Conduite des pieux : Talhatou t-Talahat
Le récit du Gouverneur de Sijistane qui s’appelle Talhatou t-Talahat
Les gens des trois premiers siècles se consolaient les uns les autres grâce à ce que Allah ta^ala leur a accordé comme subsistance. Celui qui a connaissance de l’histoire, il saura qu’un homme a vécu dans le deuxième siècle de l’Hégire et était gouverneur de Sjistane, une des villes des pays non arabe qui s’appelle Sijistane. Cet homme était surnommé Talhatou t- talhat. Ce gouverneur était généreux, il était brave. On rapporte qu’il a fait marier cent femmes arabes de cette région avec cent hommes arabes en prenant en charge les mariages. Où trouve-t-on pareil à cet homme qui fait pareille chose ?!
Conduite des pieux : Abdou r-rahman Ibnou Abi Nou3oum
Le récit du Saint ^Abdou r-rahman Ibnou Abi Nou3oum, que Allah l’agrée
^Abdou r-rahman Ibnou Abi Nou^oum avait été emprisonné par AlHajjaj ibnou Youçouf. Il l’a mis en prison pour qu’il meure de faim. Il a voulu l’affamer et il a entouré la prison de gardiens pour que personne ne lui amène de la nourriture ou des boissons. Quinze jours plus tard, on ouvrit la prison dans laquelle il était. Ils l’ont trouvé debout en train de faire la prière. Allah tabaraka wa ta^ala lui a donné un plaisir sans manger et sans boire. Quinze jours durant, il s’adonnait aux actes d’adorations à Allah tabaraka wa ta^ala. Quand on apprit la nouvelle à AlHajjaj qu’il avait été trouvé debout en train de faire la prière alors que lui pensait qu’il était mort et qu’il était devenu un cadavre qui a pourri et qui a gonflé comme la plupart des gens. La plupart des gens, trois jours après leur mort, leur corps gonfle et il en sort du pus. Et l’odeur du mort habituellement est extrêmement puante. Quand ils l’ont vu contraire à cela AlHajjaj a pris peur et il l’a laissé, il ne l’a pas puni après cela. Il l’a laissé libre. Ce saint s’appelle ^Abdou r-Rahman ibnou Abi Nou^oum que Allah l’agrée et lui donne satisfaction.
Biographie : Dinar Al-3iyyar
Le fait de casser son âme, de délaisser les interdits et l’histoire de Dinar Al-^iyyar
On rapporte qu’un homme était connu sous le nom de Dinar al-^Iyyar. Et il avait une mère vertueuse qui l’exhortait. Mais lui, n’obéissait pas. Un jour, il était passé auprès d’un cimetière et en a pris un os qui s’est alors transformé en poussière. Il s’est mis à méditer. Il s’est adressé à lui-même en disant : « Malheur à toi Dinar, je t’imagine avec tes os qui sont devenus comme cela, de la poussière, ton corps également ». Il a regretté toutes ses défaillances et a eu la ferme volonté de se repentir. Il a levé la tête vers le ciel qui est la direction des invocations et non pas un lieu d’habitation pour Dieu et a dit : « Ô mon Dieu et mon Maître, je me remets à toi, accepte moi et fais moi miséricorde ». Puis il s’est dirigé vers sa mère, le teint blême, le cœur cassé en disant : « Mère, que fait-on de l’esclave qui a fugué lorsque son maître le rattrape ? » Elle lui a dit : « Il lui donne des habits rêches, et une nourriture qui n’est pas luxueuse. Et il lui met des chaînes aux pieds et aux mains. ». Il lui a dit : « Mère, je voudrais une Joubbah en laine et fais de moi tout comme l’on fait avec l’esclave qui a fugué. ». Elle a fait ce qu’il voulait. Lorsque tombait la nuit, il se mettait à pleurer, et il se disait en lui-même : « Malheur à toi Dinar, peux-tu supporter le feu de l’enfer ? Comment t’exposes- tu au châtiment du Tout Puissant ? ». Et il restait ainsi jusqu’au matin. Sa mère lui dit : « Mon fils, ménage-toi un peu ». Il lui a dit : « Laisse- moi me fatiguer un peu, pourrai-je me reposer longtemps par la suite. Mère, demain, je serai dans une station qui est très longue. Le jour de l’exposition des actes à mon Seigneur et je ne sais pas si l’on m’ordonnera d’aller dans un endroit à l’ombre du soleil ou à rester sous la chaleur du soleil ». Elle lui a dit : « Mon fils, accorde du repos à ton âme ». Il lui a répondu : « Je ne recherche pas le repos. C’est comme si demain mère, les créatures vont être emmenées au paradis et moi entraîné avec les gens de l’enfer ». Elle l’a laissé tel qu’il était. Il s’est mis à pleurer et il s’est consacré à l’adoration, à la récitation du Qour’an. Une nuit il a récité la parole de Allah [ 92 - 93 [سورة الحجر] Ce qui signifie : « Par ton Seigneur, Nous les interrogerons tous au sujet de ce qu’ils faisaient »
Il a médité au sujet de cette Ayah éminente et il s’est mis à pleurer jusqu’à s’évanouir. Sa mère est venue à lui, elle l’a appelé mais il ne lui a pas répondu. Elle lui a dit : « Ô mon bien-aimé, la prunelle de mes yeux, où donc allons-nous donc nous rencontrer ? ». Alors il répondit d’une voix faible : « Mère, si tu ne me retrouves pas au jour du jugement, alors interroge Malik, l’ange gardien de l’enfer ». Puis il soupira fortement et il rendit l’âme, que Allah ta^ala lui fasse miséricorde. Sa mère le lava, le prépara, et elle sortit en criant aux gens : « Venez faire la prière funéraire pour celui qui est mort par crainte de l’enfer ». Les gens accoururent de toute part. On ne vit pas un jour avec de plus nombreuses personnes, ni des larmes couler aussi longuement que ce jour là. Après l’avoir enterré, l’un de ses compagnons le vit dans le rêve cette nuit là en marchant dans le paradis en récitant la parole de Allah [ 92 - 93 [سورة الحجر] Ce qui signifie : « Par ton Seigneur, Nous les interrogerons tous au sujet de ce qu’ils faisaient »
Et il disait : « Par la gloire de mon Seigneur, Il m’a interrogé, Il m’a fait miséricorde, Il m’a pardonné alors apprenez-cela à ma mère ».