Chaykhaboulaliyah's Blog


Le début de la création

Publié dans cours général,Croyance,Hadith,Histoire par chaykhaboulaliyah le février 26, 2012

La louange est à Allah, Al-Boukhariyy a rapporté dans son Sahih et par Al-Bayhaqiyy et Abou Dawoud que le Messager de Allah, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam, a reçu la visite d’un groupe du Yémen qui lui ont dit « Nous sommes venus apprendre cette Religion, alors enseigne nous comment ce monde a commencé. Le Prophète, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit « Kana l-Lahou wa lam yakoun chay’oun ghayrouhou wa kana ^archouhou ^ala l-ma’ wa kataba fi dh-dhikri koulla chay’in thoumma khalaqa s-samawati wa l-’ard ». Ce hadith veut dire que « Allah est de toute éternité et rien d’autre que Lui n’est de toute éternité et Son Trône était au-dessus de l’eau, Il a fait écrire sur la Table Préservée toutes  choses puis Il a créé les cieux et la terre.

Récit : L’invocation du Prophète, ^alayhi s-salam, contre ^Outbah ibnou Abi Jahl

Publié dans Hadith,islam,Récit par chaykhaboulaliyah le septembre 24, 2011

Lorsque les annonces de l’appel du Prophète Mouhammad apparurent, il y avait au sein de Qouraych  un groupe d’associateurs qui avaient nui au messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, ainsi qu’à ses compagnons honorables, d’une forte nuisance.

Combien de musulmans avaient été jetés sur le sable brûlant du désert et sur le corps desquels étaient placées des pierres, d’autres avaient été ligotés sur le tronc d’un arbre sous le soleil brûlant et en étant assoiffés.

Parmi les associateurs il y avait Abou lahab, ^Ouqbah Ibnou Mou^it, Al Walid Ibnou Moughirah, Abou Jahl et son fils ^Outbah qui insultait le messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

La haine l’avait amené jusqu‘à attaquer le Prophète, ^alayhi s-salam, lui déchirer son qamis et lui nuire.

C’est alors que le Prophète, ^alayhi s-salat wa s-salam avait fait une invocation contre lui en disant :

(Allahoumma sallit ^alayhi sabou^an min siba^ik )

Ce qui signifie : « Ô Allah, fais qu’un des fauves qui T’appartient s’attaque à lui. »

 

Un jour, ^Outbah Ibnou Abi Jahl sortit de La Mecque honorée avec ses compagnons, pour faire du commerce dans le pays de Ach-Cham. La caravane s’engagea dans une longue route jusqu’à arriver dans une région qui s’appelle Az-Zarqa, en Jordanie. Ils firent halte, reposèrent leurs chamelles et chameaux et descendirent leurs bagages. Tandis qu’ils étaient dans cette région, ils entendirent le rugissement d’un lion, ^Outbah  Ibnou Abi Jahl trembla plus que les autres car il s’était rappelé de l’invocation de notre maître Mouhammad, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, lorsqu’il lui avait déchiré sa chemise. Il annonça à ses compagnons cela alors qu’ils étaient en train de préparer le dîner.

Tous s’étaient assis pour commencer à manger et ils commençaient à manger les différents plats, mis à part ^Outbah  Ibnou Abi Jahl qui n’avait pas tendu sa main et qui n’avait pas mangé avec eux tellement il avait peur. En effet, il se retournait à droite et à gauche en s’attendant à ce que le lion l’attaque. Quand ils eurent terminé leur repas et que fut venue l’heure de dormir, ils placèrent leur marchandises sous forme d’un cercle autour d’eux et ils mirent ^Outbah  Ibnou Abi Jahl à leur centre pour le protéger. Ils préparèrent leurs épées et leurs armes pour les utiliser en cas de besoin et ils chargèrent un gardien de les surveiller.

La nuit tomba calmement, le lion vint doucement alors que le gardien comme tous les autres avait sombré dans un sommeil profond.

Le lion s’approcha d’eux, les renifla l’un après l’autre jusqu’à arriver à ^Outbah, le frappa fortement à la tête et le blessa. Ses compagnons se réveillèrent et l’entendirent dire : «  N’est ce pas que je vous ai dit que Mouhammad est le plus véridique des gens. » Et il mourut de ses blessures en raison de ses actes atroces.

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40 AnNawawiyy : Premier et deuxième Hadiith

Publié dans Hadith par chaykhaboulaliyah le mai 16, 2011

La louange est à Allah, le Seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang de notre Maître Mouhammad et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler ce que nous avons oublié et qu’Il  augmente notre connaissance. Nous lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’Enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères dans la recherche de Son agrément.

Nous allons citer quelques Hadith du Prophète salla l Lahou wa ^alayhi wa s sallam, hadiths qui ont été rassemblés par le Hafidh An Nawawiyy dans son recueil intitulé les 40 Hadiths.

  • Le Premier Hadith :

C’est le Hadith rapporté par les deux imams,  Al-Boukhaariyy et par Mouslim, que Allah les agrée tous les deux, dans leur Sahih respectif qui sont les livres les plus authentiques qui ont été rassemblés, donc al Boukhariyy et Mouslim.

Ce Hadith est un Hadith Sahih qui commence par « innama l ^amalou bi n niyyaat », In cha Allah nous allonsentamer l’explication de ce Hadith.

C’est un Hadith Sahih. Il y a accord des savants sur son caractère authentique et sur les séquences bénéfiques de ce Hadith. Ce Hadith a été rapporté par l’imam Abou ^Abdi l Lah al Boukhariyy en plus d’un passage de son livre ? Il a été également rapporté par Abou l Houcayn Mouslim, fils de al Hajaj à la fin du livre consacré au Jihad ; Il s’agit de l’un des hadith fondamentaux en Islam. L’imam Ahmad et l’imam Ach Chafi^iyy qu’Allah leur fasse miséricorde ont dit qu’est contenu dans le hadith « l-^amalou bi n niyat » le tiers de la science, en effet le secret de l’œuvre qu’accompli le musulman réside dans l’intention.,L l’intention c’est la motivation présente dans le le cœur d’accomplir l’acte.Que celui qui veut  accomplir un acte de bien, un acte vertueux,  oriente son intention en vue d’accomplir cet acte par recherche de l’agrément de Allah. Qu’il dise dans son cœur, plorsqu’ il va accomplir la prière donner une aumône, ou assister à une assemblée de science de religion, ceci est un acte que Dieu agrée et c’est pour cette raison que je l’accompli. . De même, si un homme subvient à la charge de son épouse et de ses enfants ou fait preuve de bienfaisance envers ses proches parents ou encore vient au secours d’une personne en difficulté, ou lorsque quelqu’un récite du Qour’an, ou tout autre acte de cet ordre qui sont des actes d’adoration, la personne formule enson cœur et se dit c’est un acte que Dieu agrée, moi je l’accomplis par ce que Dieu l’agrée, c’est ça l’intention. La récompense, la personne obtient si elle accomplit, si elle fait l’intention d’accomplir l’acte par recherche de l’agrément de Allah. La personne n’obtient la récompense que si elle fait l’intention d’accomplir l’acte par recherche de l’agrément de Allah ou parce que Allah agrée cet acte, ou parce que Allah a ordonné d’accomplir cet acte mais le simple fait de dire je vais accomplir cet acte ne suffit pas pour obtenir la récompense de cet acte. Pour avoir la récompense, la personne va formulerdans son cœur qu’elle accomplit cetacte parce que Dieu l’a ordonné, parce que Dieu l’agrée ou par recherche de l’agrément de Dieu. « innama l-^amalou bi n niyat » cette parole souligne que l’intention est très importante dans les actes. En effet, sans l’intention valable, la personne n’obtient pas de récompenses. Si elle fait l’acte machinalement, sielle ne le fait pas par recherche de l’agrément de Dieu, ou le fait parce que les gens le font alors elle n’a pas de récompense.

Nous allons bientôt accueillir un mois honoré, un mois béni, que chacun d’entre nous mette dans son cœur l’intention de jeuner par recherche de l’agrément de Dieu. Ne soyons pas de ceux qui jeunentuniquement parce que toute la famille ne mange pas et qu’il faut faire de même pour ne pas avoir de problème.L’imam Ahmad et l’imam Ach Chafi^iyy ont dit au sujet de ce hadith, le tiers de la science est compris dans la parole « innama l-^amalou bi n niyat » cela a été rapporté par al Bayhaqiyy et d’autres

Pour quelle raison ont_ils insistés ? Pourquoi le Prophète salla l Lahou ^alayhi wa s sallam a insisté sur l’intention « an niyah » ? La réponse est simple : l’acquisition de l’esclave a lieu par le cœur, par la langue et par les organes. L’esclave acquiert les actes par sa langue, par son cœur et par s organes,. l’intention est dans le cœur, on fait le tiers de cette acquisition par le cœur. Le tiers de cette acquisition a lieu par le cœur.

Al boukhariyy a commencé, son « Sahih »par ce hadith. le Sahih de al Boukhariyy est un recueil de hadith, il a commencé par ce hadith, pour indiquer combien il est important d’avoir la bonne intention et pour indiquer qu’un acte par lequel on ne recherche pas l’agrément de Allah est un acte qui ne donne pas de fruit ni dans le bas monde ni dans l’au-delà. C’est un acte qui ne donne pas de fruit !Un des savants qui s’appelle ^abdou l rahman ibnou Mahdi a dit « si j’avais a composé un livre avec plusieurs chapitres j’aurais mis ce Hadith de notre maitre ^Oumar Ibnou l Khattab au début de chaque chapitre ».

Il a dit également « Que celui qui veut composer un livre  commence par l-‘a^maalou bi n niyyaat »

Les savants ont donc approuvé le fait de placer ce Hadith au début de leurs ouvrages et comme nous l’avons vu Al Boukhariyy a commenté son sahih par ce hadith. Ce hadith est très connu. « Innama l-^amalou bi n niyat » est un hadith mach^ouh et seul notre maitre ^Oumar ibnou l khattab que Allah l’agrée, le deuxième calife l’a rapporté du Prophète salla l Lahou ^alayhi wa s sallam. C’est un successeur nommé ^alqamal ibnou abi walqas qui a rapporté ce hadith de ^Oumar.Seul Mouhammad ibnou Ibrahim at taymi l’a rapporté de ^alqamal ibnou abi walqas. Et seul Yahya ibnou sa^ir al ansariyy de Mouhammad ibnou Ibrahim et c’est après cette chaine là que le hadith s’est diffusé au sein de la communauté. Après cela plus de 200 personnes l’ont rapporté.

Alors dans ce hadith il y a un terme qui indique la restriction, c’est innama l-^amalou bi n niyat, « innama » signifie que « seul » ; il s’agit là d’une  restriction. seuls les actes commencés avec une intention visant la recherche de l’agrément d’Allah ont une récompense.Le terme  Inna ma  a pour but de

Restreindre. , Quand il dit  l-^amal, il dit l-^amal al chal^iya, c’est-à-dire les actes qui sont conformes à la loi de l’islam. Il ne s’agit pas ici dles actes qui ne sont pas conformes. Pour ces actes conformes à l’islam, comme le fait de jeuner par exemple, et bien pour que ce jeune soit une source de récompenses il faut d’une part que ce jeune soit conforme aux règles du jeune. Il faut donc pour cela apprendre comment jeuner, quelles sont les règles du jeûne et en plus il faut avoir l’intention de rechercher l’agrément de Dieu.

Donc les œuvres, les actes d’adoration comme al woudou’, al ghousl comme le tayyammoum, comme as salat la prière, comme az zakat, comme le jeune, comme le pèlerinage, comme al a^tikad, là on est bientôt incha Allah dans le mois de ramadan doivent être accomplis en vue de rechercher l’agrément d’Allah,

Onappelle a^tikad, une retraite dans la mosquée et le Prophète salla l Lahou ^alayhi wa s sallam faisait des retraites dans la mosquée notamment les dix derniers jours de ramadan.

Donc tous les actes d’adorations nécessitent l’intention, quand tu vas faire la prière tu as besoin d’une intention, quand tu fais le jeune tu as besoin d’une intention, quand tu vas faire ton ghousl tu as besoin de l’intention, quand tu fais ton woudou’ tu as besoin de l’intention, quand tu vas donner la zakat tu as besoin de l’intention, donc pour tous ces actes d’adoration, l’intention est nécessaire.

A la suite de ce hadith « wa inna ma li qouli .. » al khatabiyy veut dire que, ya^ni cette deuxième partie du hadith insiste sur la première partie. C’est-à-dire que les actes nécessitent absolument l’intention. Al’époque où l’émigration était obligatoire c’est à dire avant la conquête de la Mecque car après la conquête de la Mecque il n’y a plus eu d’émigration obligatoire celui qui accomplissait l’émigration par recherche de l’agrément de Allah, se voyaitrétribué en fonction de cette intention, puisque son intention était bien de rechercher l’agrément de Allah. Quant à celui dont l’émigration était dans le but de gagner de l’argent ou d’ épouser une femme alors son émigration sera rétribuée en fonction de la raison pour laquelle il a émigré.

La raison pour laquelle cette parole fut prononcée par le Prophète salla l Lahou ^alayhi wa s sallam est qu’on lui arapport qu’un homme nommé Oumouqi avait émigré de la Mecque à Médine pour épouser une femme, Cet homme n’avait pas accompli ce voyage par obéissance envers Allah.C’est la raison pour laquelle pour cela le Prophète a dit cette parole.

Donc cet homme n’aura pas la récompense de l’émigration obligatoire car il a émigré non pas pour accomplir l’obligation mais uniquement pour épouser une femme. Cet homme fut surnommé Mouhadirou oummi khay, car la femme qu’il voulait épouser s’appelait oummi khay, Voici le sens du 1er hadith des 40 de An Nawawiyy.

  • 2ème Hadith :

^Oumar que Allah l’agrée, a dit : « Un jour tandis que nous étions assis aux  côtés du Messager de Allah salla l Lahou ^alayhi wa s sallam, un homme aux cheveux très noirs, vêtu d’habits d’un blanc éclatant,, ne portant sur lui aucune trace de voyage et qu’aucun d’entre nous ne connaissait. Il s’est assis auprès du Prophète salla l Lahou ^alayhi wa s sallam, a accolé ses genoux à ceux du Prophète. Il a posé ses mains sur les cuisses du Prophète salla l Lahou ^alayhi wa s sallam et lui a dit : «  Ya Mouhammad a^ghbirni ^ala l islam », c’est-à-dire « Ô Mouhammad parle moi de l’islam !» C’’est alors que le Messager de Allah salla l Lahou ^alayhi wa s sallam a dit « al islamou at chahada la ilaha il la l lah wa ‘anna Mouhammadan raçoul l Lah wa zoukima salat ….. » l’homme lui a répondu : «  sadak », ce que tu dis est vrai ! ^Oumar rapporte : «  Nous étions étonné de le voir ainsi interroger le Prophète et de confirmer la réponse faite par ce dernier Puis l’homme  a dit : « a^ghbirni ^ala iman », parle moi de la foi ! Le Prophète salla l Lahou ^alayhi wa s sallam a dit ……… et l’étranger lui a encore dit  : « Sadak », ce que tu dis est vrai ! Puisil lui  demanda  : « a^ghbirni ^ala l ihsan », parle de moi de al ihsan ! Le Prophète lui a dit « …… », Il demanda alors : « a^ghbirni ^ala ..»,  parle moi du Jour du Jugement ! le Prophète a répondu …, Illui  dit : « Parle moi alors de ses signes annonciateurs ! « a^ghbirni …. », Qala « …… » puis il s’en alla.

^Oumar rapporte : «  Je suis resté un bon moment et le Prophète m’a dit : « Ya ^Oumar ! Sais tu qui est venu m’interroger ? » ^Oumar a répondu : « Allahou wa raçoulouh ^alam ! », « Allah sait plus que tout autre ainsi que  Son Messager  ! »Le Prophète lui a dit : « fa innahou jibril….. dinnakoum », ce qui signifie : « c’était Jibril, il est venu vous enseigner votre religion ! ».

Nous allons ensemble reprendre les différentes phrases de ce hadith. Quelle a été la réponse du Prophète quand Jibril l’a interrogé sur l’islam ? Quelle a été la réponse du Prophète quand Jibril l’a interrogé sur la foi ? Quelle a été la réponse du Prophète quand il fut interrogé sur al ihsan ?

Ce hadith est très important. Il englobe les actes apparents et ceux de notre fort intérieur. La plupart des sciences de la religion se rapportent à ce hadith. et découlent de celui-ci en raison de la globalité, de la généralité des sens qu’il  comporte, en l’occurrence la science de Ahlou s sounnah. Ce hadith est comme une mère pour la sounnah, tout comme la Fatihah est la mère du Qour’an, Oummou l Qour’an, en raison des différents sens contenus dans al Fatihah.

Il y a aussi parmi les informations utiles, périphériques de ce hadith, la preuve qu’il convient de mettre de beaux vêtements, de soigner son aspect et d’être propre lorsqu’on va visiter ou apprendre auprès des savants, des gens de mérite et des rois. En effet, Jibril était venu enseigner aux hommes par son état et par sa parole ^alayhi s salam.

On déduit de ce hadith que l’islam, al islam et la foi, al iman sont deux réalités différentes selon la loi et selon la langue. Ce sont deux notions différentes. On ne confond pas les deux. Cela est une règle de base lorsqu’il y a des noms différents mais par le sens figuré la loi de l’islam comprend les deux.

Si on comprend les deux c’est bien dans un sens figuré, on appelle cela majah en arabe.

^Oumar a dit parlant de cet étranger :  « nous étions étonnés ! Comment une personne pouvait elle interroger le Prophète et confirmer ensuite la réponse donnée par celui-ci ? Les compagnons se disaient en effet, si quelqu’un vient l’interroger c’est qu’apriori il sait pas alors comment peut-il confirmer la réponse qui lui est donnée par Le Messager ? Cela était surprenant pour eux d’autant qu’ils  n’avaient vu cet homme et navaient jamais entendu parlé de lui., De plus, alors que visiblement il avait posé une question au Prophète, il en connaissait manifestementla réponse. Cela  ne pouvait que les étonner. Quand le Prophète a répondu au sujet de la question de al iman, il lui a dit que tu croies en Allah, que tu croies en Ses anges, et que tu croies en Ses livres. Les anges ont des corps de lumière, c’est-à-direque leur aspect originel est fait de lumière mais Allah leur a donné la capacité de prendre l’aspect d’un homme sans organes génitaux, sans orifice urinaire ou anal, , Les anges sont à la base des corps impalpables. Leurs âmes sont d’ailleurs encore plus impalpables que leur corps. ils  sont doués deraison, ont une âme, et ont une volonté.Ils ne sont pas comme une feuille que le vent emporte tantôt à droite tantôt à gauche. Les anges ont bien une volonté, font des  choix mais ils ne désobéissent jamaisà Allah. Allah les a créés de sorte qu’ils ne choisissent que l’obéissance. Donc al iman la foi, c’est de croire dans son  cœur que Allah soubhana existe, qu’Il a les attributs de perfection digne de Lui, qu’Il est exempt d’imperfection et de tout défaut, qu’Il est unique, qu’Il n’a besoin de rien, qu’Il n’a pas d’associé, qu’Il est le Créateur de toute les créatures, qu’Il fait de ces créatures ce qu’Il veut et qu’ Il fait ce qu’Il veut de tout ce qui Lui appartient.

Donc croire en Allah, c’est croire en l’existence d’Allah et reconnaitre la réalité parfaite, qui est digne de Lui .C’est ça le sens de croire en Allah. Il est donc un devoir d’exempter Allah de toute ressemblance aux créatures. Les créatures sont de deux sortes. Il y a des corps qui sont palpables et il y a des corps qui sont impalpables. Il y a aussi les caractéristiques des créatures. Les créatures sont soit les corps soit les caractéristiques des corps.  Les corps eux, sont soit palpables soit impalpables. Les caractéristiques des corps comme la couleur, le mouvement, l’immobilité, ne sont pas des corps mais ensont seulement leurs caractéristiques.

Il y a d’une part,les corps palpables ce que l’on peut saisir de la main et les corps impalpables que l’on ne peut passaisir dela main comme la lumière comme le vent.

Le temps et l’endroit sont aussi des créations (En français,on parle de créature lorsqu’il s’agit d’une chose animée et de création pour les choses inanimées ex le soleil, la lune, l’air, le temps sont des créations), le temps et l’endroit  sont des caractéristiques des corps. Celui qui a pour croyance que Allah est un corps impalpable ou palpable,n’a pas connu Allah. Il n’est pas musulman. Il n’est pas croyant.

Celui qui croit que Dieu a des caractéristiques. Il n’a pas connu Allah et n’est pas musulman. Il n’est pas croyant.

Donc, nous avons vu que les caractéristiques sont les choses qui adviennent aux corps, comme la couleur, le mouvement ou l’immobilité. Celui qui croit que Dieu est un corps de couleur noire  n’est pas  musulman même s’il se fait appeler black muslim par exemple, celui là n’est pas musulman.

Les caractéristiques sont nombreuses. Il y a parmi elles, le mouvement, l’immobilité, la température, la froideur, l’humidité, la ssécheresse, l’odeur, le goût. Iil y a environ 40 caractéristiques. Toutes ces caractéristiques sont crées par Dieu et Allah le créateur, n’est pas concerné par ces caractéristiques .

Donc on ne dit pas que Dieuest en mouvementou qu’Il est immobile, parce que l’immobilité et le mouvement sont des caractéristiques des corps or Allah n’est pas un corps. Il n’est pas concerné par cela. On ne dit pas que Allah est en contact, ou séparé des créatures.

En effet, le contact et la séparation sont des caractéristiques des corps or Allah n’est pas un corps. On ne dit pas que Allah est loin ou proche de ces créatures parlant d’une distance, parce que les distances caractérisent  une relation entre deux corps. Allah n’est pas un corps et en plus Il n’est pas concerné, le terme utilisé en arabe est mounazah ce qui signifie en français exempt.

Allah n’est paspas une quantité,. Celui qui croit que Allah a une étendue sans fin ce n’est pas un musulman. Il en est a ainsi de ceux qui croient que Allah est à la dimension du ciel ou du Trône ou bien plus petit ou plus grand. Celui qui croit cela, n’est pas musulman.

Notre maitre ^Aliyy que Allah l’agrée a dit :

Ce qui signifie : « celui qui prétend que notre Dieu est limité, il aura ignoré le Créateur, celui que nous adorons » c’est-à-direque celui qui croit que Dieu a une limite, ne connait pas Son seigneur.

Les savants ont dit que Allah n’est pas concerné par les limites (dire qu’il n’a pas de limite peut signifier en Français qu’il est très grand voire infiniment grand, c’est donc une expression ambigüe ). Il n’est pas sujet à une quelconque quantification. On ne parle de quantité , petite ou grande à Son sujet. car celui qui a une limite, a besoin de qui lui a donné cette limite, il a besoin de celui qui a fait qu’il ait cette quantité. Or celui qui a besoin d’autrui n’est pas Dieu.

Et ceci est tiré d’une ayah dans le Qour’an dans laquelle Allah dit ce qui signifie : « rien n’est tel que Lui »

Maintenant concernant la foi en Ses anges. Avoir foi en Ses anges signifie  croireque les anges sont des créatures honorées qui font ce que Allah leur ordonne. Les anges ne désobéissent pas à Allah. Les anges comme nous l’avons vu ne sont pas des hommes, ni des femmes. Ils ne mangent pas, ne boivent pas, ne dorment pas, ne défèquent pas, ils n’urinent pas. Ils ne désobéissent pas à Allah en ce qu’Il leur ordonne de faire. Chaque ange à deux ailes,quatre, six ou plus. Notre maitre Jibril ^alayhi s salam a 600 ailes Il existe un ange ayant une taille supérieure à celle de Jibril mais le rang de Jibril estle plus élevé des anges.

Un jourtandis que le Messager de Allah salla l Lahou ^alayhi wa s sallam se trouvait dans un quartier de la Mecque appelé al jihad, , Jibril a dit au Prophète : «  Demande à Allah qu’il t’accorde de me voir sous ma véritable apparence ! » Le Prophète ^alayhi salatou wa s salam a demandé à Allah de voir Jibril sous sa véritable apparence, alors celui-ci est apparu à l’est de l’horizonJibril était tellement grand qu’il cachait le ciel d’est en ouest, c’est alors que le Messager salla l Lahou ^alayhi wa s sallam s’était .. et Jibril ayant repris un aspect humain l’a alors pris et l’a serré contre lui . Le Messager salla l Lahou ^alayhi wa s sallam a dit ce qui signifie :

«  Je ne pensais pas que Allah avait accordé un tel aspect à une de Ses créatures »

C’est alors que Jibril ^alayhi s salam lui  dit : Allah m’a créé avec 600 ailes et j’en ai ouverte que deux. Allah a créé Israfil avec 600 ailes et une seule de ces ailes est comme toutes mes ailes réunies.

Allah est sur toute chose tout-puissant. Si toute l’ immensité des cieux et de la terre n’est qu’un anneau dans un désert comparée au  Koursiyy (le Piedestal) qui est un corps au dessus du septième cielet que al Koursiyy est à son tour par rapport au ^Arch comme un anneau dans un désert ,  on peut  dire que la Toute Puissance est bien au delà de notre imagination

Ya^ni l’immensité de la création de Allah est quelque chose qui n’est pas impossible selon la raison. La raison ne la juge pas impossible. N’est -il pas vrai que Allah peut créé ce qu’Il veut ? Oui et cela nous permet de nous rappeler notre exégèse, puisse cela nous rappeler notre dépendance totale envers notre Créateur.

Concernant les Messagers dans le hadith de al iman, le Prophète ^alayhi salatou wa s salam a indiqué à Jibril quand il l’a interrogé sur al iman la foi, qu’il faut croire aux Messagers de Allah, Il fautcroire qu’ils sont véridiques en tout ce qui ont transmis de la part de Dieu. Allah leur a donné des miracles comme autant de preuves de leur véracité. En fait, le miracle est ce qui nous permet de reconnaitre un Prophète. C’est un signe qui témoigne que cet homme qui se présente comme étant Prophète est véritablement un Prophète. Par conséquent il est nécessairement véridique. Arrêtons nous un instant sur la définition du miracle. Le miracle c’est quelque chose qui sort de l’ordinaire, qui vient en conformité avec la prétention de celui qui se présente comme étant Prophète, c’est quelque chose d’extraordinaire qui ne vient pas contredire ce qu’il dit. Elle le confirme, elle l’appuit. Cette chose extraordinaire confirme les dires de celui qui se prétend Prophète, cela est le deuxième critère. Le troisième critère est que le miracle ne peut se voir opposer quelque chose de semblable. Rien ne peut le contrecarrer. Les incrédules ne peuvent pas stopper ou amener quelque chose de semblable ou de plus fort.

Il n’est pas une condition que le miracle survienne suite à un défi qui aurait été lancé au Prophète.Par contre le miracle constitue toujours un défi en lui-même qu’aucun ne peut relever.. Parmi les choses qui sont étonnantes mais qu’ils ne sont pas extraordinaires et qui de ce fait, ne constituent pas des miracles, il y a le fait qu’un avion vole. Cela peut paraître surprenant, étonnant mais ce n’est pas un miracle parce qu’il y a des choses qui volent. De même, il y ades chosesextraordinaires mais qui n’accompagnent pas la prétention à la Prophétie comme par exemple, les choses prodigieuses qui arrivent aux saints. Les saints qui suivent véritablement les Prophètes, ne sont pas soutenus par miracles mais par des qaramah, des prodiges. On appelle qaramah (prodige), ce qui sort de l’ordinaire venant d’une personne qui suit un Prophète correctement,qui accomplit ses devoirs,évite les péchés et multiplie les actes surérogatoires,  ; On ne l’appelle pas miracle, parce que le saint ne prétend pas être Prophète. Nous avons vu dans la définition du miracle que c’est quelque chose qui vient aux mains de celui qui se prétend Prophète.Si un saint s’était présenté comme Prophète il n’aurait pas eu cette chose extraordinaire. A noter que tout prodige qui apparait des mains d’un saint représente en soi un miracle pour le Prophète qui est suivi par ce saint.

Egalement ne peut être un miracleune chose qui peut être contrée par quelque chose de semblable comme par exemple la sorcellerie, la magie. La magie peut être contrée par une magie semblable. Bien sûr on ne parle pas ici du caractère licite ou illicite de faire ce genre de chose. Il est sans aucun douteinterdit de faire de la magie, de la sorcellerie, mais si quelqu’un fait de la sorcellerie, cette sorcellerie peut être contrée par une autre. Si quelqu’un a été victime de sorcellerie qu’il cherche à se faire guérir par les moyens qui sont licites, par le Qour’an ou par les choses qui sont permises. Donc la sorcellerie, la magie n’est pas appelé miracle car la sorcellerie peut être contrée par une sorcellerie semblable alors que ne peut s’opposer au  miracle

Parmi les miracles qui sont connus il a y le miracle survenu à notre Mouça ^alayhi s salam quand les magiciens de Pharaon l’ont défié. Ils avaient faits des corps de leurs cordes. Les gens ont crus voir ces objets bougés. Ils ont crus voir , des serpents. Allah à révélé à notre maitre Mouça de lancer son bâton. Celui-ci s’est transformé en un véritable serpent et la preuve que c’était un véritable serpent c’est qu’il a dévoré les objets des magiciens. Les magiciens eux, ont bien vu que cette chose extraordinaire qu’avait faite Mouça n’était pas de la magieEtants maitres de leur pratique, ils sont su que puisque Mouça prétendait être Prophète, ce qu’ils avaient vude lui était un miracle confirmant son statut de Prophèteet ils sont donc entrés en islam.

Tous les Prophètes étant musulmans, les magiciens sont donc entrés en islam, leurs parents, leurs sœurs exécutées. Ils sont morts martyrs,

Parmi les miracles connus de notre Prophète Mouhammad salla l Lahou ^alayhi wa s sallam, il y a l’eau qui a jaillit d’entre ses doigts. Des centaines et des centaines de personnes l’ont vus, ont fait leur ablution avec cette eau. Ilsont transmis ce qu’ils ont vu, ce qu’ils ont senti,ce qu’ils ont bu à un grand nombre de personnesCe grand nombre de personnes a transmis ce récit à un grand nombre de personnes, et ainsi de suite jusqu’à que cette information nous parvienne. Pour nous cette information représente une certitude. C’est comme si nous avions nous même de l’eau jaillir d’entre les doigts du Prophète. C’est comme si nous avions nous-même bu de cette eauparce que c’est un grand nombre de personnes qui a transmis ce récit à un grand nombre de personnes et qu’il n’est pas possible pour qu’ils se soient tous entendus pour mentir. Le fait que notre maitre Mouhammad ait fait des miracles nous ait parvenue aussi par un grand nombre de personnes qui ont transmis d’un grand nombre. Le Prophète a eu entre mille et trois mille miracles selon certains.,S on miracle permanent présent encore de nos jours est le Qour’an, ce livre honoré révéléen arabe.

Le fait que notre Prophète Mouhammad ait existé est avéré,. Le fait qu’il a eu des miracles est avéré, alors que reste-t-il si ce n’est de croire et de reconnaitre qu’ effectivement le Prophète Mouhammad est un envoyé de Dieu. Cee qu’il a amené est vrai. Le Prophète est confirmé par ce qu’il dit par ses miracles, Celui qui est intelligent est celui qui le suit. Quant à l’orgueilleux, l’entêté, l’incrédule il est en train d’abandonner ce qui s’impose à la raison mais le fait de nier l’existence de la réalité n’impacte pas cette réalité.

Dans ce hadith, Jibril a aussimention du Jour Dernier, c’est-à-dire le Jour du Jugement. Ce jour commence par la résurrection, par la sortie des morts de leur tombe, puis se poursuit par le rassemblement des humains et des djinns et l’exposition de leur actes. S’ensuit la pesée des actes, ensuite le passage sur le Pont, puis le Paradis ou l’Enfer. Le Paradis ou l’Enfer sont des résidences respectives pour ceux qui ont agi en bien parmi les musulmans et pour ceux qui ont agis en mal. Tout cela nous est transmis du Prophète salla l Lahou ^alayhi wa s sallam.

Il lui a parlé également de al qadar, la destinée, c’est-à-dire nous devons croire que tous ce qui entre en existence a lieu conformément à ce que Dieu a su de toute éternité. Parmi les attributs de Dieu , Il ya l’Omni-science. Allah sait toute chose, rien n’échappe à Sa connaissance. Si on utilise correctement sa raison il en résulte que si Dieu ne savait pas une chose alors  Il serait ignorant et celui qui est ignorant change.Or, celui qui change, a besoin de qui le fait changer. A plus forte raison , il a besoin de qui le fait exister, hors Dieu est de toute éternité donc Ses attributs sont aussi de toute éternité.  Sa science ne change pas. Sa science est de toute éternité, Il sait toute chose. Tout ce que chacun d’entre nous fera Dieu le sait de toute éternité. De plus tout ce que nous faisons, fait partie de la création d’Allah, que ce soit nos actes, nos intentions, nos pensées, ce ne sommes pas nous qui les créons. Il n’y a qu’un seul Créateur. Dieu n’a pas d’associeé dans Ses attributs. C’est Lui qui donne l’existence et qui anéantit. Tout ce qui existe Il le fait exister par Sa volonté, ce n’est pas matériel. Sil’un d’entre nous fait une chose alors c’est que Dieu a voulu qu’il l’a fasse. Dieu sait de toute éternité qu’il allait la faire. Tout ce que nous faisons, Dieu le sait et le veut,. C’est cela la prédestination. choses qui entrent en existence, entre en existence conformément à ce que Dieu sait et veut de toute éternité. Le fait que les choses soient dans l’état dans lesquels elles sont c’est cela la prédestination. Nous devons croire en la prédestination. La raison témoigne que cela est une vérité, ainsi dans un hadith, leProphète salla l Lahou ^alayhi wa s sallam a dit a ^Abdou l Lah ibnou ^abbas son cousin, ce qui signifie :

« Saches que si toute la communauté s’unissaient pour te profiter par une quelconque chose, ils ne te profiteraient que par celle que Allah t’a prédestinée, et si toute la communauté se réunissaient pour te nuire par une uelconque chose ils ne te nuiraientt que par une chose que Allah t’a prédestinée »

En d’autre termes, tout ce qui existe a lieu par la prédestination de Allah. Si Allah a prédestiné une chose, cette chose aura lieu. etC’est cela, la foi des musulmans qui font partie des gens du salaf ou du khalaf c’est-à-dire les musulmans des trois premiers siècles de l’hégire et ceux qui les ont suivis parmi lesquels nous nous trouvons.

Donc celui qui croit en cela de manière catégorique sans aucun doute c’est un croyant véritablet.

Quant à Al ihsan, il s’agit d’ un haut degré de sainteté, le Prophète a expliqué à Jibril, qu’il s’agit d’ adorer Allah comme si tu Le voyais car si tu ne Le vois pas saches que Lui te voit.

Si chacun d’entre nous mettait cela dans son cœur, commettrait-il un péché ?

Que Dieu nous pardonne et renforce notre foi !

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40 An-Nawawiyy : Les 28ème et 29ème hadiith

Publié dans Hadith par chaykhaboulaliyah le avril 13, 2011

La louange est à Allah le Seigneur des Mondes, que Allah honore et élève davantage le rang de notre Maître Mouhammad et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il fasse que nous nous rappelions de ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

Livre Arba^oun An-Nawawiyy
28ème hadith

Signification en français du 28ème hadith

D’après Abou Najih Ar-^Irbad Ibni Sariyah, que Allah l’agrée, il a dit : le Messager nous fit une exhortation si intense que nos cœurs en furent saisis de crainte et que nos yeux furent inondés de larmes. Nous dîmes alors : « Ô Messager de Allah, voilà qui ressemble à l’exhortation de quelqu’un qui va nous quitter, fais-nous quelques recommandations ». Il dit :

))أُوصيكم بتقوى الله والسمع والطاعة وإن تأمّر عليكم عبد حبشي فإنّه من يعش منكم فسيرى اختلافًا كثيرًا فعليكم بسنّتي وسنّة الخلفاء الراشدين المهتدين عضّوا عليها بالنواجذ وإيّاكم ومحدثات الأمور فإنّ كلّ بدعة ضلالة((

[rapporté par Abou Dawoud (n° 4607) et At-Tirmidhiyy (n°2676) qui a dit que c’est un hadith haçan sahih] (ousikoum bitaqwal-Lahi was-sam^i wat-ta^ati wa’in ‘ammara ^alaykoum ^abdoun habachiyyoun fa’innahou man ya^ich minkoum façayara-khtilafan kathira fa^alaykoum bisounnati wa sounnatil-khoulafa’ir-rachidinal-mouhtadin ^addou ^alayha bin-nawajidh wa’iyyakoum wa mouhdathatil-‘oumour fa’inna koullou bid^atin dalalah) ce qui signifie : « Je vous recommande la piété envers Allah, gloire à Lui Qui est exempt d’imperfection, d’écouter la parole et d’obéir même si un esclave abyssinien venait à exercer le pouvoir sur vous ; en effet, celui d’entre vous qui vivra longtemps verra beaucoup de divergences ; attachez-vous donc à ma voie (Sounnati) et à la voie des califes de droiture bien-guidés. Accrochez-vous-y de toutes vos dents et prenez-garde aux nouveautés, car la plupart des innovations sont de l’égarement ».

L’explication de ce hadith.

Dans l’une des versions de ce hadith, il est parvenu : C’est là l’exhortation de quelqu’un qui va nous quitter, quel pacte veux-tu passer avec nous ? Il a dit :

))لقد تركتكم على البيضاء ليلها كنهارها لا يزيغ عنها إلّا هالك((

[rapporté par Ibnou Majah et Ahmad] (laqad taraktoukoum ^alal-bayda’i laylouha kanahariha la yazighou ^anha ‘il-la halik ) ce qui signifie : « Je vous ai laissé sur la voie de droiture qui est claire, sa nuit est comme le jour. Ne s’en écartera que quelqu’un qui va à sa perte ».

La parole du compagnon qui a rapporté ce hadith : (موعظة بليغة) (maw^idhatan balighah) signifie que c’est une exhortation qui nous a profondément touchés, qui a eu un effet sur nos cœurs en les saisissant de crainte, c’est-à-dire qu’ils ont craint le châtiment et leurs yeux ont versé des larmes. Comme si cette exhortation était destinée à leur faire peur et à leur rappeler la menace du châtiment que Allah a faite aux désobéissants.

Et quand le Prophète a dit : ((أُوصيكم بتقوى الله والسمع والطاعة )) (ousikoum bitaqwal-Lahi was-sam^i wat-ta^ah) c’est-à-dire je vous recommande de faire preuve de piété à l’égard de Allah et d’écouter la parole des gouverneurs, c’est-à-dire d’obéir au gouverneur [1] ;

((وإن تأمّر عليكم عبد)) (wa ‘in ta’ammara ^alaykoum ^abdoun) ce qui signifie : « même si celui qui vous gouverne est un esclave » et dans une autre version : ((عبد حبشي)) (^abdoun habachiyy)  ce qui signifie : « un esclave abyssinien ». Certains savants ont dit : un esclave ne peut pas être gouverneur mais il a été donné en exemple à titre d’hypothèse même si ce n’est pas sensé avoir lieu [2]. Ceci est comparable à la parole du Prophète r :

))من بنى لله مسجدًا كمفحص قطاة بنى الله له بيتًا في الجنّة((

[rapportée par Ibnou Majah, Al-Bazzar et At-Tabaraniyy] (man bana lil-Lahi masjidan kamafhasi qatatin banal-Lahou lahou baytan fil-Jannah) qui signifie : « Celui qui construit par recherche de l’agrément de Allah une mosquée de la taille d’un nid de gélinotte, Allah lui fait construire une résidence au paradis ». Un nid de perdrix ne peut pas contenir une mosquée [3] mais il vient dans les dictons de telles analogies [4].

Et il se peut également que le Prophète r ait annoncé dans ce hadith que les choses tourneraient mal dans le futur [5] de sorte que la gouvernance échapperait aux gens qui sont aptes à la prendre en charge [6] jusqu’à ce qu’elle parvienne entre les mains d’un esclave. S’il devait en être ainsi, alors écoutez et obéissez quand même pour faire prévaloir l’alternative la moins nuisible [7] à savoir la patience face au gouvernement de quelqu’un qui n’est pas apte à gouverner, afin que la rébellion n’entraîne pas de nuisances plus graves [8].

Dans la suite du hadith, notre maître Mouhammad a dit :

((فإنّه من يعش منكم فسيرى اختلافًا كثيرًا)) (man ya^ich minkoum façayara-khtilafan kathira) c’est-à-dire : « Celui d’entre vous qui vivra plus longtemps verra beaucoup de divergences » [9]. Ceci est l’un des miracles du Prophète : il a annoncé à ses compagnons ce qui allait se produire après lui, des divergences et la propagation des choses blâmables (al-mounkar). Le Prophète en avait une connaissance détaillée [10], pourtant il n’en donnait pas le détail à tout un chacun, il mettait en garde de façon générale contre cet état de fait et en parlait à certains compagnons en particulier tels que Houdhayfah et Abou Hourayrah ; et ceci constitue une preuve que ces deux compagnons avaient un très haut degré et une rang très important.

Dans la suite de ce hadith, le Prophète a dit :  ((فعليكم بسنّتي)) (fa^alaykoum bisounnati) ce qui signifie : « Alors attachez-vous à ma Sounnah ». La Sounnah ici, c’est la voie correcte de droiture qui consiste à œuvrer conformément aux traditions prophétiques, c’est la voie claire.

Puis il a dit r : ((وسنّة الخلفاء الراشدين المهتدين)) (wasounnati l-khoulafa’i r-rachidin) ce qui signifie : « et à la tradition des Califes de droiture bien-guidés », c’est-à-dire ceux que la bonne guidée a entièrement investis ; il s’agit des quatre premiers califes par Unanimité : Abou Bakr, ^Oumar, ^Outhman, et ^Aliyy, que Allah les agrée tous les quatre.

Lorsque le Prophète a ordonné à ses compagnons de persévérer sur la voie des Califes bien-guidés, nous comprenons de cet ordre deux choses en particulier. Le première point, c’est de suivre et d’imiter pour celui qui n’est pas capable de déduire les Lois de lui-même [11].

Le deuxième point, c’est qu’il convient de suivre l’avis de ces quatre Califes bien-guidés dans le cas où il y aurait une divergence entre les compagnons [12].

Quant à la parole du Prophète : ((وإيّاكم ومحدثات الأمور)) (wa’iyyakoum wamouhdathati l-‘oumour) ce qui signifie : « Gardez-vous des choses innovées », alors sache que la nouveauté est de deux sortes [13] :

  • Une nouveauté (mouhdath) qui n’a pas de fondements dans la Loi de l’Islam, cette nouveauté-là est infondée, elle est blâmable ;
  • Une nouveauté à laquelle on applique le jugement de ce qui lui est semblable, par analogie, car elle est analogue à des choses qui existent déjà dans la religion, cette nouveauté-là n’est pas blâmable [14].

En effet, le terme nouveauté (mouhdath) et le terme innovation (bid^ah) n’impliquent pas le blâme de tout ce qui en porte simplement le nom [15]. Ce n’est pas du simple fait qu’elle s’appelle nouveauté ou innovation qu’on la blâme mais en raison d’une signification qu’elle comporterait et contredirait la Sounnah ou qui entraînerait l’égarement. Sinon, ces deux termes ne sont pas blâmables dans l’absolu [16]. En effet, Allah ta^ala dit :

]ما يأْتِيهِم مِّن ذِكْرٍ مِّن رَّبّهِم مُّحْدَثٍ [

[sourat An-Nabiyy ayah 2] (ma ya’tihim-min-dhikrim-mir-Rabbihim-mouhdath). Ici Allah a appelé nouveauté (mouhdath) ce qui parvient aux gens, en l’occurrence les ayah du Qour’an qui étaient révélées au Prophète, or ces ayah révélées au Prophète ne sont pas des choses blâmables ; pourtant dans le Qour’an, Allah les appelle mouhdath, nouveautés [17].

D’autre part, notre maître ^Oumar, que Allah l’agrée, a dit : (نِعْمَةِ البِدْعَةُ هذه) (ni^matil-bid^atou hadhihi) ce qui signifie : « Quelle bonne innovation que celle-ci ». Il parlait des tarawih, des prières surérogatoires qu’on accomplit pendant les nuits de Ramadan [18].

Quant à sa parole r : ((عَضُّوا عليها بالنواجِذ)) (^addou ^alayha bin-nawajidh), les nawajidh étant les dents de sagesse, elle signifie l’ordre de s’attacher très fortement à la Sounnah du Messager r et à celle des Califes de droiture bien guidés.

Livre Arba^oun An-Nawawiyy
2
9ème hadith

Signification en français du 29ème hadith

Le 29ème hadith d’après Mou^adh Ibnou Jabal, que Allah l’agrée, il a dit : « J’ai dit : Ô Messager de Allah, apprends-moi une œuvre qui me fasse entrer au paradis et qui m’éloigne de l’enfer ». Il lui a dit :

)) لقد سألت عن عظيم، وإنّه يسيرٌ على من يسّره الله عليه ؛ تعبد الله لا تشرك به شيء وتُقيم الصلاة وتُؤتي الزكاة وتصوم رمضان وتحجّ البيت ((

(laqad sa’alta ^an ^adhimin wa ‘innahou yaçiroun ^ala man yassarahoul-Lahou ^alayh, ta^boudoul-Laha la touchrikou bihi chay’, watouqimous-salata watou’tiz-zakah, watasoumou Ramadana watahoujjoul-bayt) ce qui signifie : « Tu as demandé quelque chose de très important qui est certes chose facile pour celui à qui Allah ta^ala le facilite. Tu adores Allah, tu ne Lui associes rien, tu accomplis la prière, tu t’acquittes de la zakat, tu jeûnes le mois de Ramadan, tu fais le pèlerinage à la Maison Sacrée ».  Ensuite il lui a dit :

)) ألا أَدُلُّك على أبوابِ الخير الصوم جُنّة والصدقة تُطفِئُ الخطيئةَ كما تُطفِئُ الماءُ النارَ وصلاة الرجلِ في جوفِ الليلِ ((

(‘ala ‘adoullouka ^ala ‘abwabi-lkhayr ? as-sawmou jounnah, was-sadaqatou toutfi’ou-l-khatiata kamal-ma’ou youtfi’oun-nar, wasalatour-rajouli fi jawfil-layl) ce qui signifie : « Ne voudrais-tu pas que je te guide vers les portes du bien ? Le jeûne est une protection, l’aumône éteint le péché tout comme l’eau éteint le feu et la prière de l’homme au milieu de la nuit ». Ensuite il a récité la parole de Allah :

]تَتَجَافَى جُنُوبُهُمْ عَنِ الْمَضَاجِعِ (16) [

(tatajafa jounouhoum ^anil-madaji^) jusqu’à ce qu’il parvienne à :

] يَعْمَلُونَ (17) [

(ya^maloun) [souratous-Sajdah] qui indique l’éloge de ceux qui dorment peu pour accomplir plus de prières surérogatoires. Puis il lui a dit :

)) ألا أُخبِرُكَ برأسِ الأَمرِ وعَمودِه وذِروةِ سنامِه ((

(‘ala ‘oukhbirouka bira’sil-‘amri wa^amoudihi wadhirwati sanamih) ce qui signifie : « Ne voudrais-tu pas que je t’enseigne le fondement de tout cela, sa colonne et son faîte ? » J’ai dit « Si, ô Messager de Allah ». Il a dit :

)) رأسُ الأَمرِ الإسلام وعَمودُه الصلاةُ وذِروةُ سنامِه الجهاد ((

(ra’soul-‘amril-‘Islam, wa^amoudouhous-salah, wadhirwatousanamihil-jihad) ce qui signifie : « Le fonde­ment –la tête, si on prend le chameau en comparaison– en est l’Islam, la colonne porteuse –vertébrale– c’est la prière, et son faîte –le sommet de sa bosse–, c’est le jihad ». Ensuite il lui a dit :

)) ألا أُخبِرُكَ بمِلاكِ ذلك كُلِّه ((

(‘ala ‘oukhbirouka bimilaki dhalika koullih) ce qui signifie : «Ne voudrais-tu pas que te t’apprenne comment obtenir tout cela ? » Je lui ai dit : « Si, ô Messager de Allah ». Il a pris sa langue et a dit :

)) كُفَّ عليك هذا ((

(kouffa ^alayka hadha) ce qui signifie : « Cesse le mal et protège-toi du mal que peut entraîner cette langue ». Je lui ai dit : Ô Messager de Allah est-ce que nous aurons des comptes à rendre sur ce que nous disons ? » Il a répondu :

)) ثَكِلَتْكَ أُمُّكَ وهل يَكُبُّ الناسَ في النارِ على وجوهِهِم (( ou bien )) - على مناخِرِهِم – إلّا حَصائدُ أَلسِنتِهِم ((

(thakilatka ‘oummouka wahal yakoubboun-naçou fin-nari ^ala woujouhihim –^ala manakhirihim– ‘il-la hasa’idou ‘alsinatihim) ce qui signifie : « Fais bien attention, Mou^adh : Les gens ne seront-ils pas le plus souvent jetés en enfer sur leurs visages qu’en raison de ce que leur langue  avait dit ? » [Rapporté par At-Tirmidhiyy (n°2616) qui a dit c’est un hadith haçan sahih].

Signification du 29ème hadith

Dans ce hadith le Prophète r a dit : (( لقد سألت عن عظيم، وإنّه يسيرٌ على من يسّره الله عليه ))
(laqad sa’alta ^an ^adhimin wa ‘innahou taçiroun ^ala man yassarahoul-Lahou ^alayh) ce qui signifie : « Tu as demandé quelque chose de très important mais c’est une chose facile pour celui pour qui Allah ta^ala le facilite » c’est-à-dire : pour celui à qui Allah a accordé la réussite (at-tawfiq) puis qu’Il a guidé à L’adorer en étant sincère dans sa religion, il adorera Allah et ne Lui attribuera aucun associé.

Puis il lui a dit (( وتُقيم الصلاة )) (watouqimous-salata) ici cela veut dire : que tu accomplisses la prière de la manière la plus parfaite qui soit.

Ensuite il lui a cité les lois de l’Islam telles que la zakat, le jeûne et le pèlerinage.

Puis il lui a dit : (( ألا أَدُلُّك على أبوابِ الخير الصوم جُنّة )) ((‘ala ‘adoullouka ^ala ‘abwabi-lkhayr ? as-sawmou jounnah) ce qui signifie : « Ne voudrais-tu pas que je t’indique les portes du bien ? Le jeûne est une protection ». [Ibnou Daqiqil-^Id explique] Ce qui visé par le jeûne ici : c’est le jeûne en dehors du jeûne de Ramadan [19] dont il a déjà parlé précédemment ; cela veut dire de jeûner beaucoup de jeûnes surérogatoires. Une jounnah, c’est est une armure, c’est-à-dire que le jeûne un voile et une protection contre le feu de l’enfer [20].

Puis le Prophète a dit : (( والصدقة تُطفِئُ الخطيئةَ )) (was-sadaqatou toutfi’ou-l-khati’ah) c’est-à-dire qu’il a visé l’aumône autre que la zakat [21].

Puis il lui a dit (( وصلاة الرجلِ في جوفِ الليلِ )) (wasalatour-rajouli fi jawfil-layl) ce qui signifie : « et la prière de l’homme au milieu de la nuit » puis il a cité les ayah 16 et 17 de souratous-Sajdah :

[تَتَجَافَى جُنُوبُهُمْ عَنِ الْمَضَاجِعِ] (tatajafa jounouhoum ^anil-madaji^) jusqu’à Sa parole : (ya^maloun) [يَعْمَلُونَ] qui veulent dire que si quelqu’un se réveille au milieu de la nuit, délaisse le sommeil et le plaisir de dormir, préférant au sommeil ce qu’il espère de la part de son Seigneur, sa rétribution sera ce qui est cité dans la ayah :

فَلَا تَعْلَمُ نَفْسٌ مَا أُخْفِيَ لَهُمْ مِنْ قُرَّةِ أَعْيُنٍ جَزَاءً بِمَا كَانُوا يَعْمَلُونَ ] (falata^lamou nafsoun-ma ‘oukhfiya lahoum-min-qourratin-jaza’an-bima kanou ya^maloun) qui signifie : « Aucune âme ne sait pas ce qui lui a été réservé comme biens qui vont lui réjouir le cœur en rétribution de ce qu’elle avait fait ». Il est parvenu dans certains hadith que Allah ta^ala vante aux anges les mérites de ceux qui se réveillent la nuit pour faire des prières surérogatoires dans l’obscurité, en disant ce qui signifie : « Regardez Mes esclaves qui se sont réveillés dans l’obscurité de la nuit alors que personne d’autre que Moi ne les voit, Je vous fais témoigner que Je les autorise à entrer en Mon paradis, la résidence de Ma munificence ».

Puis dans la suite de ce hadith, le Prophète a dit : (( ألا أُخبِرُكَ برأسِ الأَمرِ )) (‘ala ‘oukhbirouka bira’sil-‘amri) jusqu’à la fin. Il a comparé cet état à un chameau mâle reproducteur, faisant de l’Islam la tête de cet état car les animaux ne vivent pas sans tête ; puis il a dit :

(( وعَمودُه الصلاةُ )) (wa^amoudouhous-salah). Le ^amoud d’une chose, c’est la colonne qui la soutient et sans laquelle elle ne tient pas droite d’ordinaire. Ainsi la prière soutient cet état tout comme la colonne vertébrale du chameau le fait tenir.

Puis il a dit : (( وذُرْوَةُ سنامِه الجهاد )) (wadhirwatousanamihil-jihad). La dhourwah [22] de quoi que ce soit, c’est son faîte, son apogée, et la dhirwah de la bosse du chameau, c’est son sommet. Ainsi le faîte, le summum de tout cela, c’est le jihad, aucune autre œuvre n’a une telle valeur, tout comme l’a rapporté Abou Hourayrah lorsqu’il a dit : Un homme est venu voir le Messager de Allah r et lui a dit : « Indique-moi un acte qui soit équivalent au jihad ». Le Prophète a répondu : (( لا أجده )) (la ‘ajidouh) ce qui signifie : « Je n’en vois pas ». Puis il lui a dit :

)) هل تستطيعُ إذا خرج المجاهدُ أن تدخلَ مسجدَك فتقوم ولا تُفتِر وتصوم ولا تُفطِر ((

(hal tastati^ou ‘idha kharajl-moujahidou ‘an tadkhoula masjidaka fataqoumou wala touftir watasoumou wala touftir) ce qui signifie : « Pourrais-tu lorsque le moujahid sort entrer dans ta mosquée et rester debout, faire des prières sans t’arrêter et jeûner sans rompre le jeûne ? » [23] Il lui a dit : Qui donc pourrait faire cela ? [Rapporté par Al-Boukhariyy].

Dans la suite de ce hadith, le Prophète r lui a dit : (( ألا أُخبِرُكَ بمِلاكِ ذلك كُلِّه )) (‘ala ‘oukhbirouka bimilaki dhalika koullih) ce qui signifie : « Ne voudrais-tu pas que je t’indique comment tu peux obtenir tout cela ? ». Mou^adh a répondu : « Si, ô Messager de Allah ». Et le Prophète a saisi sa langue et a dit : (( كُفَّ عليك هذا )) (kouffa ^alayka hadha) jusqu’à la fin de sa parole, ce qui signifie : « Protège-toi du mal de cette langue ». Il lui avait tout d’abord indiqué le jihad contre la mécréance, puis il lui a indiqué la lutte majeure qui est la lutte contre sa propre âme pour l’empêcher de dire ce qui comporte une nuisance pour elle et la ferait tomber aux niveaux les plus bas car il a indiqué que la cause la plus fréquente d’entrée des gens en enfer, c’est leurs langues puisqu’il a dit ((ثَكِلَتْكَ أُمُّكَ)) [24] (thakilatka ‘oummouk) ce qui signifie : « Fais bien attention, Mou^adh » puis :

)) وهل يَكُبُّ الناسَ في النارِ على وجوهِهِم (( ou bien )) – على مناخِرِهِم – إلّا حَصائدُ أَلسِنتِهِم((

(wahal yakoubboun-naçou fin-nari ^ala woujouhihim –^ala manakhirihim– ‘il-la hasa’idou ‘alsinatihim) ce qui signifie : « Les gens ne seront-ils pas le plus souvent renversés sur leur visage – ou bien sur leur nez dans le feu de l’enfer sinon en rétribution de ce qu’ils disaient ?! » c’est-à-dire :  il y a-t-il une plus grande cause d’entrée en enfer que ce que les gens disent ? Dans le hadith faisant l’objet de l’accord précédemment cité :

)) من كان يُؤمن بالله واليوم اللآخر فليقلْ خيرًا أو لْيصمت ((

(man kana you’minou bil-Lahi wal-yawmil-‘akhiri falyaqoul khayran ‘awilyasmout) ce qui signifie : « Qui croit en Allah et en le Jour dernier, qu’il dise du bien ou qu’il garde le silence » et dans un autre hadith :

)) من يضمنْ لي ما بيم لِحيَيه وما بيم رِجلَيه أضمنْ له الجَنّة ((

[Rapporté par Al-Boukhariyy] (man yadman li ma bayna lihyayhi wama bayna rijlayhi ‘adman lahoul-Jannah) ce qui signifie : « Qui me garantit ce qu’il a entre les mâchoires –c’est-à-dire sa langue– et ce qu’il a entre les jambes –c’est-à-dire son sexe– je lui garantis le paradis » c’est-à-dire que si quelqu’un ne commet pas d’interdits avec ces deux choses-là, le Prophète lui garantit le paradis.


[1] sous-entendu : dans ce qui n’est pas une désobéissance à Dieu. N’importe quel gouverneur ou gouverné qui ordonne quelque chose qui est une désobéissance à Dieu, on ne lui obéit pas. Vous devez écouter la parole et obéir à vos gouverneurs tant qu’ils n’ordonnent pas ce qui est interdit.

[2] c’est pour insister sur l’importance d’obéir, d’écouter la parole de celui qui est gouverneur.

[3] c’est-à-dire que sa taille est trop petite. C’est un dicton pour exprimer que si quelqu’un construit une mosquée même petite, Allah lui accorde une résidence au paradis.

[4] L’auteur a cité ce dicton c’est pour faire une analogie avec le hadith que nous sommes en train d’étudier : ((وإن تأمّر عليكم عبد)) c’est-à-dire même si celui qui vous gouverne est un esclave, même si cette situation extrême ne doit pas avoir lieu, malgré cela vous devez l’obéissance, c’est cela le sens.

[5] par rapport au moment où il parlait que les choses allaient mal tourner.

[6] comme si le Prophète annonçait que viendra un jour où ceux qui gouverneront ne seront pas aptes à gouverner.

[7] c’est-à-dire vous devez l’obéissance car c’est moins grave que la désobéissance.

[8] la rébellion entraîne un mal plus grave, au sens de l’Islam, et on peut le constater à travers l’histoire et jusqu’à nos jours. Quand les gens se révoltent, même contre un gouverneur qui n’est pas comme il devrait l’être, cela entraîne un mal plus grave. La règle est de ne pas obéir dans ce qui constitue une désobéissance à Allah et cela a commencé à partir de la mort du quatrième Calife, notre maître ^Aliyy, que Allah l’agrée, lorsque des gens étaient venus voir ^Abdoul-Lah Ibnou z-Zoubayr qui était un compagnon, fils d’un compagnon, ils lui ont dit : les Omeyyades nous ordonnent des choses étonnantes, c’est-à-dire de la désobéissance, ils leurs ordonnaient des choses qui n’étaient pas ce sur quoi étaient les quatre Califes bien-guidés, notre maître Abou Bakr, ^Oumar, ^Outhman et ^Aliyy, que Allah les agrée. Ce compagnon ^Abdoul-Lah Ibnou z-Zoubayr a réfléchi un moment puis il leur a dit : Ne leur obéissez pas dans ce qui constitue une désobéissance à Allah. Par conséquent, c’est la règle qui est connue, et le fait qu’il y ait des gouverneurs injustes n’est pas une chose nouvelle, c’est quelque chose qui a eu lieu après le quatrième Calife. Dès le quatrième Calife cela a commencé et malgré cela il y a eu beaucoup de bien sur terre grâce à la diffusion de l’Islam, grâce à l’enseignement et à la conduite des savants de Ahlou s-sounnah wa l-Jama^ah, que Allah les rétribue en bien pour nous. Justement, dans ce hadith notre Prophète r a dit ce qui signifie : « Je vous recommande de faire preuve de piété à l’égard de Allah d’écouter et d’obéir même si votre gouverneur est un esclave abyssinien » c’est-à-dire même si ce cas extrême venait à arriver, sachant que certains savants ont dit qu’un esclave ne peut pas être gouverneur, vous devrez l’obéissance en gardant en tête que l’on n’obéit pas pour commettre une désobéissance à Dieu. Comme l’a dit le Prophète dans un autre hadith : (()) ce qui signifie : « Il n’y a pas d’obéissance à une créature en ce qui constitue une désobéissance au Créateur ».

[9] Le Prophète avait annoncé cela à ses compagnons et les savants se sont relayés ce hadith de génération en génération jusqu’à ce que cela nous parvienne avec une chaîne de transmission ininterrompue par la barakah de notre Chaykh, que Allah lui fasse miséricorde et le rétribue en bien. La chaîne de transmission est une garantie de l’information, sans la chaîne de transmission n’importe qui dit n’importe quoi. La chaîne de transmission est une garantie et c’est une fierté pour nous et c’est une grâce de la part de Dieu que nous puissions rapporter des choses avec une chaîne de transmission qui remonte jusqu’au Prophète.

[10] Allah lui a révélé les détails de ces divergences.

[11] qui n’a pas l’aptitude à extraire les lois faute d’avoir atteint le degré de moujtahid. Celui qui n’est pas moujtahid est mouqallid celui qui n’est pas moujtahid qui n’a pas le degré comme nos maîtres les Imams Abou Hanifah, Malik, Ach-Chafi^iyy, Ahmad Ibnou Hanbal et d’autres encore celui qui n’est pas moujtahid, eh bien qu’il suive, qu’il soit modeste et suive un de ces Imams, non pas comme certains prétentieux à notre époque qui disent : « Moi je prends du Qour’an et de la Sounnah ». Mais qu’est-ce que tu prends du Qour’an et de la Sounnah ? Qu’est-ce que tu en comprends ? Est-ce que tu sais quel est le degré de fiabilité de tel hadith et de tel autre hadith ? Cette ayah, dans quel contexte elle a été révélée, est-ce qu’elle a été abrogée ou n’a pas été abrogée, est-ce que son jugement est général ou bien comporte une restriction en raison d’un autre texte qui restreint ce jugement ?… Ce sont les moujtahid qui connaissent cela, ils ont fait leur travail, ils ont consigné leurs avis dans des voies de jurisprudence. Celui qui n’est pas moujtahid, qu’il apprenne un madh-hab, une école et qu’il applique. Donc le Prophète ^alayhi s-salatou wa s-salam en indiquant à ses compagnons de s’attacher à la voie des Califes bien-guidés a fait une allusion claire qu’il faut imiter et suivre dans le cas où l’on n’est pas capable d’extraire par soi-même les jugements.

[12] Quand les compagnons divergent sur une question, c’est l’avis de ces quatre-là qui prévaut, voilà ce que l’on déduit de ce hadith. Comme lorsqu’il y a eu une divergence entre ^Abdoul-Lah Ibnou ^Abbas et notre maître ^Oumar Ibnoul-Khattab sur la question du ^awl dans le domaine de l’héritage. Quelqu’un d’autre a eu un avis mais c’est l’avis de ^Oumar qui l’emporte. C’est l’allusion que les savants ont comprise de ce hadith que c’est l’avis des quatre Califes qui prévaut en cas de divergence entre les compagnons.

[13] Ibnou Daqiq Al-^Id que Allah lui fasse miséricorde, a dit : « Sache que l’innovation c’est-à-dire la nouveauté, est de deux catégories ». Cette classification ce n’est pas un savant contemporain qui l’a faite, c’est Ibnou Daqiq Al-^Id. Vous savez quelle année est mort Ibnou Daqiq Al-^Id ? Il est mort en 702 de l’Hégire. et aujourd’hui, en quelle année sommes-nous ? En 1432, cela fait donc 730 ans qu’il est mort. Ce n’est pas quelqu’un de contemporain pour dire que la nouveauté est de deux sortes.

[14] Ibnou Daqiq Al-^Id a dit : cette nouveauté-là n’est pas blâmable.

[15] Si quelque chose est appelé bid^ah ou si quelque chose est appelée mouhdath, cela n’implique pas forcément que c’est quelque chose de mauvais, de blâmable.

[16] ce n’est pas dans tous les cas que la nouveauté entraîne un égarement ou qu’elle contredit la religion.

[17] Ce sont des nouveautés parce que ce sont des choses nouvelles qui arrivent au Prophète qui les transmet aux compagnons. Donc ce n’est pas parce qu’une chose s’appelle mouhdath qu’elle est forcément blâmable puisque ces ayah étaient des mouhdath à leur époque et ce n’est pas parce qu’elles s’appellent mouhdath qu’elles sont blâmables.

[18] Lorsque notre maître ^Oumar a rassemblé des gens pour qu’ils soient dirigés dans ces prières surérogatoires de nuit par un seul imam, alors qu’auparavant ils priaient individuellement, quand il les a vu réunis tous faisant la prière derrière un même imam comme c’est le cas aujourd’hui, il a dit : (نِعْمَةِ البِدْعَةُ هذه) (ni^matil-bid^atou hadhihi) ce qui signifie : « Quelle bonne innovation que celle-ci ». Cette parole a été rapportée par l’Imam Malik dans son livre Al-Mouwatta’Al-Mouwatta’ est un livre de hadith tout comme le Sahih de Mouslim et le Sahih de Al-Boukhariyy. Cependant, l’Imam Malik est plus fort dans le hadith que l’Imam Mouslim parce que l’Imam Malik était plus proche des compagnons du Prophète que l’Imam Mouslim quant au nombre de personnes qui compose les chaînes de transmission des hadith qu’ils rapportent. Tout ça pour dire qu’aujourd’hui, tous ces gens qui viennent perturber les musulmans en venant parler à des gens qui n’ont pas appris la science de la religion, en leur disant qu’il n’y a pas de bonne bid^ah, que tout est mauvais, ils leur font peur et les éloignent. Tout cela dans quel but ? Pour les éloigner de l’amour du Prophète, pour les éloigner de l’amour de la religion. Ils leur disent que fêter le Mawlid est mauvais, ils disent que c’est une bid^ah. Certes c’est une bid^ah mais regardez ce que les savants ont dit : ce n’est pas parce qu’une chose s’appelle bid^ah (innovation) ou mouhdath (nouveauté) que c’est forcément quelque chose de mauvais. Rappelez-vous le hadith du Prophète rapporté par Jarir Ibnou ^Abdil-Lah Al-Bajriyy dans laquelle le Prophète a dit :

(( مَنْ سَنَّ فِي الإِسْلاَمِ سُنَّةً حَسَنَةً فَلَهُ أَجْرُهَا وأَجْرُ مَنْ عَمِلَ بِهَا مِنْ بَعْدِهِ مِنْ غَيْرِ أَنْ يَنْقُصَ مِنْ أُجُورِهِمْ شَىءٌ ، وَمَنْ سَنَّ فِي الإسْلاَمِ سُنَّةً سَيّئَةً فَعَلَيْهِ وِزْرُهَا وَوِزْرُ مَنْ عَمِلَ بِـهَا مِنْ بَعْدِهِ مِنْ غَيْرِ أَنْ يَنْقُصَ مِنْ أَوْزَارِهِمْ شَىءٌ ))

(man sanna fi l-‘islami sounnatan haçanatan falahou ‘ajrouha wa ‘ajrou man ^amila biha min ba^dihi min ghayri ‘an yanqousa min ‘oujourihim chay’, wa  man sanna fi l-‘islami sounnatan sayyi’atan fa^alayhi wizrouha wa wizrou man ^amila biha min ba^dihi min ghayri ‘an yanqousa min ‘awzarihim chay’) ce qui signifie : « Celui qui instaure dans l’Islam une bonne tradition en aura la récompense et aura une part de récompense chaque fois que quelqu’un la refera après lui. Et celui qui instaure dans l’Islam une mauvaise tradition  sera chargé de son péché et aura une part de péché chaque fois que quelqu’un la refera après lui sans que cela ne diminue leur part de péché ». Et donc ce hadith ici qu’est-ce qu’il veut dire lorsque le Prophète a ^alayhi s-salatou wa s-salam dit ((فإنّ كلّ بدعة ضلالة)) (fa’inna koulla bid^atin dalalah) c’est-à-dire que la plupart des innovations mènent à l’égarement mais il n’a pas dit « la totalité des innovations ». Et celui qui prétend le contraire c’est en raison de sa faible compréhension de la langue arabe. Sa faible compréhension et sa faible connaissance des textes du Qour’an et du hadith c’est pour cela qu’il convient de bien comprendre et d’ordonner le bien et d’interdire le mal, d’indiquer à ces gens qui sont en train d’égarer les musulmans en prétendant que fêter le Mawlid ce n’est pas bien on leur dit il n’y a pas que cela qui est une bid^ah les tarawih rassembler les gens derrière un même imam cela ne s’est pas fait au temps du Prophète ^alayhi s-salatou wa s-salam, mettre les points au-dessus et en dessous des lettres du Qour’an cela n’existaient pas au temps du Prophète mettre le tachkil la dammah la fathah la kasrah les voyelles la vocalisation cela n’existaient pas au temps du Prophète et beaucoup de choses qui n’existaient pas au temps du Prophète la science du hadith, la science du nahwou, le fiqh toutes ces sciences-là n’existaient pas au temps du Prophète en tant que tel défini avec des règles avec les terminologies, les conventions. La connaissance existait mais la structuration de cette formation telle qu’elle est aujourd’hui et comme l’on faite les savants qui remontent jusqu’au Salaf c’est-à-dire aux trois premiers siècles de l’Hégire cela n’existait pas au temps du Prophète. C’est pour cela ne négligez pas ce point-là, parce que ces gens-là qui veulent interdire la commémoration de la naissance du Prophète en réalité leur projet est plus grave encore même s’ils ne s’en rendent pas compte, ils veulent détruire la religion, même s’ils croient bien faire. Tu les vois sur l’attachement à l’habillement, sur les actes pratiques la Sounnah, mais du point de vue de la croyance tu trouves qu’ils sont complètement égarés. Non seulement ils sont égarés mais ils essaient d’égarer autrui. Non seulement ils égarent autrui mais en plus ils essaient d’induire en erreur les gens pour qu’ils ne viennent pas apprendre la vérité. Ce sont des triples dangers ces gens-là. Ne négligez pas cela c’est une grande responsabilité si cette religion nous est parvenue ainsi c’est qu’il y a des gens qui ont sacrifié, qui ont œuvré, qui ont appris et qui ont passé des journées et des nuits à veiller, à apprendre à mémoriser à goûter la faim et la soif et la fatigue pour que cela nous arrive sur un plateau dans des livres proches à nous de fournir un effort pour conserver cette religion et la diffuser correctement sans laisser ces égarés tromper les gens.

[19] il parle du jeûne surérogatoire c’est-à-dire de ce qui est une porte pour le bien.

[20] c’est quelque chose qui existait peut-être davantage auparavant que de nos jours. Pourtant le jeûne dans certaines périodes de l’année est très facile, n’oublions pas de profiter de ce grand bien, c’est un bien même le samedi et le dimanche. Si quelqu’un ne travaille pas, il peut jeûner le samedi et le dimanche

[21] La zakat éteint le péché tout comme l’eau éteint le feu. Les savants ont dit que l’aumône que la personne sort de son bien qui est licite, par recherche de l’agrément de Allah, en espérant par cet acte obtenir des récompenses, Allah lui donne la barakah, les bénédictions dans son argent. Allah repousse de lui le mal. Ce manque dans ses biens, qui est un manque apparent, est compensé par les bénédictions, la barakah, qui est cachée et qui arrive aux biens de cette personne. N’est-ce pas qu’en donnant une aumône son bien en apparence diminue ? Ce manque est compensé par une barakah que Allah lui accorde dans ce qu’il veut.

[22] avec une dammah également comme dans Moukhtarous-Sihah.

[23] c’est-à-dire « tout le temps ? »

[24] à l’origine cette expression (thakilatka ‘oummouk) veut dire « Et si ta mère te perdait ! » c’est-à-dire si jamais tu mourais de sorte qu’elle soit affligée de t’avoir perdu.  Puis cette expression a été utilisée pour attirer l’attention de celui à qui on s’adresse sur quelque chose d’important ; le sens ici c’est : « fais bien attention, Mou^adh ».

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