Chaykhaboulaliyah's Blog


Adoption

Posted in cours général,jurisprudence par chaykhaboulaliyah le octobre 14, 2014
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La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que l’honneur et l’élévation en degrés soient accordés à Mouhammad le pur et l’honnête.

 

La preuve à partir du Qour’an sur l’interdiction de l’adoption, est la parole de Allah ta^ala dans sourat Al-‘Ahzab, ‘ayah 4 :

 

Qui signifie : « Attribuez-les à leurs véritables pères. Ceci est plus juste selon le jugement de Allah. Si vous ne connaissez pas leurs pères, ce sont vos frères en religion et des gens de votre clan ».

Et Allah ta^ala dit dans sourat Al-‘Ahzab, ‘ayah 39  :

 

Ce qui signifie : « Mouhammad n’est le père d’aucun homme d’entre vous. Il est le Messager de Allah et le dernier des prophètes. Allah sait toute chose ».

 

Az-Zourqaniyy a dit dans Al-Mawahibou l-Ladounniyyah : « As-Soubkiyy a dit : c’est une parole réprouvable. Le Prophète r n’a été épris par l’épouse de personne. Le récit de Zaynab est que Allah en a fait, comme cela est cité dans sourat Al-‘Ahzab, une cause pour arrêter les gens de dire : (Zayd est le fils de Mouhammad) et également pour indiquer l’infondé et l’interdiction de l’adoption ».

 

Quant au hadith de Zaynab Bintou Jahch, la femme du Prophète r dans lequel elle disait : ((زَوَّجَكُنَّ أَهَالِيكُنَّ وَزَوَّجَنِيَ اللهُ مِنْ فَوْقِ سَبْعِ سَمَوَاتٍ)) (zawwajakounna ‘ahalikounna wa zawwajaniya l-Lahou min fawqi sab^i samawat) ce qui signifie : « [Ô femmes] ce sont vos familles qui vous ont mariées alors que moi, c’est Allah qui m’a mariée, mon mariage était inscrit au-dessus des sept cieux« . Ceci signifie que le mariage du Prophète avec elle est inscrit dans la Table Préservée, cette table qui est au-dessus des sept cieux.

C’est une écriture spéciale pour Zaynab. Ce hadith a été rapporté par Al-Boukhariyy et Al-Bayhaqiyy. Il comporte la preuve que le Prophète a épousé Zaynab par révélation et sans tuteur ni deux témoins.

Le récit : Au début, le Prophète a adopté Zayd, avant la descente de la ‘ayah de l’interdiction. On l’appelait Zayd fils de Mouhammad. Son épouse était Zaynab Bintou Jahch. Zayd l’a divorcée. Puis la ‘ayah de l’interdiction est descendue. On l’appela par la suite : Zayd fils de son père. Après cela, le Prophète r l’a épousée. Elle est la fille de sa tante paternelle.

Témoignage de l’enfant et témoignage par précaution

Posted in Croyance,islam,jurisprudence par chaykhaboulaliyah le octobre 14, 2014

Si l’enfant insulte Allah, sans considérer cela licite, et s’il atteint la puberté sans avoir la mécréance pour croyance, il n’a pas besoin de témoigner pour entrer en Islam.

Celui qui dit que, selon Abou Hanifah, « il lui faut témoigner » pour entrer en Islam ou sinon il serait mécréant véritable de sorte que s’il ne dit pas les témoignages il entrerait en enfer, celui-là sort de l’Islam, sauf s’il est comme récemment entré en Islam [1].

Mais s’il entend par sa parole qu’il est indispensable qu’il dise les témoignages pour qu’on lui applique dans l’apparence les lois relatives aux musulmans, alors celui-là ne devient pas mécréant.

[1] Le Chaykh, que Allah l’agrée, a dit : celui qui n’a pas entendu autre que ce jugement auparavant, s’il reste sur pareil à cet état, il a le statut de celui qui est récemment entré en Islam pour cette question.

 

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Celui

  • de qui est sorti une parole qui a deux sens, l’un étant de la mécréance et l’autre pas, et qui a douté lequel des deux sens il a visé ;
  • ou qui a douté s’il est sorti de lui une parole de mécréance ou pas ;
  • ou s’il a eu une croyance de mécréance ou pas ;
  • ou s’il a fait un acte de mécréance ou pas :

alors il est un devoir pour lui de dire les deux témoignages par précaution, c’est-à-dire dans l’intention de se débarrasser de la mécréance si cela est bien provenu de lui et ce, même si le doute qu’il a eu est faible mais tant qu’il s’agit bien d’un doute véritable et non d’une simple pensée qui lui traverse l’esprit.

 

Celui qui dit que ce n’est pas un devoir pour lui de faire les deux témoignages (par précaution) alors qu’il a le doute véritable, il devient mécréant.

 

Mais s’il s’agit simplement d’une répétition d’idées passagères qui reviennent à son cœur, sans que cela ait un effet sur sa certitude et le fait qu’il soit catégorique à croire que cela n’est pas provenu de lui alors ce n’est pas un devoir que de témoigner pour cela.

Exemples d’effacement de contrat de mariage

Posted in cours général,islam,jurisprudence par chaykhaboulaliyah le août 2, 2014

La louange est à Allah, le Seigneur des mondes.
Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad, et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle.
Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance.
Et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer.
Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

Nous avons vu quelques règles du divorce mais il y a un cas de divorce qui s’appelle al-khoulou^, et il y aussi un effacement de contrat de mariage qui s’appelle « la séparation des deux arbitres » ou encore « séparation de al-‘ila » et il y plusieurs genre de séparation.
« La séparation de al-‘ila » c’est lorsque le mari jure qu’il n’aura pas de rapport sexuel avec sa femme (plus que quatre mois ou qu’il jure qu’il n’aura pas de rapport avec sa femme sans définir une durée particulière).
Qu’est-ce qu’il se passe dans ce cas là? (Lui, a juré qu’il n’aura pas de rapport sexuel avec sa femme soit quatre mois soit plus que quatre mois ou pas) il lui sera donné un répit d’une durée de quatre mois, si durant les quatre mois il n’a pas de rapport, le qadi, le juge, va lui dire « Soit tu as un rapport avec ta femme, soit tu l’a divorces ». S’il ne fait pas de rapport avec sa femme malgré l’avertissement du qadi, du juge, le juge lui dit « Alors tu l’a divorces ». S’il refuse de la divorcer c’est le qadi qui prononce le divorce pour lui.
Si quelqu’un s’est marié, il a eu un rapport avec cette femme, même une seule fois et il a juré qu’il n’aura plus de rapport avec elle sans déterminer la durée, il lui sera donné un répit de quatre mois, s’il n’a pas de rapport avec elle durant ces quatre mois, le qadi lui dit « Soit tu as un rapport, soit tu l’a divorces ». S’il s’abstient d’avoir un rapport, le qadi lui dit « Alors tu l’a divorces ». S’il refuse de la divorcer, le qadi prononce le divorce pour lui, c’est le qadi qui le divorce de sa femme.
Un autre cas qui n’est pas concerné, si quelqu’un après avoir épousé sa femme, il a eu un rapport avec elle, même une seule fois et ensuite il n’a plus eu de rapport avec elle. Mais il n’a pas juré qu’il n’allait pas avoir de rapport avec elle, il n’a pas fait quelque chose qui ressemble à jurer de ne pas avoir de rapport avec elle, mais tout simplement il s’est écoulé un mois, deux mois, trois mois, quatre mois, il n’a pas eu de rapport avec elle, le jugement ne s’applique pas pour lui.
Il y a certains ignorants qui disent que s’il voyage un an, il faut un nouveau contrat. Non, ce jugement ne s’applique pas pour lui, la femme n’est pas divorcée même s’il n’a pas eu de rapport avec elle, du moment qu’il n’a pas juré qu’il n’allait pas avoir de rapport avec elle.
Mais s’il a juré qu’il n’aura plus de rapport avec elle, c’est alors qu’on lui donne quatre mois de délai, soit il a un rapport avec elle soit il l’a divorce, s’il refuse d’avoir un rapport avec elle au bout de quatre mois, et il a refusé de la divorcer, c’est alors que le juge va libérer cette femme du lien du mariage.
Si c’est le qadi qui a divorcé cet homme de cette femme, ce sera compté un seul divorce qui n’est pas un divorce définitif.
Mais s’il a eu un rapport avant l’écoulement des quatre mois, donc lui a juré qu’il n’allait pas avoir de rapport avec elle, puis il est revenu sur sa parole après il a eu un rapport avec elle, alors qu’il avait juré par Allah qu’il n’allait pas avoir de rapport avec elle, il devra une expiation (kaffara), parce qu’il a juré et qu’il n’a pas tenu sa parole.
C’est le premier exemple que nous voyons aujourd’hui qui s’appelle « Firqat al-‘ila » « séparation de al-‘ila ».
Deuxième sorte de séparation, « la séparation des deux arbitres » (firqatou l-hakamayn). Il arrive qu’il y ait un différent entre deux époux, ils deviennent comme s’ils étaient adversaires, il n’y a plus d’amour. Ils ont recours au qadi, le juge islamique, et le qadi demande deux arbitres (hakam), un homme de la famille de l’homme et un homme de la famille de la femme.
Deux arbitres ici, c’est-à-dire deux hommes qui sont aptes à réconcilier, aptes à arbitrer, ce n’est pas n’importe quel homme. Deux hommes qui savent comment réconcilier entre eux deux. Deux hommes qui savent quand il est le mieux pour eux de se séparer et quand il est le mieux pour eux de rester ensemble. Deux hommes qui savent comment réparer la cassure entre eux.
Et lorsque c’est un homme de la famille de l’époux et un homme de la famille de l’épouse cela facilite, chacun des deux va dire ce qu’il y a dans son cœur en ce qui concerne cette dispute qu’il y a entre eux. Est-ce qu’il veut qu’ils restent ensemble ou il veut la séparation, donc chacun va se confier à son proche parent, il va lui dire ce qu’il y a au fond de son cœur. S’il veut rester avec l’autre ou il veut la séparation, si dans son cœur il y a l’amour ou le contraire.
C’est plus facile qu’il dise ce qu’il y a dans son cœur à quelqu’un de sa famille.
Et la famille, généralement, connaît mieux les sujets familiaux.
Si les deux époux ont recours au qadi, et ils lui demandent d’intervenir par l’intermédiaire des deux arbitres, alors le qadi demande un homme de la famille de l’époux et un homme de la famille de l’épouse, et ces deux arbitres étudient la question et ils arrivent à un résultat.
Soit ils arrivent à la conclusion de la réconciliation, soit ils arrivent à un résultat que la séparation vaut mieux pour eux.
Et dans ce cas ils vont demander au qadi de séparer les deux époux, de prononcer la séparation entre les deux époux. Et c’est le qadi qui va séparer les deux époux, ce n’est pas les deux arbitres qui vont séparer mais c’est le juge, le qadi.
Dans l’école de Malik, que Allah l’agrée, se sont les deux arbitres qui séparent, c’est-à-dire que s’ils concluent que la séparation des deux époux vaut mieux, ils vont les séparer sans avoir recours au qadi, sans que se soit le qadi qui sépare les époux.
Mais selon l’imam ach-chafi^iyy, les deux arbitres n’ont pas à faire cela, c’est le qadi qui sépare.
Troisième séparation, c’est la séparation de (terme en arabe?) l’effacement du contrat qui n’est pas compté comme un divorce, elle est de différentes sortes. Il y a une séparation à cause de l’incapacité à assumer les charges. Lorsque le mari est incapable d’assumer les charges, soit la dot soit la charge obligatoire, par exemple si quelqu’un a épousé une femme pour une dot donnée et alors qu’il ne lui a pas encore donné la dot, et que c’est une dot pour laquelle l’échéance n’a pas été fixée. Quand l’échéance de la dot n’est pas fixée, elle devient redevable dès lors que la femme l’a réclame, par exemple si le père de la femme dit « Je te marie ma fille pour 10 000 euros sans fixer une échéance, et l’autre lui dit « J’accepte son mariage pour cette dot » quand elle lui réclame, il doit la lui donner. Si elle reste vingt ans sans lui réclamer, ce n’est pas un devoir pour lui de lui donner durant ces vingt ans, il doit lui donner quand elle le réclame. S’il lui donne avant, il peut, il est déchargé, mais ça devient obligatoire de lui donner quand elle le réclame. Mais si le père de la fille lui dit « Je te marie ma fille pour une dot de 5000 euros que tu donnes maintenant et 20 000 euros que tu donnes dans vingt ans », dans ce cas elle ne peut pas réclamer les 20 000 euros avant l’écoulement des vingt ans. Ou il lui dit « 5000 euros maintenant et 20 000 euros plus tard » sans fixer d’échéance, dans ce cas là quand elle va réclamer il doit lui donner les 20 000 euros.
Donc si l’échéance n’a pas été fixée, elle peut réclamer sa dot, elle peut lui dire « Je ne te permets de jouir de moi que si tu me donnes ma dot » elle peut l’empêcher de jouir d’elle jusqu’à avoir sa dot, dans le cas où l’échéance n’a pas été fixée et elle l’a réclamé.
S’il ne lui donne pas la dot et qu’il s’est avéré qu’il était incapable de le faire, elle peut se plaindre auprès du qadi. S’il s’est avéré pour le qadi que cet homme était incapable, il lui donne un délai de trois jours. S’il ne donne pas à la femme sa dot au bout de trois jours, au quatrième jour, si elle veut la séparation, elle dit au qadi « Je veux l’effacement du contrat » et c’est à ce moment que le qadi va effacer le contrat entre eux, ou il dit à la femme « Efface le contrat » et elle, elle l’efface.
Nous parlons ici, de la dot qui est à donnée dans l’immédiat, ou qui n’a pas été fixée et qu’elle l’a réclamé. On ne parle pas de la dot qui doit être donné dans vingt ans par exemple, dont l’échéance a été fixée et elle est lointaine.
On parle du cas où, soit l’échéance est arrivée ou elle n’a pas été fixée et elle l’a réclamée. Mais si elle lui a déjà permis de jouir d’elle avant qu’il ne lui donne sa dot, après cela, elle n’a pas à l’empêcher de jouir d’elle jusqu’à ce qu’il lui donne sa dot.
Une fois qu’elle lui a permis de jouir d’elle, elle n’a pas à l’empêcher de jouir d’elle en lui disant « Je ne te permets de jouir de moi que si tu me donnes ma dot » Pourquoi ? Parce qu’en l’ayant permis de jouir d’elle, elle a accepté que sa dot soit à la charge de l’homme, elle n’a plus à s’abstenir, elle a accepté que sa dot soit comme une dette, donc elle ne peut plus s’abstenir car elle a déjà autorisé une première fois.
C’est le même jugement pour la charge obligatoire, s’il s’est avéré qu’il est incapable de subvenir à la charge obligatoire de sa femme, elle va se plaindre au qadi, elle lui dit « Je veux l’effacement du contrat entre nous, car il est incapable de subvenir à ma charge», le qadi lui donne trois jours de délai, si trois jours s’écoule et il est toujours incapable de subvenir à sa charge, et que elle, elle persiste, au quatrième jour elle veut la séparation, elle dit au qadi et le qadi efface le contrat entre les deux ou il lui autorise à elle d’effacer, il lui dit « Efface ton contrat si tu veux » elle dit « J’efface le contrat entre nous deux » et le contrat est effacé.

Quelques signes annonciateurs du jour du jugement (première partie)

Posted in cours général,Exhortation,islam par chaykhaboulaliyah le mai 18, 2014
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La louange est à Allah, le Seigneur des mondes, Celui Qui est très Miséricordieux, Celui à Qui appartient toute chose.

Je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah, Lui Seul n’a pas d’associé, et Celui Qui est tout Puissant et je témoigne que notre maître Mouhammad est Son esclave et Son Messager, celui que Allah a envoyé avec la bonne guidée.

Nous demandons à Allah qu’Il honore et élève davantage en degré notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam et

qu’ Il honore sa famille et ses compagnons.

 

Chers bien aimés honorables,

 

L’heure du jour du jugement est quelque chose de très éminent.

Le jour du jugement comporte des difficultés et des épreuves qui sont très graves.

Allah ne nous a pas donné à connaitre le moment exacte de son arrivée mais Allah soubhanah, nous a fait connaitre certains des signes qui sont annonciateurs pour nous rappeler qu’il y a aura un jour du jugement.

Un jour du jugement qui sera l’aboutissement de tous ces signes annonciateurs.

Afin que nous nous préparions, en ayant la bonne foi, la bonne croyance et en accomplissant les bonnes oeuvres.

Craignez donc Dieu en vous préparant pour ce jour, le jour du jugement, en multipliant les actes d’obéissance, avant que ne s’abattent les épreuves.

 

Notre Seigneur, Allahou tabaraka wa ta^ala nous a annoncé et nous a appris combien nous avons de bien ou de mal.

Comment nous aurons des choses que nous allons aimer et des choses que nous allons détester, des plaisirs et des choses qui dérangent puisqu’Il dit dans sourat ? ‘ayah 20 ce que nous comprenons:

 » Sachez que cette vie du bas monde est pour certains des jeux, des loisirs, d’occasions pour s’embellir, pour faire preuve de fierté et d’arrogance, pour multiplier les biens et les enfants; tout comme une pluie qui plait au non croyant, qui par la suite fait pousser des plantes, mais qui en fin de compte deviennent sèches et dans l’au-delà ce sera une source de châtiment ou un pardon de la part de Dieu et un bon agrément, cette vie du bas monde est surtout suivi par ceux qui n’oeuvrent pas pour l’au-delà »

 

Dans sourat al-‘anbiya, ‘ayah 105, Allah nous apprend que chaque personne va mourir et que chacun sera éprouvé par de mauvaises choses ou de bonnes choses, ce seront donc des épreuves, mais ce qui est sûr, c’est qu’il y aura une résurrection et un jugement.

 

Allah a crée ce monde que nous observons, dont nous rendons compte véritablement et Il a fait que ce monde a un terme défini.

Et chaque créature dans ce monde, elle aussi a une durée qu’elle ne va pas dépassé.

Tout comme dit Allah ta^ala dans sourat ar-roum ‘ayah 8 ce dont nous comprenons:

« Ne méritent-ils donc pas à propos d’eux-même et à propos de ce que Allah a crée, les cieux et la terre et ce qu’il y a entre eux, toute les choses ont un terme bien défini, mais beaucoup de gens ne croient pas au jour du jugement.

 

Et dans sourat a^raf ‘ayah 104, Allah nous apprend que chaque communauté a un terme et lorsque sera arrivé l’échéance, personne ne va dépasser cette échéance.

 

Et dans sourat ‘ali ^Imran ‘ayah 145, Allah nous apprend que chaque personne va mourir mais qu’elle ne pourra avant le terme que Allah lui a donné.

 

Lorsque la personne arrive à son terme, lorsque la créature arrive à sa fin, Allah soubhanahou wa ta^ala la fait mourir et la fait remplacer par une autre.

Lorsque cette vie arrivera à son terme, les cieux vont se fissurer, la terre sera applatie, les montagnes disparaitront et seront comme des mirages, le soleil aura sa lumière éteinte tout comme la lune et les étoiles vont tomber.

Tout ceux qui sont dans les cieux et sur terre vont mourir sauf ceux pour qui Allah a voulu qu’ils ne meurent pas.

 

Allah, après la fin de ce bas monde, fait qu’il y a aura un jour du jugement.

Dans sourat al-hajj, ‘ayah 1 et 2, nous avons des informations à propos de ce jour là puisque Allah nous ordonne de faire preuve de piété à Son égard, ce jour là est un jour éminent, ce jour là, s’il avait une femme qui allaitait son enfant, elle l’oublierait, s’il y avait eu une femme qui était enceinte, elle perdrait son enfant tellement les épreuves de ce jour sont difficiles.

Les gens vont sembler être ivres sans qu’ils ne le soient véritablement, mais c’est à cause du châtiment de Allah, ils seront comme perdu tellement les épreuves sont éminents ce jour là.

 

Allah a crée pour ce jour là, le jour du jugement un autre monde.

Ce monde là, les vertueux vont avoir une félicité pour leurs bonnes oeuvres, et ceux qui auront mal agit auront un châtiment douloureux.

Allah nous apprend dans les ‘ayah de 48 à 50 de sourat Ibrahim, que ce jour là, la terre sera changée et que les gens seront tous réssucités, les criminels, ce jour là, seront enchainés et leurs visages recouvert de feu.

 

Allah ta^ala nous apprend dans sourat ar-roum, dans la ‘ayah 14 et 15 qu’au jour du jugement, les gens seront séparés les uns des autres. Ceux qui ont été croyants et qui ont agit en bien seront dans des jardins du Paradis et ils en profiteront.

Allah nous a caché le jour du jugement, c’est-à-dire que nous ne connaissons pas sa date, mais dans sourat a^raf, ‘ayah 187, Allah ordonne à Son Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam de répondre à ceux qui l’interrogent à propos du jour du jugement, de leur dire qu’il n’en a pas de connaissance, que Seul Allah sait quand est-ce que le jour du jugement aura lieu.

 

Cependant, Allah ta^ala a fait que pour le jour du jugement, il y a des signes, qui vont l’annnoncer, qui précèdent ce jour là, qui indiquent son éminence, afin que les gens profitent de leur vie pour multiplier les actes d’obéissance, et pour qu’ils s’éloignent des péchés.

Par ailleurs, ces mêmes signes annonciateurs du jour du jugement, qui nous les fait connaitre? c’est notre maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam.

L’arrivée de ces signes sont autant de miracles en faveur de notre Prophète puisqu’il annoncer des choses qui allait se produire dans le futur quand il a parlé.

Parmi ces signes, il y a ceux qu’on appelle des petits signes, et parmi eux ceux qu’on appelle des grands signes.

 

Parmi les petits signes annonciateurs du jour du jugement, il y a ce que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam a annoncé quand Gibril l’a interrogé dans ce hadith qui a été rapporté par Mouslim.

Gibril, pour enseigner aux compagnons, avait posé la question quels étaient ces signes annonciateurs du jour du jugement.

Et le Messager a dit une phrase que les savants ont expliqué comme suit:

Ils ont dit les filles vont devenir désobéissantes à leurs mères, c’est comme si la fille avait été née d’une femme qui était esclave et que elle, serait la maîtresse de sa mère car les filles, dans cette époque là vont considérer de haut leur propre mère, tellement leur coeur sera corrompu et ceci est apparu.

De nos jour, la fille est comme une maitresse pour sa mère.

 

Dans ce même hadith, le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a donné un autre petit signe, c’est que ce sera dans une période où ceux qui étaient pauvres, qui marchaient nu pied, qui étaient mal habillé, qui faisait paître du bétail devenir riches et construire des tours, chacun essayant de construire des tours plus élevés que l’autre et cela nous le voyons dans la péninsule arabique, ceux qui, il n’y a pas si longtemps étaient pauvres et qui se mettent à construire en hauteur.

 

Dans un hadith, rapporté par al-Boukhariyy et Mouslim, d’après le compagnons ‘Anas, que Allah l’agrée, le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam a annoncé que parmi les petits signes annonciateurs du jour du jugement, c’est que la science de la religion va se perdre, les gens ne vont plus s’en occuper comme auparavant.

Et par conséquent, l’ignorance va se propager, également la fornication va se propager et beaucoup de gens vont se mettre à boire de l’alcool.

 

Qu’est ce que nous comprenons de ce hadith? Nous comprenons que parmi les signes annonciateurs du jour du jugement, il y a moins de science par la mort des savants, les véritables savants, et que l’ignorance va se propager, la majorité va devenir ignorante.

Et qu’il y aura beaucoup de fornication, parce que les gens n’auront plus de pudeur et enfin que beaucoup se mettent à boire de l’alcool.

 

D’après Maymounah, que Allah l’agrée, l’épouse du Prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam, elle a dit que le Messager de Allah salla lLahou ^alayhi wa s-sallam a donné des signes annonciateurs du jour du jugement, il nous a appris que sa communauté sera dans de bonnes conditions, dans un bon état tant qu’il n’y a pas beaucoup d’enfant issue de la fornication; mais s’il va y avoir des enfants issue de la fornication, alors qu’ils s’apprêtent à avoir un châtiment de la part de Dieu.

Ce hadith rapporté par ‘Ahmad, Abou Ya^la et at-Tabaraniyy veut dire que si jamais la fornication se propage au sein de la communauté, alors Allah fait parvenir un châtiment et des épreuves dans ce bas-monde avant même l-au-delà.

 

Le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam nous a également appris que si la communauté délaisse l’interdiction de ce qui blâmable, de ce qui est mauvais et que les gens arrêtent d’interdire ce qui est mauvais, alors Allah leur fait parvenir un châtiment, et des épreuves dans ce bas-monde avant les épreuves dans l’au-delà, puisque l’Imam Ahmad ibnou Hanbal dans son mousnad, d’après notre maître Abou Bakr as-Siddiq, que Allah l’agrée, le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam nous a appris que si les gens n’interdisent pas le mal alors qu’ils sont conscient de ce mal, alors qu’ils s’apprêtent à avoir un châtiment et sans doute des épreuves s’abbatent de nos jours sur les musulmans, c’est à cause justement de leur abstinence d’interdire ce qui est blâmable.

 

Dans la ‘ayah 105, de sourat al-ma’idah, Allah nous ordonne, Il ordonne à tous les croyants d’oeuvrer dans l’obéissance à Allah, de faire ce que Allah nous a ordonné de faire et de nous abstenir de faire ce qu’Il nous a interdit de faire.

La suite de cette même ‘ayah, Allah nous apprend que si la communauté, si les musulmans s’ordonnent le bien les uns les autres, si les gens s’abstiennent de faire ce qui est interdit en s’interdisant de commettre ce qui est blâmable.

C’est-à-dire que si l’homme fait ce que Allah lui a ordonné de faire après avoir appris la science de la religion, car il s’agit d’apprendre la science qui permet de connaître ce qui est licite et ce qui est interdit, de connaitre ce qui est obligatoire et ce qui est interdit et de connaître quel est l’argent qui est licite et quel est l’argent interdit, quelles sont les paroles licites et les paroles etc, celui qui apprend le minimum de la science de la religion et qui applique cela pour lui même, Allah ta^ala lui accorde un grand bien.

 

Dans cette ‘ayah, Allah nous apprend que dès lors que la personne pratique ce qui la concerne, en terme d’obligation et qu’elle s’arrête de commettre ce qui est interdit, à partir de ce moment là, il y a des gens qui sont égarés, cela ne lui portera aucun préjudice.

Cela ne lui sera aucunement nuisible ou préjudiciable.

 

D’après Salman, que Allah l’agrée, le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam a dit que parmi les signes annonciateurs du jour du jugement c’est que le voisin nuise à son propre voisin.

Ce hadith rapporté par Abou ibnou Chaybah est une preuve de la prophétie de notre maître Mouhammad, de nos jours beaucoup de gens nuisent à leurs voisins.

 

Et dans un hadith rapporté par ? al-aslami, que Allah l’agrée, le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam nous a apprit que Allah fait mourir les vertueux les uns après les autres, de sorte que ne restera en majorité que des gens qui ont peu de vertus, des gens qui sont grand pécheurs et Allah ne leur fait pas miséricorde.

Ce hadith est semblable a cet autre dans lequel le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam nous a apprit que chaque jour qui vient sera pire que celui qui l’a précédé jusqu’à ce qu’arrive le jour du jugement c’est-à-dire que ce seront des épreuves et des dissensions qui vont se succéder les unes après les autres, mais Allah sauve Qui Il veut et Il anéantit Qui Il veut et l’Islam ne sera jamais interrompu.

 

La Loi de Mouhammad ne sera pas interrompu, la Loi de Mouhammad demeurera et restera jusqu’au jour où Dieu fait mourir tous les croyants et que seuls les non croyants seront encore en vie, c’est-à-dire que le dernier siècle de cette vie dans ce bas-monde, personne ne va dire « Allah », personne ne va dire « La ‘ilaha ‘il-la l-Lah » les gens seront noyés dans le mal.

Dieu les fera mourir par un cri que va souffler l’ange Israfil, tous périront par le bruit que va émettre l’ange Israfil, c’est cela le début du jour du jugement.

 

C’est pour cela que par le passé, tu voyais qu’il y avait plus de vertueux, par le passé, tu pouvais voir des gens qui faisaient le tahajjoud, qui se levaient la nuit pour accomplir des actes d’adoration surérogatoires.

Dieu fait mourir les vertueux les uns après les autres.

Par le passé, les gens faisaient beaucoup d’actes surérogatoires, les gens jeunaient des jeûnes surérogatoires, ils donnaient des aumônes ; mais les jours s’empirent de jour en jour, les gens deviennent de plus en plus mauvais.

 

Par le passé, les gens veillaient en acte surérogatoires, alors que de nos jours, ils veillent pour des choses inutiles.

Par le passé les gens jeunaient leur journée en jeûne surérogatoire, alors qu’aujourd’hui, tu les trouve en train de dormir ou en train de faire des transactions interdites, de la vente avec de la traîtrise, ils trahissent ceux à qui ils vendent, ou ils les dupent ou ils les trompent.

 

Les gens deviennent de plus en plus mauvais mais malgré cela, il y a toujours des gens de biens et la louange est à Dieu pour cela, il y aura toujours des gens que Dieu agrée sur la religion, des gens qui sont sur la droiture selon l’apparence.

Pour cela, que chacun d’entre nous fasse attention pour ne pas être de ceux que le Messager a décrit par le terme « ? » c’est-à-dire les restes, les choses inutiles, mais d’être plutôt de ceux qui sont les meilleurs, de ceux qui sont sur la droiture, de l’obéissance à Dieu. Même si beaucoup autour de lui vont à leur perte et qu’ils s’exposent au châtiment, car chacun sera ressuscité au jour du jugement selon son intention.

 

Dans un hadith rapporté par al-Boukhariyy, le compagnon Abou Hourayrah, que Allah l’agrée a dit que notre maître Mouhammad, salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam nous a apprit que le jour du jugement n’arrivera pas avant que la science ne diminue, et qu’il n’y ait beaucoup de tremblement de terre, et que le temps va paraitre très court et qu’il y ait beaucoup de zizanie qui va apparaitre, ainsi que des assassinats et des meurtres et l’argent sera disponible à grande échelle chez les gens.

 

Dans ce hadith, le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam a dit que le jour du jugement ne commencera pas avant certaines choses.

Il est à rappeler que le jour du jugement dure 50 000 années, et que ce jour va commencer lorsque l’ange Israfil va souffler dans le cor, qui est un instrument un son, les gens sortiront alors de leur tombes pour l’exposition des actes.

 

La parole du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam, lorsqu’il a dit que la science va diminuer, ça veut dire que les savants véritables vont mourir et qu’il y aura beaucoup d’ignorance.

Exactement tout comme a rapporté al-Boukhariyy, d’après notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam, qu’il a dit que Allah n’ôte pas la science des cœurs des gens, mais Allah sait que la science diminue par la mort des savants, au point que lorsqu’il n’y aura pas beaucoup de savants, les gens vont prendre des ignorants à leur tête et ils vont les interroger ; et ces ignorants qui se font passer pour des savants vont donner des avis, de sorte qu’ils s’égarent eux-mêmes et ils égarent ceux qui l’ont interrogé.

 

Ce hadith est une preuve que si quelqu’un pose une question de religion pour avoir un avis à celui qui n’est pas apte à donner des jugements, de sorte que celui qui n’est pas apte lui donne une réponse sans science et que celui qui a posé la question applique cette réponse, la nuisance, le tort et le préjudice va concerner les deux ; aussi bien celui qui a posé la question, que celui à qui la question a été posé et qui a répondu sans science.

 

Quand le Prophète a dit qu’il y aura beaucoup de tremblement de terre, le tremblement de terre c’est lorsque la terre tremble à tel point que les constructions, et les édifices s’écroulent.

Le Messager a dit que parmi ces signes, le temps va paraitre très court, c’est-à-dire que ce qui était habituellement long va sembler être très très court et ce sont des paroles globales que le Messager a donné dans un hadith qui a rapporté par at-Tirmidhiyy.

Dans ce hadith, le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam a dit que le jour du jugement n’arrivera pas avant que le temps ne devienne court, de sorte que l’année devient comme un mois, le mois devienne comme une semaine, la semaine devient comme un jour, le jour devient comme une heure, et l’heure comme le moment où le feu est attisé et ceci ne s’est pas encore réalisé.

 

Pour ce qui est des dissensions qui vont apparaitre, c’est également un signe annonciateur du jour du jugement, c’est que les zizanies et les discordes deviennent apparentes, elles vont se multiplier.

 

Pour ce qui est du hadith, il y a une explication du terme qu’à utilisé le Prophète, le Prophète a utilisé le terme « al- ? » c’est-à-dire que les assassinats se multiplieront, les gens vont s’entretuer.

 

Pour ce qui est de la parole du Prophète dont on comprend, c’est que l’argent sera disponible à large échelle, c’est que lorsque le nombre de tués va augmenter, il y aura plus beaucoup d’hommes, et les gens ne vont plus chercher à avoir des biens, et ils n’auront pas beaucoup d’espoir de vivre.

 

Tout ce qui est des préliminaires, de ce que le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam a annoncé, la plupart de ces choses sont apparut, entre autres beaucoup d’ignorance, peu de savants, et également le grand nombre de marché, c’est-à-dire les points de vente.

Aujourd’hui, tout cela est apparu.

Par le passé, lorsque quelqu’un voulait vendre ou acheter, il devait parcourir de longue distances, alors qu’aujourd’hui, les points de vente et les marchés sont devenus très proches les uns des autres.

 

Parmi les petites signes que le Messager nous a annoncé, c’est la disparition des montagnes dans leur totalité, des montagnes qui disparaissent de leur base, tout comme cela est apparut dans le hadith, c’est-à-dire de nombreuses montagnes.

Est-ce que c’est par l’action des gens ou pas ? Cela n’a pas été précisé dans le hadith.

Ce que font les gens aujourd’hui, ils détruisent une montagne pour construire un chemin ou élargir un chemin, c’est ce qui se produit aujourd’hui, mais la disparition des montagnes dans sa totalité, cela ne s’est pas encore produit.

 

Parmi les petits signes, il y a également la multiplication des maladies que les gens ne connaissaient pas auparavant. Il y aussi le grand nombre de charlatan, et les orateurs qui diffusent le mal, tout cela s’est produit.

 

Parmi les signes qui ne sont pas encore apparut, il y a ce qu’à rapporté al-Boukhariyy et Mouslim, d’après Abou Hourayrah, que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam, lui qui est véridique et qui ne ment pas ; dans sa parole qu’il a dite mentionnant que le jour du jugement n’arrivera pas avant que l’Euphrate ne laisse paraître une montagne en or, et pour 100 personnes qui vont s’entretuer pour avoir cet or, 99 vont mourir, chacun d’entre eux dira « peut-être que c’est moi qui sera sauvé ».

Alors, comment est-ce que ce fleuve l’Euphrate, dans lequel il y a beaucoup d’eau aujourd’hui va faire paraitre cette montagne en or ? An-Nawawiyy a dit c’est-à-dire que son eau va disparaitre et qu’une montagne en or va apparaitre.

Aujourd’hui, cette montagne en or est recouverte de terre, c’est une montagne en or qui n’est pas connu aujourd’hui.

Et si le cours de ce fleuve de l’Euphrate se déplace, cette montagne en or va apparaitre.

Et Allah sait plus que tout autre comment cette eau va disparaitre.

Alors pourquoi ça a été appelé montagne d’or, c’est pour indiquer qu’il y aura beaucoup d’or.

 

Et parmi les signes qui sont des petits signes également qui ne sont pas encore apparu, c’est l’apparition d’un homme qui s’appelle al-Mahdiyy ^alayhi s-salam, et son apparition est authentifié par le hadith sahih rapporté par ibnou Hibban.

Dans le hadith, le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam nous apprend que le jour du jugement n’arrivera pas avant qu’il y ait un homme de la famille du Prophète, qui portera le même nom que le Prophète, et dont le père aura le même nom que le père du Prophète et il va gouverner la terre en rétablissant la justice.

 

Al-Mahdiyy, s’appelle Mouhammad fils de ^Abdou l-Lah, il est soit Haçaniyy, c’est-à-dire descendant de notre maître al-Haçan, soit Houçayni, c’est-à-dire descendant de al-Houçayn, qui sont tous deux, les enfants de Fatimah, la fille du Prophète, que Allah l’agrée.

 

Il a été rapporté dans les paroles des compagnons, qu’au tout début de la sortie de al-Mahdiyy, il y aura un ange qui va l’accompagner qui va dire « Voici al-Mahdiyy, le Calife que Dieu a voulu pour vous, alors suivez-le ».

Il a été rapporté également que notre maître al-Mahdiyy, au tout début, il sortira de Médine et il sera accompagné de 1000 anges qui vont le soutenir, il ira ensuite à la Mecque, et à la Mecque, il sera attendu par 300 saints qui seront les tout premiers à lui faire un pacte d’allégeance.

 

A l’époque de al-Mahdiyy, au début, il y aura une famine, tout comme cela a été rapporté dans le hadith.

La prière

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah le mars 10, 2014

بِسْمِ اللهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ

Je commence par le nom de Allah Ar-Rahman Ar-Rahim

 

Premier chapitre

Les conditions de la prière

 

Une condition de validité : c’est quelque chose qui est nécessaire à la validité d’un acte mais qui n’en fait pas partie. Ainsi, la prière n’est pas valable pour quelqu’un qui a délaissé l’une des conditions de validité de la prière, comme le woudou par exemple. Le woudou ne fait pas partie de la prière mais sans lui la prière n’est pas valable.

 

Les conditions d’obligation de la prière sont au nombre de quatre :

1/   L’Islam : pour le mécréant d’origine, la prière ne constitue pas un devoir que l’on exige de lui dans le bas monde. Mais elle est pour lui un devoir dont l’abandon sera une cause de châtiment dans l’au-delà. Tout comme il sera châtié pour avoir délaissé le jeûne, fait la fornication ou bu de l’alcool. En effet les mécréants seront interrogés sur les différents points de la Loi de l’Islam.

2/   La puberté : la prière n’est pas un devoir pour le jeune garçon ou la jeune fille qui n’a pas atteint la puberté. Mais c’est un devoir pour le tuteur d’un garçon ou d’une fille moumayyiz –qui a atteint l’âge de distinction– de leur ordonner d’accomplir la prière à partir de l’âge de sept ans lunaires et de les corriger s’ils la délaissent alors qu’ils ont atteint l’âge de dix ans lunaires. Il s’agit ici de l’année lunaire et non de l’année solaire. Toutefois, ce n’est pas un devoir pour les enfants de rattraper ce qu’ils ont manqué comme prières lorsqu’ils deviennent pubères.

3/   La raison : la prière n’est donc pas un devoir pour le fou et ce n’est pas un devoir pour lui de la rattraper.

4/   La pureté des menstrues et des lochies : la prière n’est pas un devoir pour les femmes qui ont leurs menstrues et les femmes qui ont leurs lochies. Elles n’ont pas le devoir de les rattraper.

 

Les conditions de validité de la prière sont :

1/   L’Islam : la prière n’est donc pas valable de la part d’un mécréant d’origine. De même, la prière n’est pas valable non plus de la part d’un apostat qui est sorti de l’Islam en chutant dans la mécréance, qu’il ait insulté Allah, le Prophète ou le Qour’an ou qu’il ait fait autre chose encore, la prière ne sera valable de sa part qu’après son retour à l’Islam par la prononciation des deux témoignages.

2/   La raison : la prière n’est pas valable de la part d’un fou. Le fou n’est pas responsable.

3/   La distinction : la prière n’est pas valable de la part d’un enfant qui n’a pas atteint l’âge de distinction. Donc, on ne dit pas à un enfant qui n’a pas atteint l’âge de distinction : « accomplis la prière » mais on lui dit : « regarde comment on fait la prière ». L’enfant a atteint l’âge de distinction lorsqu’il comprend quand on lui parle et sait répondre.

4/   Faire face à la qiblah : à savoir faire face à la Ka^bah, c’est-à-dire à son volume ou au prolongement de son volume jusqu’au septième ciel ou jusqu’à la septième terre. De sorte que si on oriente une partie de son corps face à la Ka^bah et qu’une autre partie ne lui fait pas face, cela ne suffit pas. Ce qui est visé par « la Ka^bah », c’est l’édifice qui existe actuellement et qui existait à l’époque du Messager r. Il a dit lorsqu’il a prié face à elle :

(( هذه القبلة ))

ce qui signifie : « Voici la qiblah » [rapporté par accord de tous]. Ce qui est visé par « faire face », c’est d’orienter son buste lors des positions debout et assise et l’ensemble de son corps lors de l’inclination et de la prosternation.

5/   Le commencement du temps de la prière : s’assurer du commencement du temps de la prière fait partie des conditions de validité de la prière. On acquiert cette certitude en observant par exemple le début de la redescente du soleil après le zénith : on peut observer l’augmentation de la longueur d’une ombre par rapport à ce qu’elle était lorsque le soleil était au milieu du ciel ou observer le changement d‘orientation de l’ombre vers l’est après que le soleil a été au milieu du ciel. On peut aussi obtenir cette intime conviction en évaluant la durée d’un acte répétitif et régulier dans le temps (wird). Il n’est donc pas suffisant de se lever pour la prière et de l’entamer sur la base d’une simple impression. Bien plus, cette prière n’est pas valable même si elle a coïncidé avec le temps de cette prière. Combien de gens accomplissent la prière en pareille situation ! Pourtant ils ne l’ont pas accomplie, selon la Loi de Allah ta^ala. Il convient donc de prêter attention au temps des prières et de s’en soucier. At-Tabaraniyy a rapporté avec une chaîne de transmission sûre et ininterrompue que le Messager de Allah r a dit :

(( إنّ خيار عباد الله الّذين يراعون الشّمس والقمر والأظلّة لذكر الله ))

ce qui signifie : « Certes, les meilleurs des esclaves de Allah sont ceux qui tiennent compte du soleil, de la lune et des ombres pour l’accomplissement de la prière » [rapporté par At-Tabaraniyy]. Dans ce hadith,il y a une preuve que la lune intervient dans la détermination du temps des prières. En effet, il a été confirmé dans le hadith rapporté par At-Tirmidhiyyque le Prophète r avait accompli la prière de al-^icha lorsque le croissant de la troisième nuit du mois lunaire avait disparu.

6/   La connaissance du caractère obligatoire de cette prière : c’est-à-dire de croire que la prière qu’on est en train d’accomplir est une obligation. Si quelqu’un hésite ou croit que c’est un acte surérogatoire qui n’est pas obligatoire, sa prière n’est pas réalisée jusqu’à ce qu’il sache qu’elle est une obligation, c’est alors qu’elle sera valide de sa part.

7/   Ne pas croire qu’une de ses obligations est simplement recommandée, c’est-à-dire qu’il est une condition de validité de la prière de ne pas croire qu’un des actes obligatoires de la prière est simplement recommandé et n’est donc pas un devoir, comme l’inclination, la prosternation, la récitation de la Fatihah ou un autre acte qui fait partie des actes obligatoires unanimement reconnus comme tels. Ceci vaut dans l’école de jurisprudence des chafi^iyy. Si quelqu’un croit que la récitation de la Fatihah n’est pas un devoir, sa prière n’est pas valable selon eux. Toutefois, si on croit que tous les gestes et toutes les paroles de la prière sont obligatoires, la prière est valable. Celui qui croit que certains de ses gestes sont obligatoires et d’autres recommandés sans viser qu’une obligation particulière est simplement recommandée, sa prière est valable, qu’il fasse partie du commun des musulmans ou non.

8/   Couvrir la zone de pudeur : même si on est dans l’obscurité et seul, par respect envers Allah ta^ala. La couverture de la zone de pudeur est réalisée avec ce qui cache la couleur de la peau, des poils et des cheveux. Ce qui ne cache pas la couleur n’est pas suffisant. C’est une condition que la zone de pudeur soit couverte par en haut et par les côtés mais ce n’est pas une condition qu’elle le soit par en bas. Par conséquent, si quelqu’un accomplit la prière sur un endroit surélevé et que sa zone de pudeur est visible – sa cuisse par exemple – pour quelqu’un qui la regarderait d’en bas, sans qu’elle soit visible d’en haut ni de côté, sa prière reste valable.

* dans la prière comme en-dehors de la prière, la zone de pudeur de la femme libre concerne tout son corps sauf le visage et les mains. Ainsi, le visage de la femme ne fait pas partie de sa zone de pudeur. Il en est de même pour ses deux mains, selon l’Unanimité des imams moujtahid. Il n’est donc pas un devoir pour la femme libre de se couvrir le visage à l’extérieur, ni lorsqu’elle est en présence d’hommes ‘ajnabiyy –qui ne font pas partie de ses mahram–.

* la zone de pudeur de l’homme est la zone comprise entre le nombril et les genoux. Le nombril et les genoux eux-mêmes ne font pas partie de la zone de pudeur, c’est ce qui est compris entre eux qui constitue la zone de pudeur. Ceci est le jugement dans l’école de jurisprudence de Ach-Chafi^iyy, que Allah l’agrée. Ainsi, selon lui, la cuisse fait partie de la zone de pudeur et il est un devoir de la couvrir ; c’est ce qui fait le plus preuve de précaution.

9/   La purification du hadath : c’est-à-dire du grand et du petit hadath.

* le petit hadathrend obligatoire le woudou seulement. C’est par exemple le contact peau contre peau avec une femme ‘ajnabiyyah ou l’émission d’urine ou de selles. Celui qui a eu un petit hadath devra faire le woudou pour pouvoir accomplir la prière, porter le Mous-haf ou ce qui est semblable à cela.

* le grand hadathrend obligatoire le ghousl. C’est par exemple l’accouchement ou l’émission de maniyy. Il est donc un devoir pour la femme de faire le ghousl après l’accouchement pour pouvoir accomplir la prière. Il en est de même pour celui qui a émis du maniyy.

10/ La purification de toute najaçah –de toute substance impure selon la Loi de l’Islam– non tolérable :

* sur le corps, même à l’intérieur de la bouche et du nez.

* sur les vêtements : si une najaçah non tolérable, comme l’urine, atteint le vêtement, la prière n’est donc pas valable en sa présence.

* sur l’endroit qui est en contact avec le corps : c’est-à-dire ce qui est touché par le corps. Ainsi, la simple proximité d’une najaçah, sans contact, n’est pas préjudiciable, même si la poitrine est à proximité d’une najaçah. On a appris ainsi que si quelqu’un accomplit la prière quelque part et qu’une najaçah se trouve à proximité de lui mais ne touche ni son vêtement, ni son corps, ni une chose qu’il porte sur lui comme une cape, sa prière est valable.

Il est aussi une condition qu’on ne porte pas sur soi de najaçah, comme par exemple une bouteille contenant une najaçah dans sa poche.

 

Deuxième chapitre

Les choses qui annulent la prière

Sache qu’il est un devoir pour la personne responsable d’apprendre les choses qui annulent la prière et qui la rompent afin de les éviter. Il n’est donc pas suffisant de faire l’apparence des actes comme c’est le cas de nos jours si l’on considère la situation d’un bon nombre de gens qui ne tiennent compte en effet que de l’apparence des actes. Ainsi, il arrive que l’un d’eux aille au pèlerinage sans avoir appris les lois du pèlerinage et se satisfasse de suivre les autres dans leurs actes, ou encore qu’il fasse l’apparence de la prière sans en avoir appris les piliers. Ceux-là sont concernés par le hadithdu Messager de Allah r :

(( ربّ قائم ليس له من قيامه إلاّ السّهر، وربّ صائم ليس له من صيامه إلاّ الجوع والعطش ))

qui signifie : « Combien de gens croient faire des prières de nuit et ne recueillent rien d’autre que la veille et combien de gens croient faire un jeûne et ne recueillent rien d’autre que la faim et la soif » [rapporté par Ibnou Hibban].

La prière est annulée par les choses suivantes :

1/   La parole, à savoir ce qui fait partie du langage des gens, si elle est dite sciemment –tout en se rappelant que l’on est en train d’accomplir la prière– et sans que cela soit hors de sa volonté –c’est-à-dire sans que l’on soit capable de ne pas la prononcer–, et ceci même si ce qui est prononcé est constitué de deux lettres qui n’ont pas de sens. Ainsi, si l’on dit (‘Ah), la prière est annulée, comme cela a été mentionné par les savants spécialistes de la jurisprudence qu’ils soient chafi^iyy ou autres. Leur jugement est une preuve que (‘Ah) n’est pas un nom de Allah. De même, la prière est annulée par une lettre prolongée, comme si l’on dit : (A) ou (I) ou (Ou). Elle devient en effet deux lettres à cause de cette prolongation. Dans l’école chafi^iyy, il y a pourtant un avis disant que la simple lettre n’annule pas la prière si elle est prolongée, comme par exemple en disant (A). De même, la prière est annulée en prononçant une lettre ayant une signification, comme en disant قِ(qi) ou ع(^i) ou ف(fi), car ces trois lettres en arabe ont chacune un sens compréhensible. (Qi) signifie « protège ! » à l’impératif (^i) signifie « prends conscience ! » à l’impératif et (fi) signifie « sois loyal ! » à l’impératif. Ces choses-là et les choses similaires annulent la prière si elles sont dites sciemment en se rappelant que l’on est en train d’accomplir la prière et en sachant que cela est illicite. Quant à celui qui ignorait l’interdiction de la parole pendant la prière parce qu’il fait partie des gens récemment entrés en Islam ou qu’il est né dans un pays éloigné de ceux qui connaissent les jugements de la Loi de l’Islam, sa prière n’est pas annulée.

Quant à celui qui a oublié qu’il était en train d’accomplir la prière, s’il a peu parlé, c’est-à-dire six phrases selon l’usage courant ou moins, sa prière n’est pas annulée par sa parole. C’est le cas par exemple, si l’on a dit : va au marché, achète-moi du pain, ramène-le-moi puis mets-le à tel endroit.

Pour le raclement de gorge, le rire, le pleur, le gémissement et le souffle, il y a deux cas :

      a) S’il y apparaît deux lettres ou plus, la prière est annulée.

      b) S’il n’y apparaît pas du tout de lettres, la prière n’est pas annulée.

Il y a cependant un avis selon lequel le raclement de gorge n’annule pas la prière, même s’il y apparaît deux lettres.

Par la précision « ce qui fait partie du langage des gens », on exclut l’évocation de Allah ta^ala (adh-dhikr) qui n’annule donc pas la prière. C’est par exemple le cas lorsqu’on dit, si on voit le chaytan faire une attaque : (‘a^oudhou bi l-Lahi minka). Ainsi, Iblis est venu au Messager r avec une torche en flamme à la main en voulant la jeter sur lui. Le Prophète r a dit :

(( أعوذ بالله منك ))

ce qui signifie : « Je recherche par Allah la protection contre toi ». Allah l’a donc aidé et lui a accordé de le vaincre au point qu’il s’apprêtait à l’attacher à un pilier de la mosquée pour que les gens le voient au matin, mais il s’est rappelé l’invocation de Soulayman le fils de Dawoud, ^alayhima s-salam :

] وهب لي ملكا لا ينبغي لأحد من بعدي [

ce qui signifie : « Accorde-moi une souveraineté que Tu n’accorderas à personne d’autre après moi » [sourat Sad / 36], il a donc abandonné ce qu’il allait faire.

2/   Faire trois mouvements successifs, que ce soit avec trois membres, en faisant par exemple un mouvement avec les deux mains et la tête, successivement ou en même temps, ou bien trois pas, ceci valant selon certains chafi^iyy. D’autres ont dit : les mouvements qui annulent la prière concernent ce qui dure le temps d’accomplir une rak^ah –une séquence rituelle–. Il est permis d’agir conformément à cet avis-là. Il est en effet plus en accord avec les hadithdans lesquels il a été rapporté une information qui laisse penser que le Prophète r a fait dans sa prière plus de trois mouvements, comme par exemple le hadithdans lequel il a ouvert r à ^A‘ichah, que Allah l’agrée, une porte close se trouvant vers la qiblah et poursuivi ensuite sa prière. Ce hadithest sahih ; il a été rapporté par l’imam ‘Ahmad dans son Mousnad d’après ^A‘ichah. Ce qui apparaît de son geste r, c’est qu’il a fait plus de trois mouvements successifs et il est très peu probable qu’il n’ait fait que deux mouvements.

3/   Le mouvement excessif : par exemple un grand saut. La prière est également annulée par un seul mouvement, même s’il n’est pas excessif, s’il est fait pour jouer. La prière n’est pas annulée par le mouvement des doigts, la paume restant au repos, même si ce sont de nombreux mouvements. De même, les mouvements de paupière, de langue ou d’oreille, l’ouverture ou la fermeture d’un bouton, même s’ils sont nombreux n’annulent pas la prière, tant que la paume reste au repos, si ce n’est pas fait pour jouer.

4/   L’ajout d’un pilier gestuel : par exemple dans le cas où l’on ajoute une inclination ou une prosternation délibérément.

5/   Le fait de manger ou de boire sauf si on a oublié. En effet, dans ce cas si on mange ou si on boit peu, cela n’annule pas la prière.

6/   L’intention d’interrompre la prière : si on fait l’intention dans le cœur d’interrompre la prière immédiatement, elle est annulée. De même, si on a l’intention de l’interrompre après l’écoulement d’une rak^ah par exemple, la prière est annulée.

* Elle est aussi annulée si on fait dépendre l’interruption de la prière de quelque chose, comme par exemple en se disant : « si telle chose arrive, j’interromps ma prière », elle est immédiatement annulée.

* De même, la prière est annulée par l’hésitation à l’interrompre, comme par exemple en se disant : « je l’interromps ou je la poursuis ? » ; elle est alors annulée.

7/   Par le dépassement d’un pilier en ayant le doute au sujet de l’intention de l’entrée en rituel (at-taharroum) ou bien si la période de doute s’est prolongée. C’est-à-dire que la prière est annulée si quelqu’un doute au sujet de l’intention de la prière –est-ce qu’il a fait l’intention lors de l’entrée en rituel ou pas, ou bien est-ce qu’il a fait l’intention pour le dhouhr ou pour le ^asr–. Cela veut dire que la prière est annulée si ce doute se prolonge et dure jusqu’à ce qu’un pilier se termine alors qu’on est encore dans le doute. C’est le cas par exemple si on a récité la Fatihah et qu’on est resté dans le doute, la prière est annulée ; ou si on a douté à ce sujet et qu’on a fait l’inclination en étant toujours dans le doute, ici aussi la prière est annulée. De même, elle est annulée si la période du doute se prolonge, même si on n’a pas atteint la fin d’un pilier. Quant à celui à qui le souvenir revient avant d’avoir atteint la fin d’un pilier et que la période du doute ne s’est pas prolongée, sa prière n’est pas annulée. Cela arrive quand on a douté puis que le doute a été dissipé rapidement.

 

Troisième chapitre

Les conditions d’agrément de la prière

 

On a cité dans le premier chapitre les conditions pour que la prière soit une obligation et ses conditions de validité –les conditions sans lesquelles la prière n’est pas valable–. Les conditions qu’on va citer dans ce chapitre sont les conditions pour obtenir la récompense. Si elles ne sont pas remplies, la prière reste valable mais elle est sans récompense. Ce sont les conditions suivantes :

1/   La sincérité pour Allah ta^ala (al-‘ikhlas) : c’est-à-dire que l’esclave de Allah doit viser par sa prière l’obéissance à l’ordre de Allah et non l’éloge et l’estime des gens. De sorte que si quelqu’un a pour objectif que les gens fassent son éloge ou s’il a pour objectif, outre la recherche des récompenses, que les gens pensent du bien de lui, il n’aura pas de récompense et il se sera chargé d’un péché car il aura accompli la prière avec l’insincérité (ar-riya), c’est-à-dire pour que les gens fassent son éloge.

2/   Que sa nourriture, ses vêtements soient licites (halal) : si sa nourriture ou ses vêtements proviennent d’une source illicite, il n’aura pas de récompense dans sa prière : cependant elle reste valable, c’est-à-dire suffisante pour l’en décharger. De sorte que si quelqu’un consomme une nourriture ou une boisson illicite puis accomplit la prière immédiatement après, avant que ce qu’il a consommé soit digéré, dans ce cas, il n’a pas de récompense dans sa prière qui reste tout de même valable.

3/   Que son lieu de prière soit licite (halal) : celui qui accomplit la prière dans un endroit usurpé à son propriétaire n’aura pas de récompense dans sa prière. Il en est de même s’il entre dans la maison de quelqu’un sans son accord et y accomplit la prière.

4/   Qu’il ressente dans son cœur le khouchou^ envers Allah, ne serait-ce qu’un instant : ainsi, celui qui n’a pas ressenti dans son cœur l’humilité envers Allah, ne serait-ce qu’un instant dans sa prière en ressortira sans récompense. Allah ta^ala dit :

] قد أفلح المؤمنون الذين هم في صلاتـهم خاشعون [

ce qui signifie : « Les croyants ont certes gagné, ceux qui sont dans leurs prières dans un état de khouchou^ » [sourat Al-Mou'minoun / 2-3].

 

Quatrième chapitre

Les piliers de la prière

Les piliers de la prière sont au nombre de dix-sept :

1/   L’intention : c’est un acte du cœur. Ce n’est pas un devoir de la prononcer par la langue. Ainsi, si l’on n’a pas dit par sa langue : « j’ai l’intention d’accomplir adh-dhouhr » ou « al-^asr » par exemple, mais qu’on a fait face à la qiblah, on a fait le takbir –on a dit (Allahou ‘akbar)– et on a eu lors du takbir cette intention, comme par exemple : « j’ai l’intention d’accomplir l’obligation de adh-dhouhr », la prière est alors valable. Cependant si l’intention est présente dans le cœur avant de faire le takbir mais n’est plus présente lors du takbir, la prière n’est pas valable selon l’Imam Ach-Chafi^iyy car selon lui, l’intention doit avoir lieu en même temps que le takbir. De même, la prière n’est pas valable si on dit par la langue : « j’ai l’intention d’accomplir l’obligation de adh-dhouhr » et qu’on n’a pas cette intention dans le cœur lors du takbir.

Ce qui est nécessaire pour l’intention :

*  c’est d’avoir la volonté d’accomplir la prière ;

* de préciser la prière qui a une cause particulière, comme la prière de la Fête (al-^id) ou celle de l’éclipse lunaire, ou bien la prière qui a un temps particulier comme la prière de ad-douha ;

* de faire l’intention d’accomplir une obligation le cas échéant, c’est-à-dire que l’on fait l’intention avec le cœur d’accomplir la prière de adh-dhouhr qui est obligatoire par exemple. Ainsi, si on fait simplement l’intention d’accomplir la prière de adh-dhouhr, sans avoir présent dans le cœur son caractère obligatoire, la prière n’est pas valable chez certains chafi^iyy. D’autres ont dit que la prière est valable sans elle. Il est un devoir d’avoir tout cela présent dans le cœur lors du takbir.

La simultanéité de l’intention avec le takbir n’est pas obligatoire chez l’Imam Malik, que Allah l’agrée. Par conséquent, si on fait l’intention pour cette prière peu avant le takbir, la prière est valable selon lui, c’est-à-dire que si on fait l’intention avec son cœur, puis que l’on prononce la formule du takbir de l’entrée en rituel, la prière est valable.

2/   La formule du takbir de l’entrée en rituel : c’est dire de façon à pouvoir s’entendre soi-même obligatoirement pour l’ensemble de ses lettres : (Allahou ‘akbar). De même pour les autres piliers oraux, il est une condition de les prononcer de manière à pouvoir s’entendre soi-même.

Les piliers oraux sont au nombre de cinq :

a)   la formule du takbir de l’entrée en rituel –dire (Allahou ‘akbar)– lors de l’ouverture de la prière.

b)   la récitation de la Fatihah.

c)   le dernier tachahhoud.

d)   l’invocation en faveur du Prophète r lors de la dernière position assise.

e)   le salam qui est le dernier pilier de la prière et consiste à dire (as-salamou ^alaykoum).

 

Remarques relatives à la formulation du takbir de l’entrée en rituel qu’il convient de connaître :

1)   il est une condition de ne pas prolonger la syllabe (ba’) du mot (‘akbar) de manière à ce que le terme devienne (‘akbar). Ceci annule la prière, c’est-à-dire que la prière n’est pas engagée par ce mot-là. Ceci est par ailleurs interdit car (‘akbar) dans la langue arabe est le pluriel du mot (kabar) qui signifie « grand tambour ». Si celui qui l’a dit ignorait la signification de ce mot, la prière n’est pas valable. S’il en connaissait la signification et l’a dit délibérément, il est devenu mécréant, que Allah nous en préserve. Alors, que l’on y prenne garde lors de l’appel à la prière (al-‘adhan) également. Certains chafi^iyy et malikiyy ont cité que c’est de la mécréance dans le cas où il y a connaissance de la signification et prononciation délibérée.

2)   il est une condition de ne pas prolonger la première lettre (a) du mot (Allah). Par conséquent, si quelqu’un dit : (‘allahou ‘akbar), sa prière n’est pas engagée et c’est interdit car cela signifie l’interrogation. C’est comme s’il avait dit : « est-ce que Allah est plus puissant et sait plus que tout autre ou pas ? »

3)   il est une condition de ne pas ajouter de (wa) avant le mot (Allah). De sorte que si l’on dit : (wallahou ‘akbar), la prière n’est pas valable. De même, si on ajoute un (wa) entre le mot (Allah) et le mot (‘akbar), en disant (Allahou wa ‘akbar), la prière n’est pas valable non plus. De même, si on change le (‘a) de (‘akbar) par un (wa), la prière n’est pas valable, comme en disant : (Allahou wakbar).

Information Utile : si le ma’moum –celui qui prie dirigé– a été sujet au waswas à propos de la formulation du takbir de l’entrée en rituel au point qu’il cause une gêne pour les autres ma’moum, c’est interdit. Il en est de même pour celui qui s’assoit à discuter près de quelqu’un qui accomplit la prière. De même, il lui est interdit de réciter à haute voix de sorte qu’il gêne celui qui accomplit la prière à ses côtés.

3/   La position debout dans les prières obligatoires, pour celui qui le peut : c’est-à-dire que le fait de prier debout, dans la prière obligatoire, fait partie des piliers de la prière, même si c’est une prière que l’on fait à la suite d’un vœu (nadhr) ou si c’est une prière funéraire. Il est donc une condition pour sa validité, aussi bien pour le jeune enfant que pour l’adulte, de la faire debout. Il en est de même pour la prière répétée et c’est celle qui est répétée après avoir été accomplie correctement, à cause d’une deuxième assemblée. D’autre part, la condition de la position debout est réalisée en prenant appui sur ses deux pieds et en tenant sa colonne vertébrale verticale. Il n’est pas un devoir de tenir le cou vertical ; il est plutôt recommandé de pencher légèrement la tête en avant. Celui qui ne peut se tenir debout qu’à l’aide d’un bâton doit en utiliser un.

Si l’on est incapable de se tenir debout par soi-même ou en se faisant aider, c’est-à-dire que cela entraîne une grande difficulté, insupportable habituellement, la prière est valable assis. Si l’on est incapable de se tenir assis, il est un devoir d’accomplir la prière obligatoire allongé sur le côté, le droit ou le gauche. Toutefois, il est préférable de se mettre prioritairement sur le côté droit. Mais, si l’on en est incapable, on se met sur le côté gauche. Si l’on n’a pas pu faire la prière sur un côté, il est un devoir de la faire couché sur le dos et de relever la tête, de façon obligatoire, même un peu, pour orienter sa tête vers la qiblah. Si l’on ne peut pas relever la tête, on se limite à orienter la plante des pieds vers la qiblah. Si l’on est incapable de faire tout cela, par exemple si l’on ne peut que se tenir couché face au sol, on fait la prière dans cette position et on lève la tête si on le peut. Sinon, on fait la prière avec ses paupières, c’est-à-dire qu’on bouge ses paupières avec l’intention de faire l’inclination, puis on les bouge avec l’intention de faire la prosternation en les abaissant de façon plus marquée pour la prosternation. Si l’on est incapable de tout cela, on fait les piliers gestuels par le cœur. Quant aux piliers oraux, on les récite avec la langue. Si sa langue est immobilisée aussi, on les fait avec le cœur.

Celui qui accomplit la prière assis fait son inclination de manière à avancer sa tête au niveau de ce qui est en avant de ses genoux. La meilleure façon est de l’avancer au niveau de l’endroit de sa prosternation. Il est recommandé, après l’entrée en rituel (taharroum), c’est-à-dire après la formulation du takbir de l’entrée en rituel, de mettre les mains sous la poitrine et au-dessus du nombril.

4/   La récitation de la Fatihah : selon sa parole r :

(( لا صلاة لمن لم يقرأ بفاتحة الكتاب ))

qui signifie : « Il n’y a pas de prière pour celui qui n’a pas récité la Fatihah ». Elle est de sept ayah –sept versets– et la basmalah –[ بِسْمِ اللّهِ الرَّحمنِ الرَّحِيم ] (bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim)– en fait partie. La récitation de la Fatihah n’est donc pas valable sans la basmalah. Il est aussi un devoir de réciter ses quatorze lettres doublées. Si l’on délaisse ne serait-ce que l’une d’elles, la récitation de la Fatihah n’est pas valable, comme par exemple si l’on dit : [إيّاك  ] (‘iyyaka) [sourat Al-Fatihah / 5] sans doubler le (ya). Il est un devoir de réciter les ayah sans interruption. Si on délaisse cette condition, en faisant par exemple un long silence durant la récitation, il est alors un devoir de revenir au début de la Fatihah. L’interruption n’est pas préjudiciable si l’on est gagné par l’éternuement, la toux, le bâillement ou ce qui est semblable, même si cela se prolonge. De même, il n’est pas nuisible que le ma’moum dise (amin) après la récitation de son imam ; la récitation de la Fatihah n’est pas interrompue par cette parole. Il est aussi un devoir d’articuler les lettres sur leurs points de prononciation. Celui qui délaisse cette condition par manquement, comme s’il change le (dhal) en (zay) ou le (sad) en (sin) ou le (ta) en (ta), sa récitation n’est pas valable.

5/   L’inclination (ar-roukou^) : elle a lieu en se courbant jusqu’à ce que les paumes des mains puissent atteindre les genoux. Les paumes constituent le plat des mains, doigts non compris. Il est une condition que l’inclination soit réalisée sans flexion des genoux. La meilleure manière de réaliser la position de l’inclination, c’est de se tenir le dos et le cou tendus, comme une planche, en tendant les jambes et les cuisses et en prenant les genoux avec les deux paumes, en écartant les genoux et les pieds d’un empan et en écartant moyennement les doigts. Ceci concerne l’homme. Quant à la femme, il lui est recommandé de rapprocher les pieds. De plus, pour que la manière d’accomplir l’inclination soit complète, on dit : (soubhana Rabbiya l-^Adhim) ce qui signifie : « Mon Seigneur Qui est vénéré est exempt de toute imperfection » trois fois.

6/   La quiétude (at-touma’ninah) dans ce pilier le temps de pouvoir dire (soubhana l-Lah) : il s’agit de l’immobilisation simultanée de tous les os à leurs places en une seule fois, c’est-à-dire immobiliser les membres  simultanément.

7/   Le redressement (al-i^tidal) qui consiste à se relever en position droite après l’inclination : c’est le retour de celui qui était en inclination à la position antérieure à l’inclination, qu’il prie debout ou autrement. Ceci est réalisé en se relevant en position debout si l’on faisait la prière debout et en se remettant assis si l’on faisait la prière assis.

8/   La quiétude dans ce pilier.

9/   La prosternation (as-soujoud) par deux fois : en posant le front découvert, tout entier ou en partie sur l’emplacement de sa prière, en posant aussi une partie des genoux, une partie du plat des mains et du dessous des orteils et ceci, conformément à sa parole r :

(( أُمرتُ أن أَسجُدَ عَلَى سَبْعَةِ أعظُمٍ : الجَبْهَةُ واليَدَيْنِ والرُّكبَتَيْن وأَطْرافِ القَدَمَيْنِ ))

qui signifie : « J’ai reçu l’ordre de me prosterner sur sept os : le front, les deux mains, les deux genoux et les extrémités des pieds ».

Parmi ses conditions :

a)   appuyer le front de sorte qu’une cotonnade serait tassée si l’on se prosternait dessus et que les traces du tassement apparaîtraient sur la main.

b)   abaisser la tête de sorte que la partie inférieure du corps soit plus élevée que la partie supérieure.

10/ La quiétude dans la prosternation.

11/ La position assise entre les deux prosternations.

12/ La quiétude dans la position assise entre les deux prosternations.

13/ La dernière position assise : pour le dernier tachahhoud et ce qui vient après le tachahhoud c’est-à-dire l’invocation en faveur du Prophète r (as-salatou ^ala n-Nabiyy) puis le salam –le salut rituel–.

14/ Le dernier tachahhoud : et il y a un minimum et une forme complète. Le minimum du tachah­houd, sans lequel la prière n’est pas valable est le suivant :

التَّحِيَّاتُ لِلّهِ سَلاَمٌ عَلَيْكَ أَيُّهَا النَّبِيُّ وَرَحْمَةُ اللهِ وَبَرَكَاتُهُ
سَلاَمٌ عَلَيْنَا وَعَلَى عِبَادِ اللهِ الصَّالِحِينَ
أَشْهَدُ أَن لاَ إِلهَ إِلاَّ اللهُ وَأَنَّ مُحَمَّداً رَسُولُ الله
(at-tahiyyatou lil-Lah, salamoun ^alayka ‘ayyouha n-Nabiyyou wa rahmatou l-Lahi wa barakatouh, salamoun ^alayna wa ^ala ^ibadi l-Lahi s-salihin, ‘ach-hadou ‘an la ‘ilaha ‘il-la l-Lah wa ‘anna Mouhammadan-raçoulou l-Lah).

Quant au tachahhoud complet, c’est :

التَّحِيَّاتُ المُبَارَكَاتُ الصَّلَوَاتُ الطَّيِّبَاتُ لِلّه
السَّلاَمُ عَلَيْكَ أَيُّهَا النَّبِيُّ وَرَحْمَةُ اللهِ وَبَرَكَاتُهُ
السَّلاَمُ عَلَيْنَا وَعَلَى عِبَادِ اللهِ الصَّالِحِينَ
أَشْهَدُ أَن لاَ إِلهَ إِلاَّ اللهُ وَأَشْهَدُ أَنَّ مُحَمَّداً رَسُولُ الله
(at-tahiyyatou l-moubarakatou s-salawatou t-tayyibatou lil-Lah, as-salamou ^alayka ‘ayyouha n-Nabiyyou wa rahmatou l-Lahi wa barakatouh, as-salamou ^alayna wa ^ala ^ibadi l-Lahi s-salihin, ‘ach-hadou ‘an la ‘ilaha ‘il-la l-Lah wa ‘ach-hadou ‘anna Mouhammadan-raçoulou l-Lah) ce qui signifie : « Les salutations, les œuvres qui prospèrent dans le bien, les prières et les œuvres méritoires appartiennent à Allah, que le salut de tout mal te soit accordé, ô Prophète, ainsi que la miséricorde de Allah et Ses bénédictions, que le salut nous soit accordé, ainsi qu’aux esclaves de Allah vertueux, je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah et je témoigne que Mouhammad est le messager de Allah ».

Avertissement : Il s’est propagé chez certaines personnes que lorsque le Prophète r est arrivé au cours de son ascension à l’endroit où il a entendu la parole de Allah tabaraka wa ta^ala, il aurait dit : (at-tahiyyatou lil-Lah) et Allah aurait dit : (as-salamou ^alayka ‘ayyouha n-Nabiyyou wa rahmatou l-Lah). Cela n’est pas vrai car cette forme du tachahhoud n’a pas été rendue obligatoire cette nuit-là. Toutefois, certains menteurs rapportent cette histoire qui a connu une grande propagation, bien qu’elle soit attribuée mensongèrement à Allah et à Son Messager. Il est donc un devoir de l’expliquer aux gens.

15/ L’invocation en faveur du Prophète r (as-salatou ^ala n-Nabiyy) dont le minimum est :

اللَّهُمَّ صَلِّ عَلَى مُحَمَّد             (Allahoumma salli ^ala Mouhammad)

ce qui signifie : « ô Allah, honore et élève davantage en degré Mouhammad r ».

16/ Le salam dont le minimum est de dire :

السَّلاَمُ عَلَيْكُم                (as-salamou ^alaykoum)

Parmi ses conditions, on prononce l’article défini « ال » (as-), ainsi, il ne suffit pas de dire (salamoun ^alaykoum).

Quant au salam complet, il est réalisé en ajoutant wa rahmatou l-Lah. D’autres ont choisi d’ajouter wa barakatouh. Cela a été rapporté dans les Sounan de Abou Dawoud dans le premier salam.

17/ L’ordre : c’est-à-dire effectuer les piliers dans l’ordre, comme ils viennent d’être cités. Si on fait exprès d’abandonner l’ordre, comme par exemple si on se prosterne avant de faire l’inclination, la prière est annulée selon l’Unanimité en raison du manque de sérieux. Cela concerne celui qui abandonne l’ordre sciemment. Si on le fait par distraction, alors qu’on revienne au pilier omis pour l’accomplir, sauf si on se trouve dans le pilier correspondant de la rak^ah suivante ou plus avancé encore, la rak^ah du pilier omis est complétée par ce pilier et on ne prend pas en compte ce qui a été fait par distraction après le pilier omis jusqu’au pilier correspondant de la rak^ah suivante. Si quelqu’un a abandonné l’ordre par distraction puis s’est rappelé de ce qu’il a omis :

1/   soit il s’en rappelle avant d’avoir atteint le pilier correspondant de la rak^ah suivante ;

2/   soit il s’en rappelle alors qu’il a atteint le pilier correspondant de la rak^ah suivante ;

3/   soit il s’en rappelle alors qu’il a dépassé le pilier correspondant de la rak^ah suivante.

Le détail à propos de ces jugements est le suivant :

1/   Si on s’en rappelle avant d’avoir atteint le pilier correspondant au pilier omis, ce qu’on aura fait après le pilier omis ne sera pas pris en compte parce que cela n’a pas été fait à sa place. De sorte qu’on doit revenir immédiatement au pilier omis pour conserver l’ordre. Par exemple dans le cas où on était dans la première rak^ah, on a oublié l’inclination et on s’est prosterné directement après avoir fini la récitation de la Fatihah, puis on s’est rappelé dans la prosterna­tion qu’on a délaissé l’inclination, on se relève alors immédiatement et obligatoirement en position debout. Il n’est pas suffisant de se relever en position d’inclination. Puis, on accom­plit l’inclination et on poursuit la prière.

2/   Si on s’en rappelle alors qu’on a déjà atteint le pilier correspondant au pilier omis dans la rak^ah suivante, ce qu’on est en train de faire complète la rak^ah et on ne prend pas en compte ce qui a été fait entre le pilier omis et ce qu’on est en train de faire. Par exemple, dans le cas où on a oublié l’inclination de la première rak^ah, puis on s’en est rappelé dans l’inclination de la deuxième rak^ah, on reste dans cette inclination en considérant que c’est la première rak^ah et on poursuit la prière.

3/   Si on s’en rappelle alors qu’on a dépassé le pilier correspondant au pilier omis, la rak^ah a été complétée par ce qu’on vient de faire et on ne prend pas en compte ce qui a été fait entre les deux. Par exemple, dans le cas où on a oublié l’inclination de la première rak^ah, puis on s’est rappelé dans la prosternation de la troisième rak^ah qu’on avait oublié l’inclination de la première rak^ah, on reste dans cette prosternation et on poursuit la prière, en considérant que cette rak^ah est la deuxième, car ce qui a été fait après le pilier omis jusqu’au pilier correspondant suivant n’est pas pris en compte. Par conséquent, ce qui a été fait entre l’inclination omise de la première rak^ah et l’inclination de la deuxième rak^ah n’est pas pris en compte.

Ce jugement concerne celui qui n’est pas ma’moum ; le ma’moum accomplit une rak^ah après le salam de son imam.

Remarque importante : le fait de douter dans cette question est considéré comme le fait de se rappeler. De sorte que si on s’incline puis on doute d’avoir récité la Fatihah ou pas, ou bien si on se prosterne puis on doute de s’être incliné et remis debout ou pas, on doit immédiatement se relever en position debout et il n’est pas suffisant de se relever en position d’inclination. Quant à celui qui est encore debout et doute d’avoir récité la Fatihah ou non dans cette même rak^ah, il ne lui est pas un devoir de la réciter immédiatement car il n’a pas encore quitté la position propre à cette récitation.

 

 

 

 

Remarque pour l’explication des termes de la prière :

(Allahou ‘akbar) : signifie Allah est plus puissant et sait plus que tout autre et non pas qu’Il est plus grand par les dimensions car Allah est exempt des dimensions. Il est valable de l’expliquer par l’expression (kabir) car la parole (Allahou ‘akbar) est synonyme de (Allahou kabir).

(soubhana l-Lah) : signifie que Allah est exempt de toute imperfection et de tout défaut, tels que l’incapacité, la faiblesse, l’ignorance, la peur, le changement, la position assise, l’établissement et ce qui est de cet ordre des caractéristiques des humains.

(soubhana Rabbiya l-‘A^la) : c’est-à-dire Mon Seigneur Qui domine par Sa toute puissance toute la création et Qui est exempt de toute imperfection ; cette expression ne veut pas dire qu’Il est plus élevé en terme de localisation, d’endroit ou d’élévation par la distance.

 

Les actes et paroles recommandées de la prière

Les choses recommandées de la prière avant de l’entamer sont au nombres de deux : L’appel à la prière (Al-‘adhan) et l’annonce de la prière (Al-‘iqamah). Quant à celles après avoir entamé la prière, pour certaines on accomplit les prosternations d’oubli (soujoudou s-sahw) et elles sont au nombres de deux : le premier tachahhoud et al-qounout dans la prière du Soubh et dans la prière du Witr dans la deuxième quinzaine du mois de Ramadan.

Quant aux choses recommandées pour lesquelles on n’accomplit pas de prosternations d’oubli si on les délaisse, elles sont nombreuses. Parmi cela, il y a :

 

    Lever les mains lors de la formulation du takbir de l’entrée en rituel ainsi que pour l’inclination et pour le redressement de l’inclination.

    poser la main droite sur la main gauche, sous la poitrine et au-dessus du nombril

    Ecarter entre les pieds d’un empan.

    L’invocation du tawajjouh : (wajjahtou wajhiya lil-ladhi fatara s-samawati wa l-‘arda hanifan mousliman wa ma ‘ana mina l-mouchrikin ; ‘inna salati wa nouçouki wa mahyaya wa mamati lil-Lahi rabbi l-^alamin ; la charika lahou wa bidhalika ‘oumirtou wa ‘ana mina l-mouslimin) ce qui signifie : « Je recherche l’agrément de Celui Qui a créé les cieux et la terre, éloigné de toute religion autre que l’Islam, musulman, je ne suis pas au nombre des associateurs. Certes, ma prière, mes actes d’adoration, ma vie et ma mort appartiennent à Allah le Seigneur des mondes. Il n’a pas d’associé. J’ai eu l’ordre d’agir de la sorte et je suis au nombre des musulmans ».

    Faire at-ta^awwoudh (rechercher la protection de Allah contre le chaytan maudit) et c’est recommandé dans chaque rak^ah.

    Dire (amin) à la suite de la récitation de la Fatihah.

    La récitation à voix basse dans son contexte et la récitation à voix haute dans son contexte. Quant à la femme, elle baisse la voix en présence d’hommes ‘ajnabiyy et ce comme acte recommandé.

    La récitation d’une sourah après la Fatihah. La base de la sounnah est réalisée avec la récitation d’une ayah. Il est préférable de réciter une sourah complète. Cette récitation n’est pas recommandée dans la troisième rak^ah du maghrib ou autre, ni dans la quatrième de la prière à quatre rak^ah.

    Dire (Allahou ‘akbar) lors du relèvement et lors de la descente.

    Dire avec le commencement du redressement de l’inclination : (sami^a l-Lahou liman hamidah) ce qui signifie : « Allah exauce celui qui Lui fait les louanges » et la parole: (Rabbana laka l-hamd) ce qui signifie : « Notre Seigneur, à Toi la louange » lorsqu’on s’est redressé.

    Le tasbih dans l’inclination et dans la prosternation.

    Que l’homme décolle ses coudes de ses côtes et éloigne son ventre de ses cuisses. Quant à la femme, elle regroupe son corps.

    Faire une petite pause en position assise après la deuxième prosternation dans chaque rak^ah suite à laquelle on se relève de sorte qu’elle ne soit pas suivie d’un tachahhoud.

    Al-iftirach dans toutes les positions assises. C’est le fait de s’asseoir sur la cheville du pied droit en posant les extrémités du dessous des orteils du pied gauche en contact du sol.  

    At-tawarrouk dans la dernière position assise: c’est semblable à l’iftirach dans sa forme sauf qu’on fait dépasser le pied gauche du côté droit et qu’on pose au sol la hanche gauche.

    Poser les mains sur les cuisses dans la position assise en dépliant la main gauche et en repliant la main droite sauf l’index : on le relève lorsqu’on dit : (‘il-la l-Lah) dans le tachahhoud pour indiquer la croyance en l’unicité de Allah.

    De se tourner vers la droite pour le premier salam et vers la gauche pour le deuxième.

    Le deuxième salam.

 

 

La prière en assemblée (al-jama^ah)

La prière en assemblée pour les cinq prières est une obligation communautaire (fardou kifayah) pour :

1/   les personnes de sexe masculin et libres ; elle n’est donc pas un devoir pour les femmes car ce qui est requis d’elles, c’est le surcroît de discrétion..

2/   pubères ; elle n’est pas un devoir pour le jeune enfant, mais il est du devoir de son tuteur d’ordonner à l’enfant qui a atteint l’âge de distinction de faire la prière du vendredi et la prière en assemblée.

3/   sains d’esprits ; elle n’est donc pas un devoir pour le fou.

4/   résidents ; elle n’est donc pas un devoir pour le voyageur. Le voyageur est celui qui a eu l’intention de résider dans la ville moins que quatre jours complets, sans compter ses jours d’arrivée et de départ.

5/   qui n’ont pas d’excuse valable pour s’en abstenir ; elle n’est donc pas un devoir pour ceux qui ont une excuse faisant que la prière en assemblée n’est plus obligatoire pour eux. Ces excuses sont nombreuses.

L’obligation est réalisée en accomplissant la prière en assemblée de façon que l’accomplissement du rite ait un signe manifeste. Ainsi, elle est faite dans la petite ville en un lieu unique et dans la grande ville en plusieurs lieux de sorte que celui qui compte y aller puisse l’atteindre sans difficulté apparente. La prière pour laquelle l’assemblée est la plus requise, c’est celle de as-soubh, puis celle de al-^icha, puis celle de al-^asr.

Le ma’moum doit avoir fait l’intention d’être dirigé par l’imam, contrairement à l’imam dont la prière est valable même s’il ne fait pas l’intention d’être imam. Exception faite toutefois pour la prière du vendredi, la prière répétée (al-mou^adah) et la prière rassemblée à cause de la pluie, prières pour lesquelles il doit faire l’intention d’être imam.

Il est un devoir pour toute personne qui prie dirigé par un imam :

1/   de ne pas devancer son imam dans l’emplacement et ce, en considérant ses talons lorsqu’il est debout et son postérieur lorsqu’il est assis. S’il le devance, sa prière est annulée.

2/   de ne pas devancer son imam dans la formulation de la takbirah de l’entrée en rituel. Bien plus, la simultanéité dans l’entrée en rituel invalide la prière. Il est donc un devoir pour le ma’moum de reporter toute la formulation du takbir après la formulation du takbir de l’entrée en rituel de l’imam, en raison de sa parole r :

(( إنّما جعل الإمام ليؤتمّ به فإذا كبّر فكبّروا ))

qui signifie : « Certes, l’imam a été placé pour qu’on le suive. Lorsqu’il a formulé le takbir, alors formulez-le à votre tour » [rapporté par Al-Boukhariyy et Abou Dawoud]. Ce qui est recommandé dans les autres actes que l’entrée en rituel, c’est que le ma’moum débute ses actes après l’imam. La manière la plus complète, c’est que le ma’moum retarde le commencement de son acte après l’acte de l’imam tout entier. Ainsi, il n’entame son mouvement qu’après que l’imam soit arrivé à la position en question. Ceci vaut dans le cas où il sait que s’il accomplit le geste, il rejoindra l’imam dans la position visée par le déplacement. Quant à la formulation de la parole (amin), ce qui est préférable, c’est la simultanéité avec l’imam.

3/   de ne pas devancer l’imam d’un pilier gestuel, tel que l’inclination ou la prosternation. Cette anticipation est interdite : par exemple faire l’inclination alors que l’imam est debout, puis relever la tête de l’inclination alors que l’imam est encore debout. Mais si le ma’moum précède l’imam d’une partie d’un pilier et non par tout un pilier, par exemple s’il fait l’inclination alors que l’imam est encore debout et s’il l’attend en position d’inclination jusqu’à ce que l’imam fasse l’inclination, ceci est déconseillé.

4/   de ne pas devancer l’imam de deux piliers gestuels. Ceci a lieu si le ma’moum fait l’inclination puis se relève en position debout et entame la descente pour la prosternation alors que l’imam est encore debout, ceci annule la prière.

5/   de ne pas prendre du retard par rapport à l’imam de deux piliers gestuels sans excuse, comme dans le cas où l’imam fait l’inclination et se relève en position debout, puis entame la descente pour la prosternation alors que le ma’moum est encore debout, ceci annule la prière également. De même, s’il prend du retard de plus de trois piliers longs même avec excuse, ceci a lieu par exemple quand l’imam fait l’inclination, se relève en position debout puis fait la première et la deuxième prosternation et commence le tachahhoud ou se relève pour une autre rak^ah alors que le ma’moum est encore debout, ceci aussi annule la prière. Parmi les excuses pour le ma’moum, il y a la lenteur de sa récitation de la Fatihah. Par conséquent, s’il achève cette récitation avant que l’imam se relève de la deuxième prosternation, il fait l’inclination et rattrape l’imam au fur et à mesure.

      Toutefois, il n’est pas interdit de précéder l’imam d’un pilier oral et ceci n’annule pas la prière. Exception faite pour le takbir d’entrée en rituel pour lequel précéder l’imam annule la prière ainsi que pour le salam sauf si le ma’moum fait l’intention de la séparation ; dans ce cas, s’il dit le salam avant lui, sa prière n’est pas annulée.

6/   d’être au courant des mouvements de son imam. Ceci a lieu soit en voyant l’imam ou en voyant qui le voit, ou en entendant sa voix ou la voix de celui qui transmet.

7/   il est aussi une condition que la distance entre l’imam et le ma’moum ne dépasse pas trois cents coudées sauf s’ils sont réunis dans une mosquée et que le ma’moum est au courant du déroulement de la prière de l’imam.

8/   qu’il n’y ait pas entre l’imam et le ma’moum d’obstacle empêchant le passage pour parvenir auprès de l’imam ou empêchant de le voir ou de voir ceux qui prient derrière lui, comme par exemple un mur ou une porte fermée ou rabattue.

9/   que le déroulement de la prière de l’imam et celle du ma’moum s’accordent de manière à ce qu’ils soient en concordance pour les actes apparents, même si le nombre de leurs rak^ah ou leurs intentions diffèrent, comme par exemple adh-dhouhr avec al-^asr ou al-maghrib avec al-^icha, dans ce cas, la prière du ma’moum est valable. Mais si le déroulement de leurs prières est différent, comme la prière de al-^icha avec la prière funéraire (salatou l-jinazah), la prière du ma’moum n’est pas valable.

10/ que le ma’moum ne se distingue pas de l’imam dans un acte recommandé (sounnah) quand la différence de pratique est trop grande, comme dans le cas où l’imam délaisse le premier tachahhoud et que le ma’moum s’assoit pour l’effectuer. La prière du ma’moum est annulée dans ce cas s’il connaissait le jugement et l’a fait délibérément, même s’il a rattrapé l’imam de près et ce, pour avoir délaissé le fait de suivre l’imam, qui est obligatoire sur lui. En revanche si l’imam effectue le premier tachahhoud et que le ma’moum le délaisse délibérément, sa prière n’est pas annulée car il est passé d’une obligation à une autre obligation.

    Il n’est pas valable qu’une personne de sexe masculin, même un garçon, ait pour imam une personne de sexe féminin. De même, il n’est pas valable qu’une personne récitant correctement la Fatihah ait pour imam une personne qui ne la récite pas correctement. Ici, il s’agit de celui qui ne prononce pas correctement certaines lettres de la Fatihah, il prononce par exemple le (sin) : (tha) ou le (ra) : (lam). Celui qui récite correctement la Fatihah, c’est quelqu’un qui en prononce correctement les lettres.

    Il est permis à la personne pubère d’avoir pour imam celui qui est proche de la puberté, bien qu’en priorité, c’est la personne pubère qui est imam. Celui qui est prioritaire pour être imam, c’est celui qui récite le mieux tout en réunissant les conditions de validité de la prière et la piété.

 

La prière du voyageur

Il est autorisé au voyageur de raccourcir les prières de quatre rak^ah, à savoir adh-dhouhr, al-^asr et al-^icha, en faisant deux rak^ah sous certaines conditions, parmi lesquelles :

1/   que le voyage soit long, c’est-à-dire que l’aller dépasse une distance de seize farçakh. Le farçakh est égal à trois mil. Le mil est égal à six mille coudées, selon un avis, trois mille cinq cents coudées selon un deuxième avis et deux mille selon un troisième avis. Si l’on considère que la coudée vaut 46.5 cm, la distance serait d’après le premier avis de 133.92 Km, de 78.12 Km selon le second et de 44.64 Km selon le troisième. Quant au voyage court, il n’est pas permis de raccourcir la prière pour un voyage court ;

2/   que le voyageur ne commette pas de désobéissance par son voyage. Ainsi, le voyage qui est permis est par exemple le voyage pour faire le commerce ou se promener. Mais quelqu’un qui commet une désobéissance par son voyage comme l’épouse qui s’est enfuie de chez son mari, celui qui voyage pour faire le commerce d’alcool ou pour commettre la fornication avec une femme, il ne lui est pas permis de raccourcir ;

3/   cela concerne la prière de quatre rak^ah qu’il accomplit pendant son voyage. Ainsi, on ne raccourcit pas la prière de al-maghrib, ni celle de as-soubh. D’autre part, on ne raccourcit pas la prière manquée avant le voyage pour la rattraper raccourcie pendant le voyage.

      Il est permis de raccourcir celle qu’on a manquée pendant le voyage, pour l’effectuer au cours du voyage. Ceci a lieu dans le cas où on a manqué la prière de adh-dhouhr à cause du sommeil en étant voyageur, si on la rattrape pendant le voyage, on la rattrape raccourcie si l’on veut ;

4/   qu’il fasse l’intention de raccourcir lors de l’entrée en rituel, en disant dans son cœur par exemple, lors de la formulation du takbir : « je fais la prière obligatoire de adh-dhouhr, en deux rak^ah » ou « je fais la prière obligatoire de al-^asr en deux rak^ah », ou « je fais la prière obligatoire de al-^icha raccourcie » ;

5/   qu’il ne prenne pas pour imam quelqu’un qui est résident. Ainsi, il n’est pas valable pour le voyageur qui veut raccourcir d’avoir pour imam quelqu’un qui ne raccourcit pas, c’est-à-dire qui fait la prière de quatre rak^ah sans la raccourcir.

 

Remarques utiles :

* Dans le cas où la destination du voyageur a deux chemins, l’un est long et l’autre court, s’il prend le chemin le plus long pour se rendre permis le raccourcissement de la prière et seulement dans cet objectif, il ne raccourcit pas. Mais s’il avait un autre objectif en empruntant ce chemin, même accompagné de l’objectif de se rendre permis le fait de raccourcir, par exemple la sûreté du chemin, sa facilité, une visite ou la visite d’un malade ou même si l’objectif était seulement de se promener, il peut raccourcir.

* le début du voyage a lieu en franchissant les remparts de la ville si elle en a et les limites de l’agglomération si elle n’en a pas.

* si le voyageur est dans un endroit qu’il pense quitter jour après jour si son affaire se réalise, il peut raccourcir durant dix-huit jours, en dehors de ses jours d’arrivée et de départ, tant qu’il demeure dans cette situation.

* si le voyageur entre dans un lieu et fait l’intention d’y résider quatre jours complets, c’est-à-dire quatre jours complets en dehors de ses jours d’arrivée et de départ, il ne peut y raccourcir la prière.

Il est permis à celui qui fait un long voyage de regrouper adh-dhouhr avec al-^asr dans le temps de l’un des deux, c’est-à-dire en anticipant ou en reculant et al-maghrib avec al-^icha en anticipant ou en reculant.

 

Si l’on regroupe pendant le temps de la première, il y a trois conditions :

1) accomplir la première avant la seconde. Ainsi, on accomplit par exemple adh-dhouhr en premier puis al-^asr, ou al-maghrib puis al-^icha.

2) faire l’intention par son cœur de regrouper et ce, pendant qu’on est dans la première.

3) les faire immédiatement l’une après l’autre. Il n’est pas valable de regrouper en faisant une pause très longue, par rapport à l’usage. Toutefois, une petite pause n’est pas préjudiciable, comme par exemple le temps de faire l’iqamah –l’annonce de la prière– pour la seconde prière ou le temps de faire le tayammoum pour elle.

 

Il est une condition pour le regroupement, lorsqu’on recule la première prière : de faire l’intention, dans le temps de la première prière, de la reculer jusque dans le temps de la seconde, et ce, de manière à ce qu’il reste de son temps ce qui suffit à la faire ou plus. Il n’est pas une condition de respecter l’ordre des deux prières, ni de les faire l’une immédiatement après l’autre, ni de faire l’intention de regrouper pendant la première prière.

Remarque : Il est permis de regrouper pour celui qui est résident et malade d’une maladie comportant une difficulté manifeste, que ce soit en anticipant ou en reculant, selon ce qui lui est le plus facile. Si le plus facile pour lui, c’est d’anticiper, cela lui est permis et si le plus facile pour lui, c’est de reculer, cela lui est permis.

 

La prière du vendredi

La prière du vendredi (al-joumou^ah) est constituée de deux rak^ah. C’est une obligation d’ordre personnel (fardou ^ayn) pour tout musulman pubère, sain d’esprit, libre, de sexe masculin, résident, non dispensé par une excuse qui autorise son délaissement, s’il y a quarante résidents établis à vie (moustawtin). Ainsi, la prière du vendredi n’est pas obligatoire pour le mécréant d’origine, d’un devoir requis de lui dans le bas monde. De même, elle n’est pas obligatoire pour le jeune enfant, ni pour le fou, ni pour l’esclave, ni pour la personne de sexe féminin, ni pour le voyageur même si son voyage est d’une distance inférieure à la distance qui permet de raccourcir la prière, ni pour celui qui a une excuse qui permet son délaissement, comme le malade d’une maladie à cause de laquelle il lui est éprouvant de se rendre à l’endroit où a lieu la prière du vendredi.

Elle est également obligatoire pour celui qui a eu l’intention de résider dans la ville où a lieu la prière du vendredi au moins quatre jours complets, c’est-à-dire en dehors de ses jours d’arrivée et de départ ; en effet, il n’a plus dans ce cas le jugement de voyageur.

 

Conditions de la prière du vendredi :

1/  qu’elle ait lieu dans un endroit faisant partie de la ville, même si c’est dans une construction en bois, en roseaux ou en branches de palmiers. Ainsi, elle est valable dans la limite de la ville : dans une mosquée, dans une maison ou bien à l’extérieur dans l’espace qui s’y trouve. Mais elle n’est pas valable en-dehors des limites de la ville ;

2/  qu’elle soit précédée par deux discours (khoutbah) qui soient entendus par les quarante hommes établis à vie. Il est une condition que chacun d’eux soit musulman, pubère, sain d’esprit, libre, de sexe masculin et résident établi à vie ;

3/  qu’elle soit effectuée en assemblée avec eux, c’est-à-dire avec les quarante résidents établis à vie ;

4/  qu’elle ait lieu dans le temps de adh-dhouhr, de sorte qu’elle n’est valable ni avant ni après ce temps ;

5/  qu’une autre prière du vendredi ne soit pas simultanée avec elle dans la même ville, même si la ville est grande ; c’est-à-dire, si le rassemblement des gens de la ville en un lieu unique ne présente pas une réelle difficulté. Le cas échéant, celle qui a précédé l’autre est valable et pas la suivante. Si l’on ne sait pas laquelle des deux a précédé l’autre, aucune des deux n’est valable. Certains compagnons de Ach-Chafi^iyy ont dit : il n’est pas valable qu’il y ait plus qu’une prière de vendredi, quelle qu’en soit la raison.

 

Les piliers des deux discours (khoutbah) sont :

1/  la louange à Allah en disant : (al-hamdou li l-Lah) ou (lil-Lahi l-hamd) ou (hamdan lil-Lah) ou ce qui est semblable ;

2/  l’invocation en faveur du Prophète r (as-salatou ^ala n-Nabiyy), en disant par exemple : (Allahoumma salli ^ala Mouhammad). Il est suffisant de dire : (salla l-Lahou ^ala Mouhammad) ;

3/  la recommandation de la piété (at-taqwa) en incitant à l’obéissance et en réprimant la désobéissance ou l’un des deux. Il n’est pas une condition de prononcer le mot (taqwa) (piété) mais il suffit de dire (‘ati^ou l-Lah) ce qui signifie : « obéissez à Allah ».

     Il est une condition de faire ces trois piliers dans chacun des deux discours ;

4/  une ayah –un verset– ayant un sens complet dans l’un des deux discours. La meilleure façon, c’est que cela ait lieu dans le premier discours à la fin du discours ;

5/  l’invocation en faveur des croyants dans le deuxième discours, incluant les croyantes. Il est recommandé de citer les croyantes et il n’est pas une condition de généraliser : si l’on cite en particulier ceux qui sont présents ou quarante d’entre eux, cela suffit.

 

 

Les conditions de validité des deux discours sont :

1/   la purification des deux hadath, petit et grand, et l’élimination des najaçah non tolérables sur le corps, sur l’emplacement des discours et sur ce que l’on porte sur soi, comme un vêtement ou autre ;

2/   couvrir la zone de pudeur, c’est-à-dire la zone comprise entre le nombril et les genoux ;

3/   la position debout pour celui qui le peut. Si on est incapable de se tenir debout, on donne le discours assis ;

4/   la position assise entre les deux discours au minimum le temps de la quiétude. Mais la façon la plus complète, c’est le temps équivalent à celui de la récitation de sourat Al-‘Ikhlas et il est ici recommandé de la réciter à voix basse ;

5/   faire successivement leurs piliers et faire suivre par la prière à la fin des deux discours ;

6/   que les piliers des deux discours soient en arabe ;

7/   qu’ils aient lieu après que le soleil a quitté sa position du zénith ;

8/   que les quarante hommes établis à vie entendent les piliers des discours ;

9/   faire précéder la prière par les deux discours.

 

Ce qui est recommandé :

1/   le ghousl pour la prière du vendredi. Le temps de ce ghousl commence avec l’aube. Il est déconseillé de délaisser ce ghousl ;

2/   mettre des habits blancs ;

3/   se parfumer ;

4/   se couper les ongles ;

5/   se rendre tôt à la prière, à pied, dès l’aube ;

6/   être attentif à celui qui donne le discours. La signification de « être attentif » est de se taire tout en l’écoutant. Si on délaisse cela, c’est déconseillé.

Celui qui entre alors que l’imam est en train de donner le discours accomplit deux rak^ah légères puis s’assoit.

 

La prosternation de la récitation

Il est recommandé pour celui qui récite le Qour’an, pour celui qui l’entend ou celui qui l’écoute de faire la prosternation de la récitation après avoir récité ou entendu une des ayah de prosternation (sajdah) et ce, tant que le temps qui sépare l’instant où il l’entend et celui où il se prosterne ne s’est pas prolongé selon l’usage. Si cet instant s’est prolongé, on ne fait pas la prosternation et on ne la rattrape pas. Si celui qui récite ou qui entend avait eu un petit hadath et fait le woudou rapidement, il peut faire la prosternation, sinon il ne la fait pas.

La prosternation de la récitation requiert les conditions de validité de la prière telles que la purification, couvrir la zone de pudeur, faire face à la qiblah, délaisser la prononciation de la parole qui est de l’ordre du langage des gens ainsi que le commencement de son temps qui coïncide avec l’achèvement de la récitation ou de l’audition de la ayah de prosternation complète.

Si celui qui se prosterne n’était pas en train d’accomplir la prière, il lui est un devoir de formuler le takbir de l’entrée en rituel en faisant l’intention d’accomplir la prosternation. Il est recommandé qu’il lève les mains lors de la formulation du takbir, comme pour l’entrée en rituel de la prière. Il n’est pas recommandé pour celui qui récite assis de se lever pour se prosterner depuis la position debout. Ensuite, il s’abaisse pour la prosternation en formulant un takbir, puis il relève la tête en formulant un takbir, s’assoit, et c’est une condition qu’il passe le salam. Il n’est pas une condition de réciter le tachahhoud. S’il était en train de faire une prière, il est recommandé de faire un takbir pour l’abaissement et pour le relèvement de la prosternation.

Il est recommandé que l’imam la retarde dans la prière à voix basse jusqu’après la fin de la prière, pour ne pas perturber ceux qu’il dirige dans la prière, si le temps qui sépare l’instant où il récite la ayah et celui où il se prosterne est court.

 

La prosternation du remerciement

La prosternation du remerciement est recommandée lors de l’avènement d’un bien tel que l’arrivée d’un enfant, d’une somme d’argent, le retour d’un absent ou la victoire sur un ennemi et aussi lors de la fin d’une épreuve comme le sauvetage de la noyade ou de l’incendie. Elle n’est pas recommandée pour la poursuite d’un bien ou la poursuite de la délivrance d’une épreuve. Elle a lieu comme la prosternation de la récitation du Qour’an faite en-dehors de la prière, avec les mêmes conditions et de la même manière.

Remarque : Il n’est pas permis de faire une prosternation sans raison aucune, dans l’intention de rechercher l’agrément de Allah ta^ala. De même, il n’est pas permis de se prosterner pour un musulman ou toute autre personne, même si la prosternation est faite dans l’intention de le saluer.

 

La prière de la Fête de la fin du jeûne (^idou l-fitr) et de la Fête du sacrifice (^idou l-‘ad-ha)

La prière de la Fête (al-^id) est très recommandée. Elle est constituée de deux rak^ah. Son temps dure depuis le lever du soleil, jusqu’à ce qu’il quitte sa position du zénith. Mais le mieux, c’est de la reculer jusqu’à ce que le soleil atteigne la hauteur d’une lance, c’est-à-dire par rapport au niveau du regard.

Il est recommandé de l’accomplir en assemblée. Elle est valable même si la personne l’accomplit seule, en faisant deux rak^ah, telles que les deux rak^ah de la prière recommandée qui accompagne as-soubh. Il est recommandé de formuler sept takbir au début de la première rak^ah, après le takbir de l’entrée en rituel et dans la deuxième rak^ah cinq takbir après la formulation du takbir pour le relèvement en position debout. On dit entre un takbir et un autre : (soubhana l-Lahi wa l-hamdou li l-Lahi wa la ‘ilaha ‘il-la l-Lahou wa l-Lahou ‘akbar).

Il est recommandé de faire deux discours après la prière, en formulant dans le premier neuf takbir et dans le deuxième sept takbir.

Il est recommandé de sortir tôt pour la prière de la Fête, après la prière de as-soubh, sauf pour celui qui donne les discours, qui recule son arrivée jusqu’au temps de la prière. Il est préférable d’aller à pied plutôt que d’y aller sur une monture. Il n’y a pas de mal que celui qui a une excuse s’y rende sur une monture. Il est recommandé de faire le ghousl. Le temps de ce ghousl commence à la moitié de la nuit. Il est recommandé de s’embellir par l’habillement et autres et de se parfumer. Ceci vaut pour les hommes : quant aux femmes, il leur est déconseillé de sortir parfumées et embellies.

Il est recommandé de faire des takbir la veille des deux Fêtes jusqu’à l’entrée en rituel de leur prière de même qu’après les prières obligatoires, depuis le soubh du neuvième jour de Dhou l-Hijjah –le jour de ^Arafah– jusqu’au ^asr du treizième jour de ce mois –le dernier des trois jours de at-tachriq.

 

Remarque : La prière surérogatoire est de deux sortes : une catégorie qu’il est recommandé de faire en assemblée, par exemple pour les deux Fêtes, l’éclipse lunaire, l’éclipse solaire, la demande de la pluie ou les tarawih, les plus méritoires étant celles des deux Fêtes. Et il y a une catégorie qu’il n’est pas recommandé d’accomplir en assemblée : ce sont par exemple les prières surérogatoires des cinq prières obligatoires (rawatib) et la prière de ad-douha. Les meilleures prières de cette catégorie sont le witr, puis les deux rak^ah du fajr. La prière du witr est réalisée par un nombre impair de rak^ah pouvant aller jusqu’à onze et au minimum une rak^ah. Le minimum pour accomplir la manière complète, c’est d’effectuer trois rak^ah. Par conséquent, si on accomplit pour le witr trois rak^ah continues ou davantage, et qu’on fait le tachahhoud dans les deux dernières ou seulement dans la dernière rak^ah, cela est suffisant. Il est préférable de la faire en continu avec un seul tachahhoud plutôt que de la faire en  continu avec deux tachahhoud. La séparation entre la dernière rak^ah et les précédentes est préférable à la continuité. Son temps commence après avoir accompli al-^icha jusqu’à la deuxième aube.

Le witr lui-même comptera pour un tahajjoud –une prière de nuit accomplie après avoir dormi ou une prière accomplie la nuit si la personne veille toute la nuit– si on le fait après un sommeil. Si on le fait avant, c’est un witr et non un tahajjoud. Il n’est pas recommandé de le faire en assemblée, sauf à la suite des prières de tarawih.

Le minimum de la prière de ad-douha est de deux rak^ah. Le minimum de la manière complète est d’accomplir quatre rak^ah et le maximum est de huit. Il est recommandé de faire le salam après chaque deux rak^ah. Son temps dure à partir du moment où le soleil est élevé à la hauteur d’une lance, jusqu’au zénith.

 

La prière funéraire (al-jinazah)

Il convient de se rappeler souvent la mort et de s’y préparer en faisant le repentir et en réparant les injustices qu’on a faites envers ceux qui ont été lésés. Ceci est encore plus requis de la part des malades. Tout comme il fait preuve de patience envers la maladie et abandonne les gémissements autant qu’il le peut. Il lui est recommandé de se faire soigner et pour les autres, de lui rendre visite. Il convient à celui qui lui rend visite de lui remonter le moral et de ne pas rester trop longtemps.

C’est une obligation communautaire (fardou kifayah) de préparer le mort : en le lavant, en l’enveloppant dans un linceul, en faisant la prière funéraire pour lui et en l’enterrant.

Ce qui est un devoir pour le lavage, c’est de répandre de l’eau purificatrice une fois sur tout le corps, peau, cheveux et poils, même s’ils sont épais. Le minimum du linceul, c’est ce qui couvre l’ensemble du corps. Mais on fait exception de la tête de celui qui est mort en rituel de pèlerinage ou de ^oumrah, s’il est mort avant le désengagement rituel (tahalloul). Dans ce cas, on ne lui couvre pas la tête mais elle est laissée découverte : il sera ressuscité au jour dernier dans l’état sur lequel il est mort, en état de rituel, en faisant la talbiyah c’est-à-dire en disant : (labbayka l-Lahoumma labbayk). De même, pour la femme morte en état de rituel, on ne lui couvre pas le visage.

La couverture du corps du mort se fait par un tissu qui lui était licite durant sa vie et qui était digne de lui. Ainsi l’homme n’est pas enveloppé dans de la soie. Il est plutôt enveloppé d’un tissu en coton, en lin ou ce qui est semblable. Quant à la femme et à l’enfant, il est permis de leur donner pour linceul un tissu en soie car il leur était permis d’en porter pendant leur vie. Il n’est pas permis d’envelopper un défunt musulman d’un linceul fait d’un tissu qui n’est pas digne de lui, c’est-à-dire qui serait rabaissant pour lui et ferait ressentir du mépris à son égard. Il n’est pas un devoir de lui donner pour linceul un tissu neuf, mais aussi bien ce qui a déjà été porté que ce qui est neuf suffit.

Il est recommandé que le linceul soit constitué pour l’homme de trois tissus et pour la femme d’une chemise, d’un voile, d’un ‘izar –un pagne long– autour des jambes et des pieds et de deux tissus. La chemise, c’est ce qui cache la plus grande partie du corps, l’izar, ce qui est porté pour la partie inférieure du corps et le voile, ce que la femme utilise pour se couvrir la tête. Les deux tissus enfin sont en plus des trois choses que l’on vient de citer.

La meilleure chose pour le linceul est qu’il soit blanc et en coton. L’enveloppement dans trois tissus est un devoir envers celui qui est enveloppé à partir de son bien et qui n’a pas de dette qui dépasse ses biens, comme par exemple s’il laisse un héritage qui dépasse le montant de ses dettes ou s’il n’a pas de dette du tout, même s’il n’a pas d’autre bien que ces trois tissus.

Le minimum de la prière funéraire par lequel l’obligation est accomplie est le suivant : on fait l’intention de faire la prière pour le mort lors du takbir ; c’est-à-dire que l’on dit : (Allahou ‘akbar) et on fait l’intention dans le cœur en disant : « j’accomplis la prière funéraire pour ce mort », s’il est présent. Il est une condition de désigner dans le cœur l’intention de la prière funéraire, ceci est une obligation. Il ne suffit pas de faire l’intention de faire une prière dans l’absolu, sans préciser que c’est une prière funéraire. Ensuite, on récite la Fatihah, puis on dit : (Allahou ‘akbar, Allahoumma salli ^ala Mouhammad) ce qui signifie : « Allah est plus puissant et sait plus que tout autre ; ô Allah élève davantage le degré de Mouhammad », puis on dit : (Allahou ‘akbar, Allahoumma ghfir lahou wa rhamhou), puis on dit : (Allahou ‘akbar) et on fait le salam.

Mais il est recommandé après le deuxième takbir de réciter as-salatou l-‘ibrahimiyyah en entier : (Allahoumma salli ^ala Mouhammad wa ^alaali Mouhammad kama sallayta ^ala ‘Ibrahim, wa ^alaali ‘Ibrahim, ‘innaka Hamidoun Majid. Allahoumma barik ^ala Mouhammad wa ^alaali Mouhammad kama barakta ^ala ‘Ibrahim, wa ^alaali ‘Ibrahim, ‘innaka Hamidoun Majid). Il est recommandé après le troisième takbir de dire cette invocation : (Allahoumma hadha ^abdouka wa bnou ^abdayka, kharaja min rawhi d-dounya wa sa^atiha wa mahboubouhou wa ‘ahibba‘ouhou fiha ‘ila dhoulmati l-qabri wa ma houwa laqih. Kana yach-hadou ‘an la ‘ilaha ‘il-la ‘anta wahdaka la charika lak, wa ‘anna Mouhammadan ^abdouka wa raçoulouk, wa ‘anta ‘a^lamou bihi minna. Allahoumma ‘innahou nazala bika wa ‘anta khayrou manzoulin bih, wa ‘asbaha faqiran ‘ila rahmatika wa ‘anta ghaniyyoun ^an ^adhabih, wa qad ji’naka raghibina ‘ilayka choufa^a‘a lah, Allahoumma ‘in kana mouhsinan fazid fi ‘ihçanihi wa ‘in kana mouçi‘an fatajawaz ^anhou, wa laqqihi birahmatika ridak, wa qihi fitnata l-qabri wa ^adhabihi wa fsah lahou fi qabrihi wa jafi l-‘arda ^an janbayh, wa laqqihi bi rahmatika l-‘amna min ^adhabika hatta tab^athahou ‘aminan ‘ila jannatika bi rahmatika ya ‘arhama r-rahimin) ce qui signifie : « Ô Allah c’est là Ton esclave et le fils de Tes deux esclaves. Il a quitté le repos de cette vie et son bien-être, alors que ce qu’il a aimé et ceux qu’il a aimé y sont encore, pour rejoindre l’obscurité de la tombe et ce qui l’attend. Il témoignait qu’il n’est de dieu que Toi, Toi seul Tu n’as pas d’associé et que Mouhammad est Ton esclave et Ton messager et Tu sais ce qu’il en est de lui mieux que nous. Ô Allah il est devenu Ton hôte et Tu es le meilleur de qui on est l’hôte. Il s’est retrouvé dans le besoin de Ta miséricorde et Tu n’as pas besoin de son châtiment. Nous sommes venus T’implorer, en Te suppliant, en intercédant en sa faveur. Ô Allah, s’il était bienfaiteur, accorde-lui encore plus de bienfait et s’il était malfaisant, accorde-lui Ta clémence et accorde-lui par Ta miséricorde Ton agrément, préserve-le des troubles de la tombe et de son supplice, élargis pour lui l’espace de sa tombe, écarte la terre de ses côtés et accorde-lui par Ta miséricorde le salut de Ton châtiment jusqu’à ce que Tu le ressuscites en paix pour Ton paradis, par Ta miséricorde, ô Toi Qui est Le plus miséricordieux des miséricordieux ».

Le minimum de l’enterrement, c’est un fosse qui cache son odeur, de sorte qu’elle n’apparaisse plus après l’avoir enseveli et qui le protège des animaux sauvages, de sorte qu’ils ne le déterrent pas et ne le dévorent pas. S’il n’y a pas d’autre moyen de le garder de ces choses que d’avoir recours à la construction ou au cercueil, ceci devient alors un devoir.

La façon la plus complète d’effectuer l’enterrement est la suivante : que la fosse soit suffisamment large pour celui qui y descend le mort ainsi que son aide et qu’il soit de la profondeur de quelqu’un de taille moyenne levant le bras, c’est-à-dire de quatre coudées et demi de profondeur, même si le mort est un enfant. Il est recommandé de mettre le défunt dans une niche latérale si la terre est compacte et de creuser une tranchée au fond de la tombe si la terre est meuble. Il est interdit d’enterrer dans des caveaux.

 

Avertissement : Parmi les positions rabaissantes pour le mort et qui ne sont pas permises, c’est de le renverser sur sa face lors du lavage. Ceci est interdit. De même, il y a le fait de le porter sur les épaules, sans civière ou autre. Mais il est permis de porter le petit enfant à la main pour aller l’enterrer.

 

 

Wa soubhana l-Lahi

wa l-hamdou li l-Lahi Rabbi l-^alamin.

Allah est exempt de toute imperfection
la louange est à Allah le Seigneur
des mondes

Contredire les passions de son âme

Posted in cours général par chaykhaboulaliyah le janvier 13, 2014

La louange est à Allah le Seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance. Nous demandons à Allah de nous préserver de l’état des gens de l’enfer, nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

Nous allons commencer par parler du fait de contredire les passions de son âme.

 

Allah ta^ala dit :

إِنَّ الْمُتَّقِينَ فِي جَنَّاتٍ وَعُيُونٍ

ءاخِذِينَ مَا ءاتَاهُمْ رَبُّهُمْ إِنَّهُمْ كَانُوا قَبْلَ ذَلِكَ مُحْسِنِينَ

(‘inna l-mouttaqin fi jannatin wa ^ouyounin ‘akhidhina ma ‘atahoum rabbouhoum ‘innahoum kanou qabla dhalika mouhsinin)

 

Ce qui signifie : « Ceux qui sont pieux sont dans des jardins et ils font ce que leur Seigneur leur a ordonné, ils étaient bienfaiteurs » dans [sourat Adh-Dhariyat/15-16]

 

Ce que Allah ta^ala a révélé à Son esclave Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam est vrai, il n’y a pas de doute à ce sujet. Et ce que Allah tabaraka wa ta^ala a promis aura lieu immanquablement. Ainsi l’esclave vertueux, celui qui est pieux c’est le bien aimé de Allah. Sa rétribution selon le jugement de Allah ce sont des jardins du paradis.

 

Allah ta^ala dit :

 

وَأُزْلِفَتِ الْجَنَّةُ لِلْمُتَّقِينَ غَيْرَ بَعِيدٍ

هَذَا مَا تُوعَدُونَ لِكُلِّ أَوَّابٍ حَفِيظٍ

مَنْ خَشِيَ الرَّحْمَن بِالْغَيْبِ وَجَاء بِقَلْبٍ مُّنِيبٍ

ادْخُلُوهَا بِسَلامٍ ذَلِكَ يَوْمُ الْخُلُودِ

لَهُم مَّا يَشَاؤُونَ فِيهَا وَلَدَيْنَا مَزِيدٌ

(wa ‘ouzfati l-jannatou lil mouttaqin ghayra ba^idin hadha matou^adouna li koulli ‘awwabin hafidhin man khachiya r-rahman bil ghayba wa ja’a bi qalbin mounibin ‘adkhoulouha bi salamin dhalika yawmou l-khouloudi lahoum ma yachaouna fiha waladayna mazid)

Ainsi Allah rétribue les pieux largement. [sourat Qaf/31-35]

 

La félicité du paradis est meilleure que la félicité du bas monde. Et la félicité du paradis dure plus longtemps que la félicité du bas monde. La félicité du bas monde est comme rien du tout par rapport à la félicité du paradis. Alors œuvre pour être au nombre des pieux selon les jugements de Allah et sache que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam nous a appris dans son hadith honoré :

 

أَلاَ وَ إِنَّ فِي الجَسَدِ مُضْغَة إذا صَلَحَت صَلَحَ الجَسَدُ كُلُّهُ وَ إِذَا فَسَدَت فَسَدَ الجَسَدُ كُلُّهُ أَلَا وَ هِيَ القَلْب

( ‘ala wa ‘inna fi ljasadi moudgha ‘idha  salahat salaha ljasadou koul-louhou wa ‘idha fasadat fasada ljasadou koul-louhou ‘ala wa hiya lqalb)

 

Ce qui signifie : « Il y a certes dans le corps un bout de chair si ce bout de chair est bon alors tout le corps est bon et si ce bout de chair est corrompu alors tout le corps est corrompus. Et il s’agit du cœur. » Alors méfies toi et préserve toi des maladies du cœur, garde toi de l’insincérité, gardes toi de l’infatuation. Gardes toi de l’orgueil, gardes toi de l’envie, gardes toi de l’animosité.

 

Le Prophète ^alayhi s-salatou wa salam a dit :

 

لاَ تَبَاغَضُوا وَ لاَ تَحَاسَدُوا وَ لا تدابَروا وكُونُوا عِبَاد الله إخْوَانا

(la tabaghadou wa la tahasadou wa la tadabarou wa kounou ^ibada L-lahi ikhwana)

 

Ce qui signifie : « Ne vous haïssez pas les uns les autres, ne vous enviez pas les uns les autres [ne soyez pas envieux, ne soyez pas jaloux], ne vous détournez pas les uns des autres [quand vous le rencontrez ne faites pas comme si vous ne l’avez pas vu] et soyez des frères, vous, esclaves de Allah, soyez des frères ».

 

Parmi les maladies du cœur il y a justement l’envie, la jalousie. Parmi les maladies du cœur il y a la haine, le fait de se haïr, de se détester les uns les autres et les conséquences de ces deux maladies du cœur sont très graves. Ce sont des choses contraires à ce que la loi a ordonné.

C’est le contraire de l’entraide pour la bienfaisance et la piété. En effet si les musulmans se jalousent s’envient les uns les autres. Si les musulmans se haïssent les uns les autres, ils vont reculer et ne vont pas ordonner, ils ne vont pas faire le bien, ils ne vont pas s’entraider pour la bienfaisance.

 

L’envie, la jalousie qui est interdite qu’est ce que c’est ? L’envie interdite c’est souhaiter que le bienfait de ton frère lui soit enlevé tout en œuvrant pour cela, c’est-à-dire en faisant quelque chose pour que le bienfait de ce musulman lui soit enlevé. En œuvrant soit par la parole soit avec le corps. Donc il dit quelque chose ou il fait quelque chose pour que le bienfait de son frère musulman lui soit enlevé.

Ce qui aide pour se débarrasser de la haine, du fait de se détester les uns des autres, ce qui aide pour se débarrasser de la jalousie les uns des autres, ce qui aide pour se débarrasser du fait de se détourner les uns des autres c’est de contredire les passions de ton âme. Ce que ton âme suggère comme mal, tu le contredis, tu ne suis pas ce que ton âme te suggère comme mal. Contredire les passions de son âme aide à gagner l’agrément de Allah tabaraka wa ta^ala.

 

Un des savants connaisseurs de Allah a dit :

 

خَالِف هَواك طَرْقًا لِلمَعالِي

( khalif hawaka tarqan lilma^ali )

 

C’est-à-dire « contredis tes passions, tu aspireras vers les haut degrés et tu verras les conséquences du degré complet. Celui qui suit ses passions va à sa perte puis il verra les graves conséquences de ce qu’il a fait. »

Les saints, les waliyy ne sont devenus des waliyy que en contredisant les passions de leurs âme. Beaucoup de gens ne contredisent pas les passions de leurs âmes et ne se contredisent pas. C’est pour cela qu’ils sont amenés à faire ce que Allah a interdit.

Tu vois certains ils se détournent de leur frères musulmans, ils lui tournent le dos. Certains tournent le dos à leur propre frère de même père et de même mère en raison de quelque chose du bas monde. Ce sont les gens, quand ils agissent ainsi qui ne s’en remettent pas à la loi de Allah et ne contredise pas les passions de leurs âmes. Au contraire ils suivent ce que son chaytan lui suggère, que Dieu nous en préserve.

Il arrive que son frère en Islam vienne vers lui et lui il lui tourne le dos pour lui faire sentir qu’il le déteste, ou il tourne son visage vers une autre direction. Et il y a en cela une nuisance pour le musulman. Il a été dit que l’envie al-hasad a été le premier péché qui a été commis, ça été la première désobéissance à Allah et c’est ‘iblis que Dieu le maudisse qui avait envié le Prophète ‘Adam et cela s’est produit au paradis. ‘iblis était musulman, il était au paradis et notre maitre ‘Adam ^alayhi s-salam était au paradis et le premier péché qui a été commis, la première désobéissance à Allah qui a eut lieu c’est le péché de ‘iblis qui a envier notre maitre ‘Adam ^alayhi s-salam et c’est le premier péché qui a été commis au paradis. Et l’envie a été également le premier péché à être commis sur terre. Puisque Qabil, un des fils de ‘Adam a envié son frère Habil. Puis il l’a tué.

 

Notre Messager salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam nous incite à nous empresser pour faire le bien, il nous incite à régler les affaires des gens, à nous entraider les uns les autres. Il nous incite à accomplir les actes d’obéissance. Au lieu de la haine, au lieu de l’envie, au lieu de se détourner les uns des autres, il convient plutôt de délivrer les gens qui sont éprouvés de leurs épreuves.

Il convient plutôt de faciliter pour ceux qui sont dans la difficulté et de régler les affaires de ceux qui sont nécessiteux. Le Prophète ^alayhi s-salatou wa salam a dit :

 

لاَ تَحْقِرَنَّ مِنَ المَعْروفِ شَيْئًا

(la tahqiran-na mina lma^roufi chay’an )

 

Ce qui signifie : « Ne néglige aucun bien que tu peux faire, ne fusse qu’en rencontrant ton frère avec un visage souriant » [Rapporté par Mouslim]

 

Quand le Messager a dit « ton frère » c’est-à-dire ton frère en Islam et à plus forte raison ton frère de même père ou de même mère ou bien ton épouse ou bien ton enfant. De plus c’est quelque chose qui est très facile que de sourire face à ton frère en Islam, ce n’est pas quelque chose qui va te demander beaucoup d’effort et tu introduits ainsi la joie dans son cœur.

Egalement d’aller rendre visite à ton frère qui est malade. Il se peut que par ta visite tu le soulage d’une partie de ses douleurs.

Egalement si ton frère est éprouvé tu demandes après lui. Cela peut lui délivrer d’une partie de ses tourments et ses chagrins. Et tu peux aider ton frère qui est nécessiteux. Quand tu aides ton frère qui est nécessiteux, tu lui introduis la joie et le sourire dans son cœur.

Les invocations

Posted in cours général par chaykhaboulaliyah le janvier 13, 2014

Lever les mains quand on fait des invocations est quelque chose de recommandé selon l’unanimité (al-‘ijma^). Parce que le ciel c’est la qiblah, c’est la direction pour les invocations. Et le ciel c’est la source de descente des miséricordes et des bénédictions.

 

Passer la main sur le visage après avoir fait des dou^a fait l’objet de divergence. Certains ont dit que c’est recommandé et d’autres ont dit que ce n’est pas recommandé. Mais ça ne veut pas dire que c’est interdit.

 

Le ciel c’est la source de descente des miséricordes et des bénédictions parce que le ciel est rempli d’anges. Et les anges ne désobéissent pas à Allah. Donc le ciel est un endroit dans lequel il n’y a pas de péchés. Il est parvenu dans un hadith :

 

مَا فِي السَماءِ مَوْضِعُ أَرْبَع أصَابع وَإلاّ وَ فِيها مَلكٌ قَائمٌ أو راكعٌ أَو سَاجِد

(ma fi s-sama‘i mawdi^ou ‘arba^ou ‘asabi^ wa ‘il-la wa fiha malakoun qa’imoun ‘aw raki^oun ‘aw sajid)

 

Ce qui signifie : « Il n’y a pas dans le ciel un emplacement de quatre doigts sans qu’il y ait un ange qui soit debout ou en inclination ni en prosternation entrain d’adorer Allah, entrain de faire la prière pour Allah. »

Le ciel est donc chargé d’anges qui font les cinq prières obligatoires dans leur temps et le reste du temps, ils font des prières surérogatoires. C’est pour cela que certains se trouvent en position debout, d’autres en prosternation, d’autres en inclination. Le ciel n’est pas endroit dans lequel Allah habite comme l’ont crus certains parce que Allah existe sans endroit. En effet, celui qui se trouve dans un endroit ou dans tous les endroits est un corps et le corps est crée. Et Allah est le Créateur. Allah est Celui Qui crée, Allah n’est pas crée. Allah tabaraka wa ta^ala a crée le trône, al-^arch, par manifestation de Sa puissance et non pour s’assoir dessus tout comme l’ont crus certains. C’est cette croyance qui est la croyance de tout musulman que Allah n’a pas de ressemblance avec Ses créatures et Qu’Il n’a pas les attributs de Ses créatures et Qu’Il existe sans endroit.

 

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Pour expliquer dou^a’ al-qounout, c’est le dou^a’ qu’on fait à la 2ème rak^ah de as-soubh.

 

(Allahoumma hdini fiman hadayt) c’est-à-dire : « Ô Allah fait que je persévère sur la foi, sur l’islam, parmi ceux pour qui Tu as voulu cela »

 

(wa ^afini fiman ^afayt) c’est-à-dire : « Préserve moi des maladies au nombre de ceux que Tu as préservés des maladies, protège moi des maladies fais que je sois parmi ceux pour qui Tu as accordé cette protection des maladies. »

 

(wa tawallani fiman tawallayt) c’est-à-dire : « Aide moi fais que je sois au nombre de ceux que Tu aides. »

 

(wa barik li fima ‘a^tayt) c’est-à-dire : « Fais que j’ai de la barakah, des bénédictions, dans tout ce que Tu m’as donné »

 

(wa srif ^anni charra ma qadayt) C’est-à-dire : « les choses qui sont du mal dont Tu as prédestiné l’existence, préserve moi de ces choses-là ». [Cela ne veut pas dire des choses prédestinées qui m’arrivent, protège moi de cela. Non. Parce que si quelque chose est prédestiné, elle aura lieu. On ne demande pas à Allah de changer la prédestination parce que c’est impossible, Allah ne change pas. Celui qui change à un début et Allah est exempt du début, donc Il ne change pas. Mais les choses dont Allah a voulu l’existence qui sont du mal, nous demandons à Allah qu’Il nous en préserve, c’est cela le sens].

 

(fa ‘innaka taqdi wa la youqda ^alayk) c’est-à-dire : « Ô Allah Tu es Celui qui prédestine les choses pour Ses créatures et Toi Tu n’es pas sujet à la prédestination, puisque Tu es de toute éternité et Tu ne changes pas ».

 

(wa ‘innahou la yadhil-lou man walayt) c’est-à-dire : « Ô Allah celui pour qui Tu as voulu l’honneur, celui là ne sera jamais humilié même si certains lui nuisent. [Même si certains l’humilient mais selon le jugement de Allah il reste honorable] ». Il y a parmi les Prophètes beaucoup qui ont été tué par des mécréants, parmi les Prophètes certains ont subis des nuisances sans que ça soit au point d’être assassiné et malgré cela selon le jugement de Allah ils sont honorables. Car cette nuisance qui leur arrive est en réalité une gloire que Dieu leur accorde, c’est un honneur de la part de Allah, c’est une élévation en degré.

 

(tabarakta Rabbana wa ta^alayt) c’est-à-dire : « Ô Allah fais que Tes grâces et Tes bienfaits nous atteigne dures, fais qu’on obtienne toujours de Ta part des grâces et des bienfaits et Tu es Mouta^al»  « Mouta^al » c’est-à-dire Tu es exempt de toute ressemblance avec les créatures. Tu n’as pas pour attribut l’endroit, la direction, la position assise, la forme, l’aspect, l’image, les membres, l’ignorance, l’impuissance, le mouvement, l’immobilité et le changement d’humeur. Tout cela Allah en est exempt. Allah est exempt de tout cela.

 

Voilà quelques informations concernant dou^a al-qounout c’est une invocation que nous disons et c’est utile d’en comprendre la signification parce que sa signification c’est du tawhid.

La langue

Posted in cours général par chaykhaboulaliyah le janvier 13, 2014

« Attachez vous à diminuer vos paroles, ne pas trop parler sauf pour dire du bien et diminuer le confort et diminuer la colère. Délaisser la colère est quelque chose de très important, la colère mène à la perte. Et de plus délaisser les péchés, éduquer votre âme pour délaisser les péchés et faites en sorte que vos intention soient sincères dans les œuvres comme la prière, le jeune, la zakat, le hajj, le dhikr dans tout cela soyez sincère. Préparez vos provisions pour l’au-delà, en multipliant les paroles de dhikr, en faisant beaucoup de d’évocation de Dieu, que ce soit la parole « La ‘ilaha ‘il-la l-Lah » ou « soubhana l-Lah » ou « al-hamdouli l-Lah » ou bien « Allahou ‘Akbar »

Quelqu’un a interrogé le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam et le Messager lui a dit :

لاَ يزَالُ لسَانُك رَطْبًا مِن ذِكر الله

(la yazalou lisanouka ratban min thikri L-lah)

 

 

Ce qui signifie : « Ta langue restera douce tant que tu évoques Allah » en disant « Soubhana l-Lah » « Al-hamdouli l-Lah » « Allahou ‘Akbar » « La ‘ilaha ‘il-la l-Lah » « La hawla wa la qouwwata il-la bi l-Lah ». Tout cela c’est du dhikr, c’est des évocations de Allah. Celui dont la langue continuellement évoque Allah, il retrouvera un bien immense. S’il dit « soubhana l-Lahi wa bihamdih » il lui sera planté un arbre au paradis dont le tronc est en or. Il dit cette phrase. Les arbres qui sont au paradis ne meurent pas, ce sont des arbres qui resteront éternellement. L’arbre lui donne un fruit dont la couleur n’est pas altérée. Chaque fois qu’il dit « soubhana l-Lahi wa bihamdih » ou « Soubhana l-Lah » il lui sera planté un tel arbre. Et il y a certainement un grand profit pour l’au-delà. Mais s’il dit « Soubhana l-Lah » sans « wa bihamdih », il lui sera planté un arbre mais ce ne sera pas un arbre dont le tronc est en or. Il lui sera planté un arbre mais pas de la première catégorie des arbres, dont le tronc n’est pas en or. Si on prend un fouet [avec lequel on frappe] et qu’on le pose sur le sol du paradis, ce que ce fouet recouvre du sol du paradis vaut mieux que ce bas monde et ce qu’il contient. C’est quelque chose de très petit par rapport à l’immensité du paradis. Qu’est ce qu’il prend ce fouet dans le sol du paradis ? Pas grand-chose. Généralement ils sont fins les fouets, et pourtant l’espace que recouvre ce fouet du sol du paradis vaut mieux que le bas monde et ce qu’il contient.

Que Allah nous accorde le paradis sans châtiment.

L’eau de Zamzam

Posted in cours général par chaykhaboulaliyah le janvier 13, 2014

La louange est à Allah le seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance. Nous demandons à Allah de nous préserver de l’état des gens de l’enfer, nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

Ce qui a été dit au sujet de l’eau de zamzam c’est qu’il n’y a pas eut de divergence entre les spécialistes de l’histoire et les historiens que le premier qui a fait que l’eau de zamzam jaillisse sur terre fut Jibril ^alayhi s-salam lorsque le Prophète de Allah Isma^il qui était encore enfant avait eut soif, Allah a envoyé Jibril a fait jaillir de terre la source de zamzam. Et quand cette source a jaillit la mère de Isma^il, Hajar, s’est mise à entourer l’endroit où sortait, l’eau avec de la terre de sorte que l’eau ne s’échappe dans tous les sens. Donc elle a contribué à diminuer le débit de cette eau. Si elle l’avait laissé cela aurait été une source d’eau plus abondante qu’elle ne l’est aujourd’hui (parce que aujourd’hui elle est abondante) comme nous l’a annoncé le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam. Et les gens profitaient de cette eau depuis l’époque de Hajar, de Isma^il, jusqu’à ce que vienne une tribu, qui s’appelle la tribu de Jourhoum, quand cette tribu a pris de force la Mecque, ils ont comblé l’eau de cette source, l’eau ne sortait plus. Des années se sont passées jusqu’à ce que soit arrivé le grand père du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam, ^Abdou l-Mouttalib, le grand père paternel du Prophète. Il a vu dans le rêve des signes pour qu’il aille creuser dans un endroit pour qu’il voit et fasse à nouveau apparaitre l’eau de zamzam, et il a fait cela et à cette époque là ^Abdou l-Mouttalib n’avait pas encore d’autre fils que Al-Harith. ^Abdou l-Mouttalib avait eut plusieurs fils, le grand père du Prophète, mais quand il avait vu ce rêve pour retrouver l’eau de zamzam il n’avait pour fils que Al-Harith. Tout comme cela a été rapporté par l’auteur de chifa l-gharam.

 

Il y a un historien qui a dit autre chose. Al-‘Azrouqiyy a dit que cette source a en fait été à nouveau creusé après la naissance du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam. Donc certains ont dit que c’était à l’époque du grand père et d’autres ont dit que c’était après la naissance du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam. Et à cette époque là l’eau de zamzam, la source était devenu très très faible, au point qu’un homme, qui était habitant de at-tarif, qui s’appelle Mouhammad ibnou Mousayyar et il travaillait dans cette source. Il a dit : « J’ai pu faire la prière au fond de l’endroit où cette eau sortait » pour dire que l’eau de la source était presque tarie. Al-‘ Azrouqiyy a dit : « Cette source a 60 coudées de profondeur » l’endroit d’où elle sort jusqu’à la surface il y a 60 coudées et au fond d’où sorte cette source, qui a trois sources différentes étaient près de la pierre noir, une près de la pierre noire, une près de la montagne d’Abou Qoubays et  une près du mont de as-safa et une troisième près de al marwa. Donc il a décrit un peu les différentes distances, où elles se trouvent exactement, il a montré dans son livre où se situait la source de zamzam, comment cette source se déversait dans un puits duquel les gens faisaient le woudou. Tout cela était avant que les saoudiens ne modifient l’architecture aujourd’hui. Si vous regardez les photos d’avant, de la mosquée Al-Haram, où il y avait la ka^bah, il trouvait toujours un emplacement, les escaliers pour descendre pour aller jusqu’à zamzam. Maintenant il n’y a plus accès à la source, ils ont mis une canalisation qui permet de faire monter l’eau plus loin. Le prétexte était pour que les gens qui font le tawwaf, parce qu’il y a des escaliers qui font descendre jusqu’à la source de zamzam se trouvent vers l’emplacement des gens qui faisaient le tawwaf. Avant les gens évitaient juste ces escaliers, maintenant il y a un peu plus de monde, donc ils ont totalement comblés ces escaliers là, qu’on a plus accès et l’eau est par les canalisations de tout le monde. La porte de ses escaliers là est du côté de la montagne de as-safat.

En l’an 933 de l’Hégire, il y a eut à travers des différents rois et gouverneurs, il y avait des extensions des gens qui s’occupaient de sortir l’eau de zamzam, chaque souverain laissait une trace. Les noms de zamzam, d’après Al-Fakihi, il rapporte d’après des savants des gens de la Mecque, les noms de l’eau de zamzam sont Hazmat Jibril ou encore Souqya l-Lahou ‘Isma^il, sayyidah, barakah et nafa^, madnounah, ^Awanah, Bouchra, Safiyyah, mourrah, ^Ismah, Salimah, Maymounah, Moubarakah, Kafiyah, ^afiyah, Moughadiyyah, Tahirah, Moufdat, Haramiyyah, Mourwiyyah, Mounisah, Ta^amou tou^m, chifa’ou saqam, tout cela ce sont des noms de cette eau de zamzam. Il a été dit qu’elle s’appelle également Taybah, Taktham, Chaba^atou l-^iyyal, charabou l-‘abrar, Qaryatou n-naml, Nouqratou l-ghourab, HazmatouIsma^il, Noufaylat l-^abbas, ces noms qui ont été cités par un savant qui s’appelle Yaqout Al-Hamoul.

Pourquoi elle a été appelée « hamzatou Jibril », le coup donné par Jibril ? Il a dit « Parce que c’est Jibril qui a donné un coup de talon à cet endroit là pour que l’eau sorte ».

Pourquoi est ce qu’il a été appelé zamzam, Ibnou Hicham a dit :

« Az-zamzama chez les arabes, ils utilisent ce mot là pour dire que c’est quelque chose en quantité et beaucoup qui se réuni ». Ils utilisent ce mot pour dire que c’est beaucoup qui se réunit.

Et il a été dit que cette source a été appelée zamzam parce qu’elle a été zoummat c’est-à-dire calée avec de la terre pour ne pas que l’eau se disperse dans tous les sens. Parce que l’eau quand elle jaillissait, Hajar mettait de la terre pour diriger le flux pour ne pas que l’eau aille dans tous les sens, donc ce verbe là de caler la sortie ca s’appelle zamma.

 

Les mérites de l’eau de zamzam

 

Al-Façiyy dans son livre chifa’ou l-lgharam a dit : Il nous a été rapporté dans le mou^jam de At-Tabaraniyy avec une chaine de transmission d’hommes digne de confiance dans le sahih de Ibnou Hibban, d’après le hadith de Ibnou ^Abbas que Allah l’agrée lui et son père, d’après le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam il a dit :

خَيْرُ مَاءٍ عَلَى وَجْهِ الأَرْضِ مَاءُ زَمْزَمْ

 (Khayrou ma’in ^ala wajhou l-‘ardi ma’ou zamzam)

 

Ce qui signifie : « La meilleure eau sur terre c’est l’eau de zamzam »

 

Et le même sens a été rapporté par ^Aliyy ibni Abi Talib que Allah l’agrée dans Tarikhou l-‘azrouqiyy.

 

Al-hafidh Al-^Iraqiyy a dit que la sagesse de laver la poitrine du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam avec l’eau de zamzam est que pour que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam est la force de voir les choses surprenantes sur terre et dans les cieux ainsi que le paradis et l’enfer, parce que parmi les particularités de l’eau de zamzam c’est qu’elle renforce le cœur et elle apaise les craintes. Donc cela est une autre particularité de cette eau.

 

Il a été rapporté également dans Tarikhou l-‘azrouqiyy d’après Ibnou l-^Abbas il a dit :

 

» اشْرَبُوا مِنْ شَرَابِ الأَبْرَارْ«

(‘Ichrabou min charabi l-‘abrar)

Ce qui signifie : « Buvez de l’eau des pieux »

 

Il a été rapporté d’après Wahb Ibnou Mounabbah la même chose.

Il a été rapporté dans le mou^jam l-kabir de At-Tabaraniyy le hadith de Ibnou ^Abbas, d’après le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam que le fait de boire beaucoup d’eau de zamzam, de se remplir le ventre d’eau de zamzam est un signe qui nous distingue des hypocrites.

Ca veut dire que le musulman aime boire beaucoup d’eau de zamzam contrairement à l’hypocrite.

 

Et le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam quand il voulait réjouir le cœur de quelqu’un, il lui donnait à boire de l’eau de zamzam.

 

D’après Ibnou ^Abbas il a dit : le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

 

« مَاءُ زَمْزَمْ لِمَا شُرِبَ لَهُ إِنْ شَرَبْتَهُ تَسْتَشْفِي بِهِ شَفَاكَ اللَهُ وَ إِنْ شَرِبْتَهُ لِشَبَعِكَ أَشْبَعَكَ اللَهُ بِهِ »

 

Ce qui signifie : « L’eau de zamzam est une eau qui te permet d’obtenir ce que tu recherche en la buvant. Si tu veux la boire pour la guérison, Allah te donne la guérison. Si tu veux la boire pour que tu n’aies plus faim, Allah fait que tu sois rassasié. Si tu veux la boire pour couper la soif, Allah fait que tu n’as plus soif », donc celui qui boit de l’eau de zamzam pour un objectif qu’il recherche Allah le lui accorde.

L’imam Ach-Chafi^iyy que Allah agrée a bu de l’eau de zamzam pour avoir la science et il a eut ce qu’il recherchait. Et il buvait aussi l’eau de zamzam pour être adroit au tir, quand il tirait, il atteignait sa cible. Et il visait sur dix coups il atteignait dix ou parfois neuf. Voyez comment il était adroit.

 

Alors parmi ce qui a été rapporté à ce sujet, c’est ce qu’à rapporté Al-Fakihi d’après quelqu’un, un habitant de la Mecque, il a vu dans la Mosquée de Al-Haram, près de la porte de as-safa, un homme et autour de lui des gens qui était assemblés. Il s’est rapproché de lui. Ils ont trouvés que c’était un homme qui avait visiblement une blessure, il avait un problème et il avait un morceau de bois dans la bouche. On lui a dit : « Il a bu quelque chose et dans ce récipient il y avait une aiguille, et l’aiguille s’est planté dans sa gorge et elle est restée de travers et il ne pouvait plus fermer sa bouche. Il était près de mourir » Cet homme a dit : « Je suis parti, et quelques jours plus tard je l’ai revu et il n’avait plus aucun mal. Je lui ai dis : « Qu’est ce qui t’est arrivé ? » Il a dit « J’ai bu de l’eau de zamzam et je suis resté sur l’état que j’avais, j’étais toujours souffrant, je me suis adossé à un des piliers de la Mosquée et je me suis assoupis. Et je me suis réveillé, je n’avais plus aucune douleur» donc voilà un exemple parmi tant d’autres.

 

Il y a également ce qu’a rapporté Al-hafidh Al-^Iraqiyy [c’est une référence dans la science du hadith] qui avait bu de l’eau de zamzam pour différents objectifs, parmi lesquels la guérison d’une maladie qu’il avait au ventre. Et il en a guérit sans prendre de médicament.

 

Et il y a aussi un homme qui était au service de la Mosquée, il s’appelle Ahmad Ibnou ^Abdi l-Lah ach-Charifiyy et il avait dit parce qu’il avait été atteint de cécité et il a été guérit de cette cécité.

 

Alors comment boit- on l’eau de zamzam ? Quelles sont les règles de comportement à avoir ?

Il est recommandé quand on veut boire de l’eau de zamzam de se diriger vers la qiblah, de citer le nom de Allah, de remercier Allah et de dire l’invocation que Ibnou ^Abbas disait quand il buvait de l’eau de zamzam. Dans le Al-Moustadrak de Al-Hakim, Ibnou ^Abbas lorsqu’il buvait de l’eau de zamzam disait :

 

« اللَّهُمَّ إِنِّي أَسْأَلُكَ عِلْمًا نَافِعًا وَ رِزْقًا وَاسِعًا وَشِفَاءً مِنْ كُلِّ دَاءٍ »

(Allahoumma ‘inni ‘as’alouka ^ilman nafi^a, wa rizqan wasi^a, wa chifa’an min koulli da’)

 

Ce qui signifie : « Ô Allah je te demande une science utile, une subsistance large et une guérison de toute maladie » mais la personne ne se limite pas à ses invocations, elle peut dire toutes les invocations qu’elle souhaite, des sujets de l’au delà et il évite de faire des invocations qui entraine une nuisance.

 

La sagesse de purification avec de l’eau de zamzam

 

Se purifier avec de l’eau de zamzam est quelque chose de valable et de correcte selon l’unanimité tout comme l’a mentionné Al-Mawadiyy dans Al-Hawiyy ainsi que An-Nawawiyy dans « charhou l-Mouhadh-dhab » et dans l’école de l’imam Ach-Chafi^iyy, il est recommandé de faire le woudou et le ghousl avec l’eau de zamzam. Al-Fakihi a rapporté que les gens de la Mecque lavaient leurs morts avec l’eau de zamzam, c’était en espérant la barakah par cette eau.

 

Et il a été mentionné que ‘Asma’ bintou Abou Bakr As-Siddiq a lavé son fils ^Abdou l-Lah Ibnou Zoubayr avec l’eau de zamzam.

 

Concernant le transport de cette eau dans de différents pays, cela est permis par accord des différentes quatre écoles. C’est permis d’emmener de l’eau de zamzam dans les différents pays.

 

Chez les malikites c’est recommandé tout comme chez les chafi^ites. La différence c’est les chafi^ites entre l’eau de zamzam et la pierre de al-haram des pierres, chez les chafi^ites ont n’emmène pas les pierres c’est que l’eau de zamzam ce n’est pas quelque chose qui une fois enlevée, elle n’est pas remplacée, contrairement aux pierres. Si chacun emmenait les pierres, cela va vider l’endroit alors que l’eau si elle est prise elle peut être remplacée par une autre eau.

 

Ach-Chafi^iyy a donné cette différence, d’après ce qu’à rapporté Al-Bayhaqiyy. L’origine du caractère permis du transport de l’eau de zamzam c’est ce qu’a rapporté At-Tirmidhiyy dans son jami^, d’après ^A’ichah, elle a pris de l’eau de zamzam dans des récipients et elle a dit : Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam a transporté cette eau avec lui et il en versait sur les malades et il leur en donnait à boire.

 

Voilà un petit rappel concernant cette eau qui est une eau pleine de Barakah.

 

Que Allah nous accorde de la boire à sa source.

L’âme

Posted in cours général,islam par chaykhaboulaliyah le novembre 9, 2013

L’âme (en arabe ar-rouuh_), est un corps impalpable. Le corps palpable est ce qui peut être perçu au toucher,  comme cette table, l’être humain, comme la pierre, l’arbre, qui sont des corps palpables. On peut les attraper à la main, contrairement aux corps impalpables. Des exemples de corps impalpables : la lumière. La lumière est un corps. Pourquoi dit-on  que la lumière est un corps ? C’est parce qu’elle occupe un espace. Elle a une longueur, une largeur et une profondeur. La preuve, si vous prenez une bougie dans une nuit où tout est sombre, vous voyez bien que cette lumière occupe un espace et qu’au-delà de cet espace là, il n’y a plus de lumière, seulement l’obscurité. Cela correspond donc à l’espace qu’occupe ce corps qui est la lumière, un corps impalpable. On ne la perçoit pas au toucher. L’âme, également est un corps impalpable. Donc, dans ce monde il y a des corps palpables et des corps impalpables. L’âme fait partie des corps qui sont impalpables. Et seul Allah en connait la réalité. C’est à dire que notre connaissance de l’âme est très réduite. Les créatures de Allah qui font partie des êtres vivants comme les êtres humains, les anges, les animaux possèdent des âmes. Mais les arbres n’ont pas d’âmes. Les objets n’ont plus. C’est pour cela que l’on dit que ce sont des objets inanimés. La maison aussi n’a pas d’âme, la voiture n’a pas d’âme. Tant qu’on est en vie, c’est que notre âme est dans notre corps. La mort justement c’est lorsque l’âme est retirée du corps. Et l’ange de la mort s’appelle ^Azraa’iil. Il est chargé de retirer les âmes des corps. Donc, les corps sont soit palpables comme l’arbre, la pierre, l’homme, soit impalpables. En résumé, il existe deux catégories de  corps, palpables, ou impalpables. Impalpables comme l’air, les jinns, les anges, ou  les âmes.

Les anges ainsi peuvent entrer dans le corps de l’être humain sans que celui-ci  ne ressente quoi que ce soit. En effet, lorsque la femme est enceinte, au bout du 120ème  jour, il y a deux anges qui écrivent dans le foetus qui est dans l’utérus de sa mère, quelle sera sa vie et s’il fera partie de ceux qui seront heureux pour l’éternité ou malheureux pour l’éternité, c’est à dire s’il fait partie de ceux qui iront au paradis ou de ceux qui iront en enfer. Donc, cela aussi est écrit dans le foetus qui est dans l’utérus de sa mère. Ainsi, les anges rentrent sans que la mère ne ressente quoique ce soit.

Les jinns également peuvent entrer dans le corps des humains, mais pas dans le corps des prophètes, sans que l’humain ne ressente quoique ce soit. Parmi les exemples de corps impalpables, il y a le jinn mécréant qui est avec chacun d’entre nous. Il  s’appelle le  qariin (celui qui accompagne). Avec chacun d’entre nous, il y a un jinn mécréant. Il peut rentrer dans le corps et c’est lui qui suggère à l’homme les mauvaises choses. Il entre dans la poitrine sans que la personne ne le ressente. A l’inverse d’une épine qui serait rentrée dans son corps, il n’en ressent rien. Mais, c’est lui qui commence à suggérer des  mauvaises choses. Il lui dit par exemple « Ne fais pas la prière», ou «ne va pas assister aux cours de science de religion», ou «fais ce péché», ou «ne fais pas ce devoir». Donc, c’est justement ce qariin qui entre sans que l’on s’en aperçoive. Mais bien sûr le chaytan, quel qu’il soit, même le qariin, ne rentre pas dans le corps des prophètes. Et celui qui croit le contraire, il sort de l’Islam. Le chaytan peut suggérer de l’extérieur au prophète mais il n’a pas d’emprises, de pouvoirs sur le prophète.  Et même sur les saints, le chaytan n’a pas d’emprises.

Allaah ta^ ala dit «Inna ^ ibaadii layça laka ^ alayhim soulTaan, illaa mani t taba^ aka mina l ghaawiin  (souurat al hijr / 42).

Dans ce verset, Allah nous apprend que le chaytan n’a pas d’emprises sur les prophètes et les saints. C’est pour cela que ceux qui se font appeler les médiums, ou ceux qui prétendent ramener l’âme d’un mort ou dialoguer avec ce mort, ce sont des mensonges. C’est possible que ce soit le qariin de celui qui est mort qui vit généralement plus que le mort, qui connait les détails de la vie de cet humain et il commence à dialoguer soit disant avec le chaytan qui travaille avec ce prétendu médium. Et le jinn peut prendre une apparence, mais on ne les voit pas sous leur véritable apparence. Les ignorants sont perplexes face à ces choses là et parle souvent de mystère. Alors qu’il se peut que ce soit le qariin d’une femme qui a été enterrée ou qui est apparue sur une photo par exemple. Donc, le jinn peut prendre l’apparence d’un être humain mais pas parfaite. Il y a quelque chose qui fait que ce n’est pas une apparence parfaite.

 

Pour en revenir à notre sujet, l’âme, la vie se poursuit dans les corps des anges, des humains, des jinns, des animaux tant que ces corps impalpables y sont présents. Tant que l’âme de l’homme est dans le corps de l’homme, l’homme est vivant. Tant que l’âme du mouton  est dans le mouton, le mouton est vivant. Donc tant que l’âme est dans le corps de cet être vivant, cet être vivant est en vie. Allah a fait que d’ordinaire c’est ainsi que cela ce passe. Et de même, la vie s’en sépare lorsque ces corps s’en séparent. Lorsque les âmes impalpables quittent le corps qui lui est palpable, alors l’être vivant meurt. Donc, la mort est la sortie de l’âme du corps.

Par ailleurs, les âmes ont un début. Les âmes sont des créatures. Toutes les créatures ont un début, c’est à dire un commencement. Et c’est Allah qui a donné leur commencement. C’est Allah Qui les a créées. Et celui qui prétend que les âmes sont éternelles, c’est à dire, qu’elles n’ont pas de commencement, il sort de l’Islam. Il n’est plus musulman. Parce qu’il a prétendu qu’il y a une chose autre que Dieu qui est exempte de début. Une chose dont Allah n’en serait pas le Créateur. Or nous savons que Allah est le créateur de toute chose. Lui seul est exempt de début et tout autre que lui a un début. C’est Lui qui donne le début à tout autre que lui. Donc, les âmes ont un début. Elles ont un commencement. Mais elles ont une particularité, c’est qu’elles ne sont pas anéanties comme le paradis et l’enfer. Le paradis et l’enfer ont un début mais n’auront pas de fin. Les âmes aussi. Elles ont un début mais pas de fin. Les âmes ne seront pas anéanties comme le paradis et l’enfer ne seront pas anéantis. Donc, celui qui dit que l’âme n’a pas de début, il sort de l’Islam. Donc, les âmes sont entrées en existence, elles ont un début mais elles sont éternelles, elles n’ont pas de fin. Allah a fait qu’elles n’ont pas de fin tout comme Il a fait que le paradis et l’enfer n’ont pas de fin. Allah a accordé un début aux âmes et a accordé aux âmes qu’elles n’aient pas de fin.

Notre Maître Adam, ^alayhi s-salaam, est le premier de toute l’humanité et il est le père de tous les prophètes. Après la création de Adam, Allah a fait sortir toute la descendance de Adam, toutes les âmes de sa descendance. Allah les a fait sortir du dos de Adam. Toute sa descendance, nous qui sommes vivants maintenant, ceux qui ont vécu avant nous, ceux qui vont venir après nous, tous les humains, Allah a fait sortir leur âmes du dos de Adam et Allah les a fait parler. Il a fait parler ces âmes et toutes les âmes ont reconnu la divinité de Dieu. Toutes les âmes ont dit qu’il n’est de dieu que Dieu. Toutes sans exception. Parce que les âmes, Allah les a créées. Donc, Allah les a fait sortir du dos de Adam, mais lorsque comme on a vu, le foetus est dans le corps de sa mère, Allah envoie deux anges qui vont insuffler l’âme de cet enfant et les deux anges vont écrire pour cet enfant s’il sera des gens du paradis ou des gens de l’enfer. Quelle sera sa subsistance, quelle sera sa vie. Tout cela est prédestiné. Donc, cela sera écrit lorsque l’âme est insufflée dans son corps. Cela est déjà écrit sur la table préservée mais eux ils vont écrire lorsqu’ils vont introduire l’âme dans le foetus. Quand l’âme entre dans le corps et que les enfants sortent de l’utérus de leur mère, ils n’ont rien fait encore qui contredise la reconnaissance de la divinité de Dieu puisqu’on a vu que Allah a fait sortir toutes les âmes du dos de Adam. Et toutes les âmes ont reconnus qu’il n’est de dieu que Dieu. Donc, même quand elles sont introduites dans l’utérus de leur mère et qu’ils sortent et sont encore bébé, ils n’ont rien fait qui a contredit cette reconnaissance. Ils sont toujours sur cette reconnaissance qu’il n’est de dieu que Dieu. Cependant, ils ont oublié cet aveu ou cette reconnaissance qu’ils ont fait. Ensuite, certains ont appris la foi, l’Islam, ont grandi sur cela. Et puis il y a ceux qui ont grandi sur la mécréance.  Et certains sont devenus des esclaves croyants et d’autres sont devenus des non croyants. Donc, le jour où Allah a fait sortir les âmes du dos de Adam, on l’appelle le jour de ‘alastou. Dans la ‘ayah «Alastou bi Rabbikoum» qui signifie «Ne suis-je pas votre Dieu». Et les âmes ont toutes répondu «balaa» qui signifie «Oui». Cependant, comme on a vu, après ce jour-là, elles ont toutes oublié quand elles sont sorties du corps de leur mère, elles ont toutes oublié.

 

Les animaux également ont des âmes. Lorsque nous égorgeons un mouton, vous voyez qu’il se débat puis s’arrête. Donc, les animaux ont des âmes. Et celui qui prétend que les animaux n’ont pas d’âmes, il sort de l’Islam. Il y a un homme qui a écrit un livre, un égyptien, qui s’appelle ach cha^ raawiyy, dans lequel il a prétendu le contraire. Il a prétendu que les animaux n’auraient pas d’âmes. Alors que dans le Qour’an, Allah ta^ala dit « Wa idha l wouh_ouuchou h_ouchirat» qui signifie « Et lorsque les animaux seront rassemblés» c’est à dire que après leur mort, tout comme les êtres humains, Allah les ressuscite et à nouveau l’âme rentre dans le corps. Pour les humains et les jinns, cette résurrection puis ce rassemblement sera pour le jugement dernier, et les animaux ne sont pas responsables, ils n’ont pas de comptes à rendre, il n’y a pas de paradis et d’enfer pour les animaux. Cependant, Allah les ressuscite et les rassemble par manifestation de Son équité, de Sa justice. Tout comme l’a dit notre Prophète, salla l laahou ^alayhi wa sallam, dans le hadith, le mouton qui a donné un coup de corne à l’autre mouton dans cette vie, celui qui a reçu un coup de corne va le lui rendre au jour dernier. Par manifestation de Sa justice, Allah fait que cela aura lieu ainsi. Ensuite, que vont devenir les animaux? Ils vont se transformer en poussière. C’est pour cela que le mécréant, lorsqu’il subira le châtiment au jour dernier, il souhaitera être comme les animaux. Il souhaitera devenir poussière. Mais il n’y a plus de mort pour lui après la résurrection. Donc, cette ‘ayah, numéro 5 dans sourat at takwiir, indique que les animaux ont une âme. Et celui qui dit que les animaux n’ont pas d’âme aura contredit le Qour’an, et celui qui contredit le Qour’an  il n’est pas musulman. Le hadith du Prophète concernant le mouton qui rend le coup de corne à l’autre mouton, c’est sa parole, salla l laahou ^alayhi wa sallam, «la tou’addanna l houqouuqou ilaa ‘ahlihaa yawma l qiyaamah» qui signifie « Des droits que certains ont sur les autres seront certes réparés au jour du jugement. C’est à dire que celui dont le droit a été usurpé dans cette vie, il le lui sera rendu au jour du jugement. Donc, ça c’est le début du hadith. La suite : le Prophète a dit «hattaa youqaada lichchaati l jalh_aa’i mina chchaati l qarnaa’», qui signifie «même le mouton qui a reçu un coup de corne prendra sa revanche sur celui qui lui a donné». Même un mouton qui a reçu un coup de corne va le rendre à celui qui le lui a donné. Donc, Allah, par manifestation de Sa justice, fait que même le mouton qui a reçu un coup de corne il va le lui rendre. C’est un hadith rapporté par Mouslim. Donc, la signification de ce hadith, c’est que Allah ta^aalaa rétablit les droits. Donc, le mouton qui n’avait pas de corne et qui a reçu un coup de corne d’un autre mouton qui lui avait des cornes, va rendre à celui qui l’a cogné. Mais cela ne veut pas dire que le mouton qui a donné un coup de corne ira en enfer. Il n’y a pas de paradis et d’enfer pour les animaux du bas-monde. Et ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’animaux au paradis et en enfer. Il y a des animaux au paradis et il y a des animaux en enfer. En enfer, pour le châtiment du mécréant, il y a des scorpions de la taille d’une mule. Et au paradis, il y a des animaux. Celui qui est au paradis, il voit un oiseau qui vole, il souhaite le manger, et il le retrouve sur sa main prêt à être consommé. Et dès qu’il termine de le consommer, Allah ressuscite cet oiseau, il reprend son envol et continue son vol. Car au paradis il n’y a pas d’interruption pour le bien. Et ce que la personne consomme au paradis ne sort pas sous forme de déchets du corps, il n’y a pas de matière fécale ou d’urine. Ce que la personne consomme sort sous forme de transpiration à l’odeur de musc. Si quelqu’un frappe un autre humain injustement, il mérite l’enfer dans l’au delà. Mais il n’en est pas de même pour les animaux. Mais, l’animal qui a été frappé va rendre le coup à celui qui a été frappé et tous deux deviendront poussière. Ils ne rentreront pas au paradis et en enfer.

Dans le bas monde, Allah fait  miséricorde aux croyants tout comme aux mécréants. Mais dans l’au-delà, sa miséricorde sera réservée aux croyants. Allah ne fait pas miséricorde aux mécréants dans l’au-delà. La preuve est la ayah 156  de sourat al a^raaf. Allah ta^ala dit « Wa rahmatii wasi^at koulla chay’ fasa’aktoubouha li l ladhiina yattaqouun» qui signifie «ma miséricorde concerne toute chose dans le bas-monde».  Allah fait miséricorde aux croyants et aux mécréants dans le bas-monde. «Je la destine dans l’au-delà à ceux qui se gardent de la mécréance». Dans l’au-delà, Allah réserve sa miséricorde aux musulmans. Croyants et musulmans, c’est la même chose. Il n’y a pas de croyant qui n’est pas musulman et il n’y a pas de musulman qui n’est pas croyant. Donc, la miséricorde de Allah, Allah la réserve à ceux qui se seront protégés de la mécréance, qui sont morts musulmans. Mais celui qui est mort sur autre que l’Islam, celui-là, Allah ne lui fait pas miséricorde. C’est à dire, que la miséricorde de Allah concerne dans le bas monde aussi bien le musulman que le mécréant. Et dans l’au-delà, Allah l’accorde exclusivement à ceux qui se gardent de l’association et des autres sortes de mécréances. Donc, la miséricorde de Allah, Allah la réserve exclusivement aux musulmans dans l’au-delà. Mais dans le bas monde, il fait miséricorde aux croyants et aux mécréants. Comment fait-il miséricorde aux croyants et aux mécréants dans le bas monde? N’est-ce pas qu’il leur accorde la bonne santé? Il leur accorde leur subsistance. Il leur accorde l’air qu’ils respirent, et l’eau fraîche qu’ils boivent, et ce qui est de cet ordre. Tout cela ce sont des manifestations de la miséricorde de Allah. L’air qu’ils respirent, l’eau qu’ils boivent, la bonne santé, la subsistance. Allah n’est pas obligé d’accorder tout cela. Eh bien, il l’accorde par sa miséricorde. Ce n’est pas un devoir pour Allah que d’accorder cela aux gens. Allah n’est pas soumis à l’ordre ou à l’interdiction de quiconque. C’est pour cela que la personne n’a pas à dire «ça c’est injuste» au sujet de quelque chose que Allah lui accorde ou ce dont Allah l’a prive. Il se peut qu’il y ait injustice entre les humains entre eux, mais Allah il fait ce qu’il veut de ce qui lui appartient. Il n’a pas de compte à rendre. S’il prive quelqu’un et accorde du bien à quelqu’un d’autre il n’aura pas agit dans quelque chose qui ne lui appartient pas. Il aura agit dans ce qui lui appartient. Et l’injustice n’est pas concevable pour quelqu’un qui agit dans ce qui lui appartient. On parle d’injustice dés lors que quelqu’un agit dans quelque chose qui ne lui appartient pas. Mais, tant que la personne agit dans ce qui lui appartient, on ne parle pas d’injustice. C’est pour cela, même nous, les bienfaits que nous avons, notre corps, nos organes, tout cela appartient à Allah. C’est pour cela que si l’un d’entre nous fait quelque chose que Allah a interdite de ses bienfaits, on dit que celui qui a agit ainsi aura été injuste envers lui-même. Puisqu’il aura agit dans quelque chose qui ne lui appartient pas en réalité, car elle appartient à Allah, mais d’une manière qui n’est pas conforme à l’ordre ou à l’interdiction de Allah. C’est pour cela qu’on parle d’injustice. Le péché est une injustice. La désobéissance est une injustice, de la part de la personne. La personne est injuste en agissant de la sorte, mais Allah allah il accorde ce qu’il veut à qui il veut et il prive ce qu’il veut de ce qu’il veut et il n‘a pas de compte à rendre. C’est pour cela que celui qui a trouvé du bien qu’il remercie Dieu. Et qu’il agisse en bien avec les bienfaits que Dieu lui a accordé. Quand au mécréant, lui, il a commis la plus grave des injustices. Puisque, soit il a manqué de respect à Dieu ou à un des prophètes, ou il a renié l’existence de Dieu, ou il a renié un autre attribut de Dieu, ou il aura assimilé Dieu à ses créatures. Tout cela ce sont des injustices et la mécréance est la plus grave des injustices. Pourquoi est-elle la plus grave ? Allah nous l’a appris dans le Qour’an . Car c’est le péché que Allah ne pardonne pas. La mécréance est le péché que Allah ne pardonne pas pour celui qui en meurt chargé. Mais si quelqu’un commet la mécréance, comment peut-il faire pour s’en débarrasser?  En rentrant en Islam. En prononçant les deux témoignages. En disant Il n’est de dieu que Dieu, Mouhammad est le Messager de Dieu». Et en abandonnant ce qui a provoqué la mécréance. C’est ainsi que la personne peut se racheter, tant qu’elle est vivante. Mais si elle arrive à un état où elle perd tout espoir de vie, le repentir n’est plus accepté. Donc, Allah fait miséricorde aux croyants et aux mécréants dans le bas-monde, et uniquement aux croyants dans l’au-delà.

Allah ta^ala dit «   wa naadaa asHaabou n naari asHaaba l jannah ‘an afiiDou ^alaynaa mina l maa’i aw mimmaa razaqakoumou l laah . Qaalouu inna l laaha Harramahoumaa ^alaa l kaafiriin». Sourat al a^raaf /50. Que signifie cette ‘ayah? Les gens de l’enfer, quand ils seront en enfer, les mécréants vont appeler les gens du paradis. Soit ils les voient, bien que la distance soit vraiment très éloignée entre l’enfer et le paradis, à un certain moment donné, si Dieu veut il fait qu’ils pourront les voir, soit ils vont simplement entendre leur voix et ils vont leur parler. Et tellement ils sont en train d’endurer le châtiment lorsqu’ils seront en enfer, ils demanderont aux gens du paradis de leur déverser un peu d’eau ou autre subsistance que Allah leur a accordé. Mais les gens du paradis vont leur répondre «Allah a privé les gens de l’enfer de tout cela». Allah a privé les mécréants de cela. C’est à dire, qu’ils n’auront pas droit à cela. Et c’est alors qu’ils vont se taire. Allah a envoyé les prophètes dans cette vie. Celui qui est doté d’un minimum de raison, et qui utilise correctement sa raison, il dira «ce monde existe, il y a bien qui lui a donné l’existence». Et celui qui lui a donné l’existence n’a pas de ressemblance avec toutes ses créatures. Mais Allah guide qui Il veut et Il égare qui il veut. Il y a des gens dont le coeur est fermé. D’autres, Allah fait que leur coeur accepte la vérité. Donc, quand ils seront en enfer, ils vont demander à avoir un peu de ce que les gens du paradis ont reçu, mais ils sauront qu’ils ne pourront pas prétendre à cela. C’est à dire, qu’en enfer, ils n’auront pas de subsistance utile, et d’eau fraiche qui va assouvir la soif mise à part cette eau qui est bouillante et qui déchire leurs intestins quand ils vont en boire. Pourquoi auront-ils cela? Pourquoi seront-ils dans cet état ? Et c’est un état qu’ils auront pour l’éternité sans interruption. Parce qu’ils ont délaissé le droit le plus éminent de Allah. Ils ont négligé le droit le plus important que Dieu a sur nous, le droit que rien ne remplace et qui est de croire en Dieu et en son Messager. Parce qu’ils ont délaissé cet important devoir, ceci les attendra. C’est un devoir que rien ne remplace. Donc, en enfer, les mécréants n’auront aucune part de bien, parce qu’ils ont négligé justement ce devoir irremplaçable qui est de croire en Dieu et en son Prophète. Donc, si quelqu’un pose la question «pourquoi seront-ils châtiés de ce châtiment terrible et douloureux et qui n’a pas de fin? La réponse est parce qu’ils n’ont pas accompli le plus éminent des droits que Dieu a sur eux. C’est pour cela que la rétribution de ce manquement à ce devoir, c’est qu’ils auront un châtiment éternel qui ne sera pas interrompu. Eux, leur volonté c’était de rester sur leur mécréance. Et leur rétribution, c’est que ce sera un châtiment qui ne sera pas interrompu. Leur objectif c’était de rester tout le temps sur leur mécréance. C’est pour cela que leur rétribution, c’est que ce sera un châtiment sans interruption. Et Allah a rendu l’entré en Islam qui est la plus éminente des grâces de Allah, soit facile. Il est facile d’entrer en Islam, ce n’est pas une épreuve difficile. Ce n’est pas une épreuve physique ou intellectuelle, c’est facile. La personne apprend que Dieu existe, qu’il a envoyé un prophète, le premier est Adam et le dernier est Mouhammad. Et elle adhère par son coeur, et elle le reconnait par sa langue. L’entré en Islam est facile, c’est de reconnaitre par sa langue, ce à quoi la personne à adhéré par son coeur, chose dont la raison témoigne de la véracité. La raison témoigne de la véracité de cette croyance. La raison ne rejette pas cette croyance. Il n’y pas dans notre croyance quelque chose que la raison rejette. Ce n’est pas comme certains  qui disent au sujet de leur mauvaises croyances «oui mais c’est le mystère de la foi». Non! Notre croyance est claire, la raison est là pour la confirmer. Notre croyance est basée sur ce que le Prophète nous a transmis. Et la raison témoigne de la véracité et de la validité de ce que le Prophète a transmis. Donc, l’entré en Islam, Allah a fait qu’elle est facile. C’est en prononçant les deux témoignages après avoir connu Allah et son Messager. D’autre part, Allah a rendu la mécréance également facile. Tout comme l’entrée en Islam est facile, la sortie de l’Islam aussi elle est facile. Une seule parole, qui signifie une moquerie, ou une dépréciation à l’égard de Allah, ou à l’égard de la loi de l’Islam, fait sortir celui qui l’a dite, de la foi, et le fait tomber dans la mécréance qui est la pire des situations. L’entrée en Islam, est facile. C’est par les deux témoignages après avoir connu Allah et connu son Messager. La sortie de l’Islam est facile. Une seule parole qui indique une moquerie, ou une dépréciation, c’est à dire, un rabaissement, de Allah ou de la loi de l’Islam, ou d’un des Prophètes, une seule parole qui indique une dépréciation, fait sortir celui qui l’a dite, de la foi et le fait tomber dans la mécréance. Comme quelqu’un qui dit «oui dans l’Islam, la femme n’a pas de droits» ou «l’Islam est injuste envers la femme». C’est une parole dépréciative qui fait sortir celui qui l’a dite de l’Islam. «ou encore celui qui dit que l’homme est l’équivalent de la femme». Cela est contraire à l’Islam, ce n’est pas vrai. Ou celui qui dit «la prière, ce n’est pas la peine de la faire». Ou le jeune dans notre époque, ce n’est pas un devoir de le faire. Donc, ce sont des paroles qui indiquent une dépréciation de la religion. Notre Prophète nous a bien dit que sa Loi est applicable jusqu’au jour du jugement. Ou celui qui dit que l’homme descend du singe. Cela est une parole qui est contraire à la croyance correcte. Parce que nous avons su et par la raison que ce monde a un créateur puisque ce monde change d’un état à un autre. Donc, forcément, ce qui change a un début, il a besoin de qui lui a donné le début. Et celui qui lui a donné le début, il ne change pas, et il est exempt du début. C’est celui que nous appelons en arabe Allah, en français Dieu. C’est un être qui est de toute éternité, qui a des attributs de perfection qui sont dignes de lui. Cet être, c’est à dire qui existe, il a envoyé des prophètes, et pour les soutenir dans ce qu’ils disent, il leur a accordé des miracles qui sont une preuve de leur véracité. Parmi les miracles de notre Prophète, c’est que l’arbre a gémit. Un arbre qui n’est pas un être vivant, il n‘a pas d’âme. Le Prophète s’appuyait dessus quand il donnait ses discours. Ses compagnons lui ont proposé de lui faire une chair, sur laquelle il pourrait monter pour donner son discours. La foi d’après quand il est monté sur la chair, pour donner son discours, la mosquée était pleine. Les gens ont entendu cet arbre qui se mettait à gémir (pleurer comme un enfant), il se languissait du Prophète. Et il ne sait pas calmé avant que le Prophète redescende et aille le prendre pour qu’il se soit calmé. Ceci est une chose qui n’est pas ordinaire. Habituellement un arbre ne se met pas à gémir. Egalement, parmi les miracles du Prophète, c’est qu’une fois ils étaient mille cinq cent, et étaient à court d’eau. Et le Prophète a demandé à avoir un petit récipient dans lequel il y avait un tout petit peu d’eau, il a mis sa main honorée dedans, et l’eau s’est mise à jaillir d’entre ses doigts, comme des fontaines. Et les gens ont pu en boire et faire leurs ablutions. Il est clair que ce ne sont pas des illusions. Ils avaient soif et après ils n’ont plus soif. Ils n’avaient pas le woudou et après ils ont le woudou. C’est bien quelque chose de réel. Et ils n’étaient pas une ou deux ou trois personnes. Ils étaient mille cinq cent. Et les miracles du Prophète sont très nombreux. Il n’y a pas que notre Prophète qui a eu des miracles, d’autres aussi ont eu des miracles. Tous les prophètes ont eu des miracles. Comment nous qui n’avions pas été présents lorsque ces miracles s’étaient produis, croyons nous en ces miracles? C’est par la transmission de l’information d’une manière qu’on appelle at tawaatour. C’est à dire que la première couche qui ont vu ces miracles était nombreuse. De plus la connaissance du miracle était par une perception sensorielle, ce n’est pas une imagination ou une théorie que deux ou cinq ou six personnes ont monté et qu’ils ont relayé par la suite. Au départ, c’était une perception sensorielle, c’est par leur sens qu’ils ont pris connaissance. Ils ont bu, ils ont touché, ils ont vu. Donc, ce grand nombre de personne, plus que vingt, à leur tour,  a transmis à un grand nombre. Et ce grand nombre qui a reçu l’information à son tour, à transmis à un grand nombre, et ainsi de suite à chaque couche l’information a été relayée par un grand nombre de personne jusqu’à ce qu’elle nous soit parvenue. Ce mode de transmission entraine une connaissance certaine. Cela se nomme at tawaatour en arabe. Et lorsque cette information nous parvient, c’est comme si nous même avions vu cette chose qui nous a été rapportée. C’est pour cela à certains incrédules, on lui dit pourquoi tu crois qu’il y a un homme qui s’appelle Lénine et un autre qui s’appelle Karl Marx et un souverain qui s’appelle Napoléon, et tu ne crois pas aux miracles du Prophète Mouhammad ? Et pourtant le mode de transmission est le même. Napoléon, c’est beaucoup de personne qui l’ont rencontré, et qui ont dit qu’il a existé, qu’il a fait telle et telle chose, ensuite un grand nombre a rapporté à un grand nombre et ainsi de suite jusqu’à ce que cela nous parvienne. Un homme qui s’appelle Lénine aussi, un grand nombre de personne l’a rencontré et a vu qu’elles étaient ses théories, et ils l’ont rapporté à un grand nombre et ainsi de suite jusqu’à ce que cela nous parvienne. Donc, nous on a la certitude qu’il y a eu un homme qui a existé qui s’appelle Lénine, ou un homme qui a existé qui s’appelle Napoléon, qui a dit telle et telle chose. C’est par ce même mode de transmission que nous savons qu’il y a un pays qui s’appelle la Chine. Ou un roi qui a existé par le passé et qui porte tel nom. Egalement, c’est par ce mode de transmission, que nous savons que le Prophète Mouhammad  a eu de l’eau qui a jaillit d’entre ses doigts, à partir de laquelle 1500  personnes ont pu boire et ont pu faire leur ablution.  Donc, on leur dit «Pourquoi tu crois en telle chose et pas en telle chose ?» On lui dit que tu agis arbitrairement. Tu n’es pas quelqu’un qui utilise correctement sa raison. C’est un agissement arbitraire, c’est  à dire, un agissement qui n’est pas justifié, qui n’a pas d’arguments. Donc, le Prophète a été envoyé et tout ce qu’il nous a transmis est vrai puisque le créateur le confirme dans ce qu’il dit par des miracles. Et donc, sa loi aussi, c’est celle que Dieu a ordonné. Donc, le fait que l’homme a tel droit et tel devoir, le fait que la femme a tel droit et tel devoir, c’est quelque chose qui est certainement accompagnée d’une sagesse. Puisque Dieu ne crée pas des choses absurdement. Et celui qui prétend que telle Loi ou telle autre loi est obsolète, ou n’est pas applicable, c’est comme s’il attribue à Allah l’absurdité. Et Allah est exempt de tout défaut. Donc, la personne, il convient qu’elle apprenne. De nos jours, beaucoup de gens suivent n’importe quoi, et sont en train de délaisser ce qui est précieux et ce qui est correct. Celui qui est intelligent, c’est celui qui suit ce que notre Prophète nous a dit. Le Prophète nous a dit ce qui signifie ‘celui pour qui Allah veut le bien, il fait qu’il apprend la science de la religion. Mais bien sûr, cet apprentissage n’est pas en lisant à droite et à gauche ou en regardant n’importe quelle chaine de télé, mais en apprenant par transmission orale.  Auprès de ceux, qui ont eux mêmes appris par transmission orale, et ainsi de suite jusqu’aux compagnons du Prophète et jusqu’au Prophète ^alayhi  s salaatou  wa s salaam. Malheureusement de nos jours, il y a beaucoup de gens, qui parlent au nom de la religion, mais qui n’ont pas de chaines de transmission ou qui parlent de leur tête. La personne veille auprès de qui elle apprend sa religion.  Ce n’est pas n’importe quelle personne qui parle au nom de la religion dont les paroles sont forcément correctes. La personne demande quelle est la chaine de transmission et elle s’assure que c’est une chaine de transmission correcte.

Donc, le fait que le mécréant subisse un châtiment sans fin en enfer, c’est à cause de son manquement au plus important des devoirs qui est la croyance en Dieu et en son Prophète. Et celui qui était musulman et qui fait quelque chose qui le fait sortir de l’islam, il devient mécréant. Comme le mécréant d’origine. C’est à dire, que lui aussi, s’il meurt dans  cet état, et qu’il ne rentre pas en Islam, il restera éternellement en enfer, que Dieu nous préserve. Et celui qui se retrouve ainsi dans l’apostasie selon le jugement de Allah il est plus méprisable que les insectes et les bêtes sauvages. Qu’il ait prononcé cette parole, de mécréance en étant sérieux, ou en étant en colère, même si la personne était en colère. Même si elle plaisantait. Si elle dit une parole, qui revient à contredire la religion, ou qui revient à  déprécier Allah ou la loi de l’Islam, cette parole l’a fait sortir de l’Islam. Que la personne fasse attention. La colère n’est pas une excuse. La plaisanterie non plus n’est pas une excuse. Certains te disent «oui mais moi je faisais que discuter». Allah dit dans sourat at tawbah ayah 65 et 66 ce qui signifie « Si tu leur avais posé la question, ils auraient répondu «mais nous ne faisions que discuter et plaisanter» Dis : Est-ce que vous plaisantez de Allah, des signes de la religion, de ses messager, c’est de cela que vous vous moquiez? Ne vous excusez pas, vous êtes devenus mécréants après avoir été croyants». Donc, cette ayah, elle est explicite. Ils sont devenus mécréants alors qu’auparavant, ils étaient croyants. Pourquoi ? Parce qu’ils se moquaient de Allah, ou de ses messagers, ou du paradis ou de l’enfer, et ainsi de suite. Donc, la personne, qu’elle fasse attention. Qu’elle ne dise pas des choses au sujet de la religion sans science. Certains, ils disent ça c’est licite, ça c’est interdit sans avoir appris. Et il se peut qu’ainsi il tombe dans la mécréance. C’est pour cela, la personne ne donne pas d’avis dans la religion sans avoir appris. Et le fait que la colère ou la plaisanterie ne soient pas des excuses, cela a été bien expliqué les livres de jurisprudence des écoles reconnues (madhhab). Ils ont jugé, celui qui profère telle ou telle parole de mécréance, mécréant. Il y a donc des savants qui ont même composé des livres pour dire telle parole fait sortir de l’Islam, telle parole fait sortir de l’Islam, telle parole fait sortir de l’Islam, ils ont écrit des livres pour donner des exemples de paroles qui font sortir de l’Islam. Allah ta^ala dit « Inna charra d dawaabbi ^inda llaahi l ladhiina kafarouu fahoum laa you’minouun. Sourat al ‘anfaal » / 55 ce qui signifie « certes les pires êtres se déplaçant sur terre selon le jugement de Allah, allah sont ceux qui sont mécréants». Ils n’ont certes pas la foi. Ils sont les pires êtres qui se déplacent sur terre. Ce sont ceux qui ne sont pas musulmans.

Dans le hadith de ‘abouu mouuça l ach^ariyy le Prophète  a dit que le paradis est plus proche de l’un d’entre vous que la lanière  de ses sandales. Et l’enfer également. C’est à dire, que la personne, qu’elle se retrouve au paradis ou qu’elle se retrouve en enfer, c’est quelque chose qui est très facile. Le fait qu’elle meurt sur l’Islam ou qu’elle meurt sur la mécréance, c’est quelque chose qui est très facile. C’est pour cela que la personne, puisqu’elle ne sait pas à quel moment elle va mourir, que ce qui compte, c’est l’état de sa personne quand elle meurt. Chacun d’entre nous ne garantit pas la seconde qui vient. Quelle que soit sa santé, sa puissance physique, sa soit disant intelligence, son pouvoir, est-ce qu’elle garantit la seconde qui suit ?! Personne d’entre nous ne la garantit. Personne ! Celui qui est intelligent, c’est celui qui dit : « il se peut que dans une seconde, je vais mourir», à moi d’oeuvrer pour que lorsque viendra ma mort, je ne sois pas dans une situation qui va me pénaliser pour la suite. Parce que la suite n’a plus de fin. Maintenant, il y a une fin, mais après il n‘y aura plus de fin. Donc, la personne peut gagner le paradis en faisant quelque bonne action. N’est ce pas que le prophète a dit «préservez vous du feu de l’enfer même en donnant en aumône la moitié d’une datte». Qu’est ce que c’est une moitié de datte? Pas grand chose. Il se peut qu’en donnant en aumône la moitié d’une datte, ça sera la bonne action qui va te faire entrer au paradis. Nous on ne sait pas. Donc, c’est pour cela que la personne ne néglige pas le peu de bien qu’elle peut faire, même en rencontrant son frère ou sa soeur en Islam, avec le sourire. On parle des hommes en eux et des femmes entre elles. Même ça, peut réjouir le coeur du musulman. Et de même, la personne peut se retrouver en enfer, à cause de quelques mauvaises actions. Donc si quelqu’un a vécu durant des années durant, sur la mécréance, puis avant de mourir , il entre en Islam, avant de voir les anges du châtiment , il entre en Islam, avant de perdre tout espoir de vie, il entre en Islam, avant de rencontrer l’ange de la mort, avant de voir ^azraaiil , ou avant de se retrouver noyé, il entre en Islam, et il a pour conviction qu’il n’est de dieu que Dieu, et que Mouhammad est le Messager de Dieu, celui-là il ira au paradis, même s’il a vécu cent ans sur la mécréance. Parce qu’avant de mourir il est entré en Islam, il ira au paradis. Même s’il n’a pas fait une seule prière de toute sa vie. Et il n’aura pas de compte à rendre sur ce qu’il n’a pas fait parce qu’il était sur la mécréance. Parce que celui qui est mécréant d’origine, quand il entre en Islam, son Islam lui efface tous ses péchés antérieurs. Ce n’est pas comme celui qui était musulman puis qui est sorti de l’Islam, puis il est revenu à nouveau dans l’Islam. S’il revient à nouveau à l’Islam, il a toujours les anciens péchés qu’il avait commis, et il a perdu ses bonnes actions. Mais il est à nouveau musulman. Et ce qui compte c’est l’état de la personne lorsqu’elle meurt, est-ce qu’elle est musulmane, ou est-ce qu’elle n’est pas musulmane. Et en contrepartie, si quelqu’un avait vécu sur l’Islam, puis il est tombé malade par exemple, et que sa maladie est devenue extrêmement éprouvante, très douloureuse.  Et il n’a pas pu supporter, et il s’est rebellé contre Dieu, il a dit «o Dieu, pourquoi tu es injuste avec moi en me donnant cette douleur que je ne peux pas supporter ?» , il est sorti de l’Islam attribuant l’injustice à Dieu. S’il meurt, celui-là n’entrera pas au paradis. Le paradis lui est interdit. Car il a mécru à cause de son objection à Allah. Le Messager de Allah a dit «innama l a^maalou bi khawaatiinihaa» ce qui signifie « Ce qui compte c’est l’état de la personne lors de sa mort». Donc, tout ce qui se déplace sur terre, que ce soit les animaux, les insectes, les êtres humains, le pire de tous ceux là, c’est celui qui n’est pas musulman.

Les mécréants qui sont morts avant la mission de notre Prophète Mouhammad, ceux qui n’ont pas entendu l’appel à l’Islam, d’un prophète, ils ne sont pas responsables. Ils ne vont pas en enfer. Ces gens là iront au paradis. Dans un hadith, le Prophète a dit qu’il y a un animal qui s’appelle al jou^al (le bousier), cet animal se nourrit des saletés, c’est un petit insecte noir, qui consomme les matières fécales et qui en fabrique des petites boules qu’il consomme par la suite, et il a dit que ces boules que fabrique cet insecte sont meilleures que ceux qui sont sur la mécréance en raison de leur mécréance justement. Car ils n’ont pas accompli le plus grand droit que Dieu a sur les créatures, les êtres humains, qui est de croire en Dieu, et en son Prophète. Parce que ce mécréant dans le hadith, même s’il dépensait comme la montagne de ‘ouhoud en or, dans un acte que Dieu agrée, mais s’il est sur sa mécréance, cet acte ne lui donnera aucune récompense. Parce qu’il n’a pas accompli le plus important des devoirs, qui est de croire en Dieu et en son Prophète. Et de plus quel que soit l’acte qu’il fait, s’il n’est pas musulman, cet acte ne donne pas de récompenses. Donc, le mécréant, quelques soient les services qu’il va offrir aux gens, quelque soit la tendresse ou la compassion ou la solidarité, qu’il va voir avec les démunis, ou les pauvres, ou les malades, tout cela, ne leur sera d’aucune récompense dans l’au-delà. Ils seront nourris pour leurs actes dans ce bas-monde. Ils auront la nourriture, la santé, la richesse, ce qu’ils veulent, mais dans l’au-delà ils n’auront rien du tout. C’est pour cela que mêmes s’ils ont l’apparence d’êtres humains, mais en réalité, ce sont des gens qui ont commis le plus grave des péchés, qui est la mécréance. C’est pour cela que la personne dit rester sur l’Islam et apprendre ce qui fait sortir de l’Islam et apprendre quels sont les devoirs et quels sont les choses interdites pour s’améliorer, pour appliquer, en espérant mourir sur l’Islam. Et celui qui rêve du Prophète, on espère qu’il mourra musulman. C’est pour cela que la personne invoque Dieu pour rêver du Prophète, pour voir le Prophète dans le rêve. Et ça c’est quelque chose qui est un très grand bien, que Allah accorde pas forcément à celui qui a un haut degré, peut être des gens qui ont un haut degré et qui n’ont pas rêvé du Prophète, alors que un mécréant peut rêver du Prophète. Si le mécréant rêve du Prophète, c’est signe qu’il va entrer en Islam, et qu’il va mourir musulman.

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