta^ala le punit dans l’au-delà, il fait que certaines de ses bonnes actions, le nombre qui correspond à ses injustices lui soit prélevées, sauf si avant de mourir, avant d’aller dans la tombe il demande le pardon à son épouse. S’il demande le pardon à son épouse avant de mourir, il ne sera pas punit à cause de cela.

Le Messager vaquait aux tâches à la maison comme tout le monde. Il faisait la trait de sa brebis, il réparait le seau s’il se cassait. Il réparait lui-même ses sandales si elles avaient besoin de réparations. Il n’agissait pas avec les gens à l’image des rois avec leurs sujets. Al-Boukhariyy a rapporté de ^A’ichah que Allah l’agrée, quand elle fut interrogée « Que faisait le Messager de Allah à la maison ?» Elle a répondu : « Ce que chaque homme fait chez lui. » c’est-à-dire qu’il vaquait lui-même aux tâches de la maison.»

 

 

L’auteur que Allah lui fasse miséricorde a dit : « La modestie est quelque chose qui est requis au sein d’un couple».

Les Prophètes ^alayhimou s-salam sont les gens les plus modestes parmi les esclaves de Allah. C’est pour cela que chaque Prophète de Allah a une fois dans sa vie fait paitre des moutons, a été berger dans sa vie. Notre maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a fait paître les moutons pendant un certain temps quand il était à la Mecque. Mouça également a fait paitre un troupeau de moutons du Prophète Chou^ayb pendant 10 ans. Pourquoi ? Parce que faire paître les moutons comporte le fait de supporter une fatigue. Celui qui est berger, il est ainsi préparé pour gérer les gens, en supportant leurs difficultés. La modestie est demandée avec les personnes âgées et avec les plus jeunes, avec les riches tout comme les pauvres. Tout cela par l’agrément de Allah. La modestie entraîne l’amour alors que l’orgueil est blâmable. Selon la modestie du croyant, à l’égard de Allah, son degré est élevé jusqu’à être au plus haut de ^illiyyin. La modestie appelle et entraine l’amour. Pour cela le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

 

إِنَّكُم لَتَغْفُلُونَ عَن أَفْضَلِ العِبادَةِ التَّواضُع

(‘innakoum lataghfoulouna ^an ‘afdali-l^ibadati t-tawadou^)

 

[Rapporté par le hafidh Ibnou Hajar dans son livre al-amali]

 

ce qui signifie : « Certes, vous passez à côté d’une des meilleures adorations, à savoir la modestie »

 

Lorsque l’homme est chez lui, il se sert lui-même et s’il est lui-même au service de son épouse au lieu d’attendre que ce soit elle qui soit à son service, ceci vaut mieux selon le jugement de Dieu.

 

Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

 

مَنْ تَوَاضَعَ لِلَّهِ دَرَجَةً رَفَعَهُ اللَّهُ دَرَجَةً حَتَّى  يَجْعَلَهُ فِي أَعْلَى عِلِّيِّينَ وَ مَن تَكَبَّرَ عَلَى اللَّهِ دَرَجَةً وَضَعَهُ اللَّهُ دَرَجَةً حَتَّى يَجْعَلَهُ فِي أَسْفَلَ سَافِلِيْن

(man tawada^a lil-Lahi darajatan rafa^ahou l-Lahou darajah hatta yaj^alahou fi ‘a^la ^illiyyin wa man takabbara ^ala l-Lahi darajatan wa da^ahou l-Lahou darajah hatta yaj^alahou fi  ‘asfala safilin)

 

Ce qui signifie : « celui qui fait preuve de modestie d’un seul degré, Allah l’élève d’un degré. Jusqu’à ce qu’il arrive au plus haut de ^illiyyin [^illiyyin est au dessus du septième ciel]. Et celui qui fait preuve d’orgueil d’un degré, Allah le rabaisse d’un degré jusqu’à ce qu’il arrive au plus bas des niveaux [c'est-à-dire de niveau moral] à savoir la perte, c’est-à-dire qu’il est perdant qu’il soit un époux ou une épouse. Donc  c’est en fonction de la modestie du croyant selon le jugement de Allah, par recherche de l’agrément de Allah que ce croyant est élevé en degré jusqu’à être dans les plus haut des degrés». [Rapporté par l’imam Ahmad]

 

Le fait que le mari agisse avec bienfaisance avec son épouse, cela est quelque chose de requis. Il est parvenu dans le hadith :

 

إِذَا أَحَبَّهَا أَكْرَمَهَا وَإِذَا كَرِهَهَا لَمْ يُهِنْهَا

(‘idha ‘ahabbaha ‘akramaha wa ‘idha karihaha lam youhinha)

 

Ce qui signifie : « Lorsqu’il aime son épouse, il l’honore et s’il l’a déteste, il ne l’humilie pas »

Le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a appelé la modestie, afdali l^ibadat c’est à dire « parmi les meilleurs des actes d’adoration ». Le tatawou^  également est quelque chose de requis, c’est-à-dire la concordance est quelque chose de requis car le fait que l’époux et l’épouse chacun profitent de l’autre, n’est réalisé qu’avec la concordance.

Que veut dire la concordance tatawou^ c’est d’être d’accord sur ce qui comporte un bien, c’est-à-dire s’entraider pour accomplir le bien. Chacun est alors éclairé parce que son partenaire a comme compréhension et comme connaissance, chacun profitera ainsi de l’autre. C’est pour cela que la modestie et la concordance sont des bases pour la réussite d’une vie conjugale. Le mari agit avec bienfaisance avec son épouse, en étant modeste avec elle. Il lui fait miséricorde pour sa faiblesse. Et l’épouse également fait preuve de concordance avec son mari et l’aide pour les sujets de la religion et du bas monde.

 

La douceur entre les époux : le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

 

مَا كَانَ الرِّفْقُ فِي شَيْءٍ إِلَّا زَانَه

(ma kana-rrifqou fi chay’in ‘illa zanah)

 

[Rapporté par Mouslim] dans son sahih

ce qui signifie : « Chaque fois que la douceur intervient dans quelque chose, elle la rend plus belle. »  et dans une autre version de ce hadith :

 

إنَّ اللَّهَ يُحِبُّ الرِّفْقَ فِي الأَمْرِ كُلِّهِ

(‘inna l-Laha youhibbou rrifqa fi-l’amri koullihi)

 

Ce qui signifie : « Allah agrée la douceur en toute chose. La douceur c’est le contraire de la violence. Allah ^azza wa jall agrée pour Son esclave croyant qu’il utilise la douceur en toutes choses.»[Rapporté par Mouslim]

Celui qui veut être ainsi, alors qu’il suive le comportement du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam pour avoir des caractères et des comportements qui correspondent au comportement du Prophète.

 

Si le croyant veut ordonner le bien à son épouse, qu’il le fasse avec la douceur et pas avec la violence. Car de nombreuses personnes quand elles ordonnent le bien avec la douceur, cela entraine des résultats et les gens vont les suivre. Mais utiliser la dureté avec eux ne va pas faire atteindre le résultat dans la plupart des cas. Parmi ce qui est une forme de douceur c’est que si tu veux ordonner à ton épouse qui n’a pas accomplit l’obligation, une des obligations de Dieu comme la prière (une des cinq prières par exemple) c’est que tu ne lui ordonnes d’accomplir cette obligation religieuse avec une manière qui n’entraine pas la contradiction par entêtement. Et à plus fortes raisons, si tu veux interdire quelque chose de blâmable c’est-à-dire « tu veux enlever un mal », si tu utilises la douceur pour interdire cette chose interdite et pour ordonner le bien. Cela va te donner plus de résultats et ils vont te suivre pour ce que tu les appelles.

Parmi ce qui constitue une forme de douceur, c’est de bien étudier le cas de ton épouse à laquelle tu veux donner le conseil. Si tu trouves que ton épouse comprend par un signe, alors tu te suffit de le faire avec un signe. Sinon, tu utilises une expression explicite. Que le mari fasse attention pour choisir la manière que l’épouse accepte, pour pas qu’elle se trouve fière dans son amour propre en commettant le péché. Beaucoup de personnes, l’orgueil les empêche d’accepter la vérité même s’ils savent que ce qu’on leur dit est vrai. La dureté dans certains cas peut amener l’inverse et l’opposé de ce qui est recherché et il y a pour cela de nombreux exemples.

 

Il y avait parmi ces exemples un homme qui avait un pouvoir à l’époque du calife ^Oumar ibnou l-Khattab. Il avait agit avec un mauvais comportement avec un musulman pendant qu’il faisait les tours rituels autour de la ka^bah. C’est alors qu’on lui a appliqué la loi du talion immédiatement alors qu’il venait d’entrer en islam. Et il avait en plus un pouvoir et une autorité dans son pays. Cela a entrainé pour lui une forme d’orgueil, et il a apostasié l’Islam car il n’avait pas supporté qu’on applique la loi du talion avec lui parce qu’il s’était mal comporté avec individu parmi les musulmans qui n’avaient pas de pouvoir.

 

Les gens sont de différents états. Il y a parmi les gens ceux à qui si tu donnes un conseil, ils l’acceptent, et il y a parmi les gens ceux à qui si tu donnes le conseil, ils ne l’acceptent pas. Alors si tu penses qu’elle n’accepte pas de toi le conseil dans ce moment là, tu peux le laisser pour plus tard.

 

De même si une femme parle à son mari, de manière dure et froide il lui donne le conseil et il ne va pas agir avec elle de la même manière avec la froideur et la dureté. Il ne la frappe pas si elle a délaissé la prière. Les savants ont dit : « Il ne la frappe pas mais il lui donne le conseil »

Même celui qui a un âne chez lui, s’il frappe violemment cet âne sans raison il mérite d’être châtié par Dieu dans l’au-delà. Que dire alors de celui qui agit en mal avec son épouse musulmane qui est respectable selon le jugement de Allah.

 

La douceur entre les époux est quelque chose de requis. Délaisser la rudesse et la violence est fondamentale pour accepter la vérité et pour se soumettre à la vérité. Et également agir avec bienfaisance avec celui des deux qui a mal agit. Le mari devra éviter la dureté avec son épouse, il devra agir intelligemment avec elle.

Il lui parle de manière douce, il fait preuve de modestie avec son épouse. Chaque fois que la douceur accompagne quelque chose, elle l’embellit. Et chaque fois qu’une douceur est retirée d’une chose elle l’enlaidit. Le Prophète ^alayhi s-salatou wa s-salam, tout comme Allah l’a dit à Son Messager :

 

فَبِمَا رَحْمَةٍ مِّنَ اللهِ لِنتَ لَهُمْ وَلَوْ كُنتَ فَظًّا غَلِيظَ الْقَلْبِ لاَنفَضُّواْ مِنْ حَوْلِكَ

(fabima rahmatin mina l-Lahi linta lahoum wa law kounta fadh-dhan ghalidha lqalbi lanfaddou min hawlika)

 

Ce qui signifie : « C’est par une miséricorde de Allah que tu es doux avec eux et si tu avais été rude d’un cœur dur, ils ne seraient pas restés autour de toi » [sourat Ali ^imran/159] c’est-à-dire que la douceur que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam avait, est par la miséricorde de la part de Allah. C’est une réussite de la part de Allah. S’il avait été rude et froid, d’un cœur dur, les gens ne seraient pas restés autour de lui. Tout comme cela est parvenu dans le hadith :

 

إِنَّ اللَّهَ يُعطِي عَلَى الرِّفْقِ مَا لَا يُعْطِي عَلَى العُنْفِ

(‘inna l-Laha you^ti ^ala rrifqi ma la you^ti ^ala l^ounfi)

 

Ce qui signifie : « Allah accorde pour ce qui est fait avec douceur ce qu’Il n’accorde pas pour ce qui est fait avec dureté »[Rapporté par Mouslim]

c’est-à-dire « Agissez les uns avec les autres avec douceur, avec amour » que dire alors avec celle qui partage ta vie. N’est ce pas que le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

 

خَيرُكُم خَيْرُكُم لأِهْلِهِ

(khayroukoum khayroukoum li’ahlihi)

 

Ce qui signifie : « Font partis des meilleurs d’entre vous, ceux qui sont les meilleurs avec leurs femmes »il y a donc ainsi une incitation pour agir avec douceur avec l’épouse, avec un comportement excellent.

Quelque soit la corruption et le mal, il est corrigé avec la sagesse et la douceur. Il est donc demandé de la part des deux époux, d’être doux quand ils s’adressent la parole, d’avoir un sourire sur le visage, d’avoir une belle parole quand ils se rencontrent. Ce sont là des parures que portent les gens bienheureux et ce sont les caractères du croyant. A l’image d’une abeille qui consomme de quelque chose de bon et qui fabrique quelque chose de bon. Et si elle se pose sur une fleur, elle ne la casse pas, car Allah accorde pour la douceur ce qu’Il n’accorde pas pour ce qui est fait avec dureté.

 

L’excellent comportement même lors de la colère.

 

Ibnou Hibban a rapporté d’après Abou Hourayrah, il a dit : le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

 

أَكْمَلُ المُؤْمِنِينَ إِيمَانًا أَحْسَنُهُم خُلُقًا وَخِيَارُكُم خِيَارُكُم لِنِسَائِهِ

(‘akmalou l-mou’minina ‘imanan ‘ahsanouhoum khoulouqa wa khiyaroukoum khiyaroukoum linisa‘ihi)

 

Ce qui signifie : « les croyants qui ont le degré le plus complet ce sont ceux qui ont les meilleurs comportements. Et les meilleurs d’entre vous sont les meilleurs avec leurs épouses. »

Celui qui a un excellent comportement, il va l’avoir également quand il va être avec son épouse. L’excellent comportement c’est de supporter la nuisance d’autrui, de cesser de nuire aux autres et d’agir avec bienfaisance.

 

Les caractères que nous a recommandés le livre de Allah ta^ala c’est-à-dire les caractères qui sont mentionnés dans le Qour’an honoré : ordonner le bien, interdire le mal, patienter face à la nuisance, cesser de nuire aux autres. Tous les caractères de bien, Allah les a ordonnés dans le Qour’an. Ils font partie des caractères du Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

                                                                                                                                                                   

Safiyah bintou hou’ayy que Allah l’agrée a dit : « le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam m’a affranchie puis m’a épousé. Et il a fait que ma dot soit justement mon affranchissement. Je rencontrais alors certaines de ses autres épouses qui me disaient « Ô toi la fille du juif » et je voyais que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam agissait en bien et avec douceur avec moi, il m’honorait. Il est rentré un jour et il m’a trouvé en train de pleurer, il m’a dit :

 

مالَكِ؟

(malaki?)

 

Ce qui signifie : « Qu’est ce que tu as ? » Je lui ai dis « Certaines de tes épouses font preuve de fierté envers moi et elles me disent « tu es la fille du juif » »

Safiyah a dit : « J’ai vu alors que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam en colère [Ce n’est pas une colère qui l’emmène a agir d’une manière qui n’est pas conforme à la sagesse] et il m’a dit :

 

إِذَا قَالُوا لَكِ أَوْ فَخَرُوكِ فَقُولِي أَبِي هَارُونَ وَعَمِّي مُوسَى

(‘idha qalou laki ‘aw fakharouki faqouli ‘abiHarouna wa ^ammi Mouça)

 

Ce qui signifie : « Si elles te disent encore cela ou si elle font preuve de fierté avec toi, répond leur « Mon père c’est Haroun, le Prophète et mon oncle maternel c’est le Prophète Mouça » » hadith haçan sahih [Rapporté par At-Tirmidhiyy]

 

Le Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam  quand il était contrarié par ^A’ichah, il posait sa main sur son épaule et il disait :

 

اللَّهُمَّ اغفِر لَهَا ذَنْبَهَا وَ أَذْهِب غَيْظَ قَلْبِهَا وَأَعِذْهَا مِن مُعضَلَاتِ الفِتَن

(‘Al-Lahoumma ghfir laha dhanbaha wa ‘adhhib ghaydha qalbiha wa ‘a^idhha min mou^dalati lfitani)

 

Ce qui signifie : « Ô Allah pardonne lui son péché et fais partir la colère de son cœur et préserve-la des discordes qui mènent à la perte » hadith sahih haçan Rapporté par Ibnou^akir dans son livre al arba^in fi maniqibi oummahati l-mou’minin.

 

Regardez comment était l’amour du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam envers ses épouses. C’est cela le véritable amour. Et le Prophète ^alayhi s-salatou wa s- salam a dit :

 

مَا مِنْ شَيْءٍ أَثْقَلَ فِي المِيزَانِ مِنْ حُسْنِ الخُلُق

(ma min chay’in ‘athqala fi-lmizani min housni l-khoulouq)

 

ce qui signifie : «L’excellence de comportement a un grand degré, une grande valeur dans l’islam. »

[Rapporté par At-Tirmidhiyy qui a dit hadith haçan sahih]

 

Cela ne veut pas dire que l’excellence de comportement est plus importante et prioritaire que la croyance en Dieu. Non ! Ce qui profite à la personne c’est d’avoir l’excellent comportement avec la croyance en Dieu, c’est ainsi que la personne s’élève en degrés . C’est ainsi que la personne augmente en degré. Ayez le dessus sur les passions de vos âmes, sur vos passions.

 

Le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam nous a indiqué que la meilleure des manières d’agir avec les gens c’est de répondre à la nuisance avec la bienfaisance. Même s’il est licite et permis au musulman de se venger de celui qui a été injuste envers lui, en agissant envers lui à l’identique de ce qu’il lui a fait. Mais le Messager nous a indiqué ce qui est le mieux, à savoir d’excuser celui qui a été injuste envers soi, pour gagner des récompenses de la part de Dieu.

Preuve en est ce qu’a rapporté Ibnou Hibban dans son sahih que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit à Jabir ibnou Salim : que Allah l’agrée quand Jabir l’a interrogé « Ô Messager de Allah enseigne moi des choses que Dieu t’a enseigné. »

Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam lui a dit :

 

فَإِنِ امْرُؤٌ شَتَمَكَ بِمَا لَا يَعلَمُ فِيكَ فَلَا تَشْتُمْهُ بِمَا تَعْلَمُ فِيهِ

(fa’ini mrou’oun chatamaka bima la ya^lamou fika fala tachtoumhou bima ta^lamou fih)

 

Ce qui signifie : « Si quelqu’un t’insulte en te disant des paroles, en t’attribuant des choses qui ne sont pas en toi, ne répond pas en l’insultant par des choses qui sont véritablement en lui. »

Jabir Ibnou Salim faisait partie des compagnons du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Quand il a entendu du Messager de Allah ^alayhi s-salatou wa s-salam ce hadith, il n’a jamais insulté quelqu’un jusqu’à la fin de sa vie, même pas un animal. Les compagnons du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam s’empressaient pour mettre en pratique ce que Allah ta^ala leur ordonne. Ils s’empressaient, ils prenaient l’initiative pour appliquer les ordres du Qour’an et du hadith.

C’était une seule phrase que le Messager lui avait enseigné

 

إِن  شَتَمَكَ بِمَا لَا يَعلَمُ فِيكَ فَلَا تَشْتُمْهُ بِمَا تَعْلَمُ فِيهِ

(‘in chatamaka bima ya^lamou fika fala tachtoumhou bima ta^lamou fihi)

 

« S’il t’insulte par ce qui est en toi, alors ne l’insulte pas par ce qui est en lui », il l’a mise en œuvre depuis ce moment là jusqu’à sa mort.

Et d’après Mou^adh Ibnou ‘Anas Allahl’agrée le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallama dit :

 

مَن كَظَمَ غَيْظًا وَهُوَ قَادِرٌ عَلَى أَنْ يُنْفِدُهُ دَعَاهُ اللَّهُ سُبْحَانَهُ وَتَعَالَى عَلَى رُؤُوسِ الخَلَائِقِ يَومَ القِيَامَةِ

(man kadhama ghaydhan wa houwa qadiroun ^ala ‘an younfidouhou da^ahou l-Lahou soubhanahou wa ta^ala ^ala rou’ousi lkhala‘iqi yawma lqiyama)

 

[Rapporté par Abou Dawoud et At-Tirmidhiyy qui ont dit que c’est un hadith haçan] ce qui signifie : « Celui qui étouffe une colère alors qu’il était capable de l’exécuter, Allah soubhanahou wa ta^ala le priorise sur les gens au jour du jugement pour qu’il choisisse parmi les femmes du paradis celle qu’il veut. Alors soit de ceux qui ont une grande patience, qui pardonnent beaucoup. Le pardon est un caractère des gens nobles. »

Ibnou Hibban a rapporté également avec une chaine de transmission du degré de sahih que le Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

 

لَيْسَ الشَّدِيدُ مَن غَلَبَ النَّاسَ وَلَكِنِ الشَّدِيْدَ مَن غَلَبَ نَفْسَهُ

(layça ch-chadidou man ghalaba n-nasa wa lakini ch-chadidou man ghalaba nafsahou)

 

Ce qui signifie : « celui qui est fort véritablement, ce n’est pas celui qui a le dessus sur les gens, mais celui qui est fort c’est celui qui arrive à vaincre les passions de son âme, celui qui est fort, c’est celui qui a le dessus et qui vainc les passions de son âme, qui arrive à se contenir. »

 

Abou Bakr Alla ‘al a rapporté dans son livre « Makarimou l-‘akhlaq »  que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit : « j’habitais entre les deux pires voisins ^ouqb bnou abi mou^ayth et Abou Lahab, ils jetaient devant ma porte des saletés chaque jour » c’est-à-dire que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam supportait les nuisances alors qu’il était le plus courageux des créatures de Dieu dans l’absolu. Et Allah lui a accordé une force physique de 40 hommes. Malgré cela, son caractère était de pardonner et d’excuser.

 

Mais attention, ce que certains racontent sur le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Des gens, des juifs jetaient des ordures devant sa porte et qu’un jour il n’a pas trouvé les ordures qu’on jetait habituellement et qu’il allait leur rendre visite pour demander après eux, cela est un pur mensonge. C’est une calomnie qui n’a aucun fondement dans les livres de la sounnah pure.

 

Il est parvenu dans un hadith rapporté par Al-Bayhaqiyy dans le livre al-‘adab qui est un chapitre composé dans l’excellence de comportement, que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit à ^Ouqbab ibnou ^Amir quand il l’a interrogé « Comment être sauvé ô Messager de Allah ? »Il lui a dit :

 

تَصِلُ مَن قَطَعَكَ وَتُعْطِي مَن حَرَمَكَ وَتَعْفُوا عَنْ مَنْ ظَلَمَك

(tasilou man qata^aka wa tou^ti man haramaka wa ta^fou ^an man dhalamaka)

 

Ce qui signifie : « Tu entretiens les relations avec ceux qui les ont rompus avec toi, tu donnes à celui qui t’a privé, et tu pardonnes à celui qui a été injuste avec toi »

Ce sont là trois caractères éminents, qui étaient des caractères du Messager et il n’y a pas de meilleur comportement que celui du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam,  que Dieu le rétribue de la meilleure rétribution pour nous.

 

En effet, habituer son âme à supporter la nuisance des autres est un moyen pour obtenir des hauts degrés. Celui qui arrive à se contenir lors de la colère, il aura préservé son âme et il l’aura protégé.

Combien de crimes ont eu lieu à cause de la colère ? Combien de ruptures de lien entre proche parents, entre frères à cause de la colère ? Combien de disputes, combien de conflits ont eu pour cause le fait de ne pas contenir son âme lors de la colère ?

Combien de divorces, combien de répulsions ont eut lieu entre deux époux à cause de la colère ? Et le plus dangereux en cas de colère, c’est la mécréance, comme ceux qui ne craignent pas Dieu et ils insultent Dieu parce que son épouse la contredit. Parce qu’il lui a ordonné quelque chose ou parce que son fils lui a désobéit et n’a pas exécuté ce qu’il lui a ordonné de faire. L’imam An-Nawawiyy dans son livre rawdatou t-talibin a dit « Si un homme est en colère contre son fils ou son esclave et qu’il le frappe violemment. Et un qu’un autre lui dise « N’es tu donc pas musulman ? »S’il répond « Non » [c'est-à-dire qu’il n’est pas musulman] délibérément [c'est-à-dire de son propre chef] même s’il était en colère, son jugement est qu’il devient mécréant. » Plus d’un savant parmi les chafi^iyy, les hanafiyy et les malikiyy et d’autres ont énoncé cela.

 

Si tu fais face à un problème dans ta vie de tous les jours, que ce soit chez toi, dans ton travail, dans la rue ou n’importe où ailleurs, ne sois pas en colère pour avoir le dernier mot, étouffe ta colère, préserve ta langue des paroles qui sont laides. Pardonne à celui qui a été injuste envers toi. Sois de ceux qui pardonnent, sois doux, ne sois pas dur avec un cœur rude.

 

Allah  ta^ala dit :

 

لَقَدْ كَانَ لَكُمْ فِي رَسُولِ اللَّهِ أُسْوَةٌ حَسَنَةٌ لِّمَن كَانَ يَرْجُو اللَّهَ وَالْيَوْمَ الآخِرِ وَذَكَرَ اللَّ هَ كَثِيرًا

(laqad kana lakoum fi rasouli l-Lahi ‘ouswatoun hasanatoun liman kana yarjou l-Laha wa l-yawma l’akhiri wa dhakara l-Laha kathira)

 

 [sourat Al-‘Ahzab/21] Ce qui signifie : « Vous avez en la personne du Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam un excellent exemple. Vous qui espérez le jour du jugement dernier, gagner le paradis et qui évoquez beaucoup Allah »

 

Voici Nouh ^alayhi s-salam il a vécu parmi les siens pendant 950 ans, il les a appelés à l’adoration de Allah, il les a appelés au paradis alors qu’eux l’ont démenti, ils le frappaient au point qu’il s’évanouissait mais il n’a pas arrêté de persévérer d’appeler son peuple à la religion agréée par Allah. Il répondait à la nuisance avec la bienfaisance. Tous les Prophètes étaient ainsi. Ils appelaient à l’adoration de Allah pour sauver les gens de la mécréance, pour sauver les gens du châtiment de Allah dans l’au-delà, alors que les mécréants leur répondaient avec les insultes et la nuisance, et eux ils augmentaient en patience et en bienfaisance envers eux en les appelant à l’adoration de Dieu pour les sauver de l’état dans lequel ils se trouvent.

 

C’est ainsi qu’étaient les Prophètes et celui qui veut les hauts degrés, il va suivre les Prophètes. Il ne suit pas ses passions, celui qui patiente et qui excuse et qui ne répond pas au mal avec le mal mais il répond avec la bienfaisance, celui là il aura suivi le chemin des Prophètes.

Celui qui répond au mal par le bien même mille fois ou plus alors il aura accompli quelque chose d’éminent selon le jugement de Allah.

 

Dans at-tawrat al-‘asliyyah, le livre qui a été révélé à notre maitre Mouça ^alayhi s-salam, il est parvenu la description de notre maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, il ne répond pas au mal avec le mal. Mais il pardonne et il excuse et c’est ainsi qu’étaient les Prophètes. Ils répondaient à la nuisance avec la bienfaisance alors que les deux époux suivent ce chemin car c’est ainsi que leurs âmes vont s’améliorer.

 

Zaynou l-^Abidin ^Aliyy fils de Al-Houçayn fils de ^Aliyy fils de Abou Talib, il fait partie des meilleurs des gens de la famille du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Un jour un homme l’a insulté de face et l’a humilié, jusqu’à être repus d’insultes mais il ne lui a pas répondu. L’autre homme s’est mis à répéter des insultes et Zaynou l-^Abidin ne bougeait pas, il ne lui a pas répondu, c’est comme s’il ne l’avait pas entendu. Zaynoul-^Abidin inspirait le respect comme un roi tellement il avait une belle apparence, tellement il était respectable. Mais malgré cela il était modeste pour l’agrément de Dieu. Cet homme lui a dit « C’est toi que je vise par mes paroles d’insultes » c’est comme s’il lui disait «  tu ne comprends pas ? » Mais ^Aliyy Zaynou l-^Abidin lui a dit « Et moi je fais exprès de me détourner, je ne bronche pas, je ne te réponds pas ». Non seulement il ne lui a pas répondu mais en plus il a agit en bien avec lui, il lui a donné de l’argent, il lui a donné de l’or en plus du fait qu’il n’a pas répondu à ses insultes par d’autres insultes. L’autre, son état s’est amélioré. C’est ainsi que sont les saints, les waliyy, ils se comportent ainsi. ^Aliyy Zaynou l-^Abidin, tellement il avait un bel aspect, une belle apparence, il inspirait le respect comme les rois et malgré cela il agissait en bien avec les gens. Il agissait en bien envers celui qui agissait en bien et avec celui qui n’agissait pas en bien.

 

Notre maitre Ahmad Ar-Rifa^iyy également. Il était extrêmement modeste. Il arrivait que quelqu’un agisse en mal avec lui et lui, il agit avec miséricorde et douceur. Un jour, un juif qui était l’a rencontré, c’était un des savants des juifs et notre maitre Ahmad était accompagné de ses élèves et de ses disciples. Ce juif avait entendu que notre maitre Ahmad Ar-Rifa^iyy avait atteint un très haut degré dans la modestie. Il s’est dit « je vais tester cet homme »il lui a dit « Eh toi, maitre ! C’est toi qui es le meilleur ou le chien ? », il lui a répondu « Si je suis sauvé sur le pont au jour du jugement je serais meilleur ». C’est alors que le juif s’est mis à pleurer et est entré en islam lui, ainsi que sa famille.

 

Il a été rapporté également qu’un vertueux a voulu divorcer sa femme, on lui a posé la question : « Qu’est ce qui ne te plait pas en elle ? ». Il a répondu « La personne raisonnable, la personne sensée ne dévoile pas de tels secrets ». Il l’a divorcé, il lui a été dit « Pourquoi tu l’as divorcée ? ». Il a répondu « Pourquoi voulez vous que je parle d’une femme qui n’est pas la mienne ? » c’est-à-dire que « elle était mon épouse puis, maintenant, elle n’est plus mon épouse, pourquoi voulez vous que je parle d’elle ? »

 

C’est ainsi que sont les gens vertueux. Ils font preuve de piété à l’égard de Allah, ils demandent des comptes à leurs âmes pour leur comportement et pour leurs paroles. De plus, le mari aura une récompense s’il ordonne à sa femme de faire la prière et de faire le jeûne. Il aura la récompense parce qu’il ordonne le bien. Tout comme il a une récompense lorsqu’il subvient à sa subsistance. S’il subvient à la subsistance de son épouse à partir d’argent qui est licite, il a une récompense. Quant à celui qui dépense à partir d’un argent qui est interdit, il n’aura que des péchés.

 

 

 

Al-Boukhariyy a rapporté dans son livre, d’après ^Abdou l-Lah, le fils de ^Oumar que Allah les agrée tous les deux qu’il a dit : J’ai entendu le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam dire :

كُلُّكُم رَاعٍ

( koulloukoum ra^in)

 

C’est-à-dire « Vous êtes tous responsables ». Celui qui est responsable ici, c’est celui à qui quelque chose à été confiée et qui a en charge de préserver ce qui lui a été confié. Donc il est requis de sa part l’équité et, d’assurer ce qui est de l’intérêt de ce qui lui a été confié.

 

Et chacun d’entre vous aura des comptes à rendre à propos de ce dont il est responsable. Et l’homme est responsable de sa famille.

La responsabilité de l’homme ici, c’est qu’il gère les affaires de sa famille et il garantit le fait de leur faire parvenir leurs droits.

 

Concernant la responsabilité de la femme, elle est responsable dans sa maison et qu’elle gère les affaires de sa maison et elle gère les enfants, les serviteurs et elle donne le conseil au mari à propos de ce dont elle est responsable.

 

Le serviteur est responsable pour préserver ce dont il est responsable, c’est-à-dire les choses qui sont de son ressort.

Il y a dans ce hadith l’indication de la part du bien aimé, élu, notre maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, l’importance que chacun assume la responsabilité qui lui est dévolue. Ces paroles, ce hadith, c’est la parole du maitre des premiers et des derniers. Il y a dans ces paroles une indication et un conseil pour bien travailler et bien assurer cette responsabilité.

L’imam est responsable et aura des comptes à rendre à propos de ses administrés. L’homme est responsable de sa famille et aura des comptes à rendre à propos de ce dont il est responsable. La femme est responsable de la maison de son mari et elle aura des comptes à rendre. Chacun d’entre vous est responsable et chacun aura des comptes à rendre à propos de ce dont il est responsable.

 

L’homme n’a pas été créé absurdement dans ce bas monde. Allah nous a créés et Il nous a ordonné de L’adorer. Il nous a ordonné de persévérer sur la foi jusqu’à la mort.

Allah ta^ala dit :

وَ اعْبُد ربَّكَ حَتَّى يَأْتِيَكَ اليَقِين

( wa ^boud Rab-baka hatta ya’tiyaka lyaqin)

  [Sourat Al-fajr/99] ce qui signifie : « Persévère sur l’adoration de ton Seigneur jusqu’à ce que vienne à toi la mort »

Que chacun d’entre nous assume la responsabilité qui lui incombe dans ce bas monde afin d’être au nombre de ceux que Allah agrée et pour qu’il soit heureux dans ce bas monde et dans l’au-delà.

 

Le chapitre suivant : recommandez-vous le bien envers les femmes

 

Notre Seigneur tabaraka wa ta^ala dit dans le Qour’an honoré :

 

يَا أَيُّهَا النَّاسُ اتَّقُواْ رَبَّكُمُ الَّذِي خَلَقَكُم مِّن نَّفْسٍ وَاحِدَةٍ وَخَلَقَ مِنْهَا زَوْجَهَا وَبَثَّ مِنْهُمَا رِجَالاً كَثِيرًا وَنِسَاءَ وَاتَّقُواْ اللهَ الَّذِي تَسَاءَلُونَ بِهِ وَالأَرْحَامَ إِنَّ اللهَ كَانَ عَلَيْكُمْ رَقِيبًا

(Ya ‘ayyouha n-nas t-taqou Rabbakoum l-ladhi khalaqakoum min nafsin wahidatin wa khalaqa minha zawjaha wabaththa minha rijalan kathiran wa niça’a wa t-taqou l-Laha l-ladhi tasa’alouna bihi wa l-‘arhama ‘inna l-Laha kana ^alaykoum raqiba)

 

[Sourat An-Niça/1] qui signifie « Ô vous les gens faites preuve de piété à l’égard de votre Seigneur. Celui qui vous a créés à partir d’une seule âme, d’une même âme [c'est-à-dire de Adam ^alayhi s-salam] et à partir de cette première personne qui est Adam, Allah a créé son épouse qui est Hawwa. Et des deux il a fait que ce soit engendré beaucoup d’hommes et de femmes et craignez Allah Celui que vous adorez, Celui par Lequel vous vous demandez les uns les autres et craignez Allah en maintenant les liens avec les proches parents. Certes Allah sait tout de vous. »

 

La relation conjugale dans la Loi de l’Islam, Allah ^azza wa jall a fait qu’elle soit basée sur l’amour, sur la tendresse, sur la sérénité et sur la miséricorde entre les deux époux afin que chacun se réfugie et trouve du réconfort chez l’autre et pour que les liens de l’amour, et de la miséricorde et de la tendresse se renforce entre eux deux, et pour que les deux époux s’entraident  dans cette vie conjugale pour accomplir ce que Allah ta^ala agrée et ce que Son Messager a ordonné.

 

Allah soubhana l-Lahi ta^ala  dit :

 

وَمِنْ ءَايَاتِهِ أَنْ خَلَقَ لَكُم مِّنْ أَنفُسِكُمْ أَزْوَاجًا لِّتَسْكُنُوا إِلَيْهَا وَجَعَلَ بَيْنَكُم مَّوَدَّةً وَرَحْمَةً إِنَّ فِي ذَلِكَ لِآيَاتٍ لِّقَوْمٍ يَتَفَكَّرُونَ

(wa min ayatihi ‘an khalaqa lakoum min ’anfouçikoum ‘azwaja litaskounou ’ilayha wa ja^ala baynakoum mawaddatan wa rahmah ‘inna fi dhalika li’ayatin liqaoumin yatafakkaroun)

 

[sourat ar-roum/21] Ce qui signifie : « Et parmi les signes que Allah a crée, c’est Qu’Il a fait que vous ayez des épouses auprès desquelles vous vous réfugiez, vous retrouvez le réconfort. Et Il a fait qu’il y a entre vous de l’amour et de la miséricorde. Certes il y a en cela des signes pour des gens qui utilisent correctement leurs raisons. »

 

Il y a dans la première ayah l’ordre de faire preuve de piété à l’égard de Allah Al-^Aliyy Al-^Adhim. Il y a aussi un avertissement sur le fait que l’origine de tous les êtres humains est à partir d’une même personne, en l’occurrence Adam ^alayhi s-salam et que tout le monde humain dérive de cette même personne. Il y a aussi l’incitation à la concordance, à l’amour, à la tendresse. Et il y a aussi l’indication que la base de l’espèce humaine adorait Allah ta^ala, c’est-à-dire que Adam et Hawwa étaient musulmans, qu’ils adoraient Allah seul et qu’ils faisaient preuve de piété à l’égard. Ils obéissaient à Allah ^azza wa jall. Il convient également que tous ceux qui sont de sa descendance soient ainsi. Il y a donc dans ce message général, l’ordre pour les humains de faire preuve de piété et la piété c’est la barrière entre l’homme et les péchés.

 

Concernant la parole de Allah ta^ala : 

الَّذِي خَلَقَكُم مِن نَفْسٍ وَاحِدَة

(‘al-ladhi khalaqakoum min nafsin wahidah)

 

C’est-à-dire que « Allah a fait que vous soyez tous issus de ‘Adam ^alayhi s-salam. » Il y a ici une indication pour délaisser la fierté déplacée et l’orgueil puisque vous êtes tous issus du même homme. Pourquoi être orgueilleux ?!!! Et Hawwa, Eve l’épouse de Adam a été créée à partir d’une côte de sa cage thoracique, la côte gauche. Allah a pris de Adam une de ses côtes alors que Adam était endormie.

 

^Abdou l-Lah Ibnou ^Abbas que Allah l’agrée a dit que Hawwa a été créée à partir de la plus petite côte gauche chez l’être humain. Allah, Celui qui fait sortir les plantes à partir des graines et Qui fait que ces plantes grandissent pour devenir des épis et des arbres, Il a fait que de la côte gauche de Adam soit un corps, celui de Hawwa.

 

Tout comme Allah ta^ala dit :

وَخَلَقَ مِنْهَا زَوْجَهَا وَبَثَّ مِنْهُمَا رِجَالًا كَثِيرًا وَنِسَاءًا

(wa khalaqa minha zawjaha wa bath-tha minhouma rijalan kathiran wa nisaa)

                                                                                                                                

C’est-à-dire qu’Il a crée à partir de Adam Hawwa et il a fait que la descendance soit issue d’eux deux, de Adam et de Hawwa.

Donc la mère de toute l’humanité c’est Hawwa. Cette ayah est une indication que la descendance des humains est à partir d’un homme et d’une femme. Ce n’est pas comme le prétendent certains avec une cellule qui peut être prélevée pour être implantée mais c’est à partir d’un homme et d’une femme.

 

Al-Boukhariyy et Mouslim ont rapportés d’après Abou Hourayrah, d’après le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qu’il a dit :

وَاسْتَوْصُوا بِالنِّسَاءِ، فَإِنَّ المَرْأَةَ خُلِقَت مِنْ ضِلْعٍ، وَإِنَّ أَعْوَجَ شَيْءٍ فِي الضِّلْعِ أَعْلَاه، إِنْ ذَهَبْتَ تُقِيْمَهُ كَسَرْتَه، وَإِنْ تَرَكْتَهُ لَمْ يَزَل أَعْوَج، اِسْتَوْصُوا بِالنِّسَاءِ خَيْرًا

 

(wa stawsou bi n-nisa‘i , fa ‘inna lmar’ata khouliqat min dil^in, wa ‘inna ‘a^waja chay’in fi ddil^i ‘a^lah, ‘in dhahabta touqimahou kasartah, wa ‘in taraktahou  lam yazal ‘a^waj, istawsou bin-nisa’i khayran)

 

 Ce qui signifie : « Recommandez vous les uns les autres d’agir en bien avec les femmes car la femme a été créée à partir d’une côte. Et la partie la plus tordue de la côte, c’est la partie supérieure. Si tu veux la corriger tu vas la casser et si tu la laisses, elle restera tordue. Recommandez-vous le bien envers les femmes. »

 

Allah n’a pas créé Hawwa à l’image d’une enfant, puis qui a grandit petit à petit jusqu’à devenir adulte. Il l’a créée dès le départ sous son aspect avec lequel elle a vécu, âgée, grande de taille, d’une taille qui correspond à la taille de Adam ^alayhi s-salam.

 

Il y a dans le hadith une indication qu’il est requis de patienter avec la femme car elle a été créée à partir d’une côte qui est tordue. C’est la plus petite côte gauche de Adam ^alayhi s-salam.

 

Allah ta^ala dit :

وَ بَثَّ مِنْهُما

(wa bath-tha mihouma)

C’est-à-dire « qu’Il a fait que se diffuse et ait lieu à partir de ces deux premières personnes Adam et Hawwa »

 

رِجَالًا كَثِيرًا وَنِسَاءًا

(rijalan kathiran wa nisaa)

C’est-à-dire « beaucoup d’hommes et de femmes »

 

وَمِنْ ءَايَاتِهِ أَنْ خَلَقَ لَكُم مِّنْ أَنفُسِكُمْ

(wa min ayatihi ‘an khalaqa lakoum min ’anfouçikoum)

 

C’est-à-dire « Et parmi les signes que Allah vous a donné c’est qu’Il a crée à partir de votre espèce »

 

أَزْوَاجًا

(‘azwaja)

 

C’est-à-dire à partir des humains Il a fait qu’il y ait des hommes et leurs épouses.

 

Les femmes et les hommes sont de la même espèce, l’espèce humaine.  Les hommes sont des humains et les femmes sont des humains mais les femmes sont comme des sœurs pour les hommes, c’est ainsi que cela est rapporté dans le hadith de Abou Dawoud d’après ^A’ichah.

Hawwa a été créée de la côte de ‘Adam et toutes les femmes à la suite après Hawwa ont été créées à partir du mélange de l’eau de l’homme et de la femme.

 

لِتَسكُنوا إلَيهَا

(li taskounou ‘ilayha)

 

C’est-à-dire « Afin que vous trouviez du réconfort auprès d’elle »

وَجَعَلَ  بَيْنَكُم مَوَدَّةً وَرَحْمَة

 (wa ja^ala baynakoum mawaddatan wa rahmah)

 

c’est à dire « et Allah a fait qu’il y a au sein de vos couples entre vous hommes et femmes de l’amour et de la miséricorde.» 

 

Il y a là une preuve de l’éminence de la puissance de Allah tabaraka wa ta^ala.

 

Chapitre : La bonne vie en commun et le danger de renier le bienfait du mari.

 

Parmi les informations utiles que nous rappelons aux femmes pour qu’elles soient exhortées c’est de bien vivre en commun avec leur mari et d’indiquer l’importance du droit du mari au point qu’un des savants qui éduque ses élèves, un savant illustre, (c’est notre chaykh) il a conseillé une de ses élèves qui était mariée en lui enseignant comment adresser la parole à son mari, comment agir en bien avec lui, comment vivre correctement en commun avec lui. Il lui a dit quand tu lui parles et tu te tiens devant lui, fais le comme si tu étais devant un roi éminent, dans ta tenue et dans le fait de lui adresser la parole considère le comme si c’était un roi éminent.

Le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

 

لاَ تُؤْذِي امْرَأَةٌ زَوْجَهَا فِي الدُّنْيَا إِلَّا قَالَتْ زَوْجَتُهُ مِنَ الحُوْرِ العِيْن: لَا تُؤذِيْهِ قَاتَلَكِ اللَّه، فَإِنَّمَا هُوَ عِنْدَكِ دَخِيْل يُوْشِكُ أَنْ يفَارِقَكِ إِلَيْنَا

(la tou’dhi mra’atoun zawjaha fi d-dounia ‘illa qalat zawjatouhou mina lhouri l^in : la tou’dhihi qatalaki l-Lah, fa’innama houwa ^indaki dakhil youchikou ‘an youfariqaki ‘ilayna)

 

Ce qui signifie : « Si jamais une femme nuit à son mari dans le bas monde, son épouse (de son mari) qui fait partie des Hour al ^in, les femmes du paradis, lui diront « Ne lui nuit pas, que Dieu te punisse, il est chez toi comme un invité, bientôt il va te quitter pour nous rejoindre » » [Rapporté par At-Tirmidhiyy]

Parmi les droits du mari sur son épouse, c’est que l’épouse ne renie pas le mérite de son mari et sa bienfaisance. La femme qui est raisonnable doit absolument éviter de renier le mérite de son mérite, son bienfait, ses actes de bien. Et ce caractère est important pour la stabilité de la vie conjugale. Très peu de femmes mariées prennent en compte cela. En effet, beaucoup de femmes renient le bienfait du mari au moindre mal de sa part. Au moindre mal du mari, elle renie tout le bienfait qu’il lui a fait par le passé. Et c’est pour cela que les femmes sont majoritaires dans le feu de l’enfer tout comme l’a annoncé le Prophète ^alayhi s-salatou wa s-salam. Al-Boukhariyy et Mouslim ainsi que Ahmad et d’autres ont rapportés avec différentes versions qui sont proches les unes des autres, ce dont le sens global est que Allah tabaraka wa ta^ala a montré au Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam que les femmes étaient la plupart des gens de l’enfer, elles étaient majoritaires en enfer.

Quand certaines femmes compagnons ont posé la question au Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam à propos de la raison pour laquelle les femmes étaient majoritaires en enfer, il a répondu :

 

لِأَنَّكُنَّ تُكْثِرْنَ اللَّعْنَ وَتَكْفُرْنَ العَشِير

(li’annakounna toukthirna lla^na wa takfourna l^achir)

 

C’est-à-dire « Parce que, vous les femmes vous utilisez beaucoup les paroles de malédiction, comme celles qui maudissent leurs enfants ou qui maudissent leurs maris et parce que de nombreuses femmes renient le bienfait du mari – c’est-à-dire elle renient ce que leur mari leur a fait comme bien.- et elles amoindrissent le bien qu’il leur fait » et ceci est une réalité qui est observée chez de nombreuses femmes avec leur époux dans cette vie conjugale.

 

Le Messager éminent salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a même détaillé cette question, il a dit :

 

فَلَو أَحْسَنْتَ إِلَى إِحْدَاهُنَّ الدَّهْرَ ثُمَّ رَأَت مِنْكَ سُوْءًا قَالَت مَا رَأَيْتُ مِنْكَ خَيرًا قَطّ

( falaw ‘ahsanta ‘ila ‘ihdahounna d-dahra thoumma ra’at minka sou‘an qalat ma ra’aytou minka khayran qatt)

Ce qui signifie : « Si tu as agis en bien avec l’une d’entre elles pendant toute la vie et puis un jour, elle a vu de toi un écart elle te dit « je n’ai jamais vu de bien de toi » »

Renier le bienfait du mari fait partie des grands péchés. Si une femme dit à son mari, qui lui a fait beaucoup de bien par le passé « je n’ai jamais rien vu de bien de ta part » n’est ce pas que le cœur de ce mari est comme blessé de cette parole ? Il y a une grande nuisance dans de telles paroles.

 

Par ailleurs, ces paroles de malédiction et ces paroles de reniement du bienfait du mari ont pour cause la plus fréquente la colère. Pour cela il est demandé de la femme croyante de se contenir lors de la colère. Qu’elle ne dépasse pas avec sa langue les limites pour commettre la désobéissance à Allah tabaraka wa ta^ala pour maudire celui qui ne mérite pas la malédiction et pour nuire le mari en reniant ses bienfaits. La principale cause de nuisance, ici c’est la colère.

 

Le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa-sallam a recommandé à sa communauté d’abandonner la colère. La colère pour prendre partie pour sa propre personne ce n’est pas quelque chose qui est appréciée. Méfiez vous donc, vous les femmes, celles d’entre elles qui ont un mari pour ne pas renier le bienfait du mari quelque soit la colère qui peut l’atteindre, quelque soit la détérioration de la situation entre eux d’eux qui peut arriver jusqu’à la répulsion au fait qu’ils se détestent l’un et l’autre, qu’elle ne renie pas le bienfait que son mari lui a fait par le passé. Qu’elle se limite simplement à demander son droit si elle avait un droit selon la loi de l’Islam, sinon qu’elle se taise. Dans l’au-delà il y a la rétribution de la personne pour ce qu’elle a dit comme paroles et il y aura une rétribution pour les actes qu’elle aura accomplit. La personne rendra des comptes pour les paroles interdites, les paroles que l’homme dit et qui sont de l’ordre du haram quelle qu’elles soient. Et les paroles interdites sont très nombreuses, pour les actes interdits, la personne rendra des comptes également. Ce jour là Allah tabaraka wa ta^ala dévoile les choses qui étaient cachées, les choses que l’homme dissimulait dans sa poitrine. Tous ces sujets Allah ta^ala  les manifeste ce jour là. Pour cela, il convient aux femmes et à autre que les femmes de s’éloigner, du fait de renier les bienfaits c’est-à-dire la bienfaisance. Chers frères musulmans, chères sœurs musulmanes l’Islam a beaucoup insisté sur le droit de la femme sur son mari et il a beaucoup insisté sur le droit du mari sur son épouse.  L’Islam n’a pas été injuste envers la femme pour donner quelque chose injustement aux hommes. Et l’inverse également, il n’a pas donné injustement à la femme au détriment de l’homme. L’Islam est équitable concernant les hommes et les femmes.

 

Concernant ce hadith que nous avons cité, cette mise en garde des femmes c’est pour inciter les femmes à éviter ce caractère détestable, afin qu’elle ne tombe dans l’interdit et il ne faut comprendre de ce hadith ce que certains ignorants ont cru comprendre, les ignorants hommes ou femmes, que la femme n’aurait pas de droits sur son mari et qu’elle n’aurait pas de valeur dans la société. Au contraire le Messager éminent salla l-Lahou ^alayhi wa sallam nous rapporte ce qu’il a vu et observé tel qu’il est. Il n’est pas permis de déformer le sens du hadith du Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, il est demandé d’apprendre à la fille depuis sa naissance et son discernement, depuis qu’elle prend conscience, il convient de lui enseigner les sujets indispensables de la science de la religion, les sujets qu’elle doit apprendre après la puberté concernant la croyance et les lois. Il convient aussi de l’élever dans un cadre islamique vertueux basé sur les caractères louables afin qu’elle soit un pilier actif pour construire une société utile. Afin qu’elle soit une mère vertueuse, une épouse vertueuse qui connait le droit de son mari sur elle et elle s’en acquitte, qui connait son mérite et ses bienfaits afin qu’elle ne les renie pas. Tout comme Allah tabaraka wa ta^ala  dit :

 

وَلَا تَنْسَوا الفَضْلَ بَيْنَكُم

(wa la tansaw lfadla baynakoum)

 

Ce qui signifie : « N’oubliez pas le mérite que les uns ont sur les autres », si quelqu’un nous a fait un jour un bien, ne l’oubliez pas.

 

Ainsi cette femme gagnera l’agrément de son Seigneur ^azza wa jall. Elle obtiendra sa récompense et sa miséricorde dans les jardins du paradis.

 

Le dernier chapitre : conclusion du cœur

 

Qu’il est beau de terminer notre sujet avec les paroles des maitres des Messager, l’imam des pieux, notre maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qui comporte une annonce de bonne nouvelle pour la femme et pour l’épouse vertueuse qui s’acquitte des droits que Allah lui a indiqués et des droits de son mari sur elle. Le Messager éminent salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

 

إِذَا صَلَّتِ المَرْأَةُ خَمْسَهَا وَصَامَت شَهْرَهَا وَحَفِظَت فَرْجَهَا وَأَطَاعَت زَوْجَهَا قِـيْلَ لَهَا ادْخُلِي مِنْ أَيِّ أَبْوَابِ الجَنَّةِ شِئْتِ

(‘idha sallati lmar’atou khamsaha wa çamat chahraha wa hafidhat farjaha wa ‘ata^at zawjaha qila laha dkhouli min ‘ayyi ‘abwabi ljannati chi’ti)

 

[Rapporté par Al-Bazzar] d’après ‘Anas et par Ibnou Hibban d’après Abou Hourayrah ce qui signifie : « Si la femme accomplit ses cinq prières quotidiennes et qu’elle fait le jeûne du mois de ramadan et qu’elle se préserve des relations sexuelles interdites et qu’elle obéit à son mari, il lui sera dit « Entre par la porte du paradis que tu veux, entre au paradis par la porte que tu voudras. » »

 

Le sens de ce hadith est que la femme musulmane et croyante qui, dans le bas monde a fait la prière tout comme Allah lui a ordonné, qui a fait le ghousl, qui a fait le jeûne de ramadan tout comme Allah le lui a ordonné, qui a obéit à son mari, qu’elle ne lui a pas désobéit dans certaines choses qui sont interdites envers son mari alors elle entrera par la porte qu’elle voudra parmi les huit portes du paradis car toutes les portes du paradis sont de très bel aspect, et quand tu vois une porte, tu oublies par la beauté l’autre. Le mari et l’épouse, s’ils s’entraident dans le bas monde pour accomplir ce que Allah agrée, si chacun des deux ordonne à l’autre le bien et interdit à l’autre le mal, au jour du jugement le mari ne va pas fuir son épouse et son épouse ne va pas fuir son mari.

Quant à ceux qui s’entraidaient dans le bas monde pour les péchés, qui ne s’entraidaient pas pour l’obéissance à Allah, ces couples là vont se fuir au jour du jugement. Elle va le fuir et lui va la fuir. Pourquoi donc ? Lui, il va avoir peur qu’elle ne lui réclame des droits qu’il aurait bafoués, des choses envers lesquelles il a été injuste envers elle. Et elle, elle va avoir peur qu’il ne réclame ses droits c’est-à-dire des choses où elle aurait été injuste envers lui dans le bas monde. Le père et le fils également sauf si dans le bas monde s’ils s’entraident pour le bien, s’ils se donnaient le conseil et qu’ils ne s’entraidaient pas pour la désobéissance, ils ne s’entraident que pour le bien. Cela, au jour du jugement ils ne vont pas s’enfuir les uns des autres.

 

Chers frères, attachez vous à la science de la religion, c’est grâce à la science de la religion que tu sauras ce que ton épouse a comme droits sur toi. Et elle, elle saura qu’est ce qu’elle a comme droit sur elle. Le Prophète ^alayhi s-salatou wa s-salam a expliqué en disant :

 

أَوْلَى النَّاسِ بِالمَرْأَةِ زَوْجُهَا : أَحَقُّ  النَّاسِ بِالمَرْأَةِ زَوْجُهَا وَأَحَقُّ النَّاسِ بِالرَّجُلِ أُمُّهُ

(‘awla n-naçi bi l-mar’ati zawjouha ; ‘ahaqqou n-naçi bi l-mar’ati zawjouha wa ‘ahaqqou n-naçi bi r-rajouli ‘oummouhou)

 

Ce qui signifie : « La personne qui a le plus grand droit sur la femme, c’est son mari et la personne qui a le plus grand droit sur l’homme, c’est sa mère. ». Grâce à la science de la religion, l’épouse et l’époux sauront chacun quels sont leurs devoirs envers Dieu. Il est rapporté dans le hadith rapporté par Al-Boukhariyy d’après Mou^adh que Allah l’agrée qu’il a dit : « j’étais un jour derrière le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam sur un âne qui lui appartenait et qu’il appelait ^Oufayr. Et il m’a dit :

 

يَا مُعَاذ هَلْ تَدْرِي حَقَّ اللَّهِ عَلَى عِبَادِه وَحَقُّ العِبَادِ عَلَى اللَّهِ

(Ya Mou^adh hal tadri haqqa l-Lahi ^ala ^ibadihi wa haqqa  al-^ibadi ^ala l-Lahi)

 

Ce qui signifie : « Ô Mou^adh sais-tu quels sont les devoirs que les esclaves ont envers leur Seigneur, envers Allah et qu’est ce qu’Allah a promis a Ses esclaves ? » je lui ai dis « Allah sais plus que tout autre et Son Messager sait. » Il a dit :

 

فَإِنَّ حَقَّ اللَّهِ عَلَى عِبَادِهِ أَنْ يَعْبُدُوْهُ وَلَا يُشْرِكُوا بِهِ شَيْءًا

(fa’inna haqqa l-Lahi ^ala ^ibadihi ‘an ya^boudouhou wa la youchrikou bihi chay’a)

 

Jusqu’à la fin du hadith ce qui signifie : « Le droit que Allah a sur Ses esclaves, le devoir des esclaves envers Dieu c’est d’adorer Allah et de ne pas lui attribuer d’associé ».

 

Le premier des devoirs pour les esclaves, c’est de connaître Allah, de croire en Lui, qu’Il existe et qu’Il n’a pas de ressemblances avec Ses Créatures car s’il avait eu une ressemblance avec Ses Créatures, Il aurait été semblable à elle et il n’aurait pas été valable qu’il soit un Dieu. Il est également un devoir de connaitre Son Messager Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam c’est-à-dire d’avoir la croyance que notre maître Mouhammad est le Messager de Allah véritablement et qu’il est véridique en tout ce qu’il a emmené, que ce soit concernant les sujets qu’il nous a annoncés, comme allant se produire dans le futur, comme les sujets de l’au-delà, ou encore concernant les communautés antérieures ou le caractère licite ou interdit de certaines choses. Si l’homme a connu Allah comme il se doit et qui a connu le Messager comme il se doit et qui a cru fermement par son cœur et a prononcé par sa langue, alors il aura accompli le meilleur des devoirs, le plus prioritaire et ainsi il se sera garanti la préservation du séjour éternel en enfer.

 

Nous demandons à Allah la piété, la chasteté et la richesse de l’âme et nous demandons à Allah qu’Il fasse que nous soyons au nombre de Ses esclaves, qui ont les comportements de Son Prophète élu salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Nous demandons à Allah qu’Il nous accorde de bien prendre modèle sur les Prophètes, les saints et les vertueux. Ô Allah nous te demandons le pardon, la préservation dans le bas monde et dans l’au-delà et notre dernière invocation est Al-hamdouli l-Lahi Rabbi l-^alamin.

Conseils RamaDaan

Publié dans cours général,Exhortation par chaykhaboulaliyah le juillet 28, 2013

La louange est à Allaah le Seigneur des mondes, que Allaah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad salla l-Laahou ^alayhi wa sallam, et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle.

Nous demandons à Allaah, qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance. Et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allaah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

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Conseil du 31 Août 2011.

Le mois de RamaDaan, c’est le mois du Qour’aan. C’est le mois des rencontres avec la famille et les frères. Le mois de RamaDaan, c’est un mois de jeûne par ceux qui patientent et un mois de veillée surérogatoire pour ceux qui remercient. C’est une pureté pour ceux qui évoquent Allaah. Une sérénité pour ceux qui font al-i^tikaaf, c’est-à-dire qui restent à l’intérieur de la mosquée. RamaDaan, quand il va partir, après avoir éclairé nos journées, chacun d’entre nous ne sait pas si l’année d’après il sera vivant ou pas ; s’il va voir ce nouveau mois béni ou s’il va mourir avant. Bonheur à celui qui a obéit à son Seigneur durant ce mois, qui a profité de son temps pour accomplir des actes d’obéissance et obtenir des récompenses pour le Jour du Jugement. Le Messager de Allaah salla l-Laahou ^alayhi wa sallam, le véridique, celui dont la véracité duquel nous croyons, a dit vrai quand il a dit, c’est-à-dire, que le jeûneur a deux joies qu’il va avoir: quand il va rompre le jeûne, il a une joie, il est heureux parce qu’’il a rompu son jeûne et il sera heureux au Jour du Jugement quand il viendra avec la récompense du jeûne qu’’il a accompli.

Chers frères et sœurs dans l’agrément de Allaah, quand RamaDaan va partir, le bien ne part pas et s’il y a des gens qui font leur adieu  à RamaDaan et reviennent aux péchés qu’il leur a été interdit d’accomplir, ces gens-là n’auront pas profité de la totalité des faveurs du jeûne. Qu’il est beau que l’esclave suive l’obéissance et qu’il fasse suivre une obéissance par une autre obéissance, qu’il fasse suivre un acte de bienfaisance par un autre acte de bienfaisance, qu’il fasse suivre du bien par des biens et qu’il est laid que l’esclave fasse suivre l’’acte d’obéissance par la désobéissance et la bienfaisance par la perversité et la désobéissance. Celui qui a accompli des prières obligatoires durant le mois de RamaDaan, il est laid de sa part de délaisser la prière après le mois de RamaDaan. Et celui qui accompli les actes surérogatoires en faisant des veillées la nuit, qu’il est beau qu’il continue à veiller la nuit pour faire des prières surérogatoires en dehors de RamaDaan, pour qu’il fasse le tahajjoud et qu’il se consacre à l’adoration de Allaah. Celui qui a pu vaincre son âme et qui a pu étouffer sa colère et qui a multiplié les actes de bon comportement, il convient après le mois de RamaDaan qu’il persévère sur ces caractères. Celui qui a été généreux avec les pauvres, qu’il ne fasse pas preuve d’avarice après le mois de RamaDaan. Celui qui a empêché son regard de commettre l’interdit durant le mois de RamaDaan, qu’il fasse preuve de piété à l’égard de Allaah et qu’il ne lâche pas les brides à son regard après le mois de RamaDaan. Et toi qui a gardé ta langue pour qu’elle ne dise pas l’interdit pendant le mois de RamaDaan, évite le mensonge, évite la médisance et toutes les paroles nuisibles après le mois de RamaDaan. Les meilleurs des œuvres, ce sont celles sur lesquelles la personne persévère.

 

Peu d’actes sur lesquels tu persévères vaut mieux que beaucoup qui sont interrompus. Allaah ta^aalaa, on L’adore et on Lui obéit durant le mois de RamaDaan et durant toute l’année et dans chaque situation. Crains Allaah après le mois de RamaDaan, persévère sur les bonnes paroles, sur l’évocation de Allaah et sur le long silence sauf pour dire du bien. Et toi qui a persévéré pour assister dans les assemblées de science qui sont les jardins de bien et les assemblées d’évocations, ne délaisse pas cela après le mois de RamaDaan. Persévère dans l’assistance des assemblées de science utile et emmènes avec toi ceux que tu aimes et ceux que tu peux emmener vers ces assemblées. Qu’il est beau que tu sois quelqu’un qui appelle à la bonne guidée, que tu sois une cause pour la bonne guidée, une clef pour le bien et une fermeture devant le mal. Veille à faire cela, il y a en cela des bienfaits et des bénédictions qui te seront cachés, pour ce qui vient après la mort. Le musulman persévère dans l’obéissance tant qu’’il est vivant et Allaah nous a ordonné de Lui obéir, de persévérer sur la religion qu’Il agrée et sur la foi jusqu’à la mort. Dieu dit, c’est-à-dire, persévère dans l’adoration de ton Seigneur jusqu’à ce que vienne à toi la mort. L’homme a été créé pour qu’il connaisse son Seigneur et qu’il L’adore. Et la connaissance de Allaah ta^aalaa a lieu par la connaissance de Ses attributs et en ayant foi en Ses attributs ; c’est-à-dire croire que Allaah est unique, qu’Il n’a pas d’associé, qu’Il n’a pas de semblable, qu’Il n’a pas de ressemblant et qu’Il est le Créateur du monde et de ce qu’il comporte dans les cieux sur terre et entre les deux et ce qu’il y a sur eux. Allaah ta^aalaa n’a besoin de rien, il n’y a pas d’obéissance de ceux qui Lui obéissent qui va Lui profiter de quoi que ce soit et il n’y a pas de désobéissance de la part des désobéissants qui va Lui nuire en quoi que ce soit. C’est l’esclave qui est pauvre, c’est l’esclave qui a besoin de Allaah et Allaah est Celui Qui n’a besoin de personne, Il n’a pas besoin de ce monde, Il n’a pas besoin des humains, ni des prophètes, ni des anges. Il n’a pas besoin du ciel, ni du paradis, ni du trône et tout a besoin de Allaah. Allaah ta^aalaa n’a besoin de rien. L’homme n’a pas été créé pour qu’il se fasse une religion lui-même. Il a été créé pour adorer son Seigneur conformément à la religion que Allaah a agréée pour nous, conformément à la Loi que nous a amenée notre Prophète salla l-Laahou ^alayhi wa sallam. Allaah ta^aalaa dit ce qui signifie : "Et Je n’ai créé les jinns et les humains que pour leur ordonner de M’adorer".
Toi qui recherche l’au-delà, s’occuper de faire ce qui te fait gagner l’agrément de Allaah, le Seigneur des mondes, c’est ce qui est le plus profitable, c’est le commerce gagnant, tu ne seras jamais déçu. Rappelle-toi que celui qui a cherché à satisfaire les gens en encourant le châtiment de Allaah, Allaah le punit. Alors, méfies-toi de ce que font certains qui délaissent les prières obligatoires après le mois de RamaDaan et qui dérivent vers les péchés qui nuisent au corps, qui nuisent à l’individu et nuisent à la société. Qu’il est beau que la personne œuvre de manière ferme et en persévérant pour s’empresser d’accomplir les actes d’obéissance pour Allaah ta^aalaa et pour gagner l’au-delà et pour se détourner du bas-monde et de ce qui préoccupe les gens comme construction du bas-monde et profitent des bienfaits et des plaisirs du bas-monde et qui se sont mépris par ces embellissements. Allaah ta^aalaa dit ce qui signifie: " La vie du bas monde entraîne ceux qui se trompent". Et je vous rappelle mes frères de veiller à rendre visite à vos proches parents même si eux ne vous rendent pas visite. Ceci est quelque chose que Allaah ta^aalaa a ordonné de faire et le Messager honorable a incité à le faire. Je vous rappelle également d’une sounnah qui est parvenue du Prophète ^alayhi s-salaatou wa s-salaam qui est de jeûner 6 jours de Chawwaal après le mois de RamaDaan. En effet, dans le SaHiiH de Mouslim, d’après le Prophète salla l-Laahou ^alayhi wa sallam qu’il a dit ce qui signifie: " Celui qui jeûne le mois de RamaDaan et qui le fait suivre par le jeûne de 6 jours de Chawwaal est comme celui qui a jeûné toute la vie".
La sounnah est réalisée en jeûnant les 6 jours que ce soit à la suite les uns des autres ou bien qu’ils ne soient pas à la suite les uns des autres. Enfin, durant la fête de Al-FiTr bénie, nous demandons à Allaah ta^aalaa qu’Il fasse que ce soit une fête de bien pour nous, pour notre pays, pour les pays arabes, pour la communauté musulmane, avec du bien, des bénédictions, une victoire, la gloire, la sécurité et la paix. Nous demandons à Allaah ta^aalaa qu’Il éloigne de nous les discordes, les zizanies, les maux et les ruses. Et nous demandons à Allaah qu’Il nous fasse miséricorde par Sa large miséricorde, qu’Il agrée de notre part les bonnes œuvres.

 

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conseil du 2 juillet 2011.

Parmi les manières de l’apprentissage, c’est de répéter souvent. Et les gens se distinguent: il y a parmi les gens ceux qui gardent en mémoire ce qu’ils mémorisent, même s’ils ne répètent pas souvent, et il y a ceux qui ne mémorisent qu’après avoir répété souvent. Il ne convient pas de multiplier les matières et les récitations pour les enfants d’une manière telle que les leçons deviennent nombreuses pour eux, cela entraîne chez eux une fatigue et une mémorisation de la fin des cours et l’oubli des premiers et ce, parce que l’enseignant est trop rapide ou parce qu’il y a beaucoup de cours; surtout dans notre époque, notre époque durant laquelle les mémoires de la plupart des gens sont devenues faibles. Ce qui est requis, c’est de diminuer les matières, multiplier les séances de répétition en mémorisant, c’est cela qui est utile. Ne prêtez pas attention à d’autres et à leur manière d’enseigner. Beaucoup de savants et de mouHaddith répétaient le même cours plusieurs fois. ‘Ibnou Al-Jawziyy a rapporté qu’il y avait un faqiih qui a répété le cours chez lui plusieurs fois. C’est alors qu’une vieille femme lui a dit : " Tellement tu l’as répété, je l’ai appris ton cours". Et il lui a dit: "Récites donc pour voir". Et elle lui a récité. Quelques jours plus tard, il lui a demandé de répéter ce même cours, elle lui a dit: "Je l’ai oublié". Il lui a dit: "Eh bien moi, je répète après l’avoir appris pour ne pas qu’il m’arrive ce qui t’est arrivé ". Il convient à l’enseignant de ne pas trop prolonger le cours, de manière qui va lasser l’étudiant, ni de trop le raccourcir, de manière à ce qu’il soit incomplet ou perturbé. Il prend en considération en cela l’intérêt de l’étudiant, il convient donc de s’appliquer pour bien faire comprendre et de veiller à enseigner et à expliquer en fournissant tout son effort et en rapprochant le sens pour l’étudiant,  sans trop de répétition que sa mémoire ne supporte pas, ni trop de détails qu’il ne va pas pouvoir assimiler et mémoriser. Il explique les différentes questions en les illustrant par des exemples et il ordonne à l’étudiant de les répéter (les explications) pour que les explications restent gravées dans son cœur. Il ne charge pas l’étudiant de ce dont il ne peut supporter la compréhension ou si c’est quelque chose qui est difficile pour son âge, il ne le charge pas de livres que sa compréhension n’arrive pas à assimiler. Il convient au musulman de faire preuve de modestie avec l’étudiant et avec toute personne qui demande à être guidée. Il convient aussi d’agir avec l’étudiant avec un visage détendu et souriant, avec une intention sincère et je vous rappelle la parole des mouHaddith : celui qui demande la science en sa totalité, il va la rater dans sa totalité. Et je recommande aux enseignants et à tous ceux qui supervisent les enseignants, de faire preuve de miséricorde entre eux, de faire preuve d’humilité et de modestie, d’excellence de comportement, d’écouter le conseil de ceux qui sont moins qu’eux ou, au-dessus d’eux et diminuer les paroles sauf pour dire du bien. Et je leur recommande les bons caractères et la concordance, le taTaawou^ car ce que vous faites est un travail éminent, alors faites preuve de sincérité et que votre travail soit éloigné de toute mauvaise innovation. Je vous recommande la parole du Messager de Allaah salla l-Laahou ^alayhi wa sallam, ce qui signifie : "Allaah accorde pour ce qui est fait avec douceur ce qu’Il n’accorde pas (plus de résultats) pour ce qui est accompli avec dureté". Ceci est mon conseil pour vous et je demande à Allaah pour qu’Il nous accorde la réussite à accomplir ce qui fait gagner Son agrément.

 

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conseil du 2 Juin 2011.

Le Messager de Allaah salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a dit, rapporté par Al-Boukhaariyy dans son Sahiih, ce qui signifie: "Il y a dans le corps un bout de chair qui, lorsqu’il est sain, tout le corps est sain et lorsqu’il est corrompu, tout le corps est corrompu : il s’agit du cœur".

La foi est une lumière dans le cœur qui augmente en intensité grâce aux actes d’obéissance, ce qui fait que la crainte de Dieu et l’humilité augmentent dans le cœur et ce qui renforce la certitude et augmente le tawakkoul. Lorsque l’homme commet des péchés, il y a dans le cœur comme un point noir qui fait que le cœur devienne dur et ainsi de suite quand il va commettre plus de péchés, jusqu’à ce que tout le cœur devienne noir. Tellement le cœur devient dur, il se peut que la personne tombe dans la mécréance et qu’elle devienne au nombre des gens égarés, c’est-à-dire ceux qui ont le cœur complètement noir. Le premier pas que tu fais dans le chemin de l’agrément de Allaah ta^aalaa, c’est le repentir, c’est que tu fasses le repentir à Allaah ta^aalaa de tous les péchés et que tu t’empresses à combler les défaillances, que ce soit le délaissement de la prière et que tu t’acquittes des droits d’autrui.

Lorsque quelqu’un est noyé dans les péchés et qu’il fait le repentir, il devient semblable à celui qui n’a pas commis de péchés. Ensuite, il s’occupe de son cœur et il le répare pour qu’il ne soit pas atteint à nouveau d’une des maladies comme l’infatuation. En effet, le cœur est comme un roi par rapport aux organes. Lorsque le cœur est bon, les actes de ses organes sont bons. Et lorsque le cœur est corrompu, les actes de ses organes sont corrompus. Pour que tu ne sois pas atteint d’une des maladies du cœur, alors veille à ne pas entrer par ces deux portes : les yeux et les oreilles. Ce qui va troubler ton cœur et qui deviendra difficile pour toi à enlever, de sorte qu’il laisse des traces dans ton cœur. L’œil voit des choses qui peuvent entrer dans le cœur et le cœur peut changer à cause de ces choses-là. Le cœur est appelé « qalb » parce qu’il change « yataqallab ». Il change plus rapidement que l’eau quand elle boue dans un chaudron au-dessus du feu.

Je vous recommande chers bien-aimés ce que nous a recommandé notre bien-aimé, l’Imaam, le mouHaddith, notre Chaykh que Allaah l’agrée et lui donne satisfaction : je vous recommande de préserver votre langue, il a dit : la plupart des gens n’ont pas entendu ce Hadiith, ce qui signifie : celui qui se tait, il est sauvé. Et le Hadiith qui signifie la plupart des péchés des fils de ‘Aadam proviennent de sa langue.

Ils n’ont pas entendu que le Messager de Allaah, salla l-Laahou ^alayhi wa sallam, gardait longtemps le silence et il était souvent chagriné. Nous, il nous faut prendre le Messager de Allaah pour exemple, il était tout le temps chagriné c’est-à-dire qu’il ressentait le chagrin dans son cœur parce qu’il savait beaucoup de choses des sujets de l’au-delà, des choses graves de l’au-delà, c’est pour cela, il disait ce qui signifie : "Si vous saviez ce que je sais, vous auriez peu ri, et vous auriez beaucoup pleuré". Cela veut dire que vous n’auriez pas été souvent heureux et vous seriez souvent triste, si vous saviez ce que moi je sais comme sujet de la tombe et de l’au delà, celui qui veut être sauvé qu’il diminue les paroles. Mais celui qui multiplie les paroles, nécessairement il va se produire de lui soit un péché, soit des paroles qui représentent une perte de temps. Alors que la plupart des gens aujourd’hui tombent dans le péché et beaucoup tombent dans la mécréance à cause du trop de paroles.

Dans le SaHiiH de Mouslim, Jaabir ‘Ibnou Thamourah que Allaah l’agrée, a dit : le Messager de Allaah salla l-Laahou ^alayhi wa sallam gardait longtemps le long silence, il souriait et riait peu et quand il était heureux, c’était juste un sourire. Le musulman, pour la bonne vie en commun avec ses amis, avec les gens étrangers, nécessairement il va rire de temps à autre pour introduire la joie à ceux à qui il s’adresse, mais qu’il fasse preuve de précaution, le Messager lui arrivait aussi de rire au point de voir ses molaires.

Je vous recommande également chers bien-aimés de faire preuve d’ardeur et de persévérance dans l’apprentissage de la science et de décider fermement par le cœur de transmettre la science et d’appeler à la religion agréée par Allaah, ordonner le bien, interdire le mal car la science de la religion : c’est la vie de l’Islam. Gare à vous de reculer, de faire preuve de paresse, faîtes en sorte que l’au-delà soit devant vos yeux et que le bas-monde soit derrière votre dos. Que Allaah vous accorde la réussite, qu’Il vous aide, qu’Il vous augmente en connaissance dans la religion.

 

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Voici un bouquet de conseils du 2 mai 2011

Le Messager de Allaah salla l-Laahou ^alayhi Wa sallam rapporte de son Seigneur ce qui signifie : "Mon agrément est mérité pour ceux qui s’aiment les uns les autres par recherche de Mon agrément et Mon agrément est mérité pour ceux qui se donnent le conseil les uns aux autres par recherche de Mon agrément et Mon agrément est mérité pour ceux qui se rendent visite, qui entretiennent les relations par recherche de Mon agrément et Mon agrément est mérité pour ceux qui s’offrent des choses les uns aux autres par recherche de Mon agrément".

Soyez esclaves de Allaah, soyez des frères, donnez-vous le conseil les uns aux autres tout comme l’a ordonné le Messager de Allaah salla l-Laahou ^alayhi wa sallam. Contrôlez-vous les uns les autres. Si il s’écoule un certain temps et que vous n’aviez pas vu l’un d’entre vous, votre frère, qu’il demande après son frère ou qu’il aille lui rendre visite car ainsi l’amour se renforce et l’appel à la religion devient plus fort.

Je vous recommande chers bien-aimés d’œuvrer conformément à la parole du Prophète salla l-Laahou ^alayhi wa sallam ce qui signifie: "Ne vous détestez pas les uns les autres, ne vous enviez pas les uns les autres, ne vous tournez pas le dos les uns aux autres et soyez, vous esclaves de Allaah, des frères". Et Allaah dit ce qui signifie: " Certes les croyants sont des frères". Parmi les plus éminentes des choses que la personne acquière dans cette vie du bas-monde et qui est parmi les plus profitables pour l’au-delà, c’est que le musulman aime son frère musulman. L’amour qui comporte l’entraide pour accomplir ce que Allaah agrée. Ce qui est visé par l’amour, ce n’est pas les passions ; c’est cet amour qui comporte l’entraide pour accomplir ce que Allaah agrée, qui fait que celui qui l’a sera à l’ombre du trône au jour du Jugement. Ce jour-là dans lequel il n’y a pas de maison, il n’y a pas de montagne, il n’y a pas d’arbre, il n’y a pas de cavernes. Mais le croyant ce jour-là, ce sera ses bonnes œuvres qui vont l’abriter. Et parmi les bonnes œuvres qui vont abriter la personne et qui vont la protéger de la chaleur du soleil le jour du Jugement, c’est l’amour par recherche de l’agrément de Allaah, que le musulman aime son frère dans ce qui fait gagner l’agrément de Allaah tabaaraka wa ta^aalaa, c’est cet amour qui fait que celui qui l’a, sera dans l’au-delà à l’ombre du trône, il ne sera pas atteint par la chaleur du soleil au jour du Jugement. La chaleur du soleil au jour du Jugement est beaucoup plus intense que ce qu’elle n’est dans le bas-monde. Nous demandons à Allaah qu’Il nous préserve de la chaleur du soleil ce jour-là, ce jour éminent et qu’Il fasse que nous soyons de ceux qui s’aiment les uns les autres, qui se donnent le conseil les uns les autres, ô Allaah, Toi le plus miséricordieux des miséricordieux.

Parmi les manifestations de l’amour par recherche de l’agrément de Allaah, c’est que le musulman aide son frère par ce que le Allaah agrée. Il ne le trompe pas, l’un ne trompe pas l’autre, c’est-à-dire il ne va pas lui embellir le péché, il ne va pas le duper pendant ses transactions mais il va lui donner le conseil. Il aime pour son frère ce qu’il aime pour lui-même comme bien et le mal qu’il déteste pour lui-même, qui est un mal dans la Loi de Allaah, il déteste ce mal pour son frère : c’est cela qui est un accomplissement pour le musulman. Le musulman ne sera un croyant accompli, c’est-à-dire dans les degrés élevés, sauf si il a ce caractère, c’est-à-dire s’il aime pour son frère le bien qu’il aime pour lui-même.

Et nous insistons beaucoup pour que chacun d’entre vous fasse preuve d’efforts, en indiquant la vérité et en l’enseignant. Enseigner une seule question de la religion vaut mieux selon le jugement de Allaah que de donner en aumône une montagne d’or car l’argent est utile dans le bas-monde alors que la science de la religion comporte une guidée pour les gens vers le Paradis, car le chemin du Paradis, c’est la connaissance de Allaah et la foi en Son Messager. Celui qui a connu Allaah comme il se doit, qui a cru en Lui, qui a cru au Son Messager, nécessairement il entrera au Paradis. Quant à ceux qui disent : " laa ‘ilaaha ‘il-la l-Laah " mais sans connaître Allaah, cela ne leur sera pas utile. Que Allaah nous accorde la réussite et vous accorde les bénédictions en vous et autour de vous.

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conseil du 29 avril 2011:

Allaah ta^aalaa dit ce qui signifie: " Le mois de RamaDaan dans lequel le Qour’aan a été descendu comme guidée pour les gens et des indications de bonne guidée et de distinction entre le vrai et le faux. "

Et notre guide, et notre bien-aimé, le Messager de Allaah salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie: "Celui qui fait le jeûne du mois du RamaDaan par acte de foi et par recherche de l’agrément de Allaah, il lui sera pardonné ses péchés antérieurs "

Donc, voici que l’année a tourné, les jours et les années se sont succédés et le mois béni, le meilleur des mois, le mois de RamaDaan béni est revenu et quel bon mois éminent, Allaah en a fait le meilleur des mois et le plus beau d’entre eux.

Le croissant de RamaDaan, le mois du bien, est apparu ; et il est venu avec la joie qui l’accompagne. Le mois de RamaDaan béni, c’est un mois de bienfaisance et de lumière. Qu’il est éminent ! Et combien ses jours et  ses nuits sont d’un grand mérite. A cette occasion « Je m’adresse à vous avec des mots d’amour et de félicitation pour l’arrivée de ce mois béni qui est une station pour multiplier les actes d’obéissance et pour compenser ce qui a été raté et pour prendre des provisions pour le jour du Jugement ».

Le mois de RamaDaan béni est une occasion pour la méditation, pour se rendre des comptes et pour prendre des provisions, des provisions utiles, qui seront utiles pour le croyant dans la suite de sa vie et pour son au-delà. C’est le mois dans lequel ceux qui font le repentir deviennent nombreux, ceux qui se consacrent à l’obéissance de Allaah. Bonheur à ceux qui font le repentir ! Le jeûne fait parti des meilleurs actes d’adorations. Félicitation à celui qui s’est acquitté de cette adoration comme Allaah l’agrée et le poète a dit vrai quand il a dit :

" Qu’Il est exempt d’imperfection ! A Lui la Gloire, Celui Qui a purifié le jeûneur de péchés passés qui sont comme des mers et qui a élu parmi eux ceux qui font al-’i^tikaaf, c’est-à-dire qui se consacrent à l’adoration de nuit et avec le jeûne pendant la journée ".

 L’autre poète a dit vrai quand il a dit:

" Allaah a des esclaves qui sont intelligents, qui on divorcé le bas-monde et qui ont craint les dissensions. Ils ont bien observé le bas-monde et quand ils ont su que ce bas-monde n’est pas une partie pour quelqu’un de vivant, alors ils l’ont considéré comme un océan et ils ont pris le meilleur des œuvres comme des bateaux pour le traverser".

Alors appliquons-nous durant le mois de RamaDaan pour divorcer le bas-monde, pour le faire sortir de nos cœurs et pour occuper les cœurs par l’obéissance de Allaah, par l’amour du Paradis, par les œuvres pour le Paradis et par tout ce qui rapproche du Paradis parmi les paroles et les actes. Allaah soubHaanahou wa ta^aalaa dit ce qui signifie : " Celui qui recherche l’au-delà, qui a œuvré pour l’au delà, tout en étant croyant, ceux-là, leurs œuvres seront bien rétribuées ".

Chers frères et sœurs, dans notre époque présente, c’est une époque de catastrophes et d’épreuves. C’est une époque d’ignorance, de peu de science, de diffusion de la corruption. C’est une époque de dissension et de zizanie. Alors ayons don de la personne du Messager de Allaah salla l-Laahou ^alayhi wa sallam un excellent exemple. En effet, le Prophète salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a patienté, il a obtenu et il a gagné. Il n’a pas prêté attention à la ruse des ennemis. Les compagnons également honorables ont persévéré, ils étaient attachés et ils patientaient et ils faisaient le jihaad. Ce qui est requis de nous, c’est de prendre exemple sur le Messager honorable salla l-Laahou ^alayhi wa sallam et ses compagnons honorés. Soyons de ceux qui s’attachent à la religion agréée par Allaah. Celui qui s’attache à la religion agréée par Allaah, Allaah lui donne la victoire. Persévérons sur la vérité. Ne soyons pas dupés par le grand nombre d’égarés, de gens qui vont à leur perte. Persévérons sur la voie de la science et des œuvres qui est la voie des saints et des vertueux, parmi lesquels, le saint, le vertueux, qui a dit: " Je vous recommande de vous attacher et d’œuvrer conformément au Livre de Allaah ta^aalaa et à la tradition de Son Prophète salla l-Laahou ^alayhi wa sallam. Je vous recommande également de vous aimer les uns les autres par recherche de l’agrément de Allaah, de vous donner le conseil les uns aux autres par recherche de l’agrément de Allaah. Soyez des aides les uns pour les autres, ne soyez pas dispersés. Ne soyez pas haineux, ne soyez pas des adversaires les uns pour les autres. Gare à vous de la répulsion ! Gare à vous de la préférence de l’argent au détriment de l’au-delà ! Les ennemis de la religion sont à l’afflux. Et ils s’appliquent pour essayer de détruire la religion. Soyez tout comme l’a dit le Messager de Allaah salla l-Laahou ^alayhi wa sallam : " Le croyant pour le croyant est comme un mur, ils se soutiennent les uns les autres ". Ceci est ma recommandation que je vous ai précédemment citée. Et je vais vous la répéter tout le temps car c’est un éclat de lumière, c’est une parole de vérité qu’il convient d’appliquer dans cette époque difficile. C’est cette voie sur laquelle nous avons été éduqués, auprès de ce connaisseur d’Allaah, qui a passé sa vie à diffuser la science, la vérité et la bonne parole.

Chers frères et soeurs, il convient, alors que nous sommes dans ce mois de RamaDaan, de vous recommander la science de la religion. C’est ce qui indique la félicité éternelle, celle qui n’a pas de fin. C’est ce qui indique la réussite dans le bas-monde et dans l’au-delà.

Je vous recommande d’assister aux assemblées de science, pour recevoir la science auprès des gens de science et des gens dignes de confiance, des gens honnêtes. La science, c’est le chemin qui mène à l’agrément de Allaah. C’est le chemin qui fait parvenir à la piété. Et il n’y a pas de piété sans œuvre. Et il n’y a pas d’œuvre sans science. Et il n’y a pas de science sans apprentissage. L’âge est court et le bas-monde va à sa fin. L’au-delà, c’est la résidence du séjour éternel. Ne faites pas en sorte que le bas-monde vous détourne de l’obéissance de Allaah, qu’il vous détourne de remercier Allaah pour ces bienfaits, qu’il vous détourne de prendre des provisions en science de la religion. Ô Allaah, je Te demande de nous accorder la réussite à accomplir les obligations du jeûne d’une manière correcte est agréée, de nous faire miséricorde par Ta large Miséricorde et de nous accorder le pardon et de nous accorder une fin heureuse, de faire de nous des gens de la piété, des gens qui se fient à Allaah et qui Lui obéissent. Nous demandons à Allaah qu’Il nous délivre de ce qui nous tourmente, qu’Il enlève les épreuves de nos familles et de nos frères et qu’Il donne la victoire à la communauté contre ces ennemis usurpateurs, injustes et cupides qui visent ces bienfaits. Ô Allaah, accorde-nous de voir le bien-aimé élu salla l-Laahou ^alayhi wa sallam et accorde-nous de boire de sa main honorée une gorgée après laquelle nous n’aurons plus jamais soif. Ô Allah, Tu es notre Dieu, Tu es sur toute chose Tout-Puissant, et la louange est à Allaah le Seigneur des mondes. Je demande à Allaah qu’Il nous accorde la réussite pour faire ce qu’Il agrée.

Wa l-Laahou ta^aalaa ‘a^lam wa ‘aHkam, baaraka l-Laahou fiikoum.

Laa ‘ilaaha ‘il-la l-Laah, laa ‘ilaaha ‘il-la l-Laah, laa ‘ilaaha ‘il-la l-Laah.

Allaahoumma salli ^alaa Sayyidinaa MouHammad, wa ^alaa ‘aalihi wa saHbihi wa sallim, Allaahoumma salli ^alaa Sayyidinaa MouHammad, wa ^alaa ‘aalihi wa saHbihi wa sallim, Allaahoumma salli ^alaa Sayyidinaa MouHammad, wa ^alaa ‘aalihi wa saHbihi wa sallim.

Rabbi ghfir lii wa lil-mou’miniina wa l-mou’minaat, Rabbi ghfir lii wa lil-mou’miniina wa l-mou’minaat, Rabbi ghfir lii wa lil-mou’miniina wa l-mou’minaat.

Baaraka l-Laahou fiikoum

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